‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 242 sur 251 · DALMATIVS IN PA CE ET PARADISSV FIDELIS IN DEO VIXIT ANNIS · texte numérisé non relu

DALMATIVS IN PA CE ET PARADISSV FIDELIS IN DEO VIXIT ANNIS

C'est la paix et c'est la lumière :

CVIVS SPIRITVS IN LVCE DOMINI SVSCEPTVS EST

.^ternos sortita thoros, CItristique petivil perpetaam lucem nulle quœ fine tcnetur; — Corpus huma animant Christo Pelroni dedisti nom justa: mentes foventur luce

MUXioN DFS SAINTS, coI. 2447 ; t. IV, DÉFi-STS {Commémoraison des), col. 427.

DOGME — DOKIMION

aelesli. L'cpitaphe d'Hermaiscus, déjà citée, lui prédit la lumière :

ePMAeiCKE • OOOCZ

HC CN eeCÙ KYPEI

CO XPeiCTCO- AN N

tOPO Y Nl-XM HCOJ 5 POYM-SEPTE-

La résurrection générale a été moins affirmée, parce que les fidèles ont de bonne heure satisfait leur croyance sur ce point par l'emploi d'une formule suflisamment claire, bien qu'elle ne fasse allusion qu'à la résurrection individuelle, zO'.ar,Tr|G!ov et dormitorium. avec leurs variantes : dormilio, dormiiioni,dormias. expriment une idée immuable, celle d'un repos transitoire, comme l'exprime clairement une inscription de Thessalonique, du ii-iii« siècle (voir Dictionn., t. i, col. 339, fig. 65) :

KAAOKePOC MAKCAO

N I KecûùcireN iato ic

rAYK YTAT O I C rONGY CIN TOKOIMTPION ECûC 5 ANACTACeOC

A partir du i\" siècle, les mentions plus explicites sont fréquentes, mais offrent, par là même, moins d'intérêt. Nous aurons à étudier textes et monuments quand nous aborderons le jugement général, le millénarisme et quelques autres points qui ne sauraient trouver place ici.

H. Leclercq.

DOKIMION. L'ancienne Dokimion, ville de la Phrygie Salutaire, aujourd'hui Eski-Kara-Hissar, nous offre quelques textes épigraphiques chrétiens.

Le plus anciennement connu fut copié sur l'original « enchâssé dans une muraille prés de la maison de laga ", en 1839 par Ch. Texier; depuis lors ce texte a été offert au Musée du Lou\Te en 1896. L'inscription est comprise dans un encadrement rectangulaire, accompagné d'ornements formant queues d'aronde, et se compose de neuf vers ' :

HoifiÉvoç açi'dTCiu Twv OsoppY|Tiov Xoywv -fiV, itapooîxa, [iVTJaa xïiç [AVr|U.7ii; /iptv. Ma;£i[ji.!cov £T£u;£ toOto toïç ttôvoi;.

à)i/' £Îç |xîtij(jiv yjXôe t<ô ypdvu) ttotÉ, 5 'rjTttp cuvuTrâp/ôi toTç ypovotç ÙTrT|psTt;. ô 3' EùvoaEtoç xaivîfjaç tT|V (jùdxactv wî aotfO!; ÛTtipytov iarpoç xa; ^ewioctç 7ÎY£'-p£v aùTo Tip&Yovix-^i; YV.-'-'l'^ vA?'-^ aÙTÔi; 7rpo6ûu.(o; xXïipovojAiîdOiç côç itiXai.

« Voici, voyageur, le monument élevé à la mémoire d'un excellent pasteur et prédicateur de la parole divine. Maximion l'avait bâti avec un grand labeur; mais, par l'effet du temps, il arrivait à la décadence, qui accompagne le temps comme une servante. Alors Eunomios, renouvelant la construction comme un savant et noble médecin, rétablissait le monument comme il était jadis, à cause de la gloire de son aïeul dont il a volontiers hérité. »

11 semlile que Maximion fut l'évêque en question et qu'Eunomios le comptait parmi ses ancêtres. C'est le même personnage que nous retrouvons dans l'in-

' C. Texier, Description de l'Asie Mineure, in-tol., Paris, 1839, t. I, p. 150-151; Corp. inscr. grœc, t. iv, n. 9267; Le Bas-'VN'addington, Jnscr., p. 406, n. 1714; F. Cumont, Inscriptions chrétiennes de l'Asie Mineure, dans Alélanges d'arcMol. et d'iiist., 1895, t. xv, p. 278, n. 196; W. M. Ramsay, Cities and l>islioprics o/ Plirygia, in-S", Oxford, 1897, p. 742, n. 680; E. Michon, Inscription chrétienne de Chypre, dans Bull, de la Soc. nat. des anliq. de France, 1901, t. Lxii, p. 191. Tcxlcr faisait dater cette inscription du m' siècle et

scription suivante, Eunomios, fils de Saturnin, qui semble avoir aménagé un vaste terrain, probablement pour servir de cimetière * :

-\- vovu[j.iT|V (popsovTï, àrspréa ywcov lovra, YOuv[àv x]£X[XT|àiTa [sjoi; xt£ïtte<7(71v Èyipa;, EÙvd[llOÇ XO(7|J.Tl)7£. SïTûpv£t[voio] yevÉOXT,, £!<jopo[(ov] [AETï TtivTa uÉÀecv xat Toûo' àXE[(Dpiî]v.

L^ne épitaphe, lettres soignées et bien tracées, probablement du v siècle; à la mémoire de Mestrianos et de sa flUe Théosébie ' :

E!Ç at'ùlva ~0 |J.VY,[AOauvOV

ToO TTJç Xaairpîç |j.vr,u.T,; MîUTpiavoù

Xai TTJÇ TOUTOU

5 ôuYaTpôç 0£O(j£êt-/i;

Celle-ci se rapporte peut-être au même personnage, mais elle a été retrouvée à Afioum-Kara-Hissar, où elle avait pu être transportée de Dokimion * :

M]£(TTptavôç YEVETVjpoç Éo3[(AE]Tà vr,(jLaTa Mo!OT|Ç -|- TTÙpi-oiv £|jl]ov T£Ûy i [^]pT,u.a(7CV £Ù [7:&d;(Tx; '.'] -|-

EtaÉTl ITOU YO"'^^^'^'^

L'allusion aux Parques se retrouve sur d'autres textes chrétiens.

Une inscription dont il ne subsiste qu'un fragment nous apprend que Dorotheos, prêtre de Dokimion, a élevé un tombeau à ses deux filles. Les formules, autant qu'on peut les reconstituer, permettent de croire que cette inscription appartient au ni« siècle ' :

MOPAIAIPIOIII ICAYCOPOIC GPHNOr

eop^YAnpocrAMO

vACAHAAYKezeKO

ciNMeponecci BiOYTeAoc

€NrAPONHCKOYC INCNAK

lAONTecAOKiMHN nicie

\AAeNYMINKAHPOC AHO TCOACAiePXOME MEWIHMAAIKH

Aopooeoc npecBSA

TEKNOIC ACOPO ANeGHKAeiTIC WKAKHNXIPAnP CTON ©eON

TtaoOÉvoi toxujaopai X''ptot [TTïTÉpoi; BustyjVOu, TtoXXoïç) aùiôpoi; 6pT|Vot(ç TiEvÔoûjAEvai aUt, ûu.à; aÙTèç] 'ÉÔpE'^a Trpb; YijAOV [yjo' àTtTT|Xtt'

(ïlO,U.T,T£]v BÈ X-iiXaJ/ X '£;£Xo[ui5(7£V, OTTCO; |1T)

'j iv5p£(7](jtv i/.£pÔ7t£<jiTt pîou tÉXc; [EtcaoïxotdÔE. o! |x]Èv yip Ovr|<rxou(Tiv Èv ax[[i.y| toû piOTOio xa]; Sovte; Sox'.[J.yiv i:!'5T£[u«; tyjç Èv opEffiv où'irif);' à]XX' £v ûfAÎv xX-/ipoi; a7r[oçpO!u.£vat; Ax/iv àXXoç.

T(ô Sa SlEp/0|/.£v[co fitOV EU, TTEVl/pdv TTEp tOVTa,

10 •rjljX£(t')aT,[JLa 5!xt,[ç àvOpcÛTTOiç Ttîat SÉoEtxTai.

Kirchholl du vu". W. M. Ramsay, dans Journal o/ Hellenlc studies, 1883, t. iv, p. 436, a fait remarquer qu'à une époque où les Arabes ravageaient l'Asie Mineure, aux vu* et vni* siècles, son existence ne s'expliquerait pas et que, par suite, elle devait dater, au plus lard, du vi» siècle. — ' W. M. Hamsav. Ciliés and hishoprics, p. 743, n. 681. — ' Ibid., p. 743, n. 683.— ' Ibid., p. 743, n. 682.— ' W. M. Ramsay, Cities and hishoprics o/ l'hruoia, in-8», Oxford, 1897, p. 743-744, n. 684.

AopôOsoi; Ttpecê. 'A[7rcp!<j>? xai Tariavî, ? TÉxvoiç àa)pc[c(; Ty]V tt/iXyiv [ji,v/;|xv,; /âoiv àvéOY|Xa" d Tic;[3à aXXo; Tùj (iVT|[iE;- (u xaxY|V yiaa 7rs[o(iev£YX/i, ësTai auTùl Tpo- 15 ç xbv Ôeov.

«La tempête a enlevé de la terre ces jeunes filles avant leur sortie du jeune âge. Certaines meurent ainsi au seuil de leur carrière, ayant laissé entrevoir ce qui était en elles, mais leur sort à toutes n'est pas le même. Celui qui vit bien sa vie, eût-elle été brève i et pauvre, s'est donne en exemple à tous les hommes.»

Autre mention d'un prêtre à Dokimion ' :

Tpû[(p](ov[c;ç] âXa^!<TTOu

■ItpE(7êl)T£po[u]

5 xai Toû TtYiCSQ ou aÙTOîi x[È]-j[7rà] p àotaç xai avaTcaûce [(o]<; Tùjv -(ov[i]- 10 [u)v] a(ij)Toù.

Nous avons déjà fait connaître le texte d'une adjuration contre le mauvais œil, lue sur une colonne près de Dokimion. Voir Diclionn., t. i, col. 1843-1845.

Une dernière inscription, très grossière, est intéressante par son symbolisme =; on peut lire :

-{- KùpiE, fior'fii TOJ roiaavTo; aÙTr,'' -f- Mouot'tovo; p' 0 vattov ('.'l Tou (?) Après aùtiiv il faut peut-être sousentendre ttjv eî/.dva (fig. 3813).

HoiToï riol ccvnToco>m

THN +

3813. — Inscription à Dokimion.

D'après W. M. Ranisay The Cities and bishoprics of Phrygia,

1897, t. ic„ p. 745, n. G90.

Enfin, à Seidilar, près de Dokimion, une pierre sur laquelle est gravé un chandelier à sept branches; indice de l'existence d'une juiverie à Dokimion. H. Leclercq.

DOLIUM. Vn nombre restreint d'épitaphes catacombales des III' et ive siècles nous montrent un symbole dont le sens parait devoir admettre plusieurs intcrpré-

' W. M. Ramsay, Ciliés and bishoprics of Phn/gia. in-8'', Oxford, 1897, p. 746, n. 692. — ' Ibid., p. 745, n. 690. — ' O. Marucchi, // cimitero di Commodilla e la basilica cimileriale dei SS. V'eiice ed Adautlo ivi rccentemenle scoperta, dans Niioim bull. di ardu cris!., 1904, p. 103, n. 54, n. 55. — * O. Marucchi, / monumenti dt'l musea crisliano

tations. La présence d'un tonneau, dolium, peut signi" fier, et nous croyons que c'est le cas le plas ordinaire» quelque négociant faisant usage de futailles. Ce n'est pas le cas exclusivement des négociants en vin, encore que les autres liquides alimentaires, l'huile par exemple, fussent plus ordinairement enfermés dans des amphores et des outres. Lorsque nous rencontrons des épitaphes telles que celles-ci au cimetière de Commodille ' :

a) ELARO FECIT CVMPAR[( suss

{dotium) DEP( . . .

fc) LOCVS GAVDEN|''.c

DEP es BATICANAl. . .

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