‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 18 sur 251 · DO · texte numérisé non relu

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3521. — Cimetière et basilique de Manastirine. D'après Zciller, Origines clirétiennes de la Dalnmtie, 1906, pi. ii.

B. Restes de maçonnerie a ii-d e s s u s de la Confession.

Narthex intérieur.

H Narthex extérieur.

J Vasque K, Vestibule.

L Scbola cantorum.

O Chambre funéraire (des Ulpii 7) il» siècle.

nn' Net latérale.

1 Tombe de Quintia C .

2 Tombe du Comitiacus.

3 Tombe de Primus, neveu de Domnio.

4 Tombes de Primus, de Gaianus et d'Eugraphus.

5 Tombe du Cornes .\ugusti.

6 Tombe de Benigna.

tia Tombe d'Antonius Tam'us.

7 Tombe dans la Schola.

S Tombe de Victorius.

9 Tombe de Domnica, devant la memoria II.

;: Porte de communication.

t:' -- Portes de communication.

P P'P- Restes de murs.

S Chapelle moderne des saints Domnio et Aaastasc. s s' s'- s' s' s^ s' Septum.

T Épitaphe bilingue.

T* Épitaphe de Photiné.

t t't- Tombes basses (de Septimms, Victoricus et Ilermo-

gdues).

X X' Arc trioraplial.

II Memoria du Comitiacus.

III Memoria de Sympherius.

IV Memoria du Comes Augusti,

10 Tombe de Constantius et Honoria, dans la memorin II.

11 Tombe de Flavius Thalassius.

12 Tombe de Flaxia Thalassia.

13 Tombe d' Aurélia, apaméenne.

14 Tombe de Julia Aurélia Hilara.

15 Tombe de Flavius Theodotus.

10 Tombe de l'année 443.

17 Tombe probable de l'inscr. : Arceli aatt medianus

marlijre^.

18 Tombe de Satuminus.

19 Tombe de Sabbatia.

20 Tombe de l'abbesse Jeanne.

21 Tombe d'André.

22 Tombe des Syriens Sartur et Paluniba.

23 Tombe d'frsus.

24 Tombe de Thomas.

25 Tombe de Marcella.

2IÏ Tombe de Mondus puer Salonitnna- ccriesiîp.

belle série de seize sarcophages, pour la plupart demeurés presque intacts. Beaucoup de ces monuments funéraires sont d'origine païenne : deux groupes pourtant, de beaucoup les plus importants, se rattachent à l'histoire des premiers temps du chris-

XVIII Manastirine. — Le cimetière de ce nom • est situé à une centaine de mètres au nord de l'en-

' Ch. Diehl, En Méditerranée, ln-12. Paris, 1901, p. 43. ' Manastirine veut dire - le vieux monastère ».

DALMATIE

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leinle construite au commencement du v<^ siècle. Son étendue totale ne peut qu'être présumée, elle n'était pas inférieure à 5 400 mètres carrés (fig. 3521) '.

A l'endroit où est Manastirine, il y avait, au ii" siècle, un grand domaine rural appartenant à L. Ulpius. Dans les couches inférieures du terrain, on a retrouvé les restes de bâtiments d'expluitation, en pai'ticulier les débris d'un pressoir pour la fabrication du vin ou de l'huile. L. Ulpius avait fuit construire sur sa propriété la chambre funéraire dans laquelle il comptait reposer à jamais, édifice pavé de marbre et orné de peintures à la voûte et aux parois dont les traces sont encore visibles. Le personnage était-il chrétien ? Nous avons déjà abordé la question et exposé les opinions en sens contraire et montré que ces constructions cl les

Cette situation centrale paraît bien être celle où furent inhumés les martyrs, puis, la persécution finie, les évcques de Salone pendant un siècle environ : Primus, Gaianus, Eugraphus le chorévèque, Sympherius probablement, et peut-être Maxime et même pour llesychius. Quant à Leontius, il ne mourut peut-être pas à Salone et son orthodoxie branlanlc a pu, en tous cas, lui faire interdire l'honneur d'être réuni à ses prédécesseurs.

Mais avant de nous occuper des tombes, il faut rappeler cette inscription, de la fin du iii= siècle environ, qui semble appartenir à un mémorial, une slatue peut-être, élevée par Ulpius .\sclepius à sa patronne Dctavic, épouse d'Antoine Sabinien, en reconnaissance des bienfaits.

OCTAVIAE CARAE DOMINtol

ET TECVSAE RARISSIIMAE SVMNKwr)

SANCTIM(oni(/<) ET BENIGNITATIS FEMIN("c)

CONIVGI (.A;i/)ONI SABINIANI VET(mmO

EX CORNIC("'"r((') CONS(.ulari) LEG(ionis) | ADKu'rici's) SIGNO

SCAMMATI EQ(iiil'im) p.(umanonim) CVM QVO CONCO(r)DITER VIXIT ANN(«.^) XXX-OB MERITA

VLPIVS AS CLEPIVS CON {fralcr in) ^t P(os uil) -

débris épigraphiques qu on a pu y relever ne suffisent pas à démontrer l'existence d'un cimetière chrétien à Salone au ii" siècle. Au siècle suivant, vers la fin de la deuxième moitié, on est au contraire fondé à croire que le cimetière existait. Là furent inhumés la plupart des martyrs connus de la persécution dioclétienne : Domnio, Asterius, Septimius, Victoricus, Hermogenes, Gaianus, Antiochhmus, Paulinianus, Telius et Venancius auxquels il faudrait peut-être en ajouter d'autres sur lesquels nous sommes imparfaitement renseignés. Comment se fit la prise de possession du domaine rural par la communauté chrétienne "? Nous l'ignorons, mais il ne semble pas aventureux de supposer qu'on ne procéda pas à Salone d'une façon très différente de celle qu'on employait ailleurs. Les propriétaires convertis au christianisme admirent leurs coreligionnaires à partager leur sépulture de famille qui, agrandie progressivement, devint le cimetière de la communauté, llorsque des martyrs y eurent été enterrés et que la paix fut rendue à l'Église, il est certain que les glorieux restes ne furent pas négligés, mais on peut se demander si chacun d'eux fut honoré d'un monuineiU distinct ou si quelques édifices disséminés ou même un seul suffirent à commémorer les martyrs '.' On ne sait. Ce qui est certain c'est que, dans la basilique élevée plus tard au centre du cimetière, une confessio reçut les corps des martyrs et ce qui a été retrouvé au-dessus de cette confessio prouve l'existence de constructions impossibles à rattacher à l'œuvre de la basilique, audessus du pavement de laquelle elles faisaient une légère saillie. Ces vestiges pourraient donc être regardés comme les restes d'un oratoire primitif élevé en l'honneur des martyrs Uomnio et Vcnance, oratoire englobé dans la basilique bâtie à une date iiostérieure.

'" L'impression est déconcertante et conlusc. Des niui'sù hauteur d'appui courent sur la terre, se coupant et s'cntrccroisant en linncs compliquées, dominés de place en place par quelques colonnes redressées sur leurs bases; des linéaments Indécis d'édifices apparaissent, dont les plans semblent se pénétrer et se confondre; dans l'intérieur des constructions, sous le niveau du pavé antique, des tombes entr'ouvertes bâillent au soleil, de grands sarcophages de pierre gisent sur le sol; et lout à l'entour, dans le vaste espace qui environne les restes des bâtiments, les tombes encore se creusent, parfois recouvertes d'un lourd couvercle de pierre, des chambres sépulcrales montrent leurs voilles l'i demi Écroulées, et d'autres sarcophages s'entassent, enterrés ii des profondeurs diverses, les uns mutilés, violés, presque mis en

Revenons aux sépultures.

Un tel ramas de tombes les unes saintes, les autres respectées, ne pouvait manquer d'attirer les fidèles désireux d'avoir leur sépulture eu si bonne compagnie. Voir Dictionn., t. i, au mot Ad Sanctos. Ceux qui en eurent la permission ou les moyens vinrent se presseï à l'entour de ce noyau vénéré, et bientôt s'éleva un semis de petits monuments, chapelles en forme d'absides ou de réductions de basiliques dont on a pu compter jusqu'à onze qui font comme une ceinture, de l'est au sud-ouest, en passant par le nord et l'ouest autour du mausolée primitif.

Deux seulement ont pu être restituées à leurs propriétaires. La première reçut un anonyme exerçant la profession de comitiaciis comme nous l'apprend son épitaphe ' :

rfepolSITIO BE[(it]i M(iTi) Dfeitoli) COMITIACI D.

La seconde reçut un cornes Auijiisti, appelé peut-être Husébe, et mort en SCO '.

Ewsimmiâ Li

NVS HONORES CVLIAND NIHILVM DIGNVS SET DIGNVS AMARI DVX IDEM SOCIVS QVE SVIS CVM MILITE REGIS DIGA/ MEMORATV CLVEAT PERS/E CVLA FAMA Bb Vil lOS AVG CONSTANTIO AVG X t IVLIANO CAES III CONSS

...luilmil si mi 1\mus honores

(:iil(i))and[i] 1 nihiluni dignus, sed dignns amari,

pièces, d'autres à peu près intacts sous leur lourd couvercle triangulaire, portant sur In lace antérieure de longues inscriptions. L'œil se perd parmi ces centaines de tombeaux. ■ Ch. Dichl, op. cit., p. 43-1». — ' lloghetich, ins. n. A«; Donwiszewski, dans Epigr. Miltlirilimucn. t. xii, p. :17; Corp. inaer. loi., I. m, n. 8752; L. .Iilir, / oiiiniiineitli scrilli c Pgurati dci nuirliri Salnnitani (M rintiUTd ilillii l.ex sanclii clirisliana ', dans liphemeris Saloiiilunii. ISiPI, p. :!I. — 'Corp. inscr. loi., t. III, n. llti()2. — 'Corp. inscr. lai., l. m. n. 500; iMonimsen, dans BiiH. di arch. e xinr. doliii., 188'1, t. vu, p. 112; De Rossi, dans même revue, ISS.'), I. viii, p. 172; .1. Zeiller, op. cil., p. 121-r22; c'est cpielque personnage de l'entourage de l'empereur et d'un rang très élevé; Corp. inscr. lat., t. m, n. 0504.

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3522. — Tombf d'Asclcpiii ii Salonc. D':i)ir(- Humisclw QimrUilsdirill. isyi. I. v, pl.

DICÏ. l) \IICII. CHRKl.

DALMATIE

Dux idem sociasque sui cum milite régis,

Digna memorala clueat per sxcula jama.

Dep{osilus) die vu idus Aug(uslas) Constanlio Auil(aslo) X et Juliano Cœsare III consalibus.

Ces deux édicules ont la forme de véritables petites basiliques et, lorsque, au vi«siècle, on construisit la grande basilique de Manastirinp, on les mit en communication avec elle par une sorte de nef latérale supplémentaire.

Ce que nous avons vu maintes fois déjà, aux Aliscamps, à Julia Concordia, se produisit également à Salone, les sépultures envahirent tout l'espace libre autour de la tombe centrale des martyrs, et ne respectèrent rien dans les chapelles entourant le martyrium. Les tombes se pressent, s'accumulent et nous laissent lire des noms portés par des gens de qualité : Valeria Hermogenia, la matrone Benigna, honesta jemina mariée à Flavius Marciamis Memorialis, le fonctionnaire militaire diiccnanus Antonius Taurus. et l'advocatus Victoricus. Dans le désordre où nous sont parvenus les lieux et les textes il est impossible de dire si les environs des tombes saintes furent accessibles aux petites gens, aux pauvres hors d'état de payer cher un cmplacement,mais, à partir d'une certaine époque,eux aussi donnent l'assaut aux tombes saintes et leurs chétives sépultures sont reconnaissables à leur couverture en tuiles.

A l'entrée d'une des deux chapelles en forme de basilique qui s'élevaient à une dizaine de mètres plus au nord on a dégagé un sarcophage décoré du bon pasteur et un autre d'origine païenne, mais employé ensuite par les chrétiens malgré sa représentation d'Ilippolyte et de Phèdre; ces sarcophages sont malheureusement anépigraphes. A l'entrée de l'autre chapelle une épitaphe d'enfant ' :

l'epoSETIO INFANTIS f'oMNICAE VIIICSKALED OCTOBRES QVAE A SIRMI O SALONAS ADDVCTA EST

Dcposilio injanlis Domnicœ viii kalendas octobres, qux a Sirmio Scilonas adducla est.

A l'intérieur, le sarcophage d'un proconsul d'Afrique, nommé Constantin, et de sa femme, en 375 ^ :

DEPOSITVS CONSTANT IVS VC-EX PROCONSVL E AFRICAE DIE PRID NO N IVL POST CONSDN GRA 5 TIANI AVGIMET E QVITI VC

L'épitaphe de sa femme llonoriii olïre plus d'intérêt dans ses formules ^ :

CONSTANTI CONIVX PARVORVM MATER HONORIA DVLCIBVS EXIMIE CARISSIMA SEMPER ET VNA CONPLES TER DENOS QVAE VITAM ô VIXERIT ANNOS MARTIRIBVS

ADSCITA CLVETCVL PARWLACON TRA RAPTA PRIVS PRAESTAT TVMV Ll CONSORTIA DVLCIS DEPOSITA VII KAL APRILES

Dans les chapelles plus éloignées et situées à l'ouest par rapport à la construction centrale, on a relevé

'Corp. l'nscr. fuf., t. iii.n. 9.">76. — 'Ibid., n. 950, avec la discussion relative à l'identification du personnage. — • Ibid., n. 9506. — • Ibid., n. 9540. — * Ibid., n. 513 : Deposilio FI. Thalassi ex cor || nictilario die X k l. ian)nar || poxl. cons. Luei oc. — • Corp. inscr. lai., n. 9507 : 1-'Hauius, Terenlius Fl(aviœ) Tallyviiteob mcritis et flde[t]îtatent \\ totiitsqtic saiictitaleni arcam postti coniugi \\ carissimie et sibt, qtutm a parentlbiis ipsius siiscepi \\ annos 18, q[u\i œqiie inlihalw meciim vixit anno$ \\ 32. Tradita sepiilliirœ die nonarum septembres d(ominis) n(ostris) l| Valente VI et Va[l]cnliniano iterum Atig(ustis)

l'épitaphe de Spurius Maximianus, chef du niunicipe * :

SP MAXI

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