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ICHRISTI
Deux fragincnls iroriginal provenant du tombeau des martyrs Néréc et AcliiUce au cimetière de Domilille, sur la voie Ardéatine, découverts en 1873. Le reste de l'inscription était conservé dans les ms. d'Einsiedeln, de Tours, de Lorsch.
ÉDiT. : Gruter, p. 117t, n. 0 (inde Baronius, ad ann. 367; Sarazani, n. 23; Rivinus, n. 2G; Merenda, n. 25) d'après le ms. de Lorscli. Mai, Seript. vei., t. V, p. 394, n. 3; — les fragments philocaliens dans De Rossi, Bull, di areh. erisl., 1S71, p. 19 sq., pi. i. n. 2 (indc Kraus, Die rôm. KataUomben, 1879, p. 84; Bail, di areh. crisl., 1875, p. 5 sq.); Armellini, Le chiese di Roma, 1887, p. 374 ; H. AcheUs, Acta SS. Nerei et Acbillei, dans Texte und Untcrsuehiingen, 1893, t. XI, p. 43 sq. ; Biicheler, Anihol. epigr., n. 304; Ihm, op. cit., p. 12, n. 8; P. Allard. Histoire des persécutions, t. I, p. 17G sq.
Trad. : Inscrits sur le malricule de l'armée ils remplissaient leur devoir inliumain, également attentifs aux ordres du tyran et disposés, sous l'impulsion de la crainte, à obéir à ses commandements. Merveille 1 Ils renoncent soudain à leur fureur, ils fuient et délaissent, convertis, les camps impies de leur maître; ils jettent boucliers, plialères et flèches cruelles et se réjouissent de proclamer les triomphes du Christ. Croyez-en Damase de ce que peut la gloire du Christ.
CoMM. : ligne 1 : bien que leurs actes les donnent pour cubiculaires de Flavia Domitilla, il semble que Damase désigne des prétoriens (la ligne 5 parle de castra, c'est-;'i-tlire castra prœtoria); — ligne 4 : mira fides rerum, reparaît dans 2, 11 et 46; il est possible que la lettre E de jarore fût surmontée du signe d'abréviation pour l'm; l'état du marbre ne permet pas d'en décider; — ligne 8 : le mot Christi est en entier.
9. Qui gradiens pclagi fluclus compressa amaros, Vivere qui priestat morienlia semina tcrrœ, Solucre qui potuit letalia vincula mortis,
Post lencbras jratrem, post lertia lumina solis 5 Ad superos ilcrum Marlhœ donare sorori,
Post cineres Damasum Jaciet quia surgerc credo.
Épitaphe du pape Damase. Le Liber pontificalis (abrégé Cononien) nous apprend ilc lui : sepultus est via Ardialti]na in basilica quam ii>se fccit (édit. Duchesne, t. i, p. 85); (abrégé Félicien) : sepultus est in basilica sua m id. decemb. cum matrc sua et germanu (p. 84), et les ms. des sylloges donnent en grand nombre : epitaphium papœ Damasi quod sibi cdidit ipse.
Édit. : De Rossi, Inscr. christ., t. ii, p. 250, 252, n. 1 (syll. Isidoricnne), p. 271, 275, n. 10 (ms. de Leyde, Voss. Q 69, du ix" siècle), p. 282 (ins. Vatlc. Regin.iîrs',
xi= siècle, fol. 26; Munich 18.37à, du ix'î sièc'ie, p. 140); il faut ajouter un manuscrit de l'église Saint-Pierre de Trêves dont Chr. Brouwer donna communication à Baronius, ad ann. 384 (inde Wilpert, Ein Cyclus, p. 18); Munich 22227 du xii= siècle (p. 207), d'autres encore. — Ihm, op. cit., p. 13, n. 9.
CoMM. : Cette pièce se retrouve parmi les poésies de Théodulfe d'Orléans, sous ce titre : in obitu Damasi, dans Poetœ latini ievi Carolini, édit. E. DUmmler, t. i, p. 557, n. 60; cf. De Rossi, Inscr. clirist., t. ii, p. 252, 287; Bull, di areh. crist., 1884-1885, p. 11. On la retrouve aussi sur une épitaphe d'un nommé Éric, :'i Trêves, au viii« siècle, agrémentée d'un supplément de lieux vers. Cf. F.-X. Kraus, Inschr. christ, d. Rhcinl.,