IV. - S
DANIEL
arcosolium des mages. Deuxième moitié du iv« siècle. Wilpert, Le piltiire, p. 314, n. 30.
31. Hypogée de Thècle, à gauclie de la voûte d'un arcosolium. Deuxième moitié du iv» siècle. Wilpert, Le pillare, pi. ccxxxiv, n. 2, p. 314, n. 31.
32. Hypogée de Thècle, paroi de l'entrée du cubicule double. Deuxième moitié du iv siècle. Wilpert, Le pillare, pi. ccxxxiv, n. 3, p. 31ô. n. 32.
33. Cim. de Saint-Hermès, à gauche de la voûte de V oTcosoliam du jugement. Deuxième moitié du iv siècle. Bosio, Homa sollerr., p. 565 ; Aringhi, Roma sublen., t. II. p. 329; Bottari, Pillare e seuil., t. m, pi. clxxxvi; Garrucci, Sloria, t. ii, pi. Lxxxii, 2; Wilpert, Le pillare, pi. ccxl, n. 2, p. 315, n. 33.
34. Cim. de Saint-Hermès, lunette d' arcosolium. Deuxième moitié du iv^ siècle. Bosio, Roma sollerr., p. 567; Aringhi, Roma sublerr., t. ii, p. 331; Bottari, Pili. e seuil., t. III, pi. cLXXXvii; Garrucci, Sloria, t. II, pi. Lxxxiii, n. 2; Wilpert, Le pillure, pi. ccxlvi, p. 315, n. 34.
35. Cim. de Pierre et Marcellin. Lucernaire du cubicule XIII. Deuxième moitié du iv« siècle. Bosio, Roma sollerr., p. 383; Aringhi, Roma sublerr., t. n, p. 109; Bottari, Pitl. e seuil., t. ii, pi. cxxii; Garrucci, Sloria, t. II, pi. LUI, 1 ; Wilpert, Le pillure, pi. ccxxxii, 1, p. 315, n. 35.
36. Lunette d'arcosoliam de l'hi^jogée voisin du tombeau des Scipions. Disparue, iw siècle. De Rossi, Bull, di arch. crisl., 1886, pi. m, n. 2; Wilpert, Le pillure, p. 315, n. 36.
37-39. Cim. des Jordani, trois Iresques détruites. Bosio, Roma sollerr., p. 515, 527; Aringhi, Roma sublerr., t. n, p. 271, 281; Bottari, Pill. e seuil., t. m. pi. CLxv, cLxx; Garrucci, Sloria, t. ii, pi. lxx, 1; Lxxii, 1; Wilpert, Aile Kopien, pi. ii, n. 1, 2; t. m, n. 2. — Bosio, Roma sollerr., p. 521; Aringhi, Roma sublerr., t. ii, p. 275; Bottari, Pill. e seuil., t. m, pi. CLXvii; Garrucci, Sloria, t. ii, pi. i,xxi, 1 ; Wilpert, Le pillure, p. 315, n. 37-39.
40. Hypogée de la Voie Latine, dans Bull, di cwcheol. crisl , 1903, pi. vi.
Bagaouat (voir Diclionn., t. ii, col. 48, flg. 1187).
Catacombe Wescher à Alexandrie d'ÉgjTJte. Deux personnes, l'une debout, l'autre couchée, à côté la légende: AANIHA: cf. De Rossi, Bu//, di archeol. crisl., 1865, t. m, p. 60. (Voir Diclionn., t. i, col. 1135.)
III. Statues. — Eusèbe de Césarée, dans la Vila Conslanlini, 1. III, c. xlix, nous donne le détail suivant : Vidisses igilur (à Constantinople) in jonlibus qui sant in medio foro, boni pasloris imagines, divinorum oraculorum perilis nolissimas ; Danielis item effigiem una cum leonibus œre expressam, cl auri bracteis refuUjenlem '.
IV. Haut-relief. — Console sculptée; sous une arcade très ou%Tagée, Daniel vêtu du costume persan, debout, en prières, entre deux lions. Vient de Baouit, conservée au musée de Berlin, v«-vi» siècle : 0. Wulfl, Allchrislliche und M iltelallerliche byzantinische and ilalicnische Bildwerke, t. i. Allchrislliche Bildwerkc, 1909, p. 79, n. 242.
V. Bas-belief. — A. de Roumcjoux, Daniel dans la /osse aux lions à propos d'une sculplure de Charlieu, dans Congrès archéologique de France, 1885, t. lu, p. 420-424. (Il s'agit sans doute d'un bas-relief; je n'ai pu me procurer l'ouvrage en question.)
Daniel entre les bons sur un dosseret à Tigzirt, cf. Diclionn., t. i, fig. 130.
Deux chapiteaux à Tschardagh Kjoi, Asie-Mineure. Les indications données sur cette église par Smirnov et par Slrzygowski sont un peu sommaires et ne permettent pas de fixer la date de ces deux chapiteaux
'i'. C, t. XX, toi. 1110.
qui comptent parmi les plus originaux de la série que nous étudions. Sur l'un Daniel nu, priant, entre deux lions qui l'assaillent. L'ange paraît tenant Habacuc par les cheveux, deux palmiers. Un des lions (ne serait-ce pas un taureau) a une croix sur la léle. Le deuxième chapiteau représente probablement encore Daniel entre deux Uons, trois tigres ou léopards et un sanglier (fig. 3577). J. Strzygowski. Klein Asicn. Ein
;^577. — Daniel figuré sur deux chapiteaux de Tschardagh Kjoî. D'après Strzygowski, Klein Asien, 1903, fig. 59-60.
Neuland der Kunslgeschichle, in-8"', Leipzig, 1903, p. 68, fig. 59-60.
Cuvette à ablutions provenant de Djemila (Cuicul), .\lgérie. Delamare, Exploralion scienlifiquc de l'Algérie, pi. cv, fig. 12. Voir Diclionn., t. ii, col. 760, lig. 1495. Sur cet objet voir Dictionnaire, t. m, au mot Cuvette, t. in, col. 3208.
Dosserets de la basiUque de Tigzirt {Rusuccuru), .\lgérie. Gavault, Élude sur les ruines romaines de Tigzirt, in-8°, Paris, 1897, p. 31, fig. 7, n" 8 (nu entre deux lions), voir Dictionnaire, t. i, col. 682, fig. 130; dans la même basilique, sur un autre dosseret, Daniel entre les lions, mais, cette fois, habillé d'une tunique talaire. Gavault. op. cit., p. 31, fig. 7, n. 5.
Cuvette à al)lutions. Musée du Lou\Te, collection Parent, origine orientale. E. Michon, dans Bulletin de la Société nationale des anliq. de France, 1908, p. 278-279, voir Diclionn., au mot Cuvette, t. m, col. 3211, fig. 3470 d.
Dalle sculptée, J. Romilly Allen, Earlg monuments ul Seolland, part. III, p. 297.
VI. Sarcophages.- — Surunetombe trouvée à Brescia nous voyons Habacuc offrant à Daniel un pain et un poisson dans une corbeille. Le choix de ces mets n'est pas indifférent puisqu'ils servent à évoquer le repas miraculcu.x de la foule nourrie par Jésus et, par concomitance, le repas mystérieux de l'eucliaristie où le fidèle en mangeant le pain se nourrissait du ])oisson divin. Pain et poisson reparaissent de même sur plusieurs monuments, tels : un sarcophage d'Arles où l'ange offre le p;iin et Habacuc le poisson; la seille de cuivre de Miannay sur laquelle il tient un panier à provisions et un objet qui paraît être un poisson.
F. Odorici, Le anlichità cristiane di Rrescia, in-ful., Milano, 1845, pi. xii, n. 4; R. Garrucci, Sloria dclV arle cristiana, t. v, pi. cccxxiii, n. 2; M. Le Blant. dans les Mém. de la Soc. des anliq., 1874, t. xxxv, 77; Élude sur les sarcophages chrétiens do la ville d'Arles, 1878, p. 12. 27, n. 4; Diclionn., t. i, col. .3012, fig. 1042.
A Soissons, un conservait autrefois dans l'église
DANIEL
Notre-Dame un sarcophage aujourd'hui disparu, dont une des faces latérales probablement engagée dans la muraille n'a pu être reproduite qu'en partie. C'est Daniel entre les lions; mais le dessinateur s'est écarté du type commun. Le prophète est tourné à droite, il marche et paraît lever le bras en s'adressant, selon toute apparence, au roi venu le visiter. Nous retrouverons ce geste dans le sarcophage de Lucq-de-Béarn. — K. Le Blant, Les sarcophages chréliens de la Gaule, l,S8t5. p. 15, n. 15-10 (fig. 3578).
3578. — Daniel dans la lossc aux lions. D'après Le Blant, Sarcophages rhréi. de la Gaule, 1880, p. 1 j
A Lucq-de-Béaru, beau sarcophage (voir Dictionn.. t. II, col. 653, flg. 1470) dont la petite face latérale de droite, très mutilée, nous donne la scène de Daniel regardant à droite et levant la main vers un personnage qui s'avance tenant un long bâton; derrière Daniel, un homme fait le geste de l'affliction, portant la main au visage. 11 ne peut s'agir ici de l'ange et d'Habacuc, mais plutôt Darius le Mède ou Cyrus accouru prendre connaissance du sort du prophète derrière lequel serait figuré un de ses accusateurs condamné aux lions. Cénac-Moncaut, Histoire des peuples pyrénéens, 2" édit., t. v, p. 351, 352; Voyage archéologique et historique dans l'ancienne vicomte de Réarn, p. 13-19, pi. n; Le Cœur, Le Béarn, p. 238-241, pi. XLiv; E. Le Blant, Sarcoph. d'Arles, p. 20; Sarcoph. de la Gaule, p. 103, pi. xxvu, n. 3 (fig. 3579).
Au Mas d'Aire, sarcophage (voir Dictionn., t. ii, fig. 1292) sur lequel Daniel est représenté vêtu d'une ample dalmatique; à ses pieds deux fions dont on ne voit que les mufles. — Pedegert, Bull, du comité d'hist. et d'archéol. de la prov. ecclés. d'Auch, t. ii, p. 62, pi. I ; Cénac-Moncaut, Histoire des peuples pyrénéens, 2' édit., t. v, p. 353; Voyage, p. 19; Marquessac, Les Hospitaliers de Saint-Jean de .Jérusalem en Guyenne. p. 145, pi. xxvii; E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule. p. 99, n. 120, pi. XXVI, n. 1.
Narbonne, sarcophage représentant sept personnages séparés par des arbres; sur le couvercle, l'histoire de Suzanne, Daniel tenant le volumen à la main et tendant l'autre main vers elle; plus loin, toujours nanti du volumen, il donne le gâteau au dragon des Babyloniens. — Taylor et Nodier, Voyages pittoresques dans
l'ancienne France. Languedoc, t. ii, 1" part., pi. cxxxvi fris; Tournai, Catalogue du musée de Narbonne, 1864, p. 100; Garrucci, Storia, t. v, p. 36, pi. cccxviii, n. 5; E. Le Blant, Sarcophages de la Gaule, p. 132, n. 175, pi. XLIV, fig. 1.
Balazuc, sarcophage en assez mauvais état. Sous la deuxième arcade, Daniel empoisonnant le serpent. — Conarmond, Description du musée lapidaire de la ville de Lyon, p. 413, pi. xix, n. 764; Martigny, Explication d'un sarcophage chrétien au musée lapidaire de Lyon, Màcon, 1864; Garrucci, Storia, t. v, p. 37, pi. cccxix; E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule, p. 25, n. 35, pi. VIT, flg. 1
ÔT'J. - Daniel dans la tu^se iivix lions. Surcophage de Lucq-de-Béarn. D'après Le Blant, Sarcophages chréliens de la Gaule, pi. xxvii, n. 3.
Charenton-du-Cher, sarcophage de marbre blanc entré au musée de la Société des antiq. du Centre. Sur la face principale Daniel debout, en prières, entre deux lions qui s'incUnent devant lui. Ce n'est pas du basreUef, mais du dessin gravé, fort étrange de type et de technique et correspondant au vii« siècle. Ce n'est pas des sarcophages gallo-romains avec leur prophète nu et ses lions rigides que procède le dessin du sarcophage de Charenton, mais plutôt des plaques barbares avec un Daniel vêtu et des lions s'humiUant à ses pieds. Nous sommes ici, selon toute apparence, en présence de l'œuvre d'un graveur barbare. Bull, du Comité des trav. historiques, 1882, p. 291 ; Clément, Revue du Centre, 1882, p. 397; Buhot de Kersers, Histoire et statistique monumentale du département du Cher, canton de Charenton, p. 76 ; E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule, p. 55, n. 73, pi. XV, fig. 1 (fig. 3580).
Ravenne, basiUque Saint- Vital, tombe de l'exarque Isaac VIII. Sur la face latérale droite, Daniel vêtu à la persane, tunique, ceinture, saraballe, chlamyde, la tête coiffée du bonnet phrygien, les deux lions accroupis de chaque côté. Ciampini, Vêlera Monumenta, t. ii pi. ni, g, h. ; C. Spreti, Desidcrii Spreti historici ravenn de cunplitud. et eoers. urbis Ravenne, 1793, t. i, pi. viii; Garrucci, Storia, t. v, p. 23, pi. cccxi, n. 4 et pi. cccxxxii, 3; Cattaneo, L'architettura in Italia, p. 23; A Venturi, Storia dclV arte italiana, t. i, p. '207, fig. 194 et C. Diehl, Ravenne, 1903, p. 38 donnent le Daniel presque identique du sarcophage du Musée National. Voir Dictionn., t. m, flg. "2810.
Mantoue, cathédrale. Sur la tranche du couvercle deux scènes en réplique, le chien de Simon (voir
DANIEL
Dictionn., t. i, au mot Apocrvphes et t. m, au mot Chien) et Daniel donnant un gâteau au dragon babylonien. F. Odorici, Di un anlico sarcofago crisliano délia citlà di Mantova, dans Giornalc di Manlova, Lucciola, 25 juin 1855; Donismondi, Dell' isl. eccles. di Mantova, Mantova, 1812, t. i, p. 286; Garrucci, Sloria. t. v, p. 39, pi. cccxx, n. 2.
Dellys, en Numidie, aujourd'hui au nmsée d'Alger (\oiv Diclionn., t. ii, col. 2463, fig. 2182). Daniel et le dragon. Garrucci, Sloria delV arle crist., t. v, p. 40, pi. cccxxi, n. 3.
Rome, crj-pte vaticane, sarcophage de Junius Bassus (voir Dictionn., t. n, col. 608 sq., fig. 1460-1461). Rome (voir Dictionn., t. i, col. 1625, fig. 393 et t. ii, col. 750, fig. 1487).
Une série importante de sarcophages romains ofïre Daniel entre les lions, toujours nu, parfois flanqué d'Habacuc seul, ou bien d'Habacuc et de l'ange, auxquels on adjoint encore un troisième personnage également barbu. Voici les références à Garrucci, Storia,
Une, 1856-1857. p. 182, pi. x; Gsell, dans Bull, archéol. du Comité, 1899, p. clxxxi; François, dans Rec. de la Soc. archéol. de Constantine, 1908, t. xlii, p. 26.
Hamman-Lif, près Tunis. Toit de sarcophage. Daniel court vêtu entre deux lions, cf. Mél. d'archéol. et d'hist., 1912, t. xxxii, p. 13, note 3; p. 14, fig. 2.
Ecija (AsZi(/(), sarcophage aujourd'hui conservé au musée de SéviUe, du iv'^-ve siècle (Huebner) ou bien du vii-vaiie siècle (Ficker). Sur un seul panneau et sans aucune séparation on a aligné trois épisodes : le sacrifice d'Abraham, le Bon Pasteur, Daniel parmi les lions. Chaque sujet porte une inscription en lettres grecques dans six cartouches :
ABPAA, eiCAK, nVMH N, AANI HA
J. Ficker, Mittheilungen des rômischen Instituts. 1899, p. 77 sq.; Le même. Die altchristliclie Bildwerkc
3580. — Daniel dans la losse aux lions. Sarcophage de Cliarenton-sui-Chi D'après E. Le Elant, Sarcophages de la Ganlc, pi. xv, n. 1.
t. V, pi. cccxLvin, n. 1; ccclviii, n. 1, n. 3; cccux, n. 2; cccLx, 1 (dragon); ccci-xiv, n. 2, n. 3; ccclxv, n. 2 (Habacuc ^imberbe et enfant); ccclxvi, n. 2, n. 3; cccLxvii,n. 1, 2, 3;,cccLxviii,'n. 2; ccclxx, n. 1 (dragon); on trouvera des reproductions photographiques incomparablement meilleures dans 0. Marucclii, / monumenti del museo cristiano l'io^Lateranense, in-fol., Rome,*1911; pi. vi, n. 4; pi. x'iv, n. 3 (Habacuc et ange); pl.^xix, n. 1 (Habacuc offre des pains crucifères, ange); pi. xx, n. 4 (Habacuc, ange); pi. XX, n. 8 (Habacuc seul); pi. xxi, n. 2; pi. xxii, n. 2 (Habacuc, ange et troisième personnage); pi. xxvi, n. 2 (Habacuc); pi. xxx, n. 1 (Habacuc, ange); pi. xxx, n. 4 (Habacuc, ange, troisième persoiniage); pi. xxxiii, n. 4; pi. xxxiv, n. 1 (Habacuc, ange); pL xxxiv, n. 2 (Habacuc, ange).
Velletri, sarcophage, Daniel nu, priant debout entre les lions. Garrucci, Storia, t. v, p. 110, pi. ccclxxiv, p. 4; Kuovo bull. di archéol. crist., 1901, pi. x; H. Leclercq. Manuel d'arcbéol. chrét., t. ii, p. 296, fig. 239.
Arles, sarcophages à arcades. Sous les deux arcades extrêmes, Abraham et Daniel acclamant le Christ en levant la main droite ouverte; aux pieds de Daniel un cippe et le dragon des Babyloniens étendu sans mouvement. E. I.e Blant. Sarcoph. d'Arles, p. 20-21, pi. x; même sujet, p. 11, n. 8, pi. vi; p. 13, n. 9, pi. vu; p. 21, n. 12, pi. x; p. 42. n. 32, pi. xxv.
Arles, sarcophage, Daniel nu entre les Uons, Habacuc et l'ange qui ])rtsenlenl le poisson et le pain, Sarcoph. d'Arles, p. 1 1, pi. vi. Également Daniel, lions, Habacuc. ange : pi. viii, p. li;, n. 10; pi. xx, n. 2, p. 35, n. 27.
Arles (voir Dictionn., t. i, col. 1215 fig. 29C).
Collo, sarcophage, cf. Ann. de ta Soc. de Conslan-
im Muséum des Laterans, in-8°, Leipzig, 1890, p. 148; Sales y Ferrer dans Revista de Espaiia, 1886, p. 436; F. Fita y Colonie, dans Bolctin de la Academia de la historia, 1887, t. x, p. 267, cf. t. viii, p. 425; E. Huebner, Inscrip. Hispan. christ. Supplem., 1900, n» 370; De Rossi, Bull, di arch. cris'., 1889, p. 88.
VH. Ivoires. — Sur la cassette de Brescia, Daniel entre les lions (voir Dictionn., t. n, col. 1148 fig. 1625). ' Pyxide de Nocera Umbra, conservée au musée des Thermes de Dioclétien à Rome. J. Strzvgowski, Orient oder Rom, 1901, p. 94, fig. 40; L'artc, 1901. ("; Pyxide égyptienne au Musée britannique. Daniel, adolescent, vêtu à la mode orientale, sous un petit ciborium. A droite, un garde manifestant la surprise; à gauche, un ange tenant Habacuc par la chevelure, Habacuc tient une corbeille de provisions; à ses pieds une corbeille du type des cistes (voir ce mol). Sur l'autre face, un bélier, un palmier, un ange, une femme, la serrure sous laquelle une croix entre deux cygnes. C'est un ouvrage du \i'^ ou vu» siècle. Stuhlfaulh, Fllenbcinplustilc, p. 189; Slrzygowski, Orient oder liom, 1901, p. 93 (Habacuc et ange); Liibke-Semrau, Crundriss der Kunsigeschiclitc, t. ii, p. 55, lig. 50 (d'après Graeven); Graeven, El/cnbciniverke, série I, 11. 18-21; Bijzantinische Zcitschri/t, t. viii, p. 681; O. Dalton, Catalogue of carlij cliristian Antiquities, p. 55, n. -298; pi. x (fig. 3581).
Plaque d'ivoire. Deux registres; en haut : Daniel vêtu à la persane, debout, en prières, entre deux lions; en bas, un lion passant. Délai trc, Un pHrrinage aux ruines de Curihage, in-8°, Lyon, 1906, p. 13.
Tablette d'ivoire trouvée à Maxula-Radès représentant Daniel. Delatlrc, Le musée Saint-Louis de
DANIEi;
Carthage, t. m, p. 35, n 7 (sans autre description).
Frapment d'une tablette qui devait représenter Daniel oitre les lions; on n'aperçoit plus qu'un mufle et la croupe d'un lion, art copte, v-vi^ siècle; O. Wulff, Altchrisllirhc Bildwcrke, 1909, p. 120, n. 429, pi. xx.
Peigne trouvé à Bône, conservé dans le cabinet de M"= Dufour. Brisé vers le milieu, on voit Daniel dclioul , nu, avec le subtigaculum, un lion ii ses pieds, Habacuc dans les airs avec un panier de provisions. .1. Slrzy-
A Bord-el-Youdi, Tunisie, Daniel entre les lions. Bull, archéol. du comité des travaux historiques, 1898, p. 335.
A Pome, dans la catacombe de Saint-Hermès, quelques fragments de mosaïque trouvés en 1845 dans la crypte des saints Prote et Hyacinthe provenant d'un anosolium entièrement revêtu d'incrustations. Les morceaux les mieux conservés sont : un Daniel dans la fosse aux lions, debout, nu, les bras éleiidus ; au-dessus
3581. — Daniel et les lions. Pyxide du Brit. Muséum. D'après O. Dalton, Catalogue o/ earlij rMrisUan antiqiiities, pi. x,
gowskl, Der algerische Danielkamm, dans Oriens christianus, 1911, nouv. série, t. i, p. 83-87, pL i, fig. 1. (fig. 3582).
VHl. Mosaïques. — A Henchir-el-lVIsâ' âdin, ruines situées sur l'emplacement de Turni, en Tunisie,
35S2. — Peigne d'ivoire trouvé à Bône.
D'après Oncns christianus, 1911, p. 81, pi. i, n. 1.
(fig. 3583), Daniel debout, nu, en prières, entre quatre lions. Au-dessous l'Inscription funéraire de Blossus. Autour de la mosaïque, huit tombes dont sept avaient été violées. Héron de Villefosse, dans Bull, de lu Soc. nat. antiq. de France, 1898, t, lix, p. 207.
une Résurrection de Lazare. Seconde moitié du iv siècle (fig. 3584). Marchi, Monumcnli délie arti cristiar.e primitive, in-i", Roma, 1844 sq., t. i, pi. xLvii, p. 237; L. Perret, Les catacombes de Rome, t. m, pi. xxxvi; Garrucci, Storia delV arte cristiana, 1873, t. m, pi. cciv; E. Miintz, La mosaïque chrétienne pendant les premiers siècles, 1893, p. 78-80; De Rossi, / musnici
35S3. — Daniel au milieu des lions Mosaïque d'IIenchir el Msa'adin. D'après Bull, de la Société nal. des antiquaires, 189S, t. lix, p. 207.
crisliani, pi. non numéroté : Alusaicl varli e loro frammenti, fragm. 4.
IX. Plaques barbares. — Ce qu'on est convenu de désigner sous le nom de bijoux barbares, c'est-:\-dire un ;'roupo considérable d'i\grafcs, broches, libules.
DANIEL
bagues, bracelets, colliers, poignées d'armes, menus objets de toilette, n'offre qu'exceptionnellement les représentations symboliques si fréquentes, au contraire, sur les bijoux chrétiens. Parfois des symboles païens voisinent sur un même objet avec des symboles chrétiens dans la même décoration, sans qu'il soit aisé de dire si l'artiste a fait la distinction ou bien si tout cela n'était autre chose pour lui que fantaisie. Mais les emblèmes chrétiens envalnssent peu à peu et ne tardent pas à se substituer entièrement aux anciens signes cabalistiques du paganisme. La croix qui paraît de plus en plus fréquente a, dès lors, sa signification chrétienne bien déterminée '. Si grossier et rudimentaire qu'en soit le dessin, deux traits inégaux, à peine rectilignes, elle témoigne même dans ce cas en faveur de l'intention symbolique d'un artiste chrétien.
33S4. — Daniel au milieu des lions.
D'après Marchi, Monumenli délie arlc crislianr pri.-ni'/ic
t. I, pi. XLVII.
Le signe le plus en faveur, après la croix, et spécialement chez les Wisigoths, fut le poisson mystique; on s'essaya même à la représentation humaine, bien qu'ici la difficulté fût grande pour l'inexpérience des artisans, ils s'y prenaient de deux manières : d'abord au trait, sur les plaques de bronze; ensuite, ciselée sur les boutons ou bossettes hémisphériques clés agrafes. La plus importante série parmi les plaques de bronze rectangulaires soit ajourées, soit gravées au trait, est celle qui représente Daniel entre les lions.
n est remarquable que ce symbole ne se rencontre ni en Angleterre, ni en Danemark, ni en Norvège, il est exclusif à la Bourgogne et, hors de là, ne se retrouve que dans trois localités excentriques : Gaillac (Tarn), Pregnan (Gers) et Bouvignes (Belgique). Rien ne s'oppose à ce qu'on croie que les plaques qui y furent
' E. Barrièrc-FIavy, Les aris imliixtriels en Gaule du i ' au VllI' siècle, in-4«, Paris. 1901, l. i, p. :in ; cf. Ri(?ollot, Recherches historiques sur les peuples de race leutonique qui envahirent la Gaule au i ' siècle, 1850; .1. Younge Ackcrinann, dans Archœologia, t. xxx. — '•' Barriérc-Flavy, Of). ti(., t. I, p. 318 : plaques de Daillcns, Scvcry, Lavigny, .Montgify, pi. XXXVIII, n. 2, 3, 6; de Botivigncs, t. i, p. 320. Ilg. 103; voir Dictinnn., t. i, flg. 52. — ' Op. cit., t. i, p. 319,
rencontrées avaient été apportées par des Bourguignons, ou par des Wisigoths. Les plaques ainsi décorées se rencontrent donc dans les cimetières wisigoths et dans les cimetières burgondes à partir de la fin du ve siècle et pendant le siècle suivant. Il serait dillicile de porter plus loin la maladresse et l'horreur que dans ces spécimens d'un art très répandu parce qu'il était i)robablement très goûté. Si on compare entre elles toutes les plaques actuellement publiées, on peut constater une rapide dégénérescence du type qui, aisément identifiable dans les exemplaires les plus anciens, devient finalement informe et méconnaissable. Le sujet présente différents aspects. Tantôt les lions sont représentés la croupe relevée, la tête en bas =, tantôt debout et menaçants ». Daniel, généralement, a les bras levés dans l'attitude des orants. Sur plusieurs plaques les lions se transforment en véritables tapirs *, ou perdent même jusqu'à l'apparence animale ^ Daniel est encore plus maltraité ', de simplification en simplification il aboutit à n'être plus qu'une croix grecque ', ailleurs une plante '. Et il ne laisse pas d'être piquant de voir le plus ancien symbole humain du christianisme, aboutir sous le burin des barbares A un type qui rappelle de près celui des stèles offertes ;i Baal Saturne '; enfin le prophète est complètement éliminé et laisse aux prises deux lions affrontés '". Le prophète est toujours vêtu d'une tunique ample et serrée à la taille probablement par une ceinture plutôt qu'ajustée. Daniel est toujours placé de face, les bras relevés, dans l'attitude de la prière. Dans les plaques dont le dessin est mieux soigné, on voit un effort pour indiquer la direction des regards tournés vers le ciel ; tandis que dans les catacombes Daniel est toujours imberbe, sur les plaques barbares il est toujours barbu.
Les plus rcinarqu;djles de ces plaques proviennent : deux des environs de Chalon-sur-Saône, malheureument sans indication d'origine précise " ; une troisième de La Balme (Haute-Savoie) '=.
Ces trois belles pièces sont aussi celles qui offrent l'image du prophète Ilabacuc. dont la présence complète l'épisode retracé et lui donne tout son sens. Celui-ci porte, selon les ordres de Dieu, des pains pour servir ;i l'alimentation de Daniel. Il est opportun de signaler l'emblème de la croix giimmée ou swaliska fortement burinée sur l'ardillon de la boucle. Les deux personnages ont, gravés sur la poitrine, l'une la croix dite dccussula X, l'autre le monogi-amme .■{;; les lions sont timbrés à l'épaule chacun d'une aux (/t'cus.sn/n.
Ces plaques offrent une double légende. En haut :
DANFE X PROFETA X
ABBACV PROFETA X
Les agrafes de ce type sont rares, et les plus répandues n'ont que la scène de Daniel sans Habacuc, ou plus simplement encore, Daniel sans les lions. Il est possible que l'attitude de ces derniers serve d'indice chronologique. Les plus anciennes plaques sont celles qui représentent les lions debout et menaçants, car le dessin en est extrêmement primitif, ix peine ébauché. Les autres, plus soignées, montrent les bêtes rampant pour lécher les pieds de Daniel.
plaques de Montillicr, BcI-.Vir, Ïronche-Belon, pi. xxxviii, n. 4, 5, 7. — * Op. cit., pi. xxxviii, n. 1, 4, 5; t. i, p. 318, flg. 100. — • Op. cil., pi. xxxvii. n. 0. — • Op. cit., t. i, p. 318. flg. 99, plaque de Gnillac (Tarn). — ' Op. cil., pi. xxxviii, 1. — ■ Op. cit., pi. xxxvm, n. 5. — • Op. cit.,
t. I, p. 321, flg. 103;pl. XLi, II. 2.— "Op. cit., pi. XL. n. 5
" Op. cit., pi. xxxvm. n. G; imiséc des Aiitiq. nat. de Saint- Germain. — "Au musée de Genève. — " Op. cit., t. I. p. .387.
§fe
DANIEL
Les localités où la plaque au type de Daniel a été recueillie sont, jusqu'à ce jour, les suivantes. Dans la Bourgogne cisjurane : Orgelet, Chaveria, Courlaoux, VUette-lfcs-Arbois, Blye et Saint-Maur (Jura) ' ; Vuillecin, dans le Doubs "; Renève, dans la Côte-d'Or'; La Balme (Haute-Savoie) « et une multitude d'autres dans la Saône-et- Loire, dont malheureusement la provenance n'a pas été relevée '.
La Suisse en a fourni un grand nombre, dont quelques-unes avec inscription. Elles se répartissent ainsi : dans le Valais, à Ober ^YalUs •; dans le canton de Yaud. à Allaz, à Allens, à Arnex ', à Bel-Air, à Cossonay '; sur une plaque de cette dernière localité se lisent les lettres : IOSAV...S — OVISO VIVI— , à Crissier, plaque avec une légende assez analogue que nous transcrivons OSAi/)|ASO— NMIMANFOS — à Daillens », plaque avec l'inscription plus longue, où quelques mots se détachent plus nettement: VVI DACHIHII OVO t EOHESEEOEVUS t EHGEBAHT + DAIDI.... VS t,-ce que E. Le Blant interprète de la manière suivante : -1- Daidins 4-... Daniel duo leones pedes ejui lingebant ■". A Lavigny ", plaque dont la légende très nette se lit aisément (voir Dictionnaire, t. i, co' 248, fig 52) :
NASVALDVS NANSA + VIVAT DEO VTERE FELEX
[DANINIL
C'est un présent fait à Nasuldus Nausa auquel le donateur adresse ce souhait : ulere felix '^.
Maruens, Montilller, Pampigny, Severy, Trouche- Belon ", Tolochenaz, Montgify ", — cette dernière dont une plaque porte une légende identique à celle de Crissier, — Attalens "■, etc., ont donné des plaques au type de Daniel.
Sur les plaques qui nous montrent les lions représentés debout, l'animal présente une silhouette qui se rapproche du griffon, alors que dans les dernières agrafes l'animal féroce se reconnaît mieux. En effet, le prophète est à peine indiqué par quelques traits en zigzags et par des mains énormes, et les monstres dressés à droite et à gauche sont bien des griffons à l'œil rond, aux oreilles droites, à la tête se prolongeant en bec d'oiseau et dont le dos est pour\'u de petites ailes soulevées. Telle la plaque d' Arnex '♦. C'est encore un motif d'ornementation hybride, emprunté à la fois à l'art assyrien et à l'art Scandinave, et nous relevons, sur des pièces de l'île d'Oland, des animaux analogues contre lesquels luttent des hommes armés (fig. 3585, n. 6).
Une plaque trouvée à Preignan (Gers) en 1899, parmi divers objets d'époque mérovingienne, consiste tn une belle agrafe complète ûe ceinturon en bronze étamé, avec la scène de Daniel comme principal motif. Le personnage est pourvu d'une barbe et d'une coiffure qui pourrait être un nimbe, il est amplement vêtu. Deux animaux, la gueule ouverte, la queue dressée, le menacent. Le fond est pointillé ". Plus grossière encore la plaque do Ciaillac (Tarn), en champlevé, Daniel debout, les bras élevés et ollrant l'apparence d'un nimbe, entre deux motifs qui sont des lions, ou qui l'ont été.
Enfin, nous rapprochons de cette série deux boucles de fer plaqué d'argent, constituant par leur technique une exception remarquable. Elles ont été recueillies, l'une à Boussières (Doubs) ", l'autre au Cras-Chalet,
' Musée de Lons-Ie-Saunier. — " Musée de Besançon. —
* Musée de la Commiss. des aiitiq. de la Cùte-d'Or (Dijon). — * Musée de Genève. — ' Collection Lacroix, ù MAcon. —
• Musée national de Zurich.— ' Op. cit., pi. xxxviii, n. 4. — ' Musée de Lausanne. — ' Op. cil., pi. xxxvm, n. 3. — " Soiweau recueil d'inscr. chrét., 1892, p. 112, n. U3; cf. de BoDstettcn, dans Anxciger /ùr Schwetzerische Allertliumskunde. 1872, p. 386. — " Op. cil., pi. xxxvii, n. 4. —
près Bonfol, canton de Benne '». A quelques traits près, la décoration en est absolument identique. Le personnage se dresse dans une sorte de niche. La face monstrueuse, dont la bouche est pourvu d'un ràteUer énorme, repose sur un corps grêle fait d'un simple ou double galon strié, d'où les bras, tracés de même, se relèvent gauchement. A droite et à gauche une image informe, qui, peut-être, a eu la prétention de figurer une bête féroce; serait-ce une grossière représentation de la scène de Daniel ? Ces plaques sont d'autant plus dignes d'attention, malgré leur laideur liorrible, qu'elles seraient par leur date « la première manifestation de la rehgion chrétienne dans la région du Jura après l'invasion des barbares " ».
X. FoN DS DE COUPE. — Un fragiuent brisé en le tirant trop brusquement du lit de chaux qui le faisait adhérer à une paroi. En haut, Daniel vêtu de la dalmatique, et un Uon debout; au-dessous, la résurrection de Lazare. Uu homme vêtu d'une toge de pourpre et une femme, un enfant et le bord d'une robe de femme; en bas, deux des Hébreux dans la fournaise. R. Garrucci, Vetri ornati di figure in oro trovali nei cimiteri dei crisUani primilivi di Roma, in-fol., Roma, 1858, pi. i, n. 6, p. 4 (fig. 3586).
3S8G. — Daniel el les lions. Fond de coupe. D'après Garrucci, Vetri ornnti di oro, 1856, pi. i, n. G.
Fond de coupe intact, du Musée britannique, Daniel empoisonne le dragon avec un gâteau. Le dragon se dresse et ouvre une large gueule, Daniel, imberbe, velu de la tunique et de la chlamyde, derrière lui le Christ à qui il parle également, imberbe, nimbé, vêtu de la tunique et du pallium, tenant la baguette en main. Cadre carré avec cônes et découpures. Garrucci, Vetri, pi. IV, lig. 11; Storiti, pi. ci-xxiv, n. 5; 'Vopcl, op. cit., n. 212; Dalton, Cataloijuc, p. 122, n. 619 , pi. XXIX n. 019 (fig. 3587); O. Dalton, The gilded Classes of the Calacombs, dans The archirologirnl Journal, 1901, t. lviii, p. 238, pi. m.
Un verre gravé représente Daniel dans l'amphithéâtre parmi les lions, voir Manuel d'arch. clirél., t. Il, p. 477, flg. 322 et Dictionnaire, au mot 'Verrerie.
"F. Troyon, Bracelet.^ et agra/ci antiques, Zurich, 1852. — '* Barriére-Flavy, op. cit., p. xxxvm, n. 7. — "Op. cit., pi. XXXVII, n. 3, musée de Lausanne. • — " J. P. Kirsch, 7-< cimefit're burgondede Fétigny, 18'J9, p. 46. — '• Barriére-Flavy, op. cit., pi. xxxvm, n. 4. — " Op. cit., t. i, p. 319. — '• Op. cil., pi. A», flg. 3, musée de Besançon. — " Musée de l'orrcntruy. — " P. .A. Boéchat, Le cimetière biirgonde de Cras- Cliâtel, prés lionlul, in-S", Porrentruy, 1887.
DANIEL
XI. Médaillons de verre. — Médaillon, fond bleu, bordure octogonale, Daniel nu, de face, en prière; sur le fond quatre feuilles et un gros pois. Garrucci, Vetri, pi. :ii, fig. 12. p. 12; Storia, pi. clxxiii, lig. 12; Vopel, Die allchristlichen. Goldglûscr, in-8», Freiburg, 1899, n. 201; O. Dalton, Catalogue, n. 618, pi. xxxi, n. 618.
Médaillon, fond bleu, bordure ovale. Peut-être Daniel, vêtu d'une tunique portant le gâteau empoisonné au dragon. O. Dalton, Catalogue, p. 123, n. 620, pi. XXXI, n. 1 ; cf. Garrucci, Vetri, pi. iv, fig. 11 ; Storia, pi. CLXxiv, 5; Vopel, op. cit.. n. 212.
Même type, Daniel nu entre les lions. 0. Wulfl, AUchristliche Bildwerke, pi. lxxiii, n. 1683.
XII. Pâtes de verre. — Pâtes bleues, Daniel vêtu de la tunique et dans l'attitude de la prière, entre deux lions. Vient de Chvpre. O. Dalton, Catalogue, p. 137, n. 701, 702.
3587. — Daniel empoisonne le dragon, tond de coupe. D'après O. Dalton, Catalogue, pi. xxix, n. 619.
XIII. P.\TÈN'E. — Deux coupes ou patènes trouvées à Cologne, dans une tombe de l'Ursulagartenstrasse, et près de Saint-Séverin. Dans la première Daniel est débout, vêtu de la dalmatique entre quatre lions, deux couchés, deux accroupis, au fond paysage de palmiers. Dans la deuxième, Daniel nu, debout, en prière, dans un médaillon, à droite (et probablement aussi à gauche), médaillon contenant un lion accroupi. Sur ces deux verres, voir Dictionn., t. m, au mot Cologne, fig. 3101; O. Dalton, op. cit., p. 124, n. 628; p. 126, n. 629, pi. xxx; H. Leclercq. Manuel d'archéol. chrét., t. II, p. 488 sq., fig. 327, 328.
XIV. ÉTOFFE. — ■ Étoffe égyptienne. Sous une frise représentant des martyria célèbres, le prophète Daniel, vêtu à la mode persane, coitfé, en prière entre deux lions, reçoit d'IIabacuc un plat sur lequel on croit distinguer une coupe et deux bouchées de nourriture (musée de BerUn : Kunstgewerbemuseum); J. Strzygowski. Orient oder Rom, 1901, p. 91 sq., pi. iv; voir Dictionn., t. ii, col. 805, fig. 1541; C. Diehl, Manuel d'art byzantin, 1910, p. 79, fig. 28.
Étoile du trésor de Sens (cathédrale). Suaire de saint Victor. Daniel parmi les lions. Son vêtement est des plus intéressants et l'ensemble de cette figure nous donne un type unique (fig. 3588). G. de Récy, L'évolution ornementale depuis l'origine jusqu'au .\n' siècle, in-8", Paris, 1913, p. 185, fig. 136.
Étoiles d'Eichstàdt (Bavière) et de Sens (suaire de saint Victor). Cahier et Martin, Mél. archéol., t. ii.
p. 250, pi. xviii; Schlumberger, L'épopée byzantine, t. I, p. 405. De Linas, Or/évrerie mérovingienne, 1864, p. 110-111.
XV. Miniature. — Manuscrit de Cosmas de la Bibliothèque Vaticane, du vii= siècle. Daniel vêtu à la persane, avec une longue chlainyde, en prière, coiffé et nimbé, entre deux lions qui ont perdu l'équilibre et font la plus piteuse figure. Sur une pente douce, comme s'il descendait du ciel, s'avance Habacuc (fig. 3589). — C. Stomaiolo, Le miniature délia lopografia cristiana di Cosma Indicopleuste, 1908; C. Vieh\., Manuel d'art
3588. — Daniel entre les lions. D'après G. de Récy, L'éuolution ornemenlale, derjuis l'origine jusqu'au XU' siècle, 1913, fig. 136.
byzantin, 1910, p. 225, fig. 111; Justinlen et la civilisation byzantine au vi' siècle, in-8<', Paris, 1901, p. 401, fig. 139.
Ménologe de Basile II, à la Vaticane, Daniel vêtu en Persan, coiffé, nimbé. O. Dalton, Byzantine art and archœology, 1911, p. 479, fig. 286.
XVI. Bas-relief. — ■ Vase de Djemila (Cui'cuO, Daniel en costume persan, coiffé du bonnet phrj'gien entre deux lions couchés, voir Dictionn., t. ii, col. 760, fig. 1495.
Ciborium de Béni Fouda. Daniel vêtu entre deux lions : Daniel in lacu leonam, De Rossi, Bull, di arch. crist., 1891, p. 67; Gsell, dans Mcl. d'archéol. et d'hist, 1892, t. XII, p. 359; voir Dictionn., t. m, col. 1609, fig. 2933.
XVII. Coupes. — Coupe de verre de Podgoritza. Daniel, debout, vêtu, en prière, entre deux lions qui paraissent fort irrités. En légende : Daniel de laco leonis (liberalus est). Pour la description et la bibliographie, cf. Dictionn., t. m, au mot Coupe.
Fragment de fond de coupe en verre gravé, musée du Campo Santo à Rome. Daniel debout, vêtu de la tunique et de la chlamyde entre deux lions. M. Armel-
DANIEL
Uni, I vetri crisliani délia coUezione di Campo Santo, flans Rômische Quartalschrilt, 1892, t. vi, p. 55, pi. m, n. 3; fragment de coupe à Cologne, cf. Didionn., t. Il . col. 2161 et note 5.
Coupe de verre, Daniel vêtu entre les lions et Daniel avec le dragon. J. Pilloy, Coupe gravée en verre, trouvée à Abbeville, commune d'Homblicres {Aisne), dans
p. 119; cf. Bottari, ScuU. e pitture, t. n, p. 271; passé ensuite à Paris et non restitué en 1815; diamètre O^Oô, médaillon de bronze entourant une partie centrale en argent. Daniel agenouillé dans un demi-cercle, entre deux lions couchés. Daniel est vêtu de la tunique et la chlamyde. A gauche Habacuc, son bâton de voyageur sous le bras, tend une écuelle à Daniel
35S9. — Daniel au milieu des lions, miniature de Cosmas. D'apris Diclil, Jualiiiien, lUOl, fig. lail.
une sépulture du IV' siècle, dans Gazette archéologique, 1884, p. 224-230, pi. xxxii-xxxiii (voir Dictionn., t. m, au mot Coupe).
XV m. Bronze. — Plaque de bronze trouvée dans le Rhin, conservée au musée de Bonn : Daniel, nu, en prière, entre les deux lions, parle à un personnage en tunique qui ne peut être Habacuc puis<|u'il n'apporte rien; Clarrucci, Storia, t. vi, p. 71, pi. cdxlvim, 3; Braun, dans Jahrbûcher des Vereins von Allcrtumsfreunden im liheinlande, t. xiii, pi. v, vi, n. 4; E. Le Blanl, (itude sur les sarcoph. clirél. de la Gaule, 1886, p. 15, n. 15, note 16.
Médaillon jadis au musée du Vatican, publié par R. Vcnuli, Ant. nnm. musei Albani max. mod., t. n.
(fig. 3590). Garrucci, Storia, t. vi, p. 167, pi. cdxcii,
Disque de bronze, du musée Albani; Daniel entre les lions. Venuli, Anliq. numism. maximi moduli musei Albani, t. ii, p. 119; De Rossi, Bull, di arch. crist., 1869, p. 37.
Sceau de bronze, Daniel entre les lions. Fabretti, Inscript, antiq. qute in eedib. paternis asscrvantur, Roma;, 1699, cl. Vil, n. XLViii, p. 536. Voir Didionn.. t. I, col. 3022, (ig. 1054.
XIX. Plomb. — Médaillon orné de sujets chrétiens groupés autour du Bon Pasteur. Daniel debout, nu, entre deux lions. Ciampini, De duobus embUmatibus, p. 4; Buonarolli, Vetri cimitcriali, in-4'', Fircnzp, 1716.
DANIRL
pi. I, n. 1; Garrucci, Sloria dell' arte cristiana, t. vi, p. 54, pi. CDXxxv, n. 6.
Coupe de plomb dont la bordure est ornée de scènes bibliques, entre autres Daniel entre les lions. De Rossi, Bull, di arch. crist., 1879, pi. xi, p. 134; H. Leclercq, Manuel d'archéol. chrétienne, in-S", Paris, 1907, t. ii, p. 571, ng. 381.
XX. Argent. — Médaillon d'argent, travail médiocre, Daniel entre deux lions, nu, debout, en prière, iv« siècle. J. Wilpert, Di un dischetto argenteo rappresentante Daniele fra i leoni, dans Nuovo bull. di archeol. crist., 1895, p. 114-115, pi. I, n. 3 (musée du Vatican).
XXI. Gemmes. — • Sardoine du Musée britannique : sous un arbre, Daniel entre deux lions, le Bon Pasteur entre deux brebis, Jonas sous le cucurbite. Perret, Calac. de Rome, t. iv, pi. xvi, fig. 8; Garrucci, Storia.
3590. — Daniel entre les lions.
D'après Garrucci, Storia, t. vi, pi. 492.
t. VI, pi. cDLXvii; Smith and Chetham, Dictionanj of christ, antiq., t. i, p. 717; O. Dalton, Catalogue oj early christ, antiq., p. 4, n. 25, pi. i, n. 25; H. Leclercq, Manuel d'arch. chrét., t. n, p. 373, fig. 273.
Stéatite du Musée britannique, Daniel, buste de face, attitude de la prière,vctement oriental, inscription : O nPO<t>HTHC (ce mot est en monogramme) AANIHA ; au revers : sainte Marina. O. Dalton, Catalogue p. 19, n. 117.
A Cividale de Frioul, sur la Paix dite d'Ursus,une gemme est sertie qui paraît ancienne et remarquable par son accointance avec le type barbare. Daniel debout, vêtu de la tunique, de la chlamyde, du bonnet phrygien et nimbé ; à ses pieds deux lions qui semblent vouloir les lécher. R. Garrucci, Storia,t.yi, pl.ocLxxviii, n. 25, p. 119.
.\gate sardonjTC au musée de Vienne. Daniel priant entre deux lions lui tournant la croupe et se retournant pour le regarder. R. Garrucci, Storia, t. v:, p. 119, pi. DCLXxviii, n. 24.
Jaspe du musée de Tri\'ulzio. Daniel, nu, debout, entre deux lions. AUegranza, Spiegaz. e riflessioni, p. 131, p. 148, note 1; Garrucci, Storia, t. vi, p. 119, pi. Dci.xxviii, n. 26.
Cornaline. Daniel entre deux lions. De Rossi, Bull, di arch crist., 1883, p. 74.
Nicolo venant de Canossa en Apulie. Daniel nu entre deux lions, surmontés de deux étoiles; en légende EIC GEOC BE(A)OI Unus est Deus, Bel meus. Garrucci, Storia, t. vi, p. 169, pi. ncxcii, n. 15.
XXII. Gravure au trait. — Crypte de Saint- Maximin à Marseille, côté droit de l'abside. Daniel nu, debout, entre deux lions. Hostan, Monum. iconogr. de l'église de Sainl-Maximin,Cha\on-suTSsi(>ne,lSG2, pi. ii; Garrucci, Storia, t. vi, p. 131, pi. dclxxxii. n. 20; E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule, p. 148, pi. Lvii, n. 2.
Épitaphe de Pontius. Mus. Latran, cl. XIV, n. 7. Séroux d'Agincourt, Hist. de la décad. de l'art, Sculpture, pi. VII, 5; Perret, Catac. de Home, t. v, pi. .xii, n. 7; Garrucci, Storia, t. vi, p. 140, pi. dclxxxiv, n. 2; Marucchi, / monumenti del museo crist. Pio Laleranense, pi. lvîi, n. 7. Voir Dictionn., t. i, coL 1026, fig. 245.
Épitaphe de Beratius Xicatoras en grec, au musée du Latran, cl. XIV, n. 8. Garrucci, Monumenti del museo Laleranense, p. 110 sq., pi. L, n. 3; Jonas, le Bon Pasteur, un lion, Daniel manque. Garrucci, Storia, t. vi, p. 141, pi. dclxxxiv, n. 10; Marucchi, / monumenti, pi. lvii, n. 8.
Cimetière de Priscille, niveau inférieur. Première moitié du iv siècle : Daniel debout, en prière, les reins couverts d'une sorte de pagne (fig. 3591). J. Wilpert, Le pilture délie catacombe romane, 1903, p. 313, fig. 29.
XX III. Gravure au burin. — Plaque barbare, dont on a déjà parlé (voir plus haut, col. 237 et fig. 3585, n. 4). Ce monument et la série dont il fait partie, si gros-
3591. — Daniel entre les lions.
D'après Wilpert, Le pitlure, p. 313, fig. 29.
sière qu'en soit l'exécution, laisse encore reconnaître l'influence d'un type arrêté d'avance, d'une école, d'nue tradition. On trouve de nombreuses variantes dans l'orthographe des noms propres, mais toutes se ramènent à Daniel et Habacuc. E. Le Blant, Recueil des inscr. chrét. de la Gaule, t. ii, p. 502, n. 632, pi. 87, B. 519; C. Barrière- Flavy, L'art industriel en Gaule, t. i, p. 387, pi. xxxviii, n. 6; H. Leclercq, Manuel d'archéol. chrét, t. ii, p. 445, fig. 309.
XXIV. Bois. — Peigne offrant sur ses deux faces Daniel vêtu, debout, en prière, entre deux lions; provenant d'.\khmin, au musée de Berlin, v-vi« siècle. O. WullT, Allchrislliche Bildwerke, p. 94, n. 288, pi. IX, pi. X. A la planche ix. n. 288, nous avons sainte Thècle debout sous un portique, voilée et vêtue entre deux lions; pi. x, Daniel, exactement dans le même décor.
XXV. Cuivre repoussé. — Applique en cuivre repoussé sur un sceau en bois trouvé à Miannay et déjà décrit et figuré, voir Dictionn., t. ii, col. 770-771, fig. 1506. Cf. A. Van Robais, Xolicc sur une petite seille en bois recouverte de cuivre repoussé, trouvée dans le cimetière dit mérovingien de Miannay (arrondissement d'Abbeville), dans Rulletin de (a Société des antiquaires de Picardie, 1871-1873, t. xi, p. 139 sq.; E. Le Blant, Xotes sur quelques représentations de Daniel dans la losse aux lions, dans Mémoires de la Soc. des antiq. de France, 1874, IV» série, t. v, p. 68-78, 2 pi.; A. Van Robais, La seille funéraire de Miannay et ses inscriptions d'après E. Le Blant, dans Bull, de la Soc. des