DIE VIII KAL OCTVB- IND ■ V
DEP BON M. VRSACIAE CONIVG
EIVS ■ SVBD • VIIIIKAL ■ APRILESIND PRIMA ND PRI
Cette inscription parait être à peu prés du même âge que la basilique, ce diacre marié est lui aussi un retardataire comme le prêtre marié que nous allons rencontrer au cimetière de Vranjic.
XX. Vpan.tic. — Ce cimetière est moins connu que les deu.x précédents ; il est situé au sud de Salone, au delà de la rivière de Jader, à la hauteur du village actuel de Vranjic et servit aux inhumations dès le début du v= siècle.
La plus ancienne inscription datée est de l'année 423 et n'offre que les noms des consuls avec quelques
mosaïque de la schola cantorum, pi. v. — • Quelques débris humains y ont été retrouvés, sans doute des parcelles se détachèrent qui échappèrent à l'abbé Martin au vi» siècle. — ' Oggelli ritrovati à Marusinac, dans Bull, di archeol. r stor. daim., 1897, t. xx. pi. iii-v. — • C.ori>. inscr. lat., t. m, n. 14893.
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autres lettres inutilisables •; mais il faut probablement rattacher à l'épigraphie de Vranjic un fragment de l'année 315 encastré dans le mur d'une maison du village =. Les deux inscriptions d'Aurelius Putius et d'Auniia Eupatcria peuvent être de ces mêmes années =. Plus intéressante est une inscription (lelLinnéf l'2r. *
XXI. Cimetière de la iva suBunBAXA. — Le long de la via Siiburbana. qui suivait sur une certaine longueur le mur septentrional de Salone, et à peu près à égale distance de deux lignes perpendiculaires à ce mur, dont lune passerait par le cimetière de Manastirinc. rautrc |iar celui de Mavusiruu-. se trouvait une
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3325. — Les seize sarcophages du cimetière de la \'ia Suburbana. D'après Bull, di arcli. e storia rfaima/a, 1899, pi. vi.
que nous avons déjà étudiée (voir Dictionn., t. i, col. 533, 1978, fig. 539) •' :
HIC REQVIESCIT IN PAGE DVIONA ANCILLA EA LENTES E SPONSADEtTRI DEPOSITA EST III IDVS SEPTB ■ CONSVLATV DNvTHEODOSIO AVGXIll ET VALENTINIANO AG BES SS ADIII 5 ROPER DEVMET PER LEGES CRESTEANOR. VTQVICVMQVE EtTRANEVS VOLVERITAL TERVM CORPVS PONERE VOLVERIT DET ECLISIE CATOLICE SALAVR-III
Hic requiescil in pace Duion{a ?), ancilla {V)alenl(i)s esponsa Dextri, deposita est ni idus sept{em)b{res) consulatu d(ominorum) n(ostrorum) Theodosio Aug- {uslo)XIII et Valenliniano A(u)g(usto) b{i)s cion)s- (ulibus). — Adiuro per Deum per leges c{h)r{i)sl{i)anor(um), ut, qui cumque extraneus votaerit altenim corpus poncre <uo/ueri7 >, d[e]t ec{c)l(,e)si{a)e cat{h)olic(a)e Sal{onitcinie) auri (libras) III. Non loin de Duiona fut inhumé, en 432, un nommé Severus, vir clarissimus, primicerius scrinii labalariorum Mediolani.
Les autres inscriptions trouvées dans le même cimetière sont toutes d'époques plus tardives, aucune tombe en dehors de celles dont on vient de parler, ni aucun sarcophage n'est antérieur au vie siècle.
Les inhumations s'y continuèrent d'ailleurs pendant le siècle et comme à Marusinae quelques èpilaphes rédigées en grec se mêlent aux cpitaphes latines, parmi ces dernières citons celle-ci lue sur un sarcophage ' :
t ARCA PASCASI CALEGA RIO QVEM VENDEDIT TABRI t ARCACIVS VSTEARI SSS>
Arca l'iisctisi ciikyiirio quem vendedil [Flavius ?] Arcafii;s (isliarius.
Non loin se trouvaient un prêtre et sa femme ' :
t ARCA STEPHANO PBR ET MARTANAE t t IVGALI EIVS t
A cette époque, le célibat ecclésiastique ne connaissait plus que de rares exceptions. Voir Dictionn., t. ii. au mot C(:iAu\r.
' lliill. ili iircli. r s/or. dulnx.. ;!)0.'t, t. xxvi, p. 183. — ' liiill. di anh. .- s/or. daim., liKM, t. xxvi, p. 17'.). — > Corp. inscr. lai., I. m, n. ll.iOO, 1294il. — ' Cor/i. in.vcr. lai., t. m, n. 13124; il y a une inexactitude dans la date; c'est le XII' et non le Xlll' consulat rie 'l'iiéodose <|ui corres-
petite nécropole qui paraît avoir peu servi avant le vi« siècle. Des sarcophages y étaient alignés au nombre de seize (fig. 3525). l'n des plus anciens, et qui doit appartenir au v» siècle, est celui d'Eutychianus et Artemia * ;
DEPT- EVTYCHIA NI • V ■ H'D 111 IDVS IVN ■ ET ■ ARTEMI AECONIVGSVAE 5 HON ■ FEMDPRI KAL- MART
Depositio Eulychiani viri honesti die m idus junias et Artemiœ coniugis suœ honestœ Icminœ die prima (ou pridie) kalendas martias.
Au vi" siècle, les tombes se firent plus nombreuses, la plus remarquable est celle de Léonce, ex optione in officio magistri '
HIC IN PACE lACET LEONTIVS EX OPTIONE OFFICIO MAGISTRI- EQ P ET PEDITVM QVEM TERRA EXTERA DVXIT QVI VIXIT ANNVS XL VITAM ■ ANTE ROMA ■ QVE SERVIVIT AN 5 NVS XVI CONIVGI ■ CARO IN QVE ARCA SI. QVIS CVM SVIS TE ALTENAM ROMANAM DEDERIT CORPVS DE HECLESIAE PAENAM AVRI PONDO DVO DEPOSITVM IN DIE VII IDVS IVNIAS
///(■ in pare jaret I.ei)nliiis ex optiune \iii] uffleio magistri equilnm et i>cdilum, quem terra exiera diixit, qui vixit o/i;i[ol.s- XL vitam. A\l\te{nii) Homana, que servivit aiin[o\s X VI conjugi caro. In que arca si quis cum suis [et] Altenam Romanam ^'' drderit,de(t)ecclesiie peenam auri pondo duo. Dcposiliim indic viii idus junias.
XXIL Basilique épiscoi'ale. — Comme tant d'autres communautés naissantes, celle de Salone aura peut-être tenu ses primitives assemblées à proximité de l'oratoire où reposaient les restes de ses premiers martyrs; ceci nous reporte donc vers le règne de Diodétien, car on nous dispensera de rechercher ce que put être le local des assemblées chrétieimes à l'époque apostolique. La légende de Doinuis lui attribuait l'érection d'uiu' basilique en l'homu'ur de la Vierge
pond au second de Valenlinien. — • ' Cor/i. inscr. lui., t. m n. 'J.ilT. — • lliid.. n. 14305. — ' /*/(/., n. 11552. — • Corpinscr. lai., t. m, n. MOO. — • Corp. (mrr. lat., t. m, n. 6399. . — '" Cesl-iVdire : prirter ipsitis l.eimtll ossa et confugis eius.
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au 1"' siècle; nous avons dit ce qu'il faut en penser. Si, il la veille de la persécution de 303, dont il devait ôtrc une des premières victimes, saint Domnio éleva une éslise, nous n'en avons aucun témoignage, aucun vestige, mais nous ne pouvons pas non plus écarter pértinptoireniciit cette supposition. Quoi qu'il en soit, le martyre de l'évéquc et de plusieurs soldats et autres chrcLiens à Salone rend peu vraisemblable une indulgence dont l'édifice aurait seul bénéficié; nous savons qu'à Nicomcdie, résidence de Dioclétien, la persécution débuta par la destruction de la basilique chrétienne; il est fort possible qu'à Salone, autre résidence impériale, le procédé ait été identique. Mais la paix rendue à l'Église vit soudain une telle fièvre de construction qu'il est à peine douteux que les fidèles de Salone aient alors construit ou reconstruit leur basilique. A quelque distance de la basilique urbaine, vers le nord-est, on a dégagé les restes d'un mur en forme d'abside ' qui pourrait être un vestige d'une construction chrétienne antérieure au v^ siècle.
L'inscription en mosaïque du pavement du prcsbytcrium de la basilique fouillée de nos jours a été invoquée en témoignage de l'existence d'un édifice plus ancien : nova posl vêlera. Le sens est possible, mais il n'est guère probable et, par ces mots, il faut entendre l'achèvement par Hesychius de la basilique entreprise par son oncle Sympherius quelques années auparavant. Ce qui est certain, c'est que sur l'emplacement de la basilique épiscopale on n'a retrouvé aucun indice d'un édifice religieux de date antérieure, mais seulement une mosaïque païenne du ii" siècle qui porte à croire que l'église aura été élevée sur l'emplacement d'une demeure privée convertie en oratoire chrétien à une date inconnue. A part cette trouvaille, tous les restes explorés aujourd'hui sur ce point appartiennent à la basilique commencée sous le pontificat de Sympherius dans les premières années du v» siècle. La description de cet édifice a été donnée avec une excellente précision par M. J. Zeiller, à qui nous l'empruntons sans y rien changer (fig. 3526) '.
« Ces restes sont situés à quelques mètres au sud des ruines du baptistère, qui s'élevait lui-même à l'angle nord-ouest de la ville. On retrouve là cette position si fréquente des églises construites après le triomphe du christianisme, lorsque le siège de la communauté chrétienne quitta les cimetières suburbains pour se transporter à l'intérieur des murs : elle s'établissait tout près de l'enceinte, comme si l'attraction de son ancien centre la retenait encore dans son voisinage presque immédiat. A Salone, où le cimetière de Manas-
* Bull, di arch. e stur. daim., I'j02, t xxv, p. 83 sq. Les fouilles de 1907-1908 ont mis au jour une basilique dont les restes révèlent un style meilleur que celui du v« siècle, plus ancienne que celle qui a été déblayée et contemporaine de Constantin ou de Constance. Il senible qu'on y distingue des traces du passage du feu. Détruite par un incendie, elle fut remplacée par celle de Sympherius. Cf. J. Zeiller, Quelques détails nouveaux sur l'histoire des origines chrétiennes en Dalmatie, dans Bull, di arch. e stor. daim., 1908, t. xxxi, p. 175. Cf. G. Bervaldi, Le basiliche urbane di Salona, dans Rôniische Quartalscbrift, 1912, t. xxvi, p. 133. — ' J. Zeiller, Origines chrétiennes de la Datmaiie, in-8°, Paris, 1906, p. 120-129. — ' Le fait est particulièrement frappant à Rome. — ' Bull, di arch. e stor. daim., 1903, t. xx\ I, p. 80. — * La basilique épiscopale de Salone était ainsi plus grande qu'aucune des cathédrales actuelles de Dalraatie; je ne parle pas de celle de Spalato, qui n'est autre que l'ancien mausolée de Dioclétien, liexagonal à l'extérieur et circulaire à l'intérieur; la petite cathédrale de Cattaro, Saint-Tryphon,a, hors œuvre, Sd^SO de long et 19 mètres de large; celle de Raguse, Santa Maria Assunta, -10 "30 de long et 25 mètres de large; Saint-Prosper de Lésina, 42 mètres de long et 23 mètres de large; Saint- Michel de Sebenico, 39 "SO de long et 15 "75 de large, et Sainte-Anastasie de Zara, 50 "50 de long et 21 "30 <le
j tirinc, qui n'est qu'à 200 mètres environ au nord de cet angle nord-ouest de la ville que marquent à peu près les ruines du baptistère, avait eu une si grande importance dans l'histoire de la chrétienté primitive, dont il avait dû être un moment le siège, il n'est pas étonnant que la basilique ait été édifiée dans la partie de la ville qui en était la moins éloignée. Il est vrai que cent ans s'écoulèrent depuis la fin de la persécution jusqu'à l'épiscopat de Sympherius; mais un siècle ne suffisait pas à effacer l'attirance qu'un tel lieu devait exercer sur les fidèles; d'autre part, c'est seulement peu à peu que les chrétiens poussèrent les monuments de leur foi jusqu'au milieu des villes ^ où les temples des dieux attestaient matériellement l'antique prise de possession par le paganisme; aussi bien, si l'abside découverte dans le voisinage de la basilique urbaine est un reste d'une église plus ancienne, mais postérieure aux persécutions, ce serait bien dans cette région périphérique de lu ville que le premier monument chrétien aurait été érigé, et, lorsqu'on aurait décidé de lui en substituer un plus vaste, notre basilique épiscopale, on l'aurait établie tout naturellement à peu de distance.
« Celte basilique était orientée de l'ouest à l'est, s'étendant sur une longueur de 58'"20, le narthex compris, et 28 mètres de largeur *. Le narthex (N) sur le total de la longueur représente 5 "90 ^ Il n'était pas précédé d'un atrium. L'intérieur de l'église proprement dite était divisé en trois nefs, une nef centrale de 17 mètres de large (n) et deux nefs latérales de 5"".în (n' et n"), la nef centrale se terminant par une abside. Deux rangées de colonnes, au nombre de douze dans chaque rangée, séparaient les nefs latérales de la nef centrale. Une partie au moins de ces colonnes ainsi que les chapiteaux les surmontant fut empruntée à des monuments plus anciens.
'< On ne pénétrait de l'extérieur dans le narthex que par une porte latérale, située au nord et d'où l'on descendait par un escalier du consignalorium (E) établi à un niveau plus élevé. L^ne large porte (P) conduisait du narthex dans la nef centrale, et deux autres plus petites (P P') dans les nefs latérales. Trois portes de côté ouvraient sur la nef latérale de gauche : l'une {-) la mettait en communication avec le baptistère, une seconde (--) avec une salle probablement destinée aux catéchumènes ' (a), une troisième (-') enfin avec une sorte de couloir (z) relié lui-même à cette salle. Nouvelle porte à l'extrémité de la nef (p), par laquelle on entrait à la prolhesis (A), le local où les fidèles apportaient les offrandes destinées au culte. Dans la nef
large. Voici les principales dimensions de la basilique épiscopale de Salone. Longueur totale de la basilique 58"20; largeur 28 mètres; nefs latérales 5»50 sur 42"40 séparées de la nef centrale par des colonnes dont le tût mesure 5 "34 et la base 0"40; les chapiteaux ont 0"45. La nef centrale, large de 17 mètres, communiquait avec le narthex par une porte large de 4 "20. Le narthex, large lui-même de 5 "90, s'étendait sur toute la largeur de la basilique et se prolongeait vers le midi, en sorte qu'il mesure 60 mètres. Sur toute la longueur du narthex, adossé au mur d'ouest s'élève un petit mur de 0"45 de hauteur servant de btuiquette pour les catéchumènes et diverses catégories de pénitents ou autres auxquels l'église était interdite. Il fallait pour entrer dans la basilique ou en sortir, longer le narthex jusqu'à l'extrémité sud, unique issue, car à l'ouest les maisons privées s'élevaient imniédiatcnient contre le mur du narthex. Dans l'église, le long de la paroi latérale de la nef, on retrouve une banquette ou inurette servant de siège et mesurant 0"40 de haut et 0"50 de large. Pour le presbyterium, le mur d'enceinte mesure 11 "70 et 5 mètres du côté droit; l'espace entre les deux absides concentriques est de 3 mètres; la banquette du clergé mesure 0 "80 de large et 0"40 do haut. — • Hypothèse très vraisemblable de Mgr Bulii-, Bull, di arch. e stor. daim.. 1902, t. xxv, p. 86 : forse... scuola ilei neolUi, dei catecumeui, catechumeneum.
droite, on a constatiS à peu près en face <'.c la troisième porte latérale de la nef gauche, l'existence d"un passage (-*) reliant la basilique avec d'autres constructions encore peu explorées situées sur son côté sud et qui faisaient indubitablement partie de Vepiscopiiwi ou habitation de l'évèque (F). Le progrès des fouilles a confirmé cette identification et amené la découverte d'une autre entrée (-'), de la nef latérale sud.
r. Le pavage de la basiUque semble bien avoir été, au moins à une certaine époque, tait entièrement de mosaïque; dans le narthex il ne fut peut-être jamais formé que de grandes dalles de pierre.
" Quelques mètres avant l'endroit où la nef centrale proprement dite s'arrêtait pour faire place à l'abside, commençait le presbyterium (XX' YY' Z). C'est sous son emplacement, à une faible profondeur (entre 'J,z )., a, V, ?) qu'a été trouvée la mosaïque païenne qui date peut-être du ii" siècle; elle représente Sapho entourée des neuf Muses. On a aussi remarqué en cet endroit une sorte de fosse (entre X et u), de faible largeur, qui a au premier moment quelque peu donné ù penser : n'était-ce pas là une de ces subtenaneœ fornices, décrites par les récits de la translation de saint Domnio ? Un examen rapide permet de se rendre compte qu'il n'en est rien ' : l'étroitesse de la fosse, le fait qu'elle coupe suivant une section irrégulière, indice d'un travail hâtif et violent, un mur antérieur à la construction de la basilique et même de la mosaïque des Muses, qu'il ne s'y voit aucune trace d'un revêtement de l'époque chrétienne et qu'on y retrouve par contre des débris d'époque postérieure, mêlés à ceux provenant de l'église elle-même, et notamment le bloc de pierre r^. la difficulté d'y disposer un sarcophage selon le mode ordinaire, l'absence d'escalitr d'accès, tout prouve qu'il n'y a pas eu là de crypte ou de confessio, mais un simple trou creusé depuis la destruction de Salonc. sans doute par des paysans qui espéraient mettre la main sur quelque trésor et comblé ensuite tant bien que mal avec de la tôle et des pierres jetées pêle-mêle au fond -.
« A droite du presbyterium, et terminant la nef droite, qu'il faisait ainsi plus courte que la gauche, était le cliakonil<on (B), petit local quadrilatère, où l'on consei-\ait les vêtements sacerdotaux et d'autres objets nécessaires au culte. Le dialcnnikon communiquait directement avec le presbyterium. à la hauteur duquel il se trouvait; il était, en revanclie, séparé de la nef latérale par un mur (d-c) où il n'y avait aucune porte, tandis que dans le mur qui faisait face à ce dernier était percée une porte par laquelle on sortait au dehors (p>) et dans le mur perpendiculaire une autre (p) par où l'on passait dans Vppiscoi)ium.
• Au contraire, la prothesis, selon l'usage le plus ordinaire, n'était pas en communication directe avec le presbyterium et l'on y arrivait en franchissant la porte ouverte dans le mur terminal de la nef gauche, laquelle était libre dans toute sa longueur; cette porte correspondait à celle du diakonikon, de sorte que le dessin de la basilique proprement dite, à laquelle la protliesis apparaît comme extérieur, était d'une symétrie à peu près parfaite. Une fois la porte franchie, on se trouvait dans une sorte de vestibule (V) d'où, tournant à droite, on entrait à la prothesis par un large passage (V), scmble-t-il, plutôt que par une porte. Aussi bien le mur situé entre eux deux et qui cessait presque immédiatement pour laisser place à ce passage paraît n'avoir pas toujours existé; primitivement les deux locaux n'en devaient former qu'un seul; le mur de séparation n'est pas contemporain, autant qu'on peut en juger,
' J. Zeliler, Les dernières louilles de Salarie, dans Mât. d'nrcliéol. et d'Iiist., 1904, t. xxiv, p. 132. — ' J. ZclIlcr, dans Mél. d'nreli. et d'Iiisl., 1904, t. xxiv. p. 133. — • Hulle-
de la construction; et, connue on a reconnu qu'on avait ménagé en son milieu une petite ouverture, jenestella{z), on s'est demandé si on ne l'avait pas élevé pour placer derrière lui un sarcophage de saint, lorsque l'on aurait, au cours du v» siècle, rapporté plusieurs de ces sarcophages des cimetières suburbains à l'intérieur de la ville pour les soustraire aux profanations des barbares qui dévastaient le pays. Mais la façon dont se serait trouvé disposé ce sarcophage et l'inconvénient qu'il y aurait eu à ce que les gens venant prier devant la fenestella encombrassent le passage du vestibule qui précédait la protliesis, donnent très peu de fondement à cette conjecture. Quant à la justesse de l'identification du local en question, elle n'est pas douteuse : c'est bien la prothesis : on y retrouve la petite colonne (c) qui soutenait la table destinée à recevoir les ofTrandes liturgiques des fidèles (fig. 3527.) « L'abside présente une particularité des plus intéressantes : c'est que le presbyterium, placé à l'extrémité de la nef centrale, se terminait lui-même en une petite abside concentrique à la grande. Mais cette abside n'était pas constituée par un mur continu : la partie inférieure du mur qui a été dégagée témoigne qu'il était de trop faible épaisseur pour avoir eu cette importance: ce qu'on a découvert n'est donc qu'un soubassement qui supportait évidemment des colonnes, de telle sorte que le fond de cette petite abside était à jour. L'espace entre la rangée de colonnes et le mur de la grande abside formait ainsi une galerie demi-circulaire ou ambulaere. selon une disposition qui se retrouve dans d'autres églises de la même époque, par exemple à la basilica Severiana de Naples (voir Dictionn.. aux mots Abside, Chœur); on a un exemple plus moderne d'abside à jour dans l'église du monastère de Sainte- Scholastique à Subiaco : derrière l'abside est placé le chœur des religieux, qui peuvent ainsi voir l'autel à travers les arcades. De même à Salone. une partie des fidèles ou même du clergé, le clergé inférieur probablement, qui s'asseyait sur un banc de pierre dont on a retrouvé la trace (a 6) (voir Dictionn., au mot Bancs), le long du mur de l'abside, pouvait suivre sans difficulté ce qui se passait sur le presbyterium. Le trône de l'évèque devait être placé à l'intérieur de la petite abside, devant l'arcade centrale et de chaque côté étaient d'autres sièges, subsellia. pour le clergé supérieur "; les restes de ces sièges et l'étrangeté qu'il y eût eu à obliger l'évèque à faire un détour pour aller du presbyterium à son trône démontrent que celui-ci n'était pas placé au fond de la grande abside, comme on aurait pu également le conjecturer. D'ailleurs il eût masqué l'inscription en mosaïque qui se voyait en cet endroit et qui n'était pas faite pour être cachée.
<■■ C'est en effet au milieu de l'ambulacrc. mais vers le fond de l'abside (en c), que l'on a mis au jour l'inscription en mosaïque mentionnant l'a'uvrc de Sym- I)herius et d'Hcsychius.
« Comment en interpréter exactement les trois dernières lignes ? Ilœc munera domus C{h)r(ist)e grala tene. I' Tiens pour agréable, ô Christ, ces dons faits à ta maison, » cette phrase désignant seulement le pavage en mosaïque, dont l'inscription aurait pour but de célébrer l'achèvement, ou bien ; ■ Tiens pour agréable, « ô Christ, ce don dune maison, » consistant en une maison, c'est-à-dire une église. Mgr Bulic regarde avec raison le premier sens comme plus naturel au point Je vue de la grammaire et comme Indiqué également par le genre et la place même de l'inscription, et il invoque à l'appui de son opinion des exemples analogues «. Seulement, si l'on admet avec lui que c'est
ffno di archeologia e sloria dalmaia, 1003, t. xxvi, p. 05 sq. — • Bulleltno di arclienlogin e storia. dalnvita, 1003, t. xxvi, p. 72 sq.
I — n Baptistère. Consignatorium , [atechumeneun I Basilique et maison épiscopo/e \ ffestes antérieurs à la basilique
BasUit|iic t'piscopiilc
Catechuineneum.
Baptistère.
Consignatoriuni.
Vestiaire.
Inscription de He«ycliiiis-Syni-
phcrius.
Bloc de pierre.
Mosaïque païenne du ii' siècle, représentant Sapho.
it Porte de comm. du baptistère.
■n" Porte de communication du
eatcehumeneum.
::« Porte de comm. avec le couloir.
7t* Porte de communication avec
la maison èpiscopale.
:i» Porte de communication avec
la maison épiscopale.
o Fenestella,
de Salone. D'après ,1. /ciller. Origines rhriiiennes de la Dalmatie. 190(1. pi. i.
al> Banc do pierre.
A Prothèse pour réception des ofîrand B Diakonikon.
E Escalier descendant du consignatoriiun au
narthex.
F Maison épiscopale.