Diptyque diî Mii.an. — Feuillet d'ivoire
Deux registres. [,e registre supérieur représente le toinl)eau du Christ, étlifloe circulaire muni de cnricnses fenélres en plein rinli-c. gardé par deux soldais oiidro.
DIPTYQUES (ARCHEOLOGIE)
mis; au-dessus, dans les nuages, deux symboles des évangélistes, le bœuf de saint Luc et l'homme de saint Matthieu qui est ici un ange à trois paires d'ailes.
Le rej!islre inférieur montre l'entrée entre-bàillée <lu tombeau du Christ. Les deux saintes femmes y
in-8<',MaThmg,\909,ng.(i5;C..Dieh\, Manueld'orI byzan- «n, in-8°, Paris, 1910, p. 74, fig. 26; G. Millet, /.'or/ ftj/zon- //n, dans A. Michel, Hixloire de l'arl depuis les premiers temps c/iré/(fns,in-8», Paris, 1905, t. i, p. 203, fig. 141. 71. Diptyque df. Palerme. — Deux feuillets d'ivoire.
3772. Diptyque de Tongres. D'après la Gazette urclu-ologiqiu; ISSU, t. xiv, pi. xxii.
apprennent de l'ange que le Christ est ressuscité. Sur les vantaux se voient quelques scènes des évangiles : résurrection de Lazare, Zachée dans un figuier, le Christ bénissant, le Christ guérissant un aveugle.
Milan. CollectionTrivulzio,iv«siécle,origine orientale.
Bibl. — Westwood, op. cil.,p. 366,n. 6 ; Garrucci, Sloria dell'arte cristiana, t. vi, pi. ccccxr.ix, n. 2 ; E. Molinier, op. cit., t. I, p. 63-64, pi. VI ; G.Stuhlfauth, Die allchristlichen lillenbeinplaslik; 1896, p. 159-162, 176-178; H. Graiven, diiws (iollingischegelehrleAnzeigen, 1897, p. 09-72 ;D.Ainalov, Fondeiifints hellénisl. de l'art byzantin (en russe), Saint- Pétersbourg, 1900 ; L. von Sybel,C'/ir(s/;/c/ieAn/i7:e,
DICT. D'aRCH. CURKT.
a. Le Christ multiplie les pains et les poissons, il est assis sur des rochers; dans le fond, deux édifices, — Le Christ guérissant un aveugle. — Le Christ guérissant le paralytique.
b. Le Christ ressuscitant Lazare. — Le Christ changeant l'eau en vin à Cana. — Le Christ guérissant un lépreux.
Païenne. Trésor de la cathédrale, v» siècle.
Bibl. — Venluri, Sloiia dell'arte itnliana, t i, p. 417, fig. 382 .
72. Diptyque de Tonqres. — Deux fciiillcls d'ivoire, haut. CZ'iô, larg. 0""125 (fig. 377'2). IV. — 37
DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE
a. Saint Pierre, debout, de face et saus nimbe, est chaussé de souliers découverts qui laissent apercevoir des chaussons figurés par des lignes croisées. 11 est chauve et porte une couronne de cheveux frisés comme sa barbe. De la main droite, il bénit à la manière latine; de la gauche, il tient un livre fermé dont la couverture est ornée d'une croix à branches égales; un lien, passé autour de son poignet, soutient trois clefs.
Cette image est placée sous une arcade en plein cintre .portant sur deux colonnes à fût cannelé en spirale, surmontées de chapiteaux à larges feuilles rappelant par leurs dispositions le chapiteau corinthien; l'abaque, très volumineux, est orné d'une croix. L'arcade est également décorée de feuillages et fermée'par une coquille et deux rideaux semés de croisettes. La feuillure qui contourne le bord de la plaque indique qu'il existait autrefois une bordure.
b. La contre-partie de cette plaque existe au Trésor de l'ancienne cathédrale de Tongres. Elle représente saint Paul debout et bénissant à la manière grecque, ce qui permet de supposer que la partie gauche du diptyque, où l'on voit la main de saint Pierre bénissant à la manière latine, est une restauration. Au revers de la plaque b, on lit une liste de noms d'évèques de Liège allant de Hartger (8t0) à Eracle (t 956). Cette Uste est écrite à l'encre comme ceci :
HARTGERII EPI FRANCONIS EPI STEPHANI EPI RICHARII EPI HVGONIS EPI FARABERTI EPI BALDRICI EPI EVERAGLI EPI
Originairement, ces deux plaques ont peut-être fait partie d'une image composée de cinq pièces ; les traces d'attache qui subsistent au revers du feuillet a semblent indiquer qu'il occupait la gauche de cet ensemble.
(7. Tongres, à la cathédrale. — b. Bruxelles, musée du Cinquantenaire (ancienne collection Spitzer), vi» siècle.
Bibl. — Darcel, Collection Spilzer, /woir«,parE.Molinier, t. i, n. 1, pi. i; E. Molinier, La collection. Spilzer, dans Gazelle archéologique, 1889, t. xiv, p. 108, pi. xxii (feuillet a); Reusens, Éléments d'archéologie chrétienne, 2' édit., t. I, p. 194, flg. 195 (feuillet b); E. Molinier, Histoire générale des arts appliquas à l'industrie, in-fol., Paris, 1896, t. t, p. 54-55, flg. (feuillets a et b). Le feuillet 6 porte tracée sur son revers la liste épiscopale de Tongres (ensuite de Liège) depuis Hartger (f 855) jusqu'à Baudry (959); G. Rohault de Fleury, La messe. Études archéologiques sur ses monuments, 1888, t. VI, p. 120, pi. CDLXXXvii; Ch. de Linas, dans Revue de l'art chrétien, 1880, t. xxx, p. 278; le même. Exposition de Liège, 1881, p. 100; G. Stuhltauth, Die altchristliche FAjenbeinplaslik, 1896, p. 120; H. Gra;ven, Fragment eines jruhchristlichen Bischojsluhles in provincial Muséum zu Trêves, dans Donner Jahrbûcher, 1901, p. 147 sq. ; Ann. de l'Acad. d'archéol. de Belgique, t. XXIV, p. 423; Destrée, Catalogue des ivoires, in-8°, Bru.Kelles, 1902, p. 1, pi. i; J. Helbig, L'art mosan depuis l'introduction du christianisme jusqu'à ta fin du xviir siècle, in-8», Bruxelles, 1906, p. 23; M. Laurent, Les ivoires prégothiques conservés en Belgique, in-S"
73. Diptyque Spitzer. — Feuillet d'ivoire, des premiers temps de l'art byzantin. Hauteur 0"'326, largeur 0™134.
Saint Paul debout, de face et sans nimbe, est chaussé de sandales. 11 porte les cheveux courts et une longue barbe taillée en pointe. De la main droite, ramenée vers la poitrine, il bénit; de la gauche, il soutient un livre fermé dont le plat de la reliure est orné d'une croix. Le saint se trouve entre deux colonnes supportant
une architrave surmontée d'un arc de fausse architecture en plein cintre, encadrant une coquille. Sur l'architrave on lit, dans un cartouche, l'inscription :
SCS PAVLVS
tracée en capitales romaines. Les fûts des colonnes sont cannelés en spirales et surmontés de chapiteaux feuillages dont l'abaque est orné d'une croisette Derrière le saint, entre les colonnes, pend un rideau suspendu à une tringle décoré d'un semis de croisettes et terminé par une frange àsa partie inférieure. Une feuillure est ménagée à droite et à gauche dans l'épaisseur de la plaque. Cette plaque offre, comme celle du diptyque de Tongres,de nombreux points de ressemblance avec les bas-relief s qui ornentlede vaut de la chaire d'ivoire de Maximien I de Ravenne(voir Cn.URE.t. m, fig.2409). L'architecture I est identique. On remarquera que les chapiteaux sont, I comme à Ravenne, surmontés d'un abaque très épais. vi" siècle. Ancienne collection Spitzer, acheté par le musée de Cluny.
j Bibl. — E. Molinier, dans Gazelle archéologique, ! 1S89, t. XIV, p. 109, pLxxii.
I 74. Diptyque Barberini. — Panneau composé de I quatre feuillets d'ivoire assemblés, un manque. Hau- I leur O^SSô, largeur 0"»255 (fig. 3773). I Ce diptyque a passé de la bibUothèque Barberini au 1 musée du Louvre, par voie d'achat, en 1899. « Il se I composait originairement de cinq pièces, dont une I bande supérieure, une bande inférieure et deu.x laté- ] raies encadrant un grand tableau central de travail i dilTérent. Ces cinq pièces devaient être primitivement ] assemblées par une monture métallique de manière ; à former un grand rectangle. Des encoches, dont quel- 1 ques-unes légèrement en biseau, et des rebords s'em- 1 boitant dans des cavités ou rainures, creusées dans les i diverses pièces correspondantes, indiquent que toutes ! étaient bien destinées, dès le début, à former un ensem- ! ble unique. De ces cinq pièces, si étroitement assemblées, 1 quatre seulement subsistent aujourd'hui. La bande ver- I ticale de droite a disparu. Elle a été remplacée, ù une 1 époque probablement assez ancienne, par une lame de ! bois de même dimension, sur laquelle on a tracé, en I caractères vraisemblablement du xvi'' siècle, une ins- I cription en trois lignes portant le nom de Constantin : i CONSTANT- N"- IMPCONST. 11 est facile, en exami ' liant cette lame de bois, de s'assurer qu'à celte époque I déjà l'ivoire avait subi de regrettables mutilations, car la forme donnée à la lame tient compte des portions d'ivoire disparues consécutivement à ces violences.
n. Bande supérieure: haut. 0°'075, larg. 0'"255, brisée aux deux angles inférieurs. Nous avons déjà rencontré et décrit ce type d'anges ou de génies ailés soutenant un médaillon central (voir Dictionn., t. i, lig. 647-651). Sur ce médaillon, on voit le buste du Christ bénissant de la main droite, à la manière grecque et tenant de la main gauche une croix processionnelle (voir Dictionn., t. m, col. 3116, fig. 3415). Dans le fond, les astres, une partie du disque du soleil, le croissant de la lune et une étoile (voir Dictionn., t. i, col. 3005). Le visage est jeune, gras et imberbe, les cheveux bouclés, pas de nimbe.
6. Panneau central: haut. 0'"20,larg. 0"135. Uncmpereur sur un cheval qui se cabre. A l'inverse des quatre autres pièces, la sculpture est fouillée si profondément, qu'en certains points le relief atteint jusqu'à O^OS de profondeur.Tou te la portion antérieure du cheval, la télé, la jambe, la main droite du cavalier, la liasle qu'il tient, la Victoire qui le couronne, d'autres parties encore, sont entièrement détachées du fond, comme une statue de ronde bosse. En un mot, le relief est inlinimeiil vigoureux.
• Dans l'angle supérieur, à droite, une \icloire volant, un pied posé sur un globe, l'épaule et le sein droit découverts, une palme dans la main gauche, couronne de la droite, aujourd'hui brisée, le cavalier impérial.
DicT. d'Archéologik
Lktoizky et Ank, kdit.
3773. — IvoiRK Barberini
D'après rorit^inal au Musée du Louvre.
DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE
Celui-ci s'appuie de la droite sur une longue haste dont la pointe est tournée vers la terre. De la gauche, il tient les rênes de son coursier. Sa chevelure est courte, disposée en mèches formant cercle sur le front et les tempes. Son visage est plein, imberbe. Il porte un diadème incrusté de pierres précieuses simulées par de petites applications de verre dont quelques-unes subsistent. Sur la ligne médiane, le diadème est surmonté d'une petite éminence de forme carrée, creusée d'une cavité pour recevoir uncabochon également simulé par une incrustation de verre qui a disparu. L'empereur porte une chlamyde retenue sur l'épaule droite par une libule de forme circulaire, jadis également incrustée. Les plis de la chlamyde que gonfle le vent se soulèvent derrière la manche de la haste. Sous la chlamyde, on aperçoit la cuirasse au riche lambrequin retenu par des courroies et la tunique à double jupe pUssée, à doubles manches courtes également plissées, avec longue manche collante terminée par une bande couvrant l'avantbras. Les jambes sont nues. Les pieds sont chaussés à l'antique, de bottes de peau molles lacées de courroies, laissant les orteils à découvert, terminées à la partie supérieure par un revers orné d'un mufle de lion.
« Le harnachement du cheval présente sur la tête, le poitrail et l'arrière-train des ornements de forme circulaire, très probablement des phalères de pierre dure et d'émail. Les phalères du poitrail et de l'arrièretrain sont suspendues au harnachement par une boucle et simulées par des incrustations de verre dont deux subsistent. La queue du cheval traîne jusqu'à terre. Sa crinière est artistement disposée sur le front et le cou.
• Dans l'angle gauche de ce même panneau central, un personnage,de dimensions beaucoup moindres que l'empereur,un barbare vaincu, portant le même costume et la même coiffure que les deux personnages de gauche de la bande inférieure, saisit d'une main la haste impériale, de l'autre élève vers l'empereur un geste suppliant.
« Le coursier impérial se cabre au-dessus d'une femme également sculptée en demi-ronde bosse, assise entre ses quatre pieds, représentant certainement une nation vaincue. Coiffée à l'antique, fort régulièrement, avec deux tresses tombant sur les épaules, vêtue d'une ample étofTe qui laisse le sein nu, de la main droite, d'un geste suppUant, cette femme saisit le pied de l'empereur. De l'autre main, elle retient dans les amples plis de sa robe divers fruits, parmi lesquels on pourrait reconnaître une grappe de raisins plutôt qu'une pomme de pin. Son pied ne dépasse pas son vêtement. »
c. Bande intérieure, haut. O^eO, larg. 0"'255. Deux groupes vont à la rencontre l'un de l'autre. Une Victoire vêtue à l'antique, l'épaule et le sein nus, marche en tète d'un des groupes; cependant elle lève la tête et le bras droit vers l'image impériale dans un geste qui peut être celui de l'acclamation. Elle ne prête pour l'instant aucune attention à deux barbares vaincus, vêtus comme le sont les barbares sur les monuments antiques et présentant des présents. Le premier est escorté d'un lion et présente dans un vase cylindrique un objet impossible à déterminer : tribut monnayé, pierres précieuses '? Le deuxième présente un objet rond orné d'un cabochon, peut-être un diadème. On ne peut rien induire du vêtement de ces vaincus pour leur nationalité. Ils portent la blouse et les braies ornées de bandes (piadriUécs longitudinales ou transversales, le haut bonnet ou mitie orientale scellée, les bottes collantes, souples, sans semelles. Leur type barbu et hirsute n'apprend rien non plus. Ce sont des Scythe-s — un mot de sens si large — des Sarmates, des barbares quelconques, probablement asiatiques comme peut le faire croire le lion qui les accompagne.
La portion droite de la bande porte une représentalion analogue, mais les vaincus également courbés portent un vêtement différent; ils sont nus jusqu'à la ceinture, les reins couverts d'un pagne quadrillé attaché de
façons différentes. L'un a noué son pagne par le moyen d'une ceinture ornée d'un gland à son extrémité, l'autre au moyen d'une écharpe flottante qui s'enroule sur son bras gauche. Un serre-tête leur tient lieu de coiffure, il est quadrillé et orné sur le front de deux cornes ou deux oreiL lettes, aux pieds des sandales. Tous deux ont la racine du nez fortement busquée. Le premier porte sur l'épaule une immense dent d'éléphant, et à côté de lui marche un éléphantà grandesoreilles dont latrompesemble caresser le trophée porté par la Victoire. Le deu.xième tient dans la main gauche un bâton, peut-être un épieu dont la pointe aurait disparu dans une brisure du bord supérieur de la plaque. A ses côtés, un f éUn aux larges bajoues couvertes de poil, la robe mouchetée et rayce, tigre ou léopard.
d. Bande latérale gauche. Un guerrier, un lieutenant de l'empereur certainement, debout sur un parquet quadrillé sous un étlifice ligure par deux colonnes à chapiteaux corinthiens unis par un entablement. 11 présente à l'empereur une Victoire porteuse de couronnes posée du pied gauche sur une base de dimensions relativement considérables. Sa chevelure est épaisse. Il est coiffé à longs cheveux plats et un peu ondes, de la même manière que Stilicon sur le diptyque de Monza. La barbe et les moustaches rasées sont Indiquées par un pointillé à fleur de peau. Le personnage est vêtu de la chlamyde longue et flottante, retenue sur l'épaule droite par une fibule de forme allongée, et recouvrant une cuirasse à lambrequins qui, elle-même, est posée sur une tunique plissée à double jupe et double manche, avec manche rapportée couvrant l'avant-bras, comme pour l'empereur. .-Vu côté gauche est accrochée l'épée dont on voit la poignée et l'extrémité du fourreau entouré d'un rang de perles. Les jambes sont nues. Les pieds, dont les orteils sont à découvert, sont chaussés de bottes collantes en peau, lacées et munies de revers. Aux pieds du personnage, un sac moucheté, lié par une cordelette et qui semble contenir la somme d'argent d'une libéralité ofTicielle.
Les quatre bandes latérales étaient bordées sur leur côté extérieur par une baguette sculptée en forme de natte, avec un ornement circulaire au milieu de chaque côté, rebord formant cadre au tableau central. A chaque angle de ce cadre était figurée une palmette, dont deux seules subsistent. Sur la bande inférieure et probablement sur la bande supérieure, ce rebord se continuait à droite et à gauche par une série de losanges alternant avec de doubles traits. 11 ne subsiste plus qu'une faible partie de cette décoration.
C'est très indûment que le nom de « diptyque » a été donné à 1' « ivoire Barberini », a-t-on dit. E. Molinier et G. Schlumberger sont d'accord sur ce point. De ce qu'il a existé des diptyques composés de cinq morceaux, par exemple celui de la collection Trivulce à Milan, il ne s'ensuit pas que celui-ci soit dans ce cas, comme l'ivoire de Munich représentant un consul. Sur l'ivoire Barberini aucune des plaques ne porte d'inscription et la plaque sur laquelle devrait se trouver l'image du consul a disparu. Mais était-ce bien un consul qu'on voj'ait sur cette cinquième bande '? Aucune inscription ne supplée et ne permet de maintenir l'attribution de diptyque. Au lieu de cela, il faut plutôt y voir un des ivoires dont nous avons encore plusieurs exeirrplaires, notanunent à la Bibliothèque nationale, lîvangéliaire de saint Lupicin, au musée duVatican, à Ravenne {olim à Murano), à Etschmiadzin.
L'identification du cavalier est, sinon certaine, du moins très jirohable. Gori y voyait Constantin, mais comme la technique et le style sont du vi« siècle, il faut y renoncer. On a parlé de Justinien et tout favorise cette identification. Le type physique, la face large et plate, les yeux énormes rappellent Justinien tel que nous le font connaître la mosaïque de Saint-Apollinaire de Ravenne (voir Dictionn., t. ii, fig. 2014) et le disque de Kertch (voirD(c((o;în.,t.iv,fig.37VS).Garrucci,Molinier,Schlumbcrger, Dielil se rallient à cette identiticatlon. Garrucii.
DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE
quiétait en veine d'imagination, proposa même de mettre dans les deux plaques latérales les deux principaux généraux du règne de Justinien : Bélisaire et Narsès.
C'est donc un triomplie impérial sur les nations vaincues,sans préciser autrement et ce beaumonument aurait été destiné à servir de couverture de livre. Ceci est également possible et vraisemblable, à condition de ne pas insister. Mais ce diptyque, qui n'est pas un diptyque, se trouve en être un tout de même, et voici comment.
En détachant les plaques du cadre sur lequel elles avaient été fixées, M. Héron de Villefosse remarqua des
ces noms, dit encore M. H. Omont à qui on en doit le décliifîrementainsiqueces détails, estencoreaccrueparune profusion de raies tracées plus ou moins profondément sur l'ivoire, en divers sens, par un instrument à pointe aiguë, à l'aide duquel il semble qu'on ait voulu bifTer les listes tracées au dos de l'ivoire, ou plutôt, peut-être, faciliter simplement l'adhérence et la réunion des plaques sur un cadre ou sur le plat de la reliure d'un volume. « Quoi qu'il en soit, près de la moitié de ces noms peuvent être présentement lus avec une entière certitude et permettent de déterminer le caractère et, d'une façon
Colonne 1
Colonne 2
Colonne .3
Colonne 4
Colonne 5
Colonne 6
Rmtici,
Euen. . . .,
Vilalis,
Bonefati,
Cotulari,
Ari .....
Arela . . .,
Marcetli,
Rustici,
Vasili,
]\Iacari,
Classici,
Saviniani,
Agripini,
Jacobi,
Juliani,
Agrici,
ctici.
Georgi,
Ulderici,
Attici,
Ereniani,
Filecis,
Asloli,
Arinlft,
Theudati,
Equiti,
Numidi,
Pappoli,
Agricola;
Genialis,
Constantini,
Provint,
Danielis.
Johannis,
Liberi,
Na:ari,
Antonini
ninamii,
Fuundrauni,
Theudori,
Pauli,
Georgi,
Heldeberti,
Theudeberti,
Theuderici,
Clotltari,
Siigisberti,
Childeberti,
Atanagildi,
Fachiteuu.T,
Jngundœ,
Pelagianie,
Valerianoe,
Diogenis,
Gregoriœ,
A riagnœ.
A giruciir, Amaiœ,
Campanie,
nanilielis.
Pétri,
Am ,
Greci, Alacarit Procitli,
Cœsari, Lucianiy .... Uni,
Luperctc,
.... ctina;
Sa . . . . niœ
Proceria;
Em
Kesiari,
MoTcelli,
Merobnudi,
Cornet i,
Goduini,
Valeri,
Castari,
Epœniœ,
Leonciœ,
Sazari,
Ursini,
Flurini,
Lilori,
Sabaudi,
Sabiniani,
Leonis,
Felicis,
Gre
Am
Pr . . . . enti.
Giint ....
Tbeu il'.
Rontaniv
Cassiani,
Anastasi,
Martini,
Marcetli,
Leoncii,
Desiderii,
Palladii.
Mem. . . .
Proculi.
Flori . . . ci,
Contumeliosi,
Tigridi,
(iaudentioli,
Candedi,
Pnlemi,
,Joliannis,
Pétri.
Cratiani,
Juliani,
Vrsini,
Venaloris,
Pelri.
Lucilii,
Gemellini.
.... criuiri, Simplic . . ., Talasi,
Vlp
Frontonis, ari.
Pelri, Steltini,
Vie . . ., Martini
Theudoberli, AitriUi,
Mariani,
Auriliani,
Martininni,
Xtirnatii,
VtTficlui,
Filiri,
Jtinani, Juliani, Urani.
Marcclli,
Juluinnis,
traces nomlireuses au revers dérriturc mérovingienne grossièrement tracée à l'aide d'un instrument à pointe aiguë. A une éi)oque ancienne et postérieure peut-être d'un siècle au plus à la gravure de l'ivoire, on inscrivit une longue liste de noms de fidèles chréliens, disposés sur six Colonnes, dont les deux premières manquent presque entièrement par suite de la disparition de la bande latérale déjà signalée. 11 y a là environ .3.')0 noms, de lecture dillicile et souvent même impossil)lc. à cause (lelapfdeur de l'encre dont on lit usage et surtout parce que, en maints endroits, récriture est recouverte par les restes d'une matière agglulinanle destinée sans doute à fixer les plaques de l'ivoire sur le cadre qui les maintenait, et qu'il serait actuellement très délicat d'essayer d'enlever ou même d'atténuer. I.a dilliculté de lecture de
approximative, l'origine de ces hstcs, qui constituent
peut-être l'un des plus anciens monuments aujourd'hui
sul)sistants de l'usage de la prière pour les morts dans
l'Kglise chrétienne. » (Voir Déitnts, ComnuUiwraiSDii
des.) Nul doute qu'on y doive reconnaître un exemplaire
vénérable de ces diptyques o\i tablettes sur Icstpielles
on écrivait les noms destinés à être lus pul)liiiueiuent
pendant la célébration de la messe. Les cinq colonnes
encore subsistantes contiennent une longue suite de
I noms d'hommes sans qualificatif aucun, la sixième
I colonne est réservée to\il entière aux noms de femmes.
I Voici l'essai de décliilïrement doiinéiiarM. 11. Omont.
i Les ])remicrs noms de chacune des six colonnes sont i)res -
I que entièrement illisibles et la i)lus grande partie des col. 1
' et 2 manque avec la bande latérale correspondante.
DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE
« Parmi ces noms, M. Omont fait remarquer que plusieurs paraissent appartenir aux communautés ciirétieunes des bords du Riiin et plus particulièrement du diocèse de Trêves. Les noms d'Agricius, Anastasius, Rusticus, Sabaudus ont été portés du iv« au viii» siècle par des archevêques de Trêves, et ceux de Gratianus et de Pappulus l'ont été au même temps par des évèques de Metz. Les noms d'Ariulfus et de Gaudentiolus, qu'on trouve aussi mentionnés dans les recueils d'inscriptions chrétiennes, paraissent également propres au diocèse de Trêves.
« Cette origine rhénane est encore confirmée par l'adjonction faite à la fin des noms d'hommes, au bas de la cinquième colonne, sans que rien les sépare des noms précédents, d'une suite chronologique de quelques-uns des rois d'Austrasie, de la seconde moitié du vi« au milieu du vii^ siècle. Immédiatement à la fin de la liste des noms des fidèles qui se termine au bas de la grande plaque d'ivoire par les noms : Pauli, Georgi, suivent sans aucune mention particulière, sur la plaque inférieure correspondante, ceux de :
HELDEBERTI
THEUDEBERTI
THEUDERICI
CLOTHARI
SYGISBERTI
CHILDEBERTI
ATANAGILDI
FACHILEUUAE
INGUNDAE
t 11 est facile de reconnaître dans cette Uste les noms des rois d'Austrasie : Childebert IL Théodebert II, Thierry II, Clotaire II, Sigebert II, peut-être Childebert 111; puis Athanagilde, fils de la sœur de Childebert II, Faileuba ou Fagileiba, femme de ce dernier roi, et Ingundis, fille de Sigebert I", roi d'Austrasie. »
Bibl. — A. Gori, Thésaurus veierum diplychonim, t. II, p. 163-168, pi. I : Diptycbon ir.vi'.y.io'i Constanlino Augusio probabililer tribuendum quod Romx in Museo Barberinio exstot nunc primum edilum tabula I ; Gazzera, Dichiarazione di un ditlico consolare inedilo nella chiesa caltedrale délia cilla di Aosia, dans Memorie délia reale accademin di Torino, 1835, t. xxxviii, p. 232 sq. ; E. Aubert, L'empereur Honorius et le consul Anicius Probus, dans Revue archénlogique, 18G2, nouv. série, t. v, p. 165; J. O. Westwood, A descriptive catalogue of the ficlilc ivorics in the South Kensinglon Muséum, in-8», I.ondon, 1876, p. 353-354; R. Garrucci, Storia dell'arte cristiana, in-fol., Prato, 1873-1880, pi. ccccxLix; W. Mcyer, Zwei antike El/enbeintafeln dcrkônigl. Staats-Bibliolhek in Mûnehen, dans Abhandlungen der philos, philol. Klasse. Bayer. Akad. d. Wissenschallen, 1879, t. xv, n. 58; ,J. Slrzygowski, - Das Eischmiadzin Evangeliar, in-8°, Wien, 1891, p. 28 sq. ; le même, Der Silberschild aus Kertch, dans Matériaux pour l'archéologie de la Russie, 1892, t. viii, p. 15 sq., pi. IV ; G. Bloch, Diptychon, dans Saglio, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, 1892, t. m, p. 275, fig. 2457; E. Molinier, Histoire générale des arts appliqués à l'industrie, in-fol., Paris, 1896, t. i, p. 2, notes 7, 8, p. 9, 10 ; G. Stuhlfauth, Die allchristliche El/enbeinplastik, dans Archœologische Studien zum christlichen Alterlhum und Miltelaller, t. n, in-8°, Freiburg im Br., 1896, p. 109, 200; G. Schlumberger, L'ivoire Barberini (Musée du Louvre), dans Fondation Eugène Piot. Monuments et mémoires, 1900, t. vu, p. 79-94, pi. x; H. Grîeven, dans Athenische Mittheilungen, 1900, t. xv, p. 212; D. Ainalov, Fondements hellénistiques de l'art byzantin, in-S", Saint-Pétersbourg, 1900; H. Omont, Inscriptions mérovingiennes de l'ivoire Barberini, dans Journal des savants, 1901, p. 101- 105; H. Omont, Inscriptions mérovingiennes de l'ivoire
Barberini, dans Bibliothèque de l'École des chartes, 1901, t. LXii, p. 152-155; Ch. Diehl, Justinien et la civilisation byzantine au vi' siècle, in-S", Paris, 1901, p. 16, pi. i; .1. Strzygowski, Orient cder Rom. Beilrage zur Geschichte des Spâtantiken und /rûhchristlichen Kunsi, in-8°, Leipzig, 1901, p. 30, tO; Hellenistische und Koptische Kunst, dans Bulletin de la Société archéologique d'Alexandrie, 1902, p. 29, fig. 17; Klein Asien. Ein Neuland der Kunstgeschichte, in-8°, Leipzig, 1903, p. 137, 183; E. Strong, Roman sculpture, pi. cv; L. von Sybel, Christliche Antike, t. ii, p. 242, fig. 75; H. Grisar, Histoire de Rome et des papes au moyen âge, in-8», Paris, 1906, t. i, 2» part., p. 160, fig. 174 ; A. Venturi, Storia dell'arte italiana, t. i, p. 394, fig. 360; G. Millet, L'art byzantin, dans Histoire de l'art depuis les premiers temps chrétiens, in-S", Paris, 1905, t. i, p. 263; Ch. Diehl, Manuel d'art byzantin, in-8", Paris, 1910, p. 274, 141.
Nous venons de donner la raison qui nous a fait comprendre le « diptyque » Barberini dans notre série, nous aurons occasion d'étudier une série de monuments similaires qui sont des couvertures de manuscrits, généralement d'èvangéUaires, malgré le terme de diptyque sous lequel on a pris l'habitude de les désigner. Nous les retrouverons donc, aussi ne ferons-nous ici que les représenter par un numéro sans les décrire.
75. [1"] Ivoire dit : Diptyque de Murano (au Museo Nazionale de Ravenne). Cf. J. Labarte, HisL des arts industriels, 1864, t. i, p. 208; Byzantinische Zeitschrift, 1899, p. 678-681; Venturi, Storia, L i, p. 432, fig. 394; Ch. Diehl, Justinien, p. 647, fig. 205: Manuel d'art byzantin, 1910, p. 283, fig. 147; O. Dalton, Byzantine art and archeology, 1911, p. 210, fig. 125; M. Laurent, Les ivoires prégnthiques conservés en Belgique, 1912, p. 48, fig. 19.
76. [2°] Ivoire à cinq plaques au Museo Nazionale de Florence. Cf. Venturi, op. cit., t. i, p. 422, fig. 386.
77. [3°] Ivoire d'Etschmiadzin. J. Strzygowski, Das Eischmiadzin Evangeliar, 'ii^91, ph i; Ch. Diehl, ,/ustinien, p. 652, fig. 207; Dictionn., \. n, coL 2681, fig. 2230-2231 ; O. Dalton, Byzantine art and architecture, p. 208.
78. [4°] Ivoire du musée du Vatican (olim Lorsch). J. Labarte, op. cit., t. i, p. 209; Ch. Diehl, Justinien, pi. viii; R. Kanzler, Gli avori Vaticani, in-fol., Poma, 1903; cf. H. Grîeven, Die Madonna zivischen Zacharias und Johannes, dans Byzantinische Zeitschrift, t. x, p. 15 sq. et la fig. 146, dans O. Dalton, op. cit., p. 237; Gazettedcs beaux-arts, 1909, 2''semestre, p. 392, fig.
79 [5"] Ivoire de la collection Cravvford (aujourd'hui à .John Rylands Library à Manchester). Ch. Diehl, Justinien, p. 649. fig. 206; O. Dalton, Byzantine art und architecture, in-8», Oxford, 1911, p. 189, fig. 114.
80. [6"] Ivoire de la Bibliothèque nationale de Paris, n" 9.1S1. O. Dalton. Byzantine art and architecture, p. 207, fig. 124, cf. Lenormant, Trésor de numismatique et de glyptique, t. ii, pi. ix-xii; Garrucci, Storia, t. VI, pi. ccccLviii, n. 1, 2; Westwood. Fictile ivories, p. 45, 46, n. 108-109; Stuhlfauth, Ellenbeinplnstik, p. 97 sq.; L. von Sybel, Christliche Antike, f. n, fig. 76; M. Laurent, Les ivoires prégothigues conservés en Belgique, 19r2, p. 19, fig. 6.
81 [7°] Ivoire de Berlin. — Deux feuillets d'ivoire, hauteur 0"'29, largeur 0'"13.
a. Le Christ siégeant et bénissant i^ la manière grecque, vu de face, longue chevelure et longue barbe, pieds chaussés d'une simple sandale. As.sis sur le faldistorium dont les pieds sont faits d'un mufle et d'une jambe de lion, escabeau et coussin de siège quadrillés ou capitonnés. Derrière le Christ, saint Pierre et saint Paul, au-dessus un portique porté par deux colonnes, un rideau soutenu par une tringle, les bustes du soleil et de la lune.
DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE
b. La Vierge portant l'enfant Jésus sur ses genoux, entre deux anges. L'enfant bénit à la manière grecque et tient un rouleau de la main gauche. Un des anges, celui de gauche, fait, comme saint Pierre, le geste de l'acclamation, l'autre tient un globe. Tout le reste du mobilier et du décor est identique à celui du feuillet précédent.
Berlin. Musée, vi' siècle.
Bibl. — A. N. Didron, dans Annales archéologiques, 185S, t. XVIII, p. 307, pi. en regard de la page 301; 1870, t. XXVII, p. 269; O. Westwood, Fictile ivories, p. 46, n. 110, 111; \V. Bode et H. von Tschudi, Beschreibung der chrisllichen Epoche, in-8», Berlin, 1888, p. 118, n. 428, 429, pi. lv; A. Venturi, Storia dell'arte italiana, in-S'', Milano, 1901, t. i, p. 418, 419, fig. 383, 384, p. 451, 474, 506-508, 557; Garrucci, Storia dell'arte cristiana, in-fol., Prato, 1S73, t. vi, pi. ccccli; G. Rohault de Fleury, I.a messe, t. vi, p. 120; J. Strz>gowski, Das Etschmiadzin Evangeliar, in-S", Wien, 1891, p. 40; H. Grseven, dans Prussian Jahrbuch, 1898, p. 83; A. Venturi, Storia deWarte italiana, 1901, 1. 1, p. 418, fig. 383 (feuillet a), p. 419, fig. 384 (feuillet b) ; W. Vôge, Beschreibung der Bildwerke, 1902, n. 2; A. Maskell. La sculpture en ivoire au commencement de l'ère chrétienne et de l'époque byzantine, dans Gazette des beaux-arts, 1909, 2« semestre, p. 391, fig. (feuillet b); M. Laurent, Lfo iuoires prcgothiques conservés en Belgique, in-S", BruxeUes, 1912, p. 16, fig. 5; H. Leclercq, dans Cabrol et Leclercq, Dictionn. d'archéol. chrél., t. II, coL 779-780, fig. 1514, 1515.
82. Diptyque grec de Louqsor. — Deux fragments de feuillets d'ivoire, haut. 0°>255, larg. 0"12, épaisseur 0°'04 à O^OS. Voir le texte, col 1165-1166. Chaque feuillet est encadré d'une bordure de O^OS à O'oOg, percée de deux séries de deux trous qui ont servi à fixer soit les charnières, soit les anneaux de jonction des feuillets. Tout le parcours de la bordure est également percé de trous réguUèrement espacés, quatorze en tout, qui ont servi à fixer la bordure sur le feuillet. Le milieu du feuillet est lui-même percé de quatre trous qui, peut-être, retenaient la griffe d'attache de quelque apphque posée à l'extérieur. Cette partie extérieure est absolument unie, sans aucune trace d'ornements. Une empreinte circulaire qui se voit sur le grand feuillet indique qu'il a dû servir à recouvrir une jarre.
Ce diptyque est palimpseste, mais tout ce qu'on en peutsavoir, c'est l'existence d'un texte plus ancien que celui qui subsiste et indéchiffrable. On constate même la présence d'une troisième main (lignes 1 et 35); ce dernier scribe usait d'une encre de teinte différente. Après le nom du patriarche, on rencontre celui de l'évèque actuellement en charge et la mention du clergé et du peuple, de ceux qui font les offrandes et de ceux qui les ont faites. Ensuite (hgn. 15 sq.) vient l'invocation de la Vierge, du Précurseur, de saint .Marc et des apôtres. Vient alors le catalogue des anciens patriarches d'Alexandrie jusqu'à Andronic, lequel mourut en 623. C'est entre cette date et avant celle de Benjamin (662) que le diptyque a été transcrit. Sur le deuxième fragment nous trouvons (lign. 41-57) la liste des évoques locaux, et (lign. 58-65) la commémoraison du saint (toujours un martyr) du jour. Ce dernier passage (lign. 58-65) n'est pas écrit à bout de lignes, mais n'occupe qu'une partie du feuillet.
Bibl. — W. E. Crum, A greek diptych o/ Ihe scvcnth centurfi, dans Procecdings oj Ihe Society oj biblical archœology, 190S, t. xxx, p. 255-265, pi.; Tlie bishops named in Mr. Bryce's diptych, 1909, t. xxxi, p. 28S; P. Maas, dans Byzanlinische Zeitschrill, 1909, t. xviii, p. G24-625; R. Bishop, Liturgical commenls and mcmoranda, dans Journal o/ theological studies, 1909, octob., t. XI, p. 67-73.
83. Diptyque de Pétrograd. — Feuillet d'ivoire; hauteur 0"'235, largeur O^lOe.
Le diptyque est divisé en trois registres par deux bandes sculptées de feuilles de laurier.
a. Le péché originel. — A droite, Adam, debout, nu, tenant de ses deux mains une feuille de vigne à trois lobes aigus. A côté, Eve, de face, coiffée de longs cheveux pendant jusqu'aux genoux, tenant de la main gauche une feuille de vigne à trois lobes aigus et prenant de la droite une grappe de raisin que tient dans sa gueule le serpent enroulé autour d'un cep sans feuilles qui porte six grappes. A gauche, un ange de profil, debout, ailé, vêtu d'une tunique ceinte à la taiUe. 11 prend de la main gauche la queue d'une grappe et tient la droite levée, les deux premiers doigts étendus comme s'il voulait prendre la parole. Listel formé de faisceaux de trois feuilles de laurier, fiées au centre.
b. L'arche de Noé. — Embarcation dont les deux extrémités sont relevées et auxquelles se fient les deux étais d'un mât planté en son milieu. Dans le bateau, huit personnages vêtus de tuniques rayées et ceinturées à la taille, six sont au-dessous des étais, deux au-dessus des étais que chacun tient à deux mains. L'n corbeau ('?) pose sur chaque étai et semble becqueter la hune au point où elle s'attache au mât. Listel formé de séries de deux feuilles de laurier partant d'un centre occupé par deux têtes adossées.
c. Le sacrifice d'Abraham. — A gauche, Abraham, vieux, barbu, vêtu d'une longue robe à ceinture, tient de la main droite un couteau levé, de l'autre les cheveux d'Isaac, debout, lequel tient embrassé le bûcher sur lequel pose sa tête. Derrière s'élève un arbuste à feuilles de vigne, portant des grappes rondes. Un bélier est au pied. Au-dessus vole un ange, les ailes déployées, parlant à Abraliam. Bordure lisse. Dans le bas, un A/ semble gravé.
Travail barbare, le dessin intérieur indiqué par des raies; petites perles de verre bleu incrustées pour former les yeux. vn« et plus probablement viii<^ siècle.
Pétrograd. Musée de l'Ermitage.
Bibl. — A. Darcel et A. Basilewsky, Catalogue raisonné précédé d'un essai, 1874, p. 13, n. 48.
84. Diptyque d'Amiens. — Feuillet d'ivoire. Trois registres commémorant trois épisodes de la
vie de saint Remy, cvêque de Reims : 1° Résurrection d'une jeune fille dans l'église de Saint-Jean-Baptiste ù Tours; 2° Descente d'une huile divine pour servir au baptême d'un malade; 3" Baptême de Clovis.
L'ensemble est étroitement apparenté à la décoration et aux détails du sacramentaire de Drogon. On ignore la destination primitive de cette plaque et son premier éditeur s'est fort avancé en la présentant comme un diptyque de Clovis. Plus probablement c'est une couverture de livre.
Ouvrage du ix' siècle.
Bibl. — M.-J. Rigollot, Notice sur une feuille de diptyque d'ivoire représenlanl le baptême de Clovis, in-8°, Amiens, 1832; A. du Sommerard, Les arts au moyen âge, in-S°, 1832, t. ii, p. 289, note 1 ; C. Cerf, Feuille de diptyque en ivoire au musée d'Amiens, 1884 ; J. Corblet, Histoire dogmatique du sacrement de baptême, 1882, t. Il, p. 290, 570; G. Rohault de Flcur>-, La messe, 1S88, t. vu, p. 128, pi. Di.xviii; G. Kurth, Clovis, 1896, p. 333; Jubaru, Clovis a-t-il été baptisé à Reims, dans Études, 1896, t. i.xvii, p. 310, note 1; .\. Darcel, Trésor des églises, 1890, t. i, pi. x: Dictionn.. t. III, col. 2056-2059, fig. 3084.
85. Diptyque de Nancy. — Feuillet d'ivoire, haut. 0'"23, larg. O-'ll (fig. 3774).
Dans une bordure fcuillagée, deux registres, a. Le Christ en croix, nu, avec la ceinture, portant lenimi'c crucifère. Tn soldat vient de percer la poitrine dn
DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE
côté droit, il manifeste sa surprise ainsi qu'un autre soldat, tandis que derrière eux la Vierge et saint Jean, de taille plus grande, font un geste semblable d'étonnement. Au-dessus des bras de la croix, deux bustes se penchent pour regarder la scène, le soleil et la lune ?
b. Les apôtres arrivent au tombeau et y apprennent la résurrection. Au fond, un édicule surmonté d'un dôme, les portes en sont grandes ouvertes. Un ange assis, tenant le bâton, le bras levé, annonce la nouvelle aux apôtres qui arrivent chargés de deux coffrets à parfums.
Feuillet a
a. Le Christ jeune, Imberbe, la figure ovale allongée, les cheveux tombant en bandeaux lisses sur les épaules, les yeux écarquillés, les pupilles noircies. Le nez long et aplati, la bouche petite et droite, le menton volontaire. La tête manque complètement de modelé; le faire est lisse dans l'ensemble comme dans les détails. Le Christ porte le nimbe crucifère timbré des lettres RE ■ X; bordé d'un chapelet de perles et de losanges. Vêtu de la stola et du pallium, il tient de la main gauche le livre, de la main droite la croix couchée sur l'épaule.
Feuillet b
ekMi<k «.r«.e toitoc ?
ItojIMAKAPICùTATOY HMCON nATPl'.otç-/-] l"u]TO eVXAPICTHPION : KAI AHA HCl^lYNGIOY TOY OCIOÙTATOY HMCON eniC- KOnOY, TO eYXAPICTHPION : KAI Y- ["leP THC CWTHPIAC K, ËYCTAOIAC HAN- TOC TOY nAPeCTWTOC EYAreCTATOY KAHPOY KAI nANTOC TOY OIAO- XPICTOY AAOY : KAI YHGP COO- THPIAC K, YneiAC TCÙN npocHNer- KANTCÛN TOYAe K, THCAG K, nPOC- HNerKONTCON TA ACÛPA AYTOON GN TH CHMCPON HMePAK, HANTCON TCû[vl nRGCOePONTCON
GTI A[; zaï.
THC nANAriAC eNAO£OY OGOTOKOIj ■/.«•]
AeinAPoeNOY mapiac-aha icûan[vo-^]
BATTriCTOY-K, AHA ICûANNOY nAP[0£vo'jl MAPKOY eYArreAICTOY-neTPOY [^.-n^-.u-] AOY K, nANTCON TCON ATICON An[oTToÀ-„v]
ANIANOY
MIAIOY
KePAOùNOC
nPIMMOY
lOYCTOY
eYMeNiOY
MAPKIANOY
KeAAAAICONOC
ATPinniNOY
lOYAlANOY
AHMHTPIOY
HPAKACiOY
AIONYCIOY
MAHIMOY
eecùNA neTPOY
AXIAA
AAGEANAPOY A0ANACIOY nCTPOY
TiMoeeoY
OeOctlAOY
KYPIAAOY
AIOCKOPOY
TiMooeoM
nCTPOY A0ANACl[oj]
ICOANNOM IC0ANNO[j] AIOCKO[f-ou]
TIMO0[eou|
oeoAoC^tou] neTPOH
AAMIAN[oj]
ANACT[aatoj]
ANAPON[vxoj1
... Ml
AnOAAl'iivo;
nAHINO[.J
MAKAPIOY[
ICÛANNOY
YeCCNnKCù)
nATePMOYl'i'.o-j
IOi)ANNOY[
nANNOYOI Olv
lePAKOCl
ANANIAl
nCTPOYl
MIXAIOYI
ANAPEA[
ABPAAMIOYl
MCûYCAIOY
ÊTI Ae KAI TOY AnOY A0AO0OPOY K, NIKH0OPOY MAPTYPOC ABBA TINOC : OY THN MNHMHN eniTC- AOYMeN KATA THN CHWePON HWiePAN
Au premier plan, trois soldats accroupis et endormis.
Travail du i.x' siècle.
Nancy. Cathédrale (depuis 1878).
Bibl. — A. Darcel, Trésor des églises et objets d'art français appartenant aux musées, exposés en ISS'J au patais du Trocadéro, iu-fol., Paris, s. d., t. i, pi. xii; G. Rohault de Fleury, La messe. Études archéologiques sur ses monuments, 1888, t. vi, p. 122, fig. ; E. Auguin. Monograpliie de la cathédrale de Nancy depuis sa fondation jusqu'à l'époque actuelle, in-fol., Nancy, 1882.
86. Diptyque de Genoels-Eldeben. — Deux leuilleti d'ivoire, haut. Om^O, larg. n^lR.
A ses côtés deux anges ailés et nimbés, tètes jeunes, arasses, bouclées, avec un bandeau, velus eux aussi de la stola et du pallium. Nul modelé sous les vêtements qui tombent droit comme s'ils recouvraient des mannequins, sauf une jambe qui se dessine sous l'étofle.
Le Christ foule aux pieds le lion et le dragon, l'aspic et le basilic; on lit celle inscription : Ubi Dominus ambulavit super aspidum et basitiscum et conculcabit leoncm et draconem.
b. Deux registres : supérieur, l'Annonci.ition : Vbi Gabrihel venit ad Mariam. La Vierge assise, devant une maison, tenant fuseau et quenouille, reçoit l'ange
DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE
q\ii s'incline. A gauche de Marie, une servante ferme un rideau. L'ange est ailé et nimbé, vêtu de la slola et (lu fJuUium. Marie nimbée, voilée, porte la dalmatique, la servante n'a que la tunique ceinte à la taille.
3771. — Diptyque de Nancy.
D'après une pholographie.
Inférieur, la Visitation : Ubi Maria sahUaoil Elisabeth. Même fond d'architecture, avec des rideaux dans les arcades. Marie et Elisabeth s'embrassent, elles sont toutes deux nimbées et vêtues de même. Zacharic et Joseph assistent à l'entrevue.
Encadrement d'entrelacs aux mailles tressées et coupées d'ajours régulièrement espacés.
Les représentations sont découpées ù jour et assujetties, quand c'est nécessaire, sur les bandes ou montants faisant ofTice de tenons.
Bruxelles. Musée du Cinquantenaire (o/;m, à Genoels- Elderen), vm-ix= siècle.
Bibl. — James Weale, Ivoires sculptés de Gênons Elderen, dans Messager des sciences historiques, 1985; le même. Catalogue des objets religieux à l'exposition de Malines, 1S64, p. 5; J. O. Westwood, Fictile ivories', p. 479-481; Schœpkens, L'art ancien, p. 8, pi. xiii, XIX ; Reusens, Eléments d'archéologie chrétienne, t. i, p. 254; J. Helbig, La sculpture et les arts plastiques, p. 15; M. Laurent, Les ivoires prégothiques conservés en Belgique, in-8°, 1912, p. 26-49, pi. ii, m; Swarzenski, Die Regensbarger Buchmalerei, in-S", Leipzig, 1901, p. 17, note 24; A. Maskell, dans la Gazette des bcanxarls, 1909, 2<= semestre, p. 396, 400; J. Destrée, Musées royaux des arts décoratifs et industriels de Bruxelles, Catalogue des ivoires, des objets en nacre, en os gravé et en cire peinte, Bruxelles, 1902; cf. Revue de l'art chrétien, 1904, p. 501, fig.
Nous pourrions mentionner d'autres diptyques, mais leur date de plus en plus tardive nous oblige de les exclure de notre étude. Pour mémoire nous rappellerons les suivants.
87. [1°] Diptyque de Rambona (au musée du Vatican), fin du ix" siècle; cf. F. Buonarotti, Dittico adornato di sacra immagini, fatto già ncl monasterio di Ranibona nclla Marca, ora nel Museo domestico delV Aulore, dans Osservazioni sopra alcuni jrammenti di vasi antichi di velro, in-4°, Firenze, 1716, p. 257-283, pi. h. texte; F. Hermanin, Il dittico di Rambona, dans Aiti délia reale società romana di storia patria, 1898; A. Venturi, Storia dell'arte italiana. in-S", Milano.. 1902, t. n, p. 174 sq., fig. 144-145, p. 214-216.
88. [2"] Diptyque du trésor du Sancta Sanctorum, au Latran, vni-ix= siècle; deux planchettes de bois peint avec les portraits de saint Pierre et saint Paul. H. Grisar, Dietrômische Kapelle Snnctn Sanctorum und ihr Schcdz. Meine Entdeckungen und Studien in dcr Palaslkapelle der millelallerlichen Piipste, in-8'', Freiburg im Brisgau, 1908, p. 118-120, pi. iv-v, n. 5, 6.
89. [3°i Diptyque de Francfort-sur-le-Mein, ix«x« siècle; bildiographie et reproduction dans Dictionn., t. m, col. 2470-2477, et pi. hors texte.
90. [4°] Diptyque de saint Nicaise (trésor de la cathédrale de 'Tournai), le 1"^' feuillet date du milieu ou de la fin du XI» siècle; le 2"^, du viii^oudu ix»siècle. Voisin, Notice sur un évnngéliaire. de Tournai, in-S'', Tournai, 1856, 2 pi. ; Weale, Album des objets d'art exposés à Matines en 1S6'I, pi. III ; J. O. Westwood, Fictile ivories in the South Kensington Muséum, in-8°, London, 1876, p. 146, n. 324; E. van Vvivnl, L'exposition de Li/(e, dans Revue de l'art chrétien, Ï8~5, IV série, t. :i, pi. xvii; Reusens, Éléments d'archéologie chrétienne, t. i, p. 255 ; L. Cloquct , Tournai et Tournaisis, in-S", Bruges, 1 884 ; Ch. de Linas, Le diptijquc de saint Kicaisc au trésor de la cathédrale de Tournai, dans Gazette arclwologique, 1885, t. x, p. 308- 316, pi. ; Dehaincs, Histoire de l'art dans la Flandre, C.lrlois elle Hainautavantle ix''siècte,\n-i'>,] illo,1886,p.45- 46, pi. I ; G. Hohault de Fleury, La messe. Études archéologiques sur ses monuments, in-8°, Paris, 1888, t. vi, p. 121, 1)1. cni.xxxvii; E. Molinier. Histoire générale des arts appliqués à l'industrie, in-fol., Paris, 1896, t. i, pi. XIV, p. 160; M. Lav.rent, dans Annales de la Société d'archéologie (le Bruxelles, 1911, t. xxv ; réimprimé dans Les ivoires prégothiques conservés en Belgique, in-8°, Bruxelles, 1912, p. 50-66, pi. vi-vii.
V. Bim.iocnAPiiir.. — A. liilliet, Dissertation .tur les diptjiques, suivie de In description d'un diptyque grec trouvé en Savoie, dans Mémoires de la Soc. acad. de Savoie, 1S46, t. xii, p. 559-604. — A. Chabouillct. Dissertation sur les diptyques consulaires, dans la Revue des Sociétés savantes, 1873, t. vi, p. 272-303; réimprimé : Le diptyque consulaire de Sainl-Junieii, in-8°, Paris, 1874. — P. Clcinen, Mcrowingische und
DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE) DIRECTION
kdrolingische Plastik, duns Jnhrbùcher des Vcmin vnn Allcrllnimlrcunclen im Rheinlande, 1892, l. lxxxii, p. I08-14t). — Cosle, Sur l'origine des diptyques, dans Magasin encyclopédique, 1802, t. xi.vi, p. 444-477, pi., in-8», Paris, 1803. — O. M. Dalton, Catalogue of thc ivory carvings ot ihe Christian era with examplcs of Mahommcdan art and carving in bone in the départment o/ British and mcdievul antiquities and ethnogniphy of the British Muséum, in-4°, London, 1809. — A. Darcel, Trésor des églises et objets d'art français appartenant aux musées exposés en 1SS9 au palais du Trocadéro, Paris [1889 sq. |, t. i, Les ivoires, dans La collection de M. Frédéric Spitzer, 6 vol. in-fol., Paris, 1890-1892, t. i; Catalogue raisonné (de la collection Basileivsky) précédé d'un essai sur les arts industriels du I" au XVI' siècle, in-S", Paris, 1874. — E. Dobbcrt, Zur Geschichte des El/enbein Sculptur, dans Reperiorium fur Kunstmissenschaft, 1883, t. viii. — S. Donati. De' diitici degli antichi, profani e sacri, libri III, coll' appendice di alcuni neerulogi calendari pnora non pubblicati, in-4°, I.ucea, 1753. — A. Dragoni, Sut dittico eburneo dei SS. martiri Theodoro e Acacia esistente nel museo Ala Ponzoni, in-l", Parma, 1810. — A. Gori, Thésaurus veterum diptyelwrum, consularium et ecclcsiasticorum, adcess. J. B. Passerii, eiposil. sive additamenta, 3 vol. in-fol., Florentiae, 1759, 110 pi. et fig. — • H. Grseven, Enstellte Consulardiptychen, dans Rômische Mittheilungen, 1892, t. vu, p. 204. — A. Héron de Villefosse, Feuille de diptyque consulaire conservée au musée du Louvre, dans Gazette archéologique, 1884, t. IX, p. 117-128. — J. I.abarte, Histoire générale des arts industriels, in-S", Paris, 1804; 2' cdit., in-4°, Paris, 1874, t. i, p. 183-294. — H. Leclercci, Manuel d'archéologie chrétienne depuis les origines, jusqu'au viii' siècle, in-8°, Paris, 1907, t. n, p. 334-344, fig. 256, 260. — J. H. Lelcli, De diptychis veterum et de diptycho emincntissimi Quirini diatribe, in-4'', Lipsia?, 1743. — W. Maslcell, Description of the ivories ancient and médiéval in the South- Kensington Muséum, in-12, London, 1872. — W. Meyer, Zwei antike Elfenbeintafeln der kônigl. Staatsbibliolhek in Mûnchen, dans Abhandlungen der philos, philol. Kl. bayer. Akad. d. Wissenschaften, 1879, et in-8°, Munchen, 1881, 3 pi.; cf. C. JuUian, dans Revue critique, 1881, Il« série, t. XI, p. 354-358. • — E. Molinier, Histoire générale des arts appliquas à l'industrie du V à la fin du x vin' siècle, in-fol., Paris, 1896, t. i. — Fr. Pulszki, Catalogue of the Fcjervary ivories in the muséum of Joseph Mayer, preceded by an essay on antique ivories, in-8°, Liverpool, 1856. — G. Rohault de Fleiiry, La messe. Études archéologiques sur ses monuments, in-8°, Paris, 1888, t. VI, p. 115 sq. — H. Rosweyde, De diptychis veterum christianorum, dans Vitœ Patrum, in-fol., Antwerpia', 1615, p. 1024, et dans Zaccaria, Disciplina populi Dei, 1782, t. III, p. 28-34. — Salig, De diptychis veterum tam profanis quam saeris, in-4'', Halœ Magd., 1731. — G. Schaefer, Die Denknvrler der Elfenbeinplastik des grossherzoglichen Muséums zu Darmsladt, in kunstgeschichllicher DarsteUung. Festschrift zur Feier der vom 16, bis 20 September 1872 in Darmsladt tagenden Generalversammlung der deulschen Geschichts-und Alterthumsvereine, iii-S", Darmsladt, 1872. — J. .Slrzy-
' N'eussions-nous pour les différentes époques de l'antiquité que quelques rapides et lucides dissertations comme celle de E. Caro, La direction des âmes au dix-septiéme siècle, dans Nouvelles études morales sur le temps présent. — * A environ quinze pieds sous l'ancien niveau de King's Bath; C. E. Davis, dans Tlic Atlienœum, 15 mai 1880. — • E. Huebner donna sa langue au chat: Zangmeister, dans Hermès, t. XV, p. 596, déclara ne pouvoir rien dire avant d'avoir vu l'original ; Westwood espérait lire le primoire un jour ou l'autre, T/ie ^cademi/, 13 nov. 1880, mais la mort n'attendit pas; Havenfield, dans Ephemeris cpigraphica, t. vu.
gowslii, Das Elschmiadzin Evangeliar, in-4'', Wien, 1892; Ilcllenistische und koplische Kunsl in Alexandria, in-8». Vienne, 1902. — G. Sluhlfauth, Die altehrilsliche Elfenbeinplaslik, dans Ficker, Archaologische Studien zur christlichen Alterthum und Mittelaller. in-8», Freiburg, 1896. — J. O. Westwood, A descriptive catalogue of the fictile ivories in the South Kensington Muséum, in-8<', London, 187C. — Fr. Wieseler, Dus Diplyclwn Quirinianum zu Brescia nebsl Bcmerkungen ûber die Diptychen uberhaupt, eine archaologische Abhandlung, in-8°, Gollingen, 1808. — D. Wjatt et E. Oldfield, Noticeion sculpture in ivory, in-8°, London, 1856. H. Leclebcq.
DIRECTANEUS- — Tout psaume, hymne ou cantique récité sans inflexion de la voix était qualilié directaneus. C'était plus une récitation, une mélopée monotone et alanguie qu'un ciiant proprement dit. Saint Aurélien, dans la Régula ad monachos, c. xL, fournit ce renseignement : Ad Lucernarium, directaneus parvulus, ici est, Regina terrse. Cantate Deo. etc., et il ajoute qu'aux nocturnes il faut dire le directaneus : Miserere mei Deus. Dans la Régula de saint Benoit, c. XVII, il est question de compiles : Completorium aulem trium psalmorum dictione lerminetur. Qui psalmi directanei sine antiphona dicendisunt; et au c. xii : In matutinis dominico die in primis dicatur sexagesimus sextus psulmus sine antiphona indirectum. 11 n'y a pas lieu de chercher une plus longue explication, directaneus signifie sine antiphona entre les psaumes ou entre les versets, par conséquent sans modulation de la voix et sur le ton « direct ».
H. Leclercq.
DIRECTION (Lettre de). ~ Parmi tant de sujets dignes d'étude, celui de la direction spirituelle à l'époque primitive du christianisme n'a pas encore été abordé. Le dossier n'a pas même fait l'objet d'un inventaire complet et d'un dépouillement méthodique; on doit s'en étonner et le regretter, car l'histoire du christianisme et celle des premières générations de fidèles y gagneraient beaucoup. L'ne partie de la correspondance de saint Cyprien, celle de saint Jérôme presque en totalité, celle de saint Basile et de bien d'autres docteurs, évèques et écrivains ecclésiastiques appartiennent de droit à cette étude. Nous ne pouvons que souhaiter la voir entreprendre, car la simple esquisse de ce sujet à la fois littéraire, historique et psychologique ne peut trouver place ici ' ; mais nous devons signaler et commencer une des pièces les moins connues et qui appartiennent de droit à l'archéologie.
11 s'agit d'une feuille de plomb mesurant O^OO sur O'"032 environ, trouvée à Bath (Angleterre) en 1880 ■. Quelques traits sont tracés de chaque côté, mais ils ont longtemps exercé et découragé les épigraphistes '. 11 s'agit d'un billet en écriture cursive avec un mélange de lettres majuscules et de lettres minuscules, des mots non séparés, une même lettre figurée par des signes ditférents, point d'initiales. Comme le plomb n'est guère altéré, nous avons le billet tel qu'il fut écrit avec la pointe d'un stylet, nous ne disons pas tel qu'il fut lu, car, en vérité, si la destinataire a déchiffré quelque chose, c'est qu'elle était habile paléographe ou qu'elle lisait avec son cœur '.
p. 279, avouait : literas nullas efpcere potui. Enfin E. W. B. Nicholson, Vinisius toyigra. .4 tv*^' cent. Christian letter ivritten in soiith Britain and discovered at Bath, noiv decipherctl, Iranslated and annolated, in-S", London, 1904, donna un déchiffrement et une interprétation qui, sans être de tous points certains, sont en grande partie \Taiseniblables. — ' Nous donnons la transcription : quant aux traits, aucune phot»>graphie n'offre autre cliose que quelques érallures dont ou ne peut rien tirer d'utile. On ne peut étudier avec profit que l'original. M. E. Nicholson a donné un commentaire paléographique, p. 5-6.