‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 19 sur 251 · V P- PRIN- COL- M N · texte numérisé non relu

V P- PRIN- COL- M N

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Spiirius IMaximianus, vir perfeclissimus, princeps coloniœ, (monumentum ?) vivo sibi et conjugi suœ dulcissime posuit, qui vixit annis 65, depositus die m nonas februarias.

Par delà la rangée des memoriœ les tombes gagnent sans cesse. Au delà de celles du nord, on rencontre un ancien corniculaire FI. Thalassius ', mort en 414, et sa tante Fla^^a Thalassia, morte en 378 ' après trentedeux années de mariage. A quelque distance à l'ouest, une orientale A-jfj)Âia, native d'Apamée de Syrie, morte en 372'. Plus loin encore, à 70 mètres de l'emplacement futur de la confession, fui trouvé un sarcophage dont le caractère chrétien est aujourd'hui bien établi, puisqu'on reconnaît sur les bas-reliefs des acrotères le symbole du bon pasteui- '.

C'est encore au iv« siècle, je crois, qu'il faut rapporter un éloge funéraire trouvé en 1884 (fig. 3522) " :

IDCIRCOQVE

AVDEMVS TAMEN HAEC E

GEMITV EX IV /irft'lLIS IN PACE

au' placidam requiem /njBVAT DEVS OMNI /)'-)/(•] N S REX

sjlT BENE POST OBITVM illa tulit multa adversi\S INCOMMODA REBVS

atque infeliei flST FIWE PEREMPTA QVOQ «INNOS POSTQVAM TRANS eflil] /uNESTO GRAVIS HEVTRISTE PVERPERIJD NEQVIVIT MISERVM PARTV DEPROMERE FETV HAVSTA QVI NONDVM LVCE PEREMPTVS ABIIT ADQVE ITA TVM GEMINAS GEMINO CVM CORPORE

PRAECEPS I

LETVM FERALI llninstu]L\J HORA kNmas AT NOS MAERENTES CONIVX NATIQVE GENERQVE CAMEN CVM Li/CRIMIS HOC TIBI coiniidimus

Kniin, à une aussi ^^l'aiidc distance vers le sud-ouest, au delà de l'endroit oi-cupé aujourd'hui par la chapelle moderne des saints Uumnio et .\nastase, construite audessus de chambres funéraires anciennes, on trouva en 1873 une grande arca '".

cons(i(li(>ii$). Il .S'/(;n/siier().Mj;)|i'|r iliin corl fi loCii ;iusl/|f<i tiliiil Il corpus votuerit ordtnare, dabit psci virtbiis [\ argcnti pundo quindecim. — ' Corp. inscr. lai., t. m, n. 9505 — " Klrscli, dans Bull, diarch.estor.dalm., 1898, t. xxi, p. 231 sq. — 'De Rossl. dansBiiH. di lu-cli. e stur. daim., 188-1, t. vu. p. 52-.'>3,p. 149: 188t). t. VIII, p. iHCi.Corp. inscr. Int.. t. m, n. 90312; C. M. Knufinann. Die sciuilcrale Jenscilstleiilimulvr. p. 1.'>7-1.58: nOclic- Icr, Antlïologia epifjrammutiim, Lipsia-, 1895, n. 1438 b ; Jclii-, dans lUmisclw (Juarlalschrilt, 1891, t. v, p. 113, p. 297 »(i. — '" Corp. inscr. lot., t. m, n. 0508.

DALMATIE

C'est encore au iv= siècle, qu'appartient l'inscription suivante :

SI QIS SVPER HVNC CORPVS ALIVM CORPVS PONERE VOLVERET IN FERET ECLESIAE ARGENT! P»

PL THEODOTVS CVRATOR- REIP ô PEREGRINVM FILIVM IN LEGE SANCTA CHRISTIANA COLLO CABI EVMDEPOSTIO DOMNIONISDIEIII KALDE ENBRIS CON ANTONIO

Si guis saper hune curiius alium corpus ponere voluerel, inferel ecclcsiic argcnli pondus deccm; Flavius Theodotus curalor reipublicœ ]>eic(jrinam filium in lege sancla christiana collocabi eum; depos(i)tio Domnionis die m kalcndas deccmbris. cons. Antonio.

Le défunt était lils du curalor rcpubUcœ, étranger à la ville dont il contrôlait l'administration et. pour cette raison, qualifié peregrinus. De plus, nous apprenons le vocable officiel du cimetière de Manastirine, à la fm du IV^ siècle, en 382. On le désignait sous le nom de Cœmelerium legis sanctœ chrislianœ.

.\ partir de la seconde moitié du v« siècle les inscriptions y sont beaucou]) moins nombreuses. C'est qu'à cette époque les invasions et les violences se succèdent infatigablement. En 425, les environs de Salone ne sont pas ménagés par les troupes de Théodose II; puis surviennent les Goths suivis des Huns, des Suèves en attendant la conquête du pays par les Hérules et, pour achever, celle des Ostrogotbs. Les villes olïrent un refuge aux populations allolées et les campagnes désertes provoquent la fureur des barbares qui vengent sur les pierres inanimées leur déconvenue. Des corps

Aiiio (pour Aelio II) e[l Sigisuull\o vu. ce. cons. in(dictionc) [VI].

La première inscription datée du vi" siècle recueillie dans le cimetière remonte à l'année 511 '. Nous voyons par un fragment que la dévotion restait aussi vive que par le passé pour l'obtention d'une tombe dans lo voisinage des martjrs * :

ARCELLAM MIHI CONDEDIAD MEDIANVS MARTYRES --^ç^

Notons ce mot arcella, arca, qui va devenir fréquent dans l'épigraphe salonitaine ^

t ARCA SABBATIAE

lit-on sur un couvercle de sarcophage, et sur un autre ' :

t ARCA SATVRNIN

O MILITI SALONITANO

ARCA MESSORI CVM CON IVGE SVA SEVENVOA

Cicst surtout vers le nord et le nord-ouest que le .cimetière s'étendit. Nous trouvons alors cette très curieuse épitaplie ' :

sur le eituvercle :

DEPOSITIO VRSI DIEXI KAL NOVEMBRIS INDICXV

sur le sarcophage :

VRSI TVMVLVM CERNIS QVICVMQ VIATOR

QVEM VVEAEM RAPVIT SORS VITIMA TERLEGE QSO

QVI VIXIT QVINQVAGINTA IN ANNIS > HEV MSERA AL

EXANDRIN GEMIT DECEPTA MARITOQVI EST .RVTITA, DVL

CEM CONIVGEM VIGINTI ET SEX ANNOSET NEMO REVENTOS

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