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3621. — Combat de David et de Goliath. David apporte la tête de GoUath à Saûl. Sarcophage de Reims. D'après Le lîlant, Sarcopltages des Gaules, p. 35.
remonte a la première moitié du m" siècle. Aucune autre fresque, depuis Bosio, n'a été rencontrée offrant ce symbole '. David y est représenté vêtu de la tunique
' K. M. Kauf mann. Die seputcralen JeiiseUsdenkmàler der Aniike und des Urcliristenlunis, iu-fol., Mainz, 1900, pi. m, flg. 1, p. 120,cl.Handbuclidercliristtichen Archwologie.VJl'S, 2= èdit. p. 009, Og. 245.— 'BuUel, XJisser/udon sur le titre de dauphin que porte le fils atné de nos rois, dans Lcber, Collcctinn des meilleures dissertations, notices et traités particuliers relatifs à l'histoire de France, in-S», l'aris, 1838, t. VI, p. 2'J; A. Prmlhommc, Uc l'origine et du sens des mots Uauphin et Uauphiné et de leurs rapports avec l'emblème du dauphin, en Vauphiné, en Auvergne et en Forez, dans Bibliothèque de l'École des Chartes, 1893, t. Liv, p. 429-456. — » P. Aringhi, Homa subterranea, t. il, p. 490; D. KaulTmann, Sens des symboles tumulaires dans l'art chrétien primitij, 187, p. 23-24. — «Bosio, Roma sotterranea, 1632, p. 239; Aringhi, Homa subterranea, t. i, p. 547; IJottarl, Sculture e pitture, 1737, t. ii, pi. lxiii; Garruccl Slorta dell'
Ici et sur d'autres monuments de même sorte, le défaut de souci d'exactitude est sensible. .Vu-dessus du jeune berger, se voyait, si nous devons nous en lier
arte eristiana, 1873, t. ii, pi. .x.xv ; Wilpert, Le pitture dette catacoinbe romane, 1903, pi. lv, p. 356; E. Le Uluut, Lei, sarcophages chrétiens de la Gatdc, in-Jol., Paris, 1886, p. 35, note 5, parle d'un deuxième exemplaire de David décou- \crt aux catacombes en 1882 dans la calacombc de l'icrre et Marcellin, il y a lu certainement une erreur. — ' l.e lilanl. Étude sur les sarcophages clu-éticns de la ville d'. Arles, iu-fol., Paris, 1878, prél., p. viii, note 8. — • li. Le Ulanl, Les sarcophages chrétiens de la Gaule, p. 17, n. 17. — ' Ibid., p. 21, pi. V, n. 6. — ' Ibid., p. 21, n. 24, pi. v, n. 5. — ' Ibid., p. 35, n. 49; cf. Peiresc, BIblioth. nationale, ms. laliii n" 6'w;z, loi. 99; Hulll. Histoire de Marseille, 2* èdlt., t. II, p. 123; Mudci, Galtiœ antiquitates quœdam selectw, in-4", Vcrona;, 1734, p. 151; GiUTUCci, Storta dell' arte eristiana, in-(ol., Proto, 1873, t. v, p. 08, pi. cccxli, n. 4. — " Voir le sarcophage nicntiuiiné plus haut.
DAVID
aux vieux dessins, la figure d'un ange ailé '. La partie droite du sarcophage nous montre Saiil assis entre ses gardes et David lui apportant la tête du géant philistin. C'est le seul sarcophage sur lequel nous trouvions réunis deux épisodes de la lutte de David avec Goliath, il est malaisé de juger de l'exécution et même de plusieurs détails intéressants à connaître, le croquis de Peiresc est loin de dire tout ce qu'on souhaiterait savoir. Outre le fragment d'une cuvette d'ablutions -, nous rappellerons qu'un sarcophage d'Ancône ofire également le type de David ' vainqueur de Goliath que nous retrouvons sur la célèbre cassette de Brescia, dans un des petits bandeaux consacrés aux symboles de l'Ancien Testament et dont nous avons déjà eu l'occasion de faire remarquer la proche
plats d''argent de modules différents dont la description ne saurait, aussi bien que la représentation, montrer toute la nouveauté ' (fig. 3G22-3G29). C'est un véritable cy cle dont les épisodes réclament la comparaison avec d'autres monuments analogues dont nous parlerons dans un instant. Tout n'est pas innovation dans ces compositions si mesurées, si savantes, dans ce dessin sobre et un peu lourd, mais l'influence des modèles antiques est hors de question et ce sont ces mêmes modèles qui ont influencé d'autres œuvres telles que les miniatures du psautier d'Utrecht conservé au Musée Britannique '. David tuant le lion et l'ours, l'onction de David, le combat avec Goliath sont pleins de réminiscences antiques. La série des petits plats n'est guère qu'une reprise de modèles anciens à peine retouchés; les plats
.3G22. — David coupe la tête de Goliath. D'après W. de Grttneisen, Sainte-Marie-Antiqiie, 1011, p. 1G2, û-^. 121.
parenté d'un certain nombre de scènes avec celles des sarcophages '.
Le sujet est traité d'une manière très différente et entièrement nouvelle dans une fresque du presbytcrium de l'église de Santa Maria Aniiqua à Rome, fresque exécutée sous le pontificat de Jean VII. Tandis que les bas-reliefs du sarcophage de Marseille nous montraient David au combat et David présentant la tête coupée du vaincu, cette frescjue nous montre un nouveau moment de la lutte, c'est celui où David vient de terrasser son ennemi sur le corps duquel il monte aussitôt, pour lui couper la tête '' (fig. 3622).
En étudiant les antiquités chrétiennes de Chypre (voir ce mot) nous avons parlé de la découverte de trésors d'argenterie qui nous ont fait connaître des types nouveau.x de l'histoire de David. Ce sont des
* 11 y a lieu, je crois, d'admettre le témoignage des vieux dessins. La présence d'un ange est également indiquée beaucoup plus tard, sur les miniatures des psautiers. J'écarte également une mosaïque de l'église Saint-Michel de Pavie, représentant David et Goliath, avec cette légende : Sum férus et tortis ciipit'ris dore vulncra mortis — Slernitur eïatiis^ sUU milis ad alla tci'atus^ dans Ciempini, Votera nwninienta, in-fol.. Renia', 1G90, t. ii, pi. ii. J'ai peine à croire que l'original de ce dessin appartienne à ta période dans laquelle se limitent nos études. — ' E. Michon, dans Bull, de la Soc. nal. des aniiq. de France, 1908, p. 277, voir Dicdonn.,
plus grands sont peut-être encore plus pénétrés de l'influence et de la technique des anciens, la scène du mariage de David n'est qu'une médaille agrandie et procède du même art numismatique que le célèbre disque votif conservé à Madrid sous le nom de bouclier de "Théodose. Voici l'énumération des pièces concernant David :
Trois plats d'argent, diamètre 0"'25, représentant : 1° l'onction de David ^ 2° sa présentation à Saiil •, 3° son équipement de combat '"
Trois plats d'argent, diamètre O^l-l, représentant : 4° David tuant le lion ", 5° David et un messager lui apportant l'appel de Saiil "; 6° David parlant à un guerrier ".
Trois plats de grandeurs variées représentant : 7° David combattant l'ours ", S" combattant Goliath ",
t. m, au mot Cuvette, fig. 3470 c. — ' Voir Dictionn., t.i, fig. 548; Garrucci, S/oria dc/i' or/e crisl., t. iv, pi. cccjcxv, n. 1. — ' Voir Dictionn.. t. ii, fig. 1628. — ' W. de Grûncison, Sainle-Marie-Anlique, 1911, p. 1G2, (ig. 124. — • O. M. Dalton, A second silocr Ircasurc Iront Cyprus, dans flie Archœologia, 190G, t. LX, p. 1-24; Byzantine art and arch., iii-8», 0.\ford,1911,p. 574-576, fig. 358. — 'Ibid.. p. 488.
— ' ifcid., p. 102, fig. 60. — 'ifcid.. p. 10-1, fig. 61.— '"/ijd., p. C51, flg. 413. — "Ibid., p. 99, fig. 58.— " Ibid., p. 105, fig. 26. — " Ibid., p. 101, fig. 59. — " Ibid., p. 98, flg. 57.
— " Ibid., p. 573, fig. 358, voir Dictionn., t. m, col. 1581.
- David et un guerrier p. 101, fig. 59.
362G. — Onction de Davul p 102, fig. 60,
David et le messafier de Saul
I> 105, ng 02
3629. — Équipement de David, p. 651, ng. 413.
'M\:W. .M;iri!i-i' lie David,
p. 573, ng. 35S.
DAVID
9° épousant Michal (voir Diclwnn., t. m, fig. 2914) '. De ces sujets et de leur interprétation il faut rapprocher un panneau sculpté sur bois de la porte de l'église
Kircher à Rome, Lien que d'époque plus tardive ' et les fresques de la chapelle III de Baouit (voir te mot). Avec ces fresques nous sommes encore au vi» siècle, époque où le cycle de David a obtenu son plus grand succès dans le monde byzantin, car en Occident il n'a guère connu les développements et David a été délaissé de bonne heure.
Un bas-reUef en pierre calcaire (long. 1 "32, haut.
mmà.
3631. —David recevant le messager de Samuel.
Porte de Saint-Ambroise à Milan.
D'après Archeologia, 1906, t. lv, p. in, ng. C.
Saint-Ambroise à Milan -, attribué au iv siècle David y est représenté assis au milieu de son troupeau
3631i. Bas-relief égyptien au musée du Caire. Daprès Str^ygowsUi, KopUscht Kiinst, 1904, p. 30, fig. 35.
O^ôS, épaiss. Oi^SS) trouvé dans la Basse-Egypte et entré au musée du Caire, représente un groupe passablement énigmatique, faute d'un tjpe de comparaison.
3633. — Vase wislgothifiue du Musée Biitaimique. D'après Dalton, Catalogne, p. lOS, n. 511.
les pieds posés sur le lion qu'il a vaincu et l'ours humilié devant lui; il porte le costume des pâtres que nous voyons au Bon Pasteur sur tant de monuments (fig. 3631). Un messager s'approche de lui de la part de Saiil.
A rapprocher aussi la cassette d'ivoire du Musée
• A. Goldschmidt, Die Kirclicnthur des Iieiligen Ambrosius in Mailand, in-8°, Strassburg, 1902; J. Strzygowski, dans Biizanlinische Zeitschrilt, 1902, t. xi, p. 666, admet cette antiquité que discute J. Sauer, dans JRômische Qtiar-
Est-ce David et Bethsabée ? .Nous ne serions pas trop éloigné de le croire, et la date de ce morceau iiie-iv» siècle, l'originalité du groupe central méritent bien de ne pas le laisser passer inaperçu (lig. 3632). Une fresque do Baouît (Didionn., t. ii, col. 249, fig. 1276) montre David échanson.
tuisclirift, 1902, p. 72. — ' G. Schlumberger, dans Monuments Piot, 1900, t. VI, p. 191 sq., pi. xviii; Venturi, Sloria delV arte ilaliana, 1902, t. il, p. 599 sq. — » J.'Strzj-gowski, Koptische Kunst, 1904, p. 30, n. 7286, ftg. 35.