‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 176 sur 251 · C. Ih-her^iif. Im · texte numérisé non relu

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culaires, ornées de pilastres et de consoles saillantes; ces consoles font même saillie, chose au iiiemier abord singulière, en avant du pilastre; on ne peut guère en expliquer l'existence qu'en supposant qu'elles étaient destinées à porter des colonnes soutenant cUes-mèmes une arcade '. Plus haut, une ligne de six autres consoles ou niodillons arrête de nouveau l'ail; les deux modillons du milieu sont décores de fifîures de niinotaures et

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statues ou, plus probablement, de trophées ou d'aigles de bronze *.

« Le panneau ou les panneaux de bois ou de métal qui constituaient la porte elle-même étaient protégés par une herse dont les rainures sont encore très visibles: l'extrèniilé inférieure de la rainure où elle se mouvait est à O^SS du sol ancien. Une fois de l'autre côté de la porte, on n'était pas du même

3744. La Porte Dorée, avant sa réfection. D'après Hébrard et Zeiller, Spulnlo, le palais de Dioclélicn, p.

les quatre autres de feuilles d'acanthe. Ils supportaient des colonnes dont les bases subsistent seules, mais R. Adam en avait encore vu trois en place. Ces colonnes étaient surmontées d'une corniche architravée servant de sommier aux arcades qui les réunissaient au-dessus d'elles et dont trois, celle du centre et les deux extrêmes, étaient creusées en forme de niche '. « Il semble que ces niches jouaient un rôle ornemental indépendamment de la statuaire, la niche du milieu ne pouvant recevoir, à cause de la herse passant derrière ', qu'une statue trop petite pour son cadre. Au-dessus des six arcades, la même corniche qui ceinture le haut de la muraille sur toute sa longueur venait couronner cet ensemble. Elle portait quatre — peut-être cinq — piédestaux surmontés de

* • C'csL écrit M. Zeiller, riiypothèse brillamment présentée par .M. Bruno Schulz, Die Porin Aitrca in Spaîato, extrait du Jahrbuch des l:aiserïich-deutschen Archaologisclien Jnstilut^, 1909, p. IG sq., que nous adoptons. La coniparai.son avec certains monuments de Baalbek nous parait la confirmer. JL Niemann, Ziir l'orla Aiirea, extrait de Jahreshejien des Œslerreichischen arcliàologischen- Inyliltits, 1909, p. 340-342, se refuse à l'admettre parce qu'il n'existe pas de trace de l'arcade sur le mur. Mais i! est possible que le projet xirimitif n'ait pas été cxé-

coup dans la place : on entrait d'abord dans une sorte de cour d'où l'on ne ressortait que par une seconde porte faisant face à la première; le rempart se dédoublant, faisait autour de cette cour une enceinte continue, dans laquelle un chemin de ronde rendait possible au premier étage la surveillance sur l'intérieur. La section du chemin de ronde qui occupe le dessus de la Porta Aiirea est aujourd'hui transformée en chapelle. Do là, des escaliers latéraux établissaient la communication avec le rez-de-chaussée. Il y a heu de penser, d'après les vestiges qu'on en remarque encore, qu'ils étaient à trois révolutions. Par l'intérieur des tours, la communication se faisait d'autre part avec le chemin de ronde de l'étage supérieur '. » Les portes latérales ne sont que des

cuté. Il y a dans le palais d'autres exemples de détails d'ornementation inachevés. — » J. Zeiller, op. cit., p. 39-10. — ' Cette disposition a obligé de restreindre la profondeur de la niche centrale à 0°'4.5 seulement. — *\VheIcr assure que la Porte Dorée était "embellie de statues" ; le renseignement manque de précision, il ne semble pas qu'il ait rien vu et on peut croire qu'ayant remarqué cinq niclies.il en a conclu qu'elles contenaient des statues. — ' J. Zeiller, o;i. cil, p. 41. Iji troupe qui se fût aventurée dans cette cour s'y trouvait isolée ; une fois la herse retombée, elle était livrée aux défenseurs.

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répliques sinipiiliées de la Porte Dorée, le système délensif y était identique avec des modiflcations sans portée architecturale (fig. 3745).

VI. L\ FAÇADE. — L'élément essentiel, à la fois architectural et décoratif, de cette façade est un portique à arcades; les ouvertures étroites qui éclairaient l'étage inférieur correspondaient aux divisions des voûtes d'arête intérieures qui supportaient le portique, mais ne coïncidaient pas avec les divisions de celui-ci. Le portique grandiose se prolongeait indéfiniment. « L'entablement à denticules est architrave et se dérrr.riir n'i :]fn]t rlr i-linqnc cnlnnne: les orrades n'ont

existence passée est indubitable; seulement, particularité remarquable, il n'était pas symétrique duTpremier. En observant attentivement les restes de l'entablement de l'aile occidentale, où la colonnade est en partie détruite, on s'aperçoit que ce n'est pas après la douzième colonne depuis le milieu, mais après la dixième, qu'il se muait en archivolte au-dessus d'une arcade élargie. Cette observation est très heureusement confirmée par certaines données de la restitution de l'intérieur du palais, car le motif dont nous nous occupons se montre ainsi dans l'axe d'un bâtiment situé en arrière et dont le sommet devait dépasser le toit ilc

374.'3. Vue générale du pal.iis restauré prise du nord. Roule de Salonc et Porte D'après Hébrard et Zciller, S/jalato, p. 53.

ni imposte ni archivolte. Au centre et aux extrémités de la galerie, une disposition différente venait varier cette ordonnance que sa régularité excessive risquait de faire un peu monotone. C'étaient trois loggias largement ouvertes, dont l'entablement, plus élevé et plus riche que celui du portique lui-même, reposait dans son milieu sur deux colonnes corinthiennes en marbre. Perdant entre celles-ci sa rigidité, il s'arrondit en .archivolte, système de construction nouveau ou du moins peu fréquent en Occident au début du iV siècle et que nous retrouverons en d'autres endroits du palais. De ces trois loggias, seules celles des extrémités ont survécu il la dégradation lente qui a fait du palais de Spalato une demi-ruine; encore celle de l'est n'estelle plus intacte et celle de l'ouest a-t-elle subi une presque com])lètc restauration : ses couleurs fraîches jettent une note désagréablement criarde dans la tonalité dorée de la vieille galerie cuile au soleil des siècles. La loggia du centre n'existe plus du tout ; mais la largeur de l'interruption du portique <|u'on ol)serve en cette partie médiane, étant précisément égale à celle des deux loggias terminales, atteste qu'il y avait eu là un arrangement identique. Ce n'est pas tout. Afin de rompre davantage l'uniformité de ligne de la façade, un motif secondaire brisait une lois de plus la rectitude de l'architrave entre la loggia médiane et celles des extrémités. Au-dessus de la douzième arcade à partir du milieu, qui est la dixième en partant de la loggia orientale, on voit, dans l'aile droite du portique, l'entablement se courber de nouveau en arcliivolle entre deux colonnes plus écartées l'une de l'autre que celles du reste de l'enfilade. Du coté gauche, ù l'ouest, le motif correspondant ne se retrouve plus, mais son

la galerie. Bien loin que sa dissymétrie par rapport ;V l'autre frappât et choquât tout d'abord, elle annonçait pour ainsi dire ce bâtiment placé derrière la façade et jouait du même coup son rôle au point le plus favorable dans l'ordonnance de celle-ci. Aucune des deux arcades n'était donc au milieu de la partie du portique qu'elles avaient pour but d'animer. Ce milieu aurait coïncidé avec la onzième arcade; or, l'une des deux est la douzième en comptant depuis le centre et la dixième on comptant dans l'autre sens, et, du côté opi)Osé, c'est l'inverse. Il y a donc à la fois comme une double dissymétrie, mais aussi comme un parallélisme corrélatif de celle-ci, dans la disposition employée '. » Au-dessus de la colonnade, il y avait un atlique, et il est tout à fait probable, comme l'ont supposé MM. Hébrard et Zeiller, que sur cet attique se détachaient des statues posées au droit de chaque colonne. La voûte de la galerie devait être ornée de mosaïques puisqu'on a constaté l'usage de cette décoration dans d'autres édifices du palais.

La poterne percée au pied de la muraille et au centre de la façade était dépourvue de toute orncmcnlalion. Nous avons dit les précautions prises pour la sécurité du pal.iis de ce côté; c'était moins une porte qu'une poterne, dont l'usage fut probablement réservé à un très petit nombre, peut-être à lemi)ercur seul. l'Ile consistait dans un trou de la muraille mesurant S'-'TO de hauteur et 2"'0ô de largeur, avec un liidcau déchargé par un arc, tlégagé comme ceux des autres portes, mais le linteau a été supprimé il y a une cinciuantainc d'années. Devant la porte, une petite plalo-fornic formant embarcadère, puisque la mer baignait la base

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