DAGOBERT
(13) :r; BuTgondojaro oplolil, Dagoberclhiis rcx suiseripsi '.
N» 3. Archives nationales, K 1, n. 10, PapjTus rogné sur les côtés. Dimensions : 0"'32 x 0"'28. Porte de^ traces d'écriture imprimées en travers des lignes du diplôme. En bas et à droite, plaque noircie (trace du sceau ?) cl vestiges d'écriture.
Fac-similés : Lctronne, série I, pi. xx bis; Lauer et Samaran, pi. v.
Éditions : Teulet, p. 33, n. 20 bis; Tardif, p. 22, n. 27; Pertz, t. i, p. 18, n. 17 (ann. G27-638); Lauer et Samaran, p. 6, pi. v. Levillain, dans Biblioth. de f École des chartes, t. Lxxii, 1911, p. 233-244.
Argum. : Diplôme sans date et fragmentaire de Dagobert I^"^ restituant divers biens à l'abbaye de Saint- Denis; prend place entre 629 et le 19 janvier 639.
Texte :
(1) ... pecaliaris patroni nostri clemenciœ rigni nostri ostend...t eo quod venerabelis noster...
(2) ... se ma ... etum ad ipsa sancta baseleca delega.... ni... ui ... n epislola...
(3) ... ad nostros ... lerencia domni Dianinse vel pelicione ipsias d ... ddo ... sua devoeione...
(4) ... ep ... ejiis in nostro sermone eiim recipcmus prccipientis quou ... vel memmoratas...
(.5) ... ri ... sta quod ejus epistola ... ios ... un ... md ... m vel ista per hanc autoretatem...
(6) ... do ... u edixsemus rem suam ... r ... baseleca sostullisse ro ... t ... s ... o ... nullas...
(7) ... signaculo subter decrivemus roborarc. Dag
(8) ... Dado '-.
III. — Sceaux. — 1° Un anneau d'or, ayant perdu une partie notable des ornements (jui accompagnaient son chaton, a été trouvé à Laon et ollrc la légende + BERTILDIS, autour d'un monogramme (fig. 3502). Or, cette légende circulaire consistant en un nom propre, le monogramme doit représenter, non plus un
3502. — .anneau de Bertiidis.
H'apiés les Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions,
nom, mais un titre comme sur diverses monnaies sur lesquelles les litres rcx, dux, marchio, cornes, eps., en toutes lettres ou en monogrammes, occupent la place centrale et sont entourés par des caractères disposés en cercle et formant les noms des pcrsonnaf;cs qui portaient ces titres : le monogramme gravé sur la bague de liertildis se lit facilement REGINA et le sceau a dû appartenir à Berlilde, une des femmes de Dagoberl 1" (628-638).
Le nom de Bertildis apparaît dans un passage de la Chronique dite de Frédégaire (§ Lx) où, en parlant de Dagoberl, l'écrivain dit : Luxuriœ supra modum deditus 1res bubebat, ad instar Salomonis, reginus, maxime et plurimas concubinas. Reginœ vcro hœ crant Nantechildis, Vulfegundis et Berehildis ■'.
Berchildis, selon .\. de I.ongpérier, peut être un état
' En bas, à droilc, une déchirure arrondie aux bords noirci» pourrail f-lro la trace d'un sceau plaqué. — • C'est le nom d'im des notaires de Dagoberl. — ' Uouquct, Rec. des lilsl. des Gantes, t. il, p. 437. — ' A. de Lonupéricr, Sole .sur lin anneau d'nr de ta cotleclion CliarucI, dons Comptes rendus de VAcad, des in.script., 1870, p. 31ti. — ' A. de Bar-
de BcrtcchiUlis, connu de l'un des copistes: cette forme peut aussi provenir de la ressemblance giaphique du C et du T dans la minuscule. Le Polyptyque d' Irminon nous montre tantôt Berthildis et tantôt Bertildis. Mais la bague, que son style et que sa forme ne permettent pas <le faire descendre au delà du vir siècle, prouve qu'au temps mèiue des Mérovingiens le caractère H pouvait être omis. L'iiTégularité orthographique était alors extrême: c'est ainsi, pour n'en citer qu'un exemple, que les monnaies d'or de Clotaire II (584-628) portent tantôt Chlotarius, et tantôt Clotarius, et qu'un tiers de sou du même prince, frappé à Embrun, présente Chlothacharius rix.
Il y a quelque parti à tirer du sceau retrouvé, d'abord en ce qu'il nous donne l'orthographe adoptée par la reine, ensuite parce qu'elle a bien droit à ce titre que lui donne le chroniqueur, elle était épouse légitimée, si on peut s'exprimer ainsi, et reconnue comme telle par les grands et même par les gens d'Église, comme le donne à penser l'incise ad instar Salomonis, destinée à servir d'excuse biblique, ou tout au moins d'atténuation, à la polygamie royale '.
2» On conserve aux Archives nationales un moulage exécuté sur une matrice en bronze retrouvée, dit-on, vers 1840, au cours de travaux de dragage exécutés dans le lit du Doubs. Bien qu'il n'existât plus au revers de la matrice aucun vestige d'anneau, A. de Barthélémy n'hésita pas à y reconnaître un sceau, et la distingua nettement des monnaies mérovingiennes avec lesquelles elle fut découverte ^. On y voit représentée une tête barbare de face, avec de longs cheveux séparés au sommet de la têlc et retombant sur les oreilles. De chaque côté on voit une croisctlc, et en exergue, la légende (fig. 3503) :
AaGOBERTVS • REX • FHANCORVM
3503. — • Moulage d'une matrice trouvée dans le Doubs.
D'après P. Lauer et Ch. Samaran, Les diplômes originaux
des Mérovingiens, Paris, 1908, pi. xliii, n. 2.
En 1860, Boularic émit des doutes sur son authenticité, mais M. A. de Barthélémy la soutint énergiquement dans llmportanle déclaration que voici : « La matrice en question fut véritablement trouvée dans le Doubs, à IJesançon, par suite des travaux de dragage; elle me fut remise avec quel(|ues tiers de sols mérovingiens parfaitement auUientiques... [Ccltel matrice, qui a été malheureusement égarée depuis, mais dont quchpies empreintes existent encore, a été vue et étudiée par MM. Lcnormant, Dépaulis, Duchalais, de Longpéricr et Bordier, et tous se sont accordés à reconnaître son authenticité. En présentant celte observation, j'ai voulu simplement essayer de dissiper les soupçons que M. Boularic avait conçus, et <pic je trouve parfaitement naturels en ))résencc d'un monument aussi rare, et dont la perte esl si regrettable '. •
thélemy. Notice sur un sceau mérovingien, dans Jteuue numismatique, 1841, t. VI, p. 177-180 cl pi. — • A. de Barthélémy, A'o/c sur l'uullienticilé du sceau en brome du roi Dagoberl, ilnns Bidtrtin de la .Société nationale des (inlff/imirci </i' l-rancc. l.Si',1. p. 10(1-118. séance du 14 noûl.
DACOlîKl! I
Ui
r.'ann(''e pr^'T.i-dcnte, l'ablir r^ochot l'avail piil)ltf comme aiillicntiqiic, en l'allril)iiaiil à Datîohert II '. I)oui-l (rArc(| l'a ensuite déerit en IHO.'J, en donnant ses dimensions : Sceau rond de 21 miliimélres. -. Il l'inilique coninie lui ayani i-U- rommunifiué par M. (Cartier ^ ICnfIn \V. de Gray-BIrch le dériare faux sans donner ses raisons, en même U'nii)s (pi'un autre prétendu sceau de IJagobcrt, lequel est, en cfTet, un faux grossier '. Kn 190S, le moulage des Archives nationales a été reproduit avec la notice qui précède par Lauer et Samaran, ii la lin de leur travail sur les diplômes mérovint;iens *.
IV. NuMisMATiQur:. — Vn sou d'or, bien conservé, trouvé vers 1858, dans le sol de l'ancienne abbaye de Merton, près Winibledon (Surrcy). Au droit, la pièce présente une tète casquée et un buste orné de perles; devant la face, on remarque un sceptre tenu par la main Rauche, et dont la partie supérieure, recourbée, se rapprocherait de la forme d'une crosse. ICn légende circulaire :
+ LEMMOVIX AGVSTDREDO ANSOINDO MO
I.a légende est entourée d'un triple grènelis, dont une partie seulement subsiste, parce que, d'après la déclaration du propriétaire vendeur, la bordure avait été, lors de la trouvaille, brisée sur presque toute la circonférence par la pioche de l'ouvrier.
Au revers, on voit une croix au centre, posée sur une large base doublée d'une rangée de perles; la hastc pénètre par sa partie supérieure dans une couronne, et la croix est cantonnée des quatre syllabes suivantes :