‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 20 sur 251 · ALIOS MONE VITA BREBIS ESTCVNCTIS FILA PARANT ET PARC · texte numérisé non relu

ALIOS MONE VITA BREBIS ESTCVNCTIS FILA PARANT ET PARC

E NEC PARCETVR VLLISHVNC ILLI DISMISIT DVO ANXIA NATOS

CONDICIO TALIS OMNEM CONFLECTITVR VRBEM > SED MRITV

M ET BINE FACTA ADIVIAN LABORQ FIDESQ > HAECNE LIBERTVM

DOMINIS FECERE PROBATVM-HECNE DEFENDVNT SENPER SOCIANT

Q BEATIS SI PAR ESSE BELIS SEMILEM MIHI SVSCIPE CVRAN

saints ont pu être emportes et mis à l'abri dans la basiUque urbaine de Salone, sauf à être rapportés au cimetière quand l'accalmie fut ou parut assurée, mais les tombes, les oratoires, les épitaplies furent maltraités, renversés, détruits et un grand nombre dut, dès lors, disparaître. Celles qui datent de cette période troublée ne compensent ni par le nombre ni par l'importance celles qui nous manquent '. En Hl, nous trouvons dans la partie orientale du cimetière l'épitaphe suivante ' :

IC REQVEICSIT IN PACE P ADIVVA OFFICII INLPO VIXIT SIT RAVENNE DIE XIII KALS TVS DIE IDOCTOBAETIO E TO VV ce CONSIND

{h]ic requiescil in puce P... \sub]aaiuva olJîeii inl- (uslris) piru'lcctune) ii(ui) vix\it unnos... dcces]sil- Iiavenn(a)e die xiii kal. s\epl. deposi\lus die id. oelob.

' Corp. iii.ser. lut., t. m, n. U5i!0, 1)521 . — ' Ibid., i\. 9518. ^ ' Ibid., n. 9525. — • Ibid.,n. 9546. — ' Ibid.,n. 9612.—' Ibid.,

Ursi tum(u)lum cernis quicanq(ue) vialor, || quem [i]uve[n\em rapuit sors u[l]lima, lp]crlege q{ua^)so, \\ qui vixil quinquaginla in annis, heu m(i)sera Al il cxandria gémit deccpla marito, qui est p[o]lila dul || ccni coniugem viginli cl sex annos, et nemo revenlos (?) || alios mone : vita bre[v]is est; candis fila parant ■ ZctS> Parc \\ {a)e nec parc(i)tur ullis. [?n]iinc illi dismisit duo(s) anxia natos; \\ condicio talis omnem colmp]lectitur [o]rbem. scd m{e)ritu il m et b[e]nelacta a(/ii;l(]a;i(0 laborq(ue) fidesq{ue) liiecne libertum H dominis feccrc probatum ? h(a)eene dcjcndunl sc[m]per sociant \\ q(uc) beulis ? si pu[r] esse [v]clis, s[i]milem mihi suscipc eura[m].

Rappelons encore le sarcophage d'Andréas' et Varca d'un Syrien '° :

t ARCA SVRO SARTVRI ET PALVMBE t

puis dans la direction du nord-ouest un grand nombre de tombes recouvertes de tuiles jusqu'à une trentaine de mètres de lu basilique ".

n. 9537. — '< Ibid., n.'J6m.~' Ibld.n. 962;i. — • Ihid., t. m. n.9560. — "Ibid., t.iii.n. 9614. — " J. Zeiller, op. ci(.,p. 161.

dal:\iatie

Le cimetière de Manastiriiic continua peut-être de se développer également vers l'est pendant le cours du vi= siècle; en tout cas à plus de cinquante mètres du centre, dans cette direction on a retrouvé un autre couvercle de sarcophage, portant une cpitaphe de cette époque ' :

t J,RCà MONDO PVERO SCAE ECCLES SAL

L'inscription la plus tardive est celle d'une abbesse originaire de Sirmium (fig. 35'23) " :

HIC QVIESCIT IN PACE SANCT ABTISSA lOHANNA SERMENSES QVI BIXIT ANN DIE VENERES EXIIT DE CORPORE 5 llll IDVS MAIAS INDICTIONE QV TA DECIMA

Hic quiescU in pacc sancla abbatissa Johanna Scrmetisis, qus: vixil annis... die Veneris exiit de corpore />' idus m"Jns indictionc qninta décima.

d'ailleurs probable que le. barbares ne les avaient pas épargnées.

« Les fondations du nouvel édifice se sXiperposèrent ainsi en plusieurs points aux ruines et aux sépulture., préexistantes ; le pavé en fut établi de manière à recouvrir les nionuments plus anciens, sauf à la confession, où l'on conserva, semble-t-il, quelques restes de la chapelle primitive, qui firent saillie au-dessus du niveau de l'église. Du reste on utilisa pour bâtir celle-ci des matériaux provenant des mémorise démolies ou des sarcophages mis en pièces. On a pu constater en outre, I en examinant les murs de l'église, que, relativement peu de temps après son érection, elle subit, comme la basilique épiscopale, une restauration qui n'en altéra pas sensiblement les dispositions essentielles, mais amena une élévation du pavement, primitivement de marbre et refait alors avec des grandes dalles de pierre; chose extrêmement singulière, plusieurs des plaques de marbre portant les noms des martyrs enterrés dans la confession furent alors, à moins que ce ne soit dès l'édification de l'église, encastrés dans les murs de cette dernière '. Enfin, c'est seulement aussi de celte restau-

HICOVlF.^Clivf/'^ACE SANCTABTl S^AIÔRNInJ)

sermensesoVjbdcitaîwxT

DJFVfNERESEXIllt>ECOPFO?^ |DV5IV\A1AS1NDKT10NE0Î TADtCflvYl-

Saivupli:

de l'abbesse .!(

D'après îiidl. di urfhc:jhKj.

dulnuili, l'.lOO, t. \X1X, (il. Xlll.

En combinant le chilTre de liniUction avec la date du vendredi 12 mai, on voit que l'inscription peut se dater des années 327,612, 657, 702, 747; il n'y a pas lieu de songer à 327, et si on s'en tient avant la destruction de Salone il faut adopter la date 612. Il est donc probable qu'il existait à cette époque un monastère près de la basilique cémétériale : le souvenir paraît s'en être conservé dans le vocable de Manastirine, dont l'étymologic est mona- .ilerii ruiiiœ.

Au milieu du cimetière une chapelle avait été élevée, probablement de très bonne heure sur le tombeau des divers martyrs, cette construction probablement assez modeste d'aspect disparut pour faire place à un édifice plus grand mais dont on peut croire, d'après la règle alors constante, que la ciin/essio coïncida avec celle de l'oratoire primitif. La nouvelle basilique s'étendait sur VJ mètres de longueur et 21 de largeur, orientée de l'ouest à l'est; elle respecta les deux basiliculœ du nord — celle du comitiacus et celle du tomes Aayusli — ainsi que peut le faire présumer rétablissement d'une sorte de seconde nef latérale longeant le c(Hé septentrional de la liasili(|uc cl s'ouvranl sur celle-ci par deux portes et sur les hiixiliculiv par deux autres, de f.ncm à les mcllre en communication tous ensemble. Les autres iitemoriw élevées au centre du cimetière ne furent sans doute pas l'objet de seml)lables ménagements: Il est

' ZcilIcT. «/,, — ' Curp, iiisii

■il-, p. l(il;C'or;j. iiisiT. lui., l. m, n. I:1U7 lut., l. m, n. UâJl. — • Uiill. di arcli. c slof

ration que tlalo le nartliex. car ses murs ne faisaient pas corps avec ceux de la basilique, mais y étaient seulement appuyés; une inscription qui le décorait, et dont on dira quelques mots plus bas, prouve qu'il ne fut élevé qu'assez avant sous le règne de Justinien.

o En l'état définitif, le monument présentait donc d'abord ce narthex (H) ù celui qui y entrait par la façade et de là on pénétrait par trois portes dans l'intérieur de l'église, partagée en trois nefs; mais on commençait par s'y trouver dans une sorte de second narthex intérieur (G), ouvrant largement sur la nef centrale, mais ne communiquant qu'avec une seule des deux nefs latérales, celle du sud, et encore par une très petite porte (-). Les trois nefs étaient séparées par deux rangées de huit colonnes supportant des arcades; la nef centrale était plus large (|uc les latérales; toutes trois aboutissaient au scptum (ss' s' s' s* s'), mur percé d'une porte devant chacune et délimitant comme une nef transversale, ayant jiour la longueur la largeur de la basilique; le sepliim était surmonté au-dessus de sa partie médiane de l'arc Irionïphal (.rx); la porte du milieu était précédée de la scliola C(iitl(irum (L) * dont on a retrouvé le soubassement toni entier. La basili<|ue se terminait i)ar une abside, située dans le prolongement de la nef centrale; elle élail llanqnée de contrcforis; a l'iiilérieur on

i/<l/»l., IN'.IS, cul. 3j8, llK. :

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