‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 69 sur 251 · main i;; AùpT^Àioi CeoyiVo; xx't ' Epaiç · texte numérisé non relu

main i;; AùpT^Àioi CeoyiVo; xx't ' Epaiç

i'iSsLIAÉv (70! OuUtîdOVTa.

3' main EI'MSEi:il.\l

I" main (Eto'j;) 7.'' AJToxpiTopoi; K-zi^xpo;

Vxiou M£5î:o'j Kouî'vtou l'i) Tpatavoù AcX'O'j E'jceSoO;

E'jT'j/oO; Cî6a5To3 riï.Ov!.

Var. — 3 - Fap. - 5 I. xxTa;jivovTo;. — 10 1. os O-jaiilovra.

Trad. ■ — A la commission élue pour surveiller les sacrifices. Mémoire d' AureUus Horion, fils de Kialès *, originaire du bourg d'.Vpias " cl habitant du bourg de Théadelphie. J'ai, de tout temps, od'ert des sacrifices aux dieux, et maintenant encore, en votre présence, j'ai, selon l'édit, fait des sacrifices et des Ubalions et mangé des offrandes sacrées. Je vous prie de m'en donner acte ci-dessous.

Portez-vous bien.

la notice générale. — ' '.Vitnovipio^ est le génitif de '.\|i- [j.ov5:p:ov, nom de femme A terminaison en -ov. — * Sur ce nom Kia'/.r,;, cf. VVcssely, Karanis iiiul Soknopaiu Ne- SOS, dans DenUscliri/len tl. Knis. Ahul. d. W issenseli., Phll.-lii.st. lOasse, Wicn, 1U02. tome .\Lviii, page 10fi;BGU, II, 8. — • Sur le bourg rt'ApIns. cf. Wosscly, Tnpn- (frnphie lies Faiiiini, dans Diiiksoliri/liii, 19(11, t. i., p. 37,

OECE

Nous, Aurelius Serenus cl [Aurelius] Herniits, nous l'avons vu sacrifier.

Moi, Hermas, j'ai paraphé.

Année 1" de l'empereur César Gaïus Mcssius Quinlus Trajanus Decius Pius Félix Auguslus, au mois de Payni '.

Bibl — P. Meyer, Die Libelli, 1910, p. G, ii. 5, pi. II, n. 2; H. Leclercq. op. cil., p. 15, n. 10.

M. 11. — Libellas d' Aurélia Cluiris, 16 juin 2-:0.

Hambourg, Sladtbibliolliek, Inv. n. 99. Hauteur 'il centimètres; largeur 6 cenlimèlres.

1" main Tôt; k~\ toIv O-js'.- <ov •/•|!iy|U.Évo'.; izyifx AùpT,À{ai; Xipsroq à-nà xw;xT,i; ©£- S aotXfsixç. Ka't i.û aàv ÔOouca xï! EÙccëoOca -0?; OîOiç o'.aTî-

TSÀÎXX /.Il vîiv £-

n' — aoovTwv Ûuwôv 10 y.-j.-k -X ■Kç,'j':--j:/jli'j-x

£!T:ri.'7x xii £6u(7a xat

Twv Usïicov ÈyEU-

(7i;j.T|V xal àç'.iù ûiAÏ!;"

•JTTOTrijA'.wija'jfta! ao'..

l'i A'.î'jTuyiÏTa!.

2« niam X-Wr^Kw. C£pv,vo; xai 'EpjAiç

£!oa;A£i- (7£ 6-j^'.i'7ovTa.

3' main EPM^ÈïHM

/'<• main ('Etou;i a' .\'J-oxpiTO;o; Kai^ipo; 20 raïO'j M£5(7''o'j K'j''v-Ci'j

Tpa'i'ivoO Asxio'j

Eù(j£6oôç EÙT'jyoij;

C£6a(ï-0'j riaOv! xS

Vor. — 17 1. OuciirovTï.

Trarf. — A la commission élue pour surveiller lis sacrifices. Mémoire d'.Vurclia Charis, du bourg de Théadelphie. J'ai, de tout temps, oHert des sacrifices et témoigné ma piété aux dieux, et maintenant encore, en votre présence, j'ai, selon l'édit, fait des libations et des sacrifices, et mangé des offrandes sacrées. Je vous prie de m'en donner acte ci-dessous.

Portez-vous bien.

Nous, Aurelius Serellll^ ri |Auieliii.s) Hermas, nous l'avons vue sacrifier.

•Moi, Hermas, j'ai paraphé.

Année 1'= de l'empereur César Gaïus Messius Quinlus Trajanus Decius Pius Félix .\ugustns, le 22 de Payni.

Bibl. — P. Meyer, Die Libelli, 1910, p. 7. n. 6; pi. I, n. 2. H. Lcclcrcq, op. cit., p. IG, n. 11.

N. 12. — Libellas de 17 juin 2-iO.

Hambourg, n. 104, fragment avec souscription et date, P. Meyer, op. cit., p. 8, n. 7. H. Leclercq, op. cit.. p. 17, n. 12.

N. 13. — Libellas de , l'J juin 200.

Hambourg, n. 111, fragment avec date, P. Meyer, op. cit., p. 9, n. 8. H. Leclercq. op. cit.. p. 18, n. 13.

N. 14. — Libellas de..., 10 juin 250.

Hambourg, n. 110, fragment avec date, P. Meyer, op. cit., p. 9, n. 9. H. Leclercq, op. cit., p. 18, n. 14.

N. 15. — Libellas d'Aarclias Alexandre, 21 juin 2S0.

Hambourg, Sladtbibliotluk, Inv. n. 98. Hauteur 21 '5, largeur 6 cenlimèlres.

i" main To;? ï-\ rojv O'jcùiv.

■/•|PYjU,£VO!Ç

~: xçk] A'jpYjXtO'j 'AÀ(£;âvopCi'j) àTTÔxoj-jiY,: 0£ao£),5£(aî, 'A: Oûo>v

■i TOÎÇ 9£CiT; 3t£T£À£(7a

y.X'. vûv ï~\ TîïûôvTwv OjjLùJv xa-à ri upocra- /SÉvra Vi'jcx xat îa- Tistsa xat T(T)v t£0£i(i)V 10 £Y£u(ïi|ji.T,v XI! à;'.o) ûfiSç ij7:o<rri;/.uô(7a(T0at

A!£UT'jy£!T£

2" main Aùpyp.iO! C£p7ivoi; xal

"EpfJLÎÇ £!OaU.£V 5£ Oj5'.-

V main ('Etou;; %" AOroxpiTOpo,- Kï.;iïpo; Tafoi) MfiT^îoj Ko'j''vT'j'j Tpociavo'j A£xiO'j E'JfjôSoO; Vi'jr-jyrjTj- CsSaîTOD [Iiîlv'.

\ar. — 3. -' Pap. — i/. Pap.

Trad. — A la commission élue pour surveiller les sacrifices. Mémoire d'Aurelius .Alexandre, du bourg de Théadelphie. J'ai, de tout temps,ofîert des sacrifices aux dieux, et maintenant encore, en votre présence, j ai, selon l'édit, fait des sacrifices et des libations, et mangé des offrandes sacrées. Je vous prie de m'en donner acte ci-dessous.

Porlez-vous bien.

Nous, .\urelius Serenus et [.\ureUus] Hermas, nous t'avons vu sacrifier.

Année 1" de l'empereur César Gaïus Messius Quintus Trajanus Decius Pius FeUx .-Vugustus, le 27 de Payni.

Bibl. — P. Meyer, Die Libelli, p. 9, n. 10, pi. i, n. 1. 11. Leclercq, op. cit., p. 18. n. 15.

N. IG. — Libellas d' Aurélia Kamis, 22 juin 2â0.

Papyrus de la coll. K. Wessely. Haut. 21"", larg. 6™5 ; plié verticalement dans les dislances 1,11,2, 2""4. Marge supérieure 1 centimètre, inférieure 2""6, à gauche 0'™5.

1'" main [ToTç Ètt'i] rûv Ouf7;wv

Yi[pY|U.£]votÇ -(ïp)i AùpY,),!a; Kau.:; -j.t.'j xiûu,Y|Ç <I>iXaYp!Oo; xïti- ■'1 [a£]vou<7a £v X(oulY| Wsi- [o£).]s£;'a. '.\"! Oûouua to:; [6£0i]ç 8!£T£X£<ra xa: vûv [STTÎ 7r]o{)[o]vTwv ÛjiWV xar<( -à :ïpo(7-a/0£V-a 10 ['£6u5a xa; \<;t,s.\(j-j. xai]

[T]à)V ;-S£ttOV ÈY£'J(jâu.Y,V

xa: a;'.(ô ûaîç ûtto'Jy.jx'.- [(.')5aa]0a'.. A'.£utu/£!Tî.

-' ■ main k'jo-r),'.o: C£pTivo; xa; 1.) ['E]s[AÏ<.- <'0aiJi£v 0iiaq Û'jcti^ovTOç.

romain /Eto'jç a" .\'JTC.xpiTo(.o; Kai'iapti: FatoD M£'7T!0'j Ko'Jtviou ToauïvoO AîxtO'j EÙTcêoû; ■20 [PAz^j/o-ji Ç.zfjr'^-o-i riaûv.

' P. Mcycr, op. ci(., p. 6, 7, n'admet pas qu'on puisse reçu- 17 au 2'2 il n'a ilonné niuiin paraphe, s'y partir du 23 il 1er la date au delà du 16 juin parce que jusqu'à cette date adopte ipsta^Tr,, La conjcclure est phis ingénieuse que proseulement Hermas a fait usage de la formule sîutît/u, du bablc.

DECE

Var. — 3 -' Pap. — 4-5 1. zatatisvojar.ç. — 1 1 II n'y a que l'espace d'une lettre au début de laligne. — 21 Sirjztx'. Wessel3-, le mot Sirj est étranger au formulaire; 0;io!î7, Il ij.='.to3aî03L'. Wessely; 0-O3r,ai Pap., d'ailleurs [isi ne se rencontre dans aucune des formules de Théadelphie. — 13 la lacune au début ne peut recevoir que quatre lettres tocjas. — 16 1. OjTta'ovTaç — 21 za" Wessely, -/.r/' Meyer.

Trad. — A la commission élue pour surveiller les sacrifices. Mémoire d'Aurelia Kamis ', originaire du bourg de Philagris = et habitant le bourg de Théadelphie '. J'ai, de tout temps, offert des sacrifices aux dieux, et maintenant encore, en votre présence, j'ai, selon l'édit, fait des sacrifices et des libations, et mangé des offrande; sacrées *. Je vous prie de m'en donner acte ci-dessous.

Portez-vous bien.

Nous, Aurelius Serenus et [Aurelius] Hermas, noui t'avons vue sacrifier.

Année 1" de l'empereur César Gaïus Messius Quintus Trajanus Decius Plus Fehx Augustus, le 28 de Payni.

Bibl. — Wessely, Les plus anciens monuments du chrislianisme écrits sur paptjrus, dans Patrologia oricntalis, t. IV, fasc. 2, p. 113-115, n. 1, pi. i, n. 4 ; P. Meyer, Die Libelli, 1910, p. 10, n. 11. H. Leclercq, op. cit., p. 19, n. IG.

N. 17. — Libclliis de , 23 juin iôO.

Hambourg, n. 109, fragment avec souscription, paraphe, date. P. Meyer, op. cil., p. 11, n. 12. Quelques mots préservés <■... et nous avons mangé des offrandes sacrées. Je vous prie de m'en donner acte ci-dessous. Portez-vous bien. » H. Leclercq, op. cit., p. 20, n. 17.

N. 18. — Libcllus de 23 juin 250.

Hambourg, n. 112, fragment avec date, P. Meyer. op. cit., p. 12, n. 13. H. Leclercq, op. cil., p. 21, n. 18.

N. 19. -- Libellus de... 13 juin 250.

Hambourg, n. 116, fragment a^cc attestation, liaraphe d'IIermas, et date. Meyer, op. cit., p. 13, n. 15. H. Leclercq, op. cit., p. 21, n. 19.

N. 20. — Libellus d' Aurelius Serenus, 23 juin 250

Hambourg, Stadtbibliolhek, Inv. n. 102; hauteu: 22 centimètres; largeur 8 centimètres.

J" main T&ï; ï-\ twv OjciùJv •oY|1j.£vo;;

7ï7.çà Aùa-rÇKivj C£pr|)-'.ç ' Hpcôàou aTTO xcôaTjç 0£o;s-

viooi; X7.TaU.£V0VT0Ç

ii év XCÔU.V) ©saSsXip'a. 'A si [j.hi To;ç Osoïç 6ûo}<v>> y.'j.\

l\!<SS.^ùl<^''l'^ 0'.7T£TÉ/,SXa

xa; vûv ï—\ TraodvTOjv û-

|j.(jôv xa-ri ta ■;roo(j-<T!>i/0£V-

10 Ta "éc'Trtffy. xx'i kôufra xat ToJv Îeoiwv âys'jci- [AY,v xa; a;[à) Oaaî (itto- (7T,;j.io)r7a(76a!. A!c'JT'j/£;t£

2^ main [AJi'p/,/,!!;'. CspfjvÇojçxyi ' Kpaic

11 [£Ï5aui£]v (Tf <lv['7\i'C,'j't]~-i..

[EPM]Ai: ÏH

("livTO'jç) a' Ai-:\rj\xpàz'jO'j; I\a;'7a;'y; Faiou Mfcr[!7]''&'J Kut'vTou Tpai[avo]'j Aexio'j Eû[o-]f fJoO;

20 EÙTuyoC; CeoaîToO IIa[a];-t x0.

' Le nom de Kamis se Ht dans Teblunis l'apuri, t. i,p. 118, 5: Ka|;./,; lils de Iliiiphncsis, et dans Spienclbcru, Noms propres grecs et iijijpUnis, page 17. — ' Philagris, village du l'aioum, voisin de Thcadi-lpliic. cf. Wessely., Topugruphic lies I-'uiium, dans l)cnkscliri/len, Wicii. l'.iOl, 1. l, p. (i'.l, l.'ici. — 'Sur la question de savoir si on rcii'vail de la commission du lieu de naissance ou de celle du lieu de domicile, voir la notice générale. — ' Aurclia Kanils agit en son propre nom, sans tuteur, comme jouissant de la disposition Juridique dispensant Us femmes de tulelle en vcriii du privilège dit

3<' main l'o main

Trad. — A la commission élue pour surveiller les sacrifices. Mémoire d'AureUus Serenus, fils d'Herôdés, originaire du bourg de Théoxenis ' et habitant le bourg de Théadelphie. J'ai, de tout temps, offert des sacrifices et témoigné ma piété aux dieux, et, maintenant encore, en votre présence, j'ai, selon l'édit, fait des libations et des sacrilices, et mangé des offrandes sacrées. Je vous prie de m'en donner acte ci-dessous.

Portez-vous bien.

Nous, Aurelius Serenus cl [Aureliu.v| Hermas, nous t'avons vu sacrifier.

Moi, Hermas, j'ai paraphé.

Année 1" de l'empereur César Gaïus Messius Quintus Trajanus Decius Plus Félix Augustus, le 29 de Payni.

Bibl. — P. Meyer, Die Libelli, 1910, p. 12, n. 11. H. Leclercq, op. cit., p. 22, n. 20.

N. 21. — Libcllus d'Aurcl... 250.

Hambourg, n. 115, début de supplique, à Théadelphie, P. Meyer, op. cil., p. 17, n. 19. H. Leclercc|, op. cit., p. 23, n. 21.

N. 22. — Libellus de 250.

Hambourg, n 13, souscription, paraphe. P. Meyer, op. cit., p. 17, n. 20. H. Leclercq, op. cit., p. 23, n. 22.

N.23. — Libcllusd' Aurelius Euprodokios, 14 juillet 250.

Hambourg, Stadtbibliolhek, Inv. n. 107. Hauteur 25 centimètres; largeur 6 centimètres.

1" main Toïç ètù tûv Ôuctiouv

■/•|pY|U.£V&'.;

-api Aûf)YiX(i'oii) Eù^ipoooxt&'j

oixCl^é^-Toij Aùpy{k{(o'j] 'Amavoû 5 éEY|{Y7)T£Û(ravT0Ç; ty;; Àa(a7TpoTàTY|Çj [t:oX(£coç) TOJV

'A)v£ç(av8péoJv) x(a;'; tûc y pT,(u.aT!Ç£0 [xaTaiji.év<))v

Èv. . 0£aS£Àï,!a. 'Ast

Oû(DV Toîç 6eO!ç x(a)t vOv

lit! -irapovTcor û[ji.(5v 4U xarà TtpocTayOÉvTa

'ÉOuda x(a)c ïairEiaa

Xai TÙiv i£p<i£!>U)V £y£U<jà-

aY,v x(a)[ açiài ûu.à; 07:!;(ji|j.to)(7a<j6a'..

l'i ALETuyf.EîTai;.

2' main AùpY|)aoi [Ceîpvjvoç xat

' EpU.Sç El'oa[JLÉv (J£

OiKTia^ovTa 3' main EP:,L\i: YYi

1'" main 30 ("Etou;) a' A'jToxpàT{opo;)K(a)t'(r(ap)oc Tatou M£(r[<T]!ou K\j(Çvzo)'j Tp(atavo)ù [(Jexiou) EÙ!7£6[oû]; EÙTv)'[où;] t'.£(6a)5TO'j 'ETrsiip x .

Var. 12 up")v Pap. — 15 Sujtj/ Pap. — 20 ajTopiT Pap. — 21 Au-dessus de Nhaiioj 3 ou 1 caractères illisibles; — z.j'.uTp"' Pap. - 23 asaT'-" Pap.

Trad. — A la commission élue pour surveiller les sacrifices. Mémoire d'Aurelius Euprodokios ". Je fais

jus liberorum; par exemple : -/Mpi; /■jpio-j ■/fr,\i.azi^o\jax ■/«TaTi 'P<.>iJ.»:o)v ëOa, tîxvmv Stxaioi, dans Corp. papyror. Rniner,176 (ann. 255), 9 (ann. 271); plus lard .\\,jir,'/.i» .Mavvo-j,- il-J-iirf,i, llo-.'ji ■/M{A: y.'vpiov^I avîf,^,- yf.r.ua-t- ,'o-.Ta. dans drenfell, Creel; l'api/ri. 11' série, S.'>; K. Wessely, dans Wiener Stiitlien ;iir l;litssischen l'Iiilulotiic, 1902, tome XXIV. — • 'riiioxiiiis, cf. Wessely. 7'<)/io«r(i;)/iif îles Fnijinii, page 7:»; Urentcll el lliinl, lehliinis l'iipyri, tome 11, page "lOG. — • liu|iiiiiloldiis, peul-èlre l-'.uprodoctos.

DÈCE

partie de la maison d'Aurelius Appianus ', qui fut cxi-gète ' de la très illustre ville d'Alexandrie et qui porte bien d'autres titres ', et j'iiabite à Théadelpliie. J'ai, de tout temps, ofTert des sacrifices aux dieux, et, maintenant encore, en votre présence, j'ai, selon l'éilit, fait des sacrifices et des libations, et mangé des offrandes sacrées. Je vous prie de m'en donner acte ci-dessous.

Portez-vous bien.

Nous, Aurelius Serenus et [.-Vurelius] Hermas, nous t'avons vu sacrifier.

Moi, Hermas, j'ai paraplié.

Année 1" de l'empereur César Gaïus Messius Quintus Trajanus Decius Plus Félix Augustus, le 20 d'Epiphi.

Bibl. — P. Meyer, Die Libelli, 1910, p. 14, n. 16, pi. II, n. 1. H. Leclercq, op. cit., p. 23, n. 23.

N. 24. — Libellus d' Aurélia Taêsis... 250

Hambourg, Stadlbibliolhel:, Inv. n. 106; 10 centimètres, hauteur, 6 centimètres, largeur.

To?; i-\ TO,v 0'..'7lWV •/;0T|V.£V0'.;

y. ô/Vj; 'ApàSjv xara-

xΣ\-iS''a. 'A;6JO'j-3t TO?ç hzv.i 0!£-s),sr7x xa!

vjv k-\ Trar-dvTjjv ûajijv

■/.■J.-1 TJ. ÎIIOTTa/OévTX

10 ËOuTX '<~A ïc-î'.-a XI! tSv a;tj'j ù'j.5; ùirorfijAijiïXT-

Var. — 3 -' Pap. — 1. Tav;'..: — 4-5 1. y.x-.vxiw.ir,-,-

Trad. — A la commission élue pour surveiller les sacrifices. Mémoire d'Aurelia Taêsis, originaire du bourg des Arabes ♦, et habitant le bourg de Tliéadelpliie. J'ai, de tout temps, offert des sacrifices aux dieux, et maintenant encore, en votre présence, j'ai, selon l'édit, fait des sacrifices et des libations, et mangé des offrandes sacrées. Je vous prie de m'en donner acte ci-dessous.

Bibl. — P. Meyer, Die Libelli, 1910, p. 15, n. 17. H. Leclercq, op. cil., p. 25, n. 24.

N. 25. — Libellus d'Aurelia Thermouthis... 250.

Hambourg, Stadtbibliolhek, Inv. n. 105; 12 centimètres, hauteur; d'^ô, largeur.

YjpYi;ji.évoiç ■zapà Avor^l{ia^] Qsj'xvj'iî o; MsXavî km XjÎIixv); 5 0£o;£viôo;. 'Asi 06- ■jrj Toï; Oêo?; xa; VJV Itt! ■:raoôvrj)v ûa['ô]r XXTX 7roo7Tay6£v- ~x ï'i'j-x x(7.^; ï-Tîî-jx

' Aurelius Appianus est bien connu, cf. Greek Papyri in ihe British Muséum, catalogue with texts, t. m, London, 1907, editedby F. G. Kcnyon and H. J. Bell, p. lO.'i.n. ]226(Tlieadclphia, ann. 254); Papiri greco egi-i, di D. Comparetti e G. Vitclli, Milano, 1906, t. i, n. 9, p. 26 (Tiieadolphia, ann. 2.')d), p. 27 (Euhemeria), p. 28 (Tlieoxenis, 17 janv. 255), G. Jougiiet, Oxtraka, dans Bull, de Vlnstit. fr. d'arcli. orient., 1902, t. II (Theadclphia. ann. 259-261), Papiri lellcrari e epislolari, per cura di D. Comparetti, n. 170-180; le nom est orthographié tantôt '.\7t1avrj;, tantôt '.\7:7:;avô? et même une fois \\tz:7:ix'jo:. C'est î) ce persormage qu'appartient .\urelius Euprodoliios et ici oiz-irr.; a exactement le sens qu'avait jadis en France l'e.vpressîon « être li quelqu'un » avec l'idée de domesticité honorable : on disait de Gourville qu'il « appartenait à M. le Prince • depuis qu'il se connaissait. — • k'ir,-jr,rf,Gx;, aoriste, ancien

10 :<{x)': riv is5<S''>-'-"'' ^'IZiii- [A'^jv xat à;; 7) Oaâî ['JTOT!jJ.!jS]craû-0ï'..

['i'.eUT'J^JftTXt.

Var. — 3 ajori Pap. — 5-6 1. Ojojîi — 6 Z\i-.éJ.i':x ou OiJi-i- iXzy.x est oublié. — 3zx Pap. — 10 :iç,<i)-/ Pap.

Trad. — A la commission élue pour surveiller les sacrifices. Mémoire d'Aurelia Thermouthis, fille de Melanâs S du bourg de Theoxenis '. J'ai, de tout temps, ofTert des sacrifices aux dieux, et maintenant encore, en votre présence, j'ai, selon l'édit, fait des sacrifices et des libations, et mangé des offrandes sacrées. Je vous prie de m'en donner acte ci-dessous.

Portez-vous bien.

Bibl. P. Meyer, Z)(c Libelli, 1910, p. 16, n. 18. H. Leclercq, op. cit., p. 25, n. 25.

VUI. RÉPARTITION TOPOGRAPIIIQUE. XOS \'ingt-

cinq libelli proviennent de cinq localités : Alexandrou N'ésos, Philadelphie, Arsinoë, Oxyrhynque et Théadelphic, et se répartissent ainsi : \ingt à Théadelphie, deux à Arsinoë, un seul dans chacune des trois autres. Le fonctionnement des commissions étant local nous ne pouvons instituer de comparaison entre les libelli émanés d'elles qu';'i Théadelphie seulement, car à -Arsinoë un des deux documents est fragmentaire. Parmi ceux de Théadelphie plusieurs sont dans le même cas; néanmoins, en nous tenant à ce groupe nous pouvons opérer un premier classement.

IX. Scribes. Si on compare les originaux de ces vingt libelli on constate l'existence de six rédactions offrant entre elles de légères différences et ces variantes dans le formulaire coïncident avec six types d'écriture; en sorte que nous pouvons admettre l'existence de six vo;j.oyoâ;poi à Théadelphie, en juin-juillet 250; nous les désignerons par les six premières lettres de l'alphabet.

Scribe A : n»' 7, 8, 11, 13, 14 ?, 17. — Kal iA [ilv 0J'i)vf-o-J5a) ■/.%'. £-j3=?wv(-o-j3a) toï; Oeoï; [aùv toï; tï'zvo-.; n. 7] S'.aT£T£/.£/.a (-xajj.Ev) 7.7.I vjv È-t rapovTiov OajJv y.a-x Ta -poi-ayOsvTa ê3;ii5a(-a«jA£vl /.a! '£0uaa(-3a|X£v) /.a; Tôjv Uo£''(ov lY£'J3â[A7iv(-;ji£Ga| zal àftw juà; 'jTZorrqixiiùaaiBaf jjiot. 4t£UT'jy£Ï-a'.. " " ' "

écriture cursive, appuyée, ovale et penchant à droite; le scribe écrit Qiaoj/.çsix, Uoi'.wi, '='77:171, -j-oaria'.olïasOai, 5;£jTj/ d-i: zjivTOj, parfois il fait usage de l'abréviation -' pour -aci.

Scribe B : n. 20.' — 'Aeî |j.£v toï; OeoÏç Oûw<v> xa\ £j7£oi5<v> oiaT£-é£/.a xal vûv [la suite comme A]... zal Tûv '.soîwv èY£u<ro([i7)v xal àÇioi ôaâç •j-oaT)|j.!oiaaa6at.

Al£JTU/£ÎTE .

écriture cursive, moyenne grosseur, roide ; fait usage de réglure.

Le scribe écrit (-lEaoE/cia. Ë<j::E!cja, foE'.cov ■j-o'ir.mtâ-

Scribe C : n" 9, 10, 12, 15, 10, 18, 24. — 'Aï ôûtov

(o'jial TO?ç 0=0;; SistÉXEaa xa! vjv l-l r.aorj'i-.M-/ u;iûv

exégète. Sur cette fonction, et. P. Jouguet, La vie municipale dans V Egypte romaine, in-S*", Paris, 1911 p. 315- 318. L'exégéte d'Alexandrie en était, pour ainsi parler, le 1 maire '. En 250, Aurelius Appianus était sorti de charge, ce qu'indique l'aoriste. — ' L'expression ypT,u.ïTtÏ£-.v signifle ■ porter un titre ■, cf. Gradcnwitz, dans .4rc/iii> /lïr Papyruslorsclumg, t. 11, p. 98; cette phrase-cliché /.al l'o; yprjuia- 'i'^ti est traduite par Grenfcll et Hunt : and how ever he is slyted, cf. Tebtunis Papyri, t. 11, p. m (.313, 3), p. 125 (319,4, etc.); en français on peut dire : » et porte bien d'autres titres. « — * 'Apiowv v.ti)U.r,. cf. \Vessely, Topographie des Faijum, p. 39; Grenfcll et Hunt, Tebtunis Papyri, t. II, p. 368. — ' Pour ce nom, cf. Creek Papyri in Ihe Bristish Muséum, t. m, 1907, n. 1169, p. 47, 103. — • Cf. Wcssely, Topographie des Faijum, p. 73; Grcntell- Hunt, TeWunis Papyri, t. n, p. 379.

DÈCE

écriture cursive, petite, ronde et penchant à droite ;

le scribe écrit (rlîiO'Xçî'.a, 'is-i'.'m., [izv.ijy/, ai, •j-onr,uhoWitOii, zoj'vto'j. zaTi;x-'v'.>v '-vo-Jial, il fait usage de rabré\iation t.'

Scribe D : nos 19, 23, 25. — 'Ar. OJwv toî; Osoî; /.a! vjv E. ::. u. xotTa -foSTa/OÉvTa sOuai y.al Ëa;;£'.3a zïI tûv t£p<si>'ov ÈY£a<jotar,v zaî àj'.ûi 0;^^; ^7:0311X1(037707'..

écriture cursive, rapide, peu appliquée.

Le scribe écrit HEïoiÀsia. 'hzv.iT., ■j-o-j'.[i:mtxi()i:. rj:i-j-\>-/v.-7.'., zjivTOj, les abréviations sont fréquentes, par exemple : 19,1. 6;23,1. 12,23;23,1. 10;remarquer l'omission de S'.HTiÀm 23, 1. 8; 25, 1. 6.

Scribe E : n" 6. — Kil àv. ah toî; hio'.ç Ojwv à'.x-i- -i'/.t/.i y.a: vïv Ènl -apoisiv juïv [cf. n. 1] zjt» ri ;too7-

AJpr/.iO'. iI;;v,vo; zï'. 'Evj.i; ;Vôa;jL:v ao: Oj'uvTa n. 6.

Le paraphe d'Hermas offre lui aussi quelques variantes, et si on a ingénieusement remarqué que ces variantes peuvent être ramenées à une idée chronologique, nous croyons que c'est tirer d'un détail une conséquence disproportionnée de voir dans ces variantes la preuve qu'Hermas aurait modifié son paraphe intentionnellement, donnant ainsi un moyen supplémentaire de vérifier l'authenticité des séries de certificats homologués par lui entre telle et telle date

Du 12 au 16 juin : ePMCECHM, n. 6, 7, 10, 11.

Du 17 au 22 juin : néant, n. 12. 15, 16.

Du 23 juin au 14 juillet : ePMACCH. n. 17, 19, 20, 23, et n" 22 sans date.

X. Pétitionnaires. Voici maintenant l'ensemble des renseignements dont nous disposons sur les libellatici.

NdMS IT PRKNOMS

ni.lMKlN

Ar.i;

KI-SiniCNCF.

PKTITIONNMKF.S

n.\ri:

-\ureliiis Diog.-iies

tilsde Salabous

72 ans

cioa.ri.c

.Alexandrou Nesos

Le soussigné

:o juin

.\nrelius Syrus cl

Les soussignés et

Aur. Pasbes son frt^ic

Philadelphie

leurs femmes.

Pemelria et Sarnpias.

Aiirclia Ammônous

fille do Mvslos

IM-.-tresse

.Vrsinoc

La soussignée.

Aurclia Démos -Aiireliiis L...lhion

fils de Théodore

Oxyrhynque

Lasoussilnée.

Le soussigné, son

14 juin 1 ; juin

fils et sa fille.

Aurelius Asesis

fils de Serenus

:î2 ail'.

invalide

Théadclphie

Le soussigné,

12 juin

Aurélia Ammonarion

Théadelphie

La soussignée et

Il juin

Aurelius Horion

fils de Kialès

Théadelphio

ses trois enfants.

Le soussigné.

iuin

Aurélia Charis Aurelius Alexandre

Théadelphie Théadelphie

La soussignée.

Le soussigné.

10 juin 21 juin

IG

.\urelia Kamis

Théadelphie

La soussignée.

22 juin

Aurelius Serenus

fils d'Hérùdès

Théadelphie

Le soussigné.

23 juin

Aurelius Euprodokios

servileur

Théadelphie

Le soussigné.

U juillel

Aurélia Taêsis Aurélia Thernioutliis

fille de Mclanàs

Théadelphie Théadelphie

La soussignée.

La soussignée.

£Y£'J3aar,v

Tï/ftÉvia £3,-131 zal ËOjsa z»l -.

açitû uiia; u;:O3rjjxiftj3a30a{ aoi.

IJTùJv) X6 £n3ivr|;,

écriture cursive, appuyée, penchant à droite, ovale.

Le scribe écrit, 0£;:o£/.çia, Ë3::i3a, (Sceioiv, GnosTiamiîiaOi!, 5'.£UTj-/£ÏTa'., zouivTo-j,il ne fait pas usage d'abréviations.

Scribe F : n" 21, trop fragmentaire pour être utilisé.

Les formulaires des deux Nàlles d'.\rsinoë (n" 3) et d'Oxyrhynque (n" 5) se distinguent sur quelques points de ceux des villages du Fayoum; par exemple :

n° 3, 1. 11 ; n. 5, 1. 8 : ï-\ 31 zai vCîv au lieu de zai viv

n» 3, 1. 12; n. 5, 1. 10 : v.t-.k -.k ■/.■Avj'zU-^-.x au lieu de zaTa tï -ço3t«/0;'/tï ou ;:!;o3T=TaY!^^'"'-

Les membres de la Commission Aurelius Serenus cl Aurelius Hermas varient à peine leur certificat.

AùprjÀ'.oi il£p7jvoç zat 'l'jp;j.i; EiSapiÉv 3£(= ÙjaS:! Ouaii- ■Ço'i-Ms: Ou3iiïovTo;), n. 15, 16, 17, 19,22, 23; lès n. 15 et 17 de la même main.

A'jpr[X'.0! ilsfTJvo; zai ' Itlpui; ïVoaaJv 3£|= 6[i5;)0uo'.à- 3ovTa (-: OjsiaÇovTE?), n. 7, 11, 12; les n. 7 et 12 de la même main.

AjoriXtoi iI=pf,vo; zal ' Ep;iâ; i(fj%it.vi 30t 0'j3'.â3ovT3(. n. 10, même main que le n. 7.

• et. K. Wesscly, Corpus i>ai>urnrum HermopoliUmorum, I, 1905, dans Sludien sur Palwographie und Papyruskunde, v, papyrus 57-62, relations relatives it l'administration du gymnase Flerniopolitain rédigées z«tx tx

I XL F0R.MULAIRE. — A part d'insignifiantes variantes textuelles, nous constatons l'uniformité du formulaire d'après lequel sont rédigés les libelli égyptiens; uniformité qui s'étend non seulement aux divers villages d'une seule province, mais encore aux localités d'une province dilTércnte, comme le district d'Oxyrhynque et le Fayoum.

Ce formulaire était-il inséré dans l'édit impérial ? lui était-il annexé "? Nous n'en avons jusqu'ici aucun indice. On peut être tenté de le croire, si on considère (jue toutes les formules conservées se ramènent aisément à un modèle uni(iue et qu'un acle imposé à la l)opulation d'un empire entier peut et doit ollrir beaucoup de variantes. Quoi qu'il en soit de ce point de détail qui, en l'état de nos connaissances, ne peut être encore éclairci, le fait de la promulgation d'un édil imposant l'obtention des libelli est attesté par la rédaction des libelli eux-mêmes qui nous font lire ces expressions caractéristiques : zaTi ti rrooTTETivaEvi, ziti ri -ç.o3T»/0£VTa. ziTa Ta z£/.£j30ivTa, expressions en usage dans la langue des bureaux ' et que nous retrouvons presque identiques chez les Pères grecs qui emploient les mots : ,ja3tÀizov nposTayua. Ce qui reste en question, c'est de savoir si l'édit mentionné dans les

i£'jo6évTa 81' iiro|jivT,piiTwv Oub to'j y.p TT]yy,(javTOC .Vûpyi'/fo'j TEtpMvo; • suivant 1

excellence l'épistrulègc .Aiiréllus Tiron ilnnn d'acte ■,

uTa ÊKiijTpaordres de son Il furnu'

DÈCE

tibelli est ledit de l'empereur lui-même ou l'édil secondaire des magistrats impériaux qui transmettaient l'ordre impérial aux degrés divers de la hiérarchie administrative.

Le texte des libelli devait être rédigé d'après un formulaire communiqué avec le texte de l'édlt. Outre qu'il eut été malaisé à l'immense majorité composée d'illettrés ou de gens déshabitués de l'écriture de composer sur l'étroit feuillet la formule rc(|uisc d'une manière lisible, la nécessité de laisser un espace blanc pour le visa des membres de la conimission, la mention de la date à la partie inférieure offraient une série de complications de nature à dérouter les intéressés. On les leur épargnait en les fournissant de fonnules tout écrites ; ce qui n'était pas pour embarrasser les bureaux égyptiens pourvus de scribes habiles. De plus, nous avons reconnu des séries de libelli rédigés par une main unique et si on fait attention à cette écriture courante on constate qu'elle diffère complètement des caractères irréguliers, pénibles et difformes des signatures, on reconnaît facilement la main exercée d'un scribe de jirofession qui a composé le mémoire à la manière omcielle et l'a écrit sur papyrus. Nous en trouvons une preuve dans le libcllus de .Manchester. .\urélia Démos est illettrée, elle a recours à son mari .\urélius Irénée qui écrira en son nom, ce dont il aura soin d'avertir : AJorp.'.o; Eiir,vaio; 'ïvpaia j-ip a'jTr,; àrpaaaàToj; mais il est visible que jusqu'à ce passage la transcription de la formule officielle est d'une main différente de celle d'Auréllus Irénée, d'où il résulte que h'^i-lyi s'applique exclusivement à la mention qui le concerne et aux trois mots qui précèdent : AJçr./ia Ar,;j.tT>; i-'.oiî'.iza. Ce dernier mot semble ne figurer, jusqu'à présent, que sur les libelli des illettrés. On le retrouve sur le libcllus de Vienne et, bien entendu, d'une autre écriture que celle de la formule de déclaration : .\jç,r[\:o; Sjço; zillïaôf,; =-'.o:5'ozi;i='/. 'l7io'')srj; 's'Yca'iaj-;^ a'jTôJv à-'fi;j.- 'xx-f)'j. < Nous, Aurélius Syrus et [Aurélius] Pasbès, nous avons fait cette requête. Moi, Isidore, j'ai écrit pour eux, car ils ne savent pas écrire, i Le libcllus de Berlin laisse des doutes. Enfin, la main du scribe reparaît au bas du libcllus : c'est elle qui écrit la date et la titulature impériale, sans une hésitation, sans une faute malgré l'emploi d'une formule rare : l'année du règne de l'empereur, le jour et le mois du calendrier égyptien.

" En effet, l'habileté des scribes était assez grande pour résoudre d'une façon satisfaisante les problèmes auxquels avait donné lieu l'édit de 250; car il y avait des actes analogues qui pouvaient servir d'exemples. Nous citons en premier lieu les actes du dénombrement général; nous en possédons encore une quantité suffisante pour en reconstruire le formulaire. Ils sont adressés à une commission constituée dans chaque commune; la requête tout entière a été écrite par les scribes depuis le commencement où nous trouvons le -api de nos actes, jusqu'à la fin o.'j £r:.5iô'>a'. et jusqu'à la date; seulement la signature de celui qui avait fait écrire la requête à son nom est autographe : 6 0€Îva £-■.- SiS'ozi 1 un tel j'ai fait la requête ». Une autre analogie nous est donnée par les actes de plainte, dont le formulaire est celui-ci: 1. l'adresse du magistrat auquel on a recours; 2. la plainte qui commence par le nom du requérant zapi toj oîîvo;: 3. à la fin S'.ejtj/;'. « porte-toi bien » adressé au magistrat; 4. la signature autographe du requérant ô ov./i i-'.5=&t.iza « un tel j'ai fait la requête »; ô. la date. — Les paragraphes 1, 2, 3, 5 sont écrits par le scribe.

« Nous savons aussi ce que faisaient les magistrats qui avaient reçu les requêtes ; par exemple, au-dessous

' Wessely, Les plus anciens monuments du chrislianisme écrits sur papyrus, p. 27-28. — ' .Egiipl. Hrkimtlen t. m.

des dénombrements généraux un membre de la commission notait àrrcpisr, etc., = il a été dénombré = ou ïrs/o'i î'aov si; èîhaî'.v « j'ai reçu le double pour le contrôle •, ou «jE^riaE'waa; « moi un tel, j'ai [paraphé]..

« Un formulaire analogue est celui de nos libelli, qui ont été écrits par les scribes du bureau, la signature du requérant exceptée. La substance de ce formulaire est la suivante :

« 1° L'adresse de la requête toïç i;:'. ti'jv Ojî:iôv « à la commission de surveillance sur les sacrifices »; dans le Fayoum on ajoute r,pr,;j.£vo'.; « à la commission élue •; très généralement on complète ce titre avec le nom du lieu, de la ville ou du village; et du quartier dans la ville.

« 2" -api TOJ Sitvo; e niémoire d'un tel », nom du requérant indiqué à la manière officielle des actes, avec le nom du père et même celui de la mère,le lieu d'origine et la demeure, l'indication de l'âge et le signalement personnel.

« 3° Suit alors la requête : « J'ai été toujours dévoué au service des dieux et maintenant aussi, en votre présence, suivant ledit, j'ai encensé l'autel... j'ai offert la libation... et j'ai mangé de la viande sacrée et je vous prie de me donner la signature. Portez-vous bien. • Jusqu'ici tout est écrit par le scribe.

» 4» La signature du requérant.

« 5° La signature d'un ou deux membres de la commission.

» 6° Le paraphe du magistrat (pas constamment).

0 7° La date écrite par le scribe '. «

Le libcllus était donc tout ensemble une requête, une déclaration et un certificat, ce qui devait faciliter la conservation et la présentation de la pièce'par son détenteur. Celle-ci ne prenait de valeur que par la signature du président, du secrétaire ou des membres de la commission, signature encadrée dans une formule de protocole et ne présentant, d'un certificat à un autre, que les variantes de nom. cesont par exemple :

A Alexandrou Nesos, .\urelius Syrus;

A Arsinoë, Aurélius Sabinus.prytane;

A Théadelphie, AureUus Serenus et Aurélius Hermas.

Le groupe des libelli de Théadelphie offre une particularité notable; nous y pouvons constater que même le visa officiel : « Nous, Aurélius Serenus et Aurélius Hermas nous t'avons vu sacrifier » n'est pas autographe, il est de la main d'un "pa;jL;jLaT£J;, un scribe quelconque. Ce même groupe de 'Théadelphie offre en plusieurs exemplaires une formule que nous ne retrouvons pas ailleurs, formule abrégée, tracée d'une lourde écriture onciale et qui, dans tous les cas, doit se développer ainsi : '' Ep;jLa; 3ï7r,;jiïiw;jia'.. Ce mot se lit sur des papjTus byzantins, sur des ostraka, ce sont des reçus '. Le sens exact est donné par U. Wilcken : 7c/i habc (jezeichnet '. C'est une approbation, une constatation d'exactitude, quelque chose qu'on peut entendre comme : « Certifié exact par moi Hermas » ou mieux encore : « Moi... j'ai paraphé. « Serait-ce une manière de suppléer à la signature non autographe de Aur. Serenus et Aur. Hermas '? Et l'auteur du paraphe doitil être identifié avec le membre de la commission '? .autant de questions qui restent à résoudre, mais c'est beaucoup déjà de pouvoir les posei.

Un indice relevé sur un seul libcllus semble mettre sur la voie d'une formaUté d'enregistrement soit, plus simplement, d'un classement suivi dans les opérations de la (Commission ; nous voulons parler du n" 133 transcrit par une main différente de celle du scribe rédacteur en tète du libellus d'AureUa Ammonous, ù Arsinoë.

Tous les libelli nous font voir des magistrats et des

p. 960-968. — • U. Wilcken, dans Archiu fiir Papyrustorschiing, 1909, 1. v, p. 278; Oriechiscbe Ostraka, t. i, p. 83.

DÈCE

pétitionnaires portant les noms d'Aurelius et Aurélia. Ceci peut s'expliquer sans peine. Aurelius était le prénom de Caracalla, dont quarante ans auparavant la fameuse constitution Antoninienne conféra à tous les provinciaux la qualité de citoyen romain. C'était l'usage que les bénéficiaires de cette faveur portassent le nom du personnage qui la leur avait octroyée. Ils n'y manquaient pas.

XII. La d.^te. — Autre détail : tous les libelli datés prennent place entre le 12 et le 26 juin de la première année du règne de Dèce; un seul nous reporte jusqu'au 14 juillet. On en peut induire que les commissions rituelles fonctionnèrent pendant cette période et répartirent leurs opérations sur une durée calculée d'après le nombre des comparants. Ces dates des libelli nous apprennent encore que les certificats en question furent délivrés plusieurs mois après la promulgation de l'édit et les premières violences de la persécution. Le pape Félicien avait été arrêté presque aussitôt après la promulgation; il fut mis à mort le 20 janvier, à Rome; le prêtre Pionius fut brûlé le 23 février à Smyrne. Environ quatre ou cinq mois après ces exécutions les commissions rituelles fonctionnaient quotidiennement et ceci nous conduit à rechercher si les libelli furent en usage dès le début de la persécution ou seulement pendant une deuxième période.

XIII. Le contrôle d'appel. — L'édit ordonnait à tous les habitants de l'empire, quels qu'ils fussent, d'accomplir un sacrifice, et un délai de quelques jours au moins était indispensable à l'accomplissement de cette cérémonie. Pendant l'accomplissement de ce sacrifice général, il y eut un appel nominatif des chefs de famille qui devaient se présenter avec tous les leurs. Cet appel n'a pu être fait d'après un contrôle d'individus suspects de christianisme, ce qui eût laissé trop de place à l'arbitraire et trop de moyens à la dissimulation; on aura dû recourir tout simplement aux registres de l'impôt. Les noms de ceux qui avaient ainsi sacrifié en public, dans le délai fixé, étaient probablement rayés sur le registre d'appel au fur et à mesure et ceci rendait superflu l'obtention d'un certificat. Ceux qui avaient refusé d'obéir étaient jetés en prison, tenus pour chrétiens ou traités comme tels. Restaient ceux qui s'étaient soustraits à la formalité par la fuite ou qui n'avaient pu s'y conformer par suite d'un déplacement prolongé, d'une maladie ou d'une raison valable quelconque. Leur non-soumission momentanée ne les faisait pas considérer comme chrétiens puisque, au nombre de ces retardataires, peut à l'occasion se rencontrer une prêtresse du dieu Pétésouchos. Néanmoins, il semble que c'est pour les retardataires, suspects ou non, qu'un contrôle spécial fut dressé et les magistrats s'employèrent à atteindre ces négligents et ix s'assurer par-devant les commissions rituelles, si, oui ou non, ils étaient réfractaircs aux obligations imposées par l'édit. Cette opération a pu être longue et, en Egypte du moins, s'étendre sur les mois de juin et de juillet.

> Martyr. S. Pionii, m, 1 ; xvi, 1 ; xvi, 5. En 304, à Thessalonique, l'édit de persécution imposait, comme celui de Dèce en 250, un sacrifice général dont l'accomplissement était remis ù la vi[^ilancc des stalionarii (et l'un d'eux faisait le rapport voTtosia au proconsul) et des -pwTîOovTs;. Cf. Acta Agapes, Irencs et Chiones, c. iv : àva-|y.a:;oii£v»'. C-o

-t TOIV (JTaTt<i>V!:;»VTli>V (COd. iJTKTia'rivTIDV, (TTaTCÎOVTOJV

xal Tiôv 7tpi-£yi5vi.)v à^^ir^tau y.ai èvYpiçw; TtoiriTai (cod. iYYpâsi»; «?■'• ■'•«' T.) Ta •/.£"/ e-jiOïvia ; dans ces mêmes actes nous trouvons la mention d'un TTaTioivipio; pulsd'un p!vEçiy.'.ip'.o:, c. m (cod. [5£v£î;/.ic<>io;) : cf. Grcnfell et Hunt, The Amherst Papyri. Londres, 1901, n. 80, 12 : pEvî^ty.'.ipto; "jTaTiinvi^wv; Oxyrhynclws Papyri, London, 1898, n. 05 : UTaTt;<.)v. — ■ S. Cypricn, Epist., xliii, 3. Dons cette lettre, saint Cypricn compare son adversaire Kélicis-

Si on adopte cette manière d'interpréter l'écart chronologique entre les opérations ù Rome et à Smyrne et la sanction qui les accompagne et les faits constatés en Egypte, le nombre des libelli se trouve considérablement réduit, n'ayant été imposé qu'à une fraction de la population, celle qui s'était dérobée à la cérémonie générale et à la déclaration spontanée d'orthodoxie païenne. Il reste encore une difficulté. Comment s'expliquer la répugnance ou l'indifiérence d'une nombreuse population païenne à l'égard d'une formalité prescrite par l'empereur, à tel point que l'administration se soit trouvée amenée à employer la contrainte individuelle à l'égard des gens qui ne sont pas chrétiens ? N'oublions pas que ces réfractaircs sont Égyptiens, c'est-à-dire appartiennent à une race qui se fait un point d'honneur de fronder à propos de tout et à créer des embarras à l'administration romaine. Cet état d'esprit est si général et si profond qu'en Egypte, au dire d'Ammien Marcellin, on rougirait d'avoir satisfait aux collecteurs d'impôt avant de s'être fait rouer de coups.

XIV. La commission. — La plupart des libelli mentionnent la comparution des pétitionnaires devant une commission élue; à Arsinoë cette commission comprend parmi ses membres un « prytane », à Smyrne elle semble présidée par le « néocore » et les « archontes » assistent au sacrifice : o viwzoooç zii ol ■sJv aJTûi TSTay- [xi'/O'. àva^TiTSiv y.X' Ê7./.SIV toÙç yo'.CTiavoù; £~'.6'j£'.v xal [x'.apoiaYEÏv •; à Carthage cinq primores étaient associés aux magistrats municipaux. Ce dernier renseignement nous est donné par saint Cyprien avec d'utiles détails : Sed oro vos, fratres, vigilale contra insidias diaboli et pro vestra sainte soUiciti contra mortiferam lallaciam diligenlius excubate. Perseculio est hœc alla et alla est temptaiio et qainque illi presbytcri nihil aliud siint quam quinque primores illi, qui edicto nuper fuerunl magislratibus copulati, ut fidem nostram subruercnt, ut gracilia fralrum corda ad létales laqucos prœvariciilionc veritatis averlerent, cadem nunc ratio, eadem rursus eversio per quinque prcsbytcros Fcticissimo copulalos ad ruinam salutis inducilur -...

X'V. La pétition. — Tous les pétitionnaires font une demande identique; ils sollicitent la reconnaissance de leur soumission à l'édit ; les variantes qu'on peut relever d'un texte à l'autre ne modifient pas le sens de la demande.

Ce sens est clair et les pétitionnaires, on ne saurait s'y méprendre, sollicitent un certificat d'orthodoxie. Pour ceux qui pouvaient compter surla notoriété publique ou sur une complaisance indélicate ce certificat était suffisant, mais pour les chrétiens avérés et intransigeants l'obtention du certificat était impossible et sa non-sollicitation étiuivalait à l'aveu dont les conséquences étaient connues. Cependant nous savons qu'une multitude de chrétiens amollis par les longues années de tolérance apostasièrent. Pouvait-on décerner à ces malheureux un certificat qui eût comporté un mensonge évident, puisque ces apostats ne pouvaient soutenir qu'ils avaient « de tout temps offert des sacri-

sinie et ceux qui l'accompagnent avec la commission de 250. Dans De lapsis, VIII, xxv, édit. Ilartel. p. 242,2.55, il dit simplement magislraliis. Il n'est pas invraisemblable que la commission élue pour présider aux sacrifices fut composée sur le type d'une commission extraordinaire qui présidait tous les quatorze ans au dénombrement général de la population. Wessely estime qu'en Egypte, à la campagne, on choisissait cinq notabilités et le maire ziiiij.'iYpaiiijLiTi'j;, auquel appartenait vraisemblablement la présidence. Le maire faisait, pour le magistrat supérieur du nome, une liste de propositions dans laquelle ce lonctionnairc désignait cinq membres; c'est en ce sens que devrait s'entendre l'é/eo/ion. L'nc fois ces choix publiés, les membres ainsi désignés recevaient les Instructions ofllclelles et entraient en fonctions.

DicT. d'Archéologie.

. .^-..^tijffirail'i^

Libclli cf)ntcinporiiins de la pcrscculion de Dcce.

Lktouzev et Ané, EblT.

rvy.

Libelli contemporains de la persécution de Dèce.

G. Drhcr^ut. Iti

DÈCE

fices. r, A défaut d'un libflUis destiné A un chrétien et mentionnant l'abandon de sa foi, nous ne sommes pas en mesure d'allirmer qu'on ait fait usage d'une formule (lidércntc de celle de nos vingt-cinq exemplaires et (|u'il ait existé des libelli d'orthodoxie pour les païens retardataires, et des libelli d'apostasie pour les fidèles jusque-là réfractaires, nous pouvons toutefois admettre que cette deuxième catégorie de libelli ait existé.

Est-il bien surprenant qu'aucun exemplaire des actes de cette deuxième catégorie ne se soit conservé ? qu'aucun n'ait encore été l'etrouvé ? Remarquons que les libelli d'orthodoxie étaient pour les individus au bénéfice desquels ils avaient été rédigés une garantie de tranquillité. Les païens n'avaient point à s'en cacher, au contraire; les chrétiens qui avaient obtenu subrepticement les libelli d'apostasie avaient intérêt à les conserver pour s'assurer contre de nouvelles enquêtes cl des retours de rigueurs. Les uns et les autres devaient les garder avec soin. .\u contraire, ceux qui avaient obtenu un libellas d'apostasie avaient tout intérêt à le détruire une fois la persécution passée. Beaucoup d'apostats n'eurent rien de plus à cœur que de rentrer dans l'Église, au point que leur impatient désir de réintégration souleva de réelles difTicultés. Ceux qui y réussirent devaient anéantir avec joie le témoignage de leur faiblesse, ceux qui n'y parvinrent pas devaient mettre plus d'acharnement encore à supprimer l'acte qui empêchait leur admission; ainsi tout se conjurait pour amener l'entière destruction de ces libelli d'apostasie et il semble, jusqu'ici, qu'on n'ait que trop réussi à la procurer au gré de notre curiosité et du point d'histoire que nous abordons.

XVL L.\ coMP.\RUTioN. — Les suspects comparaissaient sur citation individuelle : ôvo;j.a7Ti KaÀoj;j.:vo'. ' et se présentaient avec leur famille, y compris les femmes et les petits enfants -: soit au Capitole, comme à Rome et à Cartilage ", soit dans un temple quelconque, comme à Smyrne dans le temple de Xémésis *.

La tète voilée et surmontée d'une couronne ', les païens et les apostats s'approchaient tenant dans les mains la matière du sacrifice °, à la vue d'une populace bruyante et railleuse, désignant avec des clameurs insultantes les chrétiens connus ou soupçonnés comme tels et qui s'approchaient del'autel, honteux et défaits '.A cette cohue païenne se mêlait volontiers la colonie juive '.

' Eusèbc, Hisl. écoles., I. VI, c. XLI. On peut éclairer ce qui a dû se faire en 250 par ce qui se passa en 306; cf. Eusèbe. De martgrib. PalœslinîC, c. iv. -/.r,p-J7.(j)v... avopa: àjj.a yjvat^t y.xï -ïv.voiç ètù tojv stûw/.ojv oiV.o-j^... àvaootoaévwv ■xai Ttpô; TO-jTOiç ovojj.ao-Ti y.'niçt/t.)') iîtb ïpay?,; r/.aijTOv àvav(aÂoii[j.âvwv. — 'S. Cyprien, De lapsis, c. ix, xxv; EpisU, X'i.xiv, édit. Hartel, p. 243, 1. 9; p. 255, 1. 5; p. 537, 1. 1. — 'S. Cyprien, De lapsis, c. viii, .xxiv; Epist., i.iK, 13; Celerini Episl., xxi, 3, édit. Hartel, p. 242, 1. 19; p. 254, 1. 16; p. 681, 1. 2; p. 531, 1. 19-20. P. .\llard, Hisl. des perséc., t. II, interprète S. Cyprien, De laps., c. viii : ultro ad forum currere, ad mortem propcrare comme si les gens cités allaient du Forum au Capitole; mais ce qui suit : Quoi ILLIC a magistratibus vespera urgente dilati sunt favorise l'explication donnée par Gregg, The Decian perscecution, London, 1898, p. 130 et admise par P. Franchi de Cavalieri. Un nuovo libella originale, 1904, p. 6, d'après lesquels antérieurement aux sacrifices solennels du Capitole tbe Forum had sufficed for an informai and prématuré compliance. — • Siai.'jv.v/, Martyr. Pionii, v, 3;vii, 2; xv, 2; cf. XVIII, 14. — ' S. Cyprien, De lapsis, c. m, édit. Hartel, p. 2.38, I. 5; Mort. Pionii, xviii, 5, 14; Anon. Chiliastœ in Mallh., édit. Mercati, Roma, 1903, p. 43: coronam accepit in caput suum lauream et tus in aram abominationis misit. — • S. Cyprien, De lapsis, c. vin, édit. Hartel, p. 243, 1. 3 : quid hostiam tccum, miser, quid victimam supplicalurus importas? et. Mari. Pionii, xviii, 13 : 6 lvJy.T/,|j.ti>v .. onzr,'iî-;/.i -xh oïôicpv £i; To NEiitTî'ov. — ' Dcnys d'Alexandrie, dans Eusèbe, Hist. eccles., I. 'VI, c. xli : ôe'/oi /.ai Tzph; tci TEflvivat /.a; t.ç,'i; -ci OCoa;. — 'S. Cyprien, De lapsis, c. xxvni, édit. Hartel, p. 258, I. 9 : sub oculis... tnsullantis

XVII. La déclaration. — La première formalité requise consistait à déclarer sous serment • qu'on n'avait jamais été chrétien ou qu'on renonçait à l'être désormais '". Ensuite on procédait au sacrifice.

XVIII. — Le sacrifice pouvait s'accomplir de deux manières. Ceux qui avaient apporté avec eux la victime ou l'hostie l'immolaient sur l'autel ; les autres se contentaient de laisser tomber sur le brasier ardent quelques grains d'encens puisés dans une navette posée tout auprès ".

Cette manière de satisfaire à l'obligation du sacrifice dut être la plus généralement adoptée ayant l'avantage de ne rien coûter '-; il semble bien, en eflet, que dans une de ses lettres saint Cyprien pour désigner en général ceux qui ont satisfait au sacrifice les désigne sous le nom de iurificali '^.

XIX. La lib.vtion. — La libation était un rite distinct mais inséparable du sacrifice. Celui cjui offrait devait répandre une partie du vin sur l'autel et boire le reste de la coupe, ce qui fait comprendre les fortes paroles de saint Cyprien : mors invicem lelali poculo propinala est " et le rappel qu'il fait de la défense de l'apôtre : Non potestis calicem Domini bibere et caliceni dœmoniorum '^ C'était, à peu de chose près, ce que Trajan avait exigé de ceux qui étaient dénoncés comme chrétiens; le magistrat enregistrait leur dénégation à condition qu'ils offrissent l'encens et la libation ". On retrouve la libation imposée dans l'édit V de Maximin Daia (qui transcrit mot pour mot les dispositions de l'édit de Dcce dans ce passage) et dans l'édit IV de Maximien ".

XX. La manducation. — Tout n'était pas dit. L'édit de '250 renforçait l'offrande de l'encens et la libation d'un rite plus significatif, d'une participation plus intime au sacrifice : la communion. Après un sacrifice, les païens se partageaient et mangeaient la chair ou une partie de la chair de la victime immolée. La communion imposée par l'édit n'était donc pas une innovation en elle-même, ce qui était inusité c'était l'obligation de satisfaire en présence des commissaires à l'accomplissement d'un acte qui ne faisait pas partie intégrante du sacrifice rituel, mais que l'on savait par expérience devoir, plus que tout le reste, paraître abominable aux chrétiens ". Pour ceux-ci manger les viandes offertes aux idoles, c'était recevoir en soi les

populi; à Smyrne, Mart. Pionii, iv, 3, la colonie juive était importante. — * Mart. Pionii, xvii, 12. — " Denys d'.Mexandrie, dans Eusèbe, Hist. eccles., VI, xli : o; oï tic; i-oiu-'j- Tspov Tot; pwiioî; Ttposî'-ps/ov ■o-yjpÇou.îvoi... to u-rfii TrpÔTspov YHYOvIvai -/piiTTiavol ;Mar/. Pionii, xviii, 4: di:j.O(;s (TTEiavwÔÊi: (AT, eîvâi -/pio-Tiavoc Cf. S. Cyprien, De lapsis, c. viii, xxiv; édit. Hartel, p. 242, 254; Episl., Lviii, 13; Lxvii, 6, p. G81, 740. — " L'acerra '/:gïvt.)Tp;;; cf. 0\ide, Pon(., IV, VIII, 39 : de parva dis pauper libat acerra... tura. — " On désignait ce mode de sacrifice par l'expression tura ponere, imponere et en grec iT.:h^v.-i. Mart. Pionii, m, IV. — " S. Cyprien, Epist., Lv, 2, édit. Hartel, p. 624, I. 20. — " S. Cyprien, De lapsis, c. ix, édit. Hartel, p. 243, I. S. — " Ibid., c. XV, p. 248,1. 14; c. xxv, p. 255, I. 4 : merum... quod et ipsum de immolaiione pereunlium supererat. La passio de saint Conon, iv, 4, martyr sous Dèce, donne cette phrase : X-xôi XiSivov Jîoayj /.ai oîvov. Mais la rédaction de cette pièce n'est pas antérieure au iv siècle; cf. A. Harnack, Chronologie, t. ii, p. 469-470; Nuom bull. di arch. crist., 1904, p. 8 sq. — "Trajan, Epist., xcvii;cf. Pline, Epist. xcvi : ...tare ac vino supplicarenl. — " Eusèbe, De marlyrib. Palœslinœ, c. m : irivTa; -xiir^y-îi... ôCî'.v -■ xai mivtctvi : cf. .\rnobe, Adv. nationes, 1. VII, c. xxix, édit. neitTerscheid : merum Umris est socium: cf. I. VII, c. xvix; XXXVI, p. 259, 270. — "S. Cyprien, De lapsis, c. X, XV, .XXII, XXIV, xxv, XXVIII, XXXV, édit. Hartel, p. 244, 1. 4; 248, 1. 6; 253, 1. 21 ; 254, 1. 42; 255, 1. 6;25S, 1.11 ; 262, I. 27; £/)is(., xvi,2; XX, 2; xxxi,7; LV, 14; nx, 12, 13; episl. Romana, inter Cypr., Episl., xxx; p. 518, 1. 10; 528, 1.1 ; 563, I. 12; 634, 1. 4; 679, 1. 23; 681, 1. 2; 551, I. 13; Mart. Pionii, 11,4; Vf, 3.

PÈCE — DÉrORATION DES ÉGLISES

démons auxquels ces viandes appartenaient et se li\Ter en leur possession. Il est \Taisemblablc que des conseillers, curieux de ce qui concernait le christianisme et bien instruits des idées répandues parmi les fidèles, avaient suggéré à Dèce cette mesure qui oppo- i sait le banquet païen sacrilège à la communion chrc- i tienne '. i

Il semble qu'à Carthage la manducation avait lieu à I midi dans une sorte de banquet sacré -. Toutefois ce I n'était pas une mesure générale puisqu'à Smyrne, Pionius et ses compagnons sont mis en demeure de [ faire le sacrifice et le repas dans le temple de Némésis, ce que fait l'cvècpie apostat Eudémon qui emporte même chez lui une partie de la chair sacrifice '.

XXI. La répudiation. — Les libelli offrent une formule invarialjle : le pétitionnaire proteste n'avoir jamais cessé de sa vie d'offrir les sacrifices, àsi Ojtov y.x\ T-ivoojv o:i-û.m. ; — à='. 6-jôvTs; toï; 6îo;ç 5'.ît;).zc;ajjiiv, etc., ce qui revient à déclarer qu'il n'a jamais été chrétien et à renier implicitement sa croyance à supposer qu'il l'ait jamais eue.

Si cette déclaration se rencontrait exceptionnellement, on pourrait l'attribuer à la crainte provoquant un excès de zèle, mais elle fait partie du formulaire et il est incontestable qu'on ne pouvait s'y soustraire. La portée de cette phrase est sujette à discussion. Ou bien elle est réservée à ceux-là seuls dont l'orthodoxie païenne est de notoriété publique, ou bien elle est destinée à tourner l'obligation d'obtenir une négation formelle, une malédiction du Christ, comme le proconsul de Bithynie et celui de Smyrne s'évertuaient à en arracher '. On ne semble même plus se souvenir ni supposer que le comparant soit ou ait été chrétien, on n'exige pas une abjuration pénible, on réclame simplement une répudiation tacite. Si des apostats, stimulés par la peur ou par les avantages promis, en faisaient plus qu'on ne leur demandait, leur zèle intempestif ne change rien aux exigences de l'édit qui ne cherchait pas à découvrir les chrétiens mais leur offrait, au contraire, l'occasion de cesser de l'être à mots couverts.

H. Leclercq.

DÉCORATION DES ÉGLISES I. Avant la paix

de l'Église. II. .\ux iv et v siècles. III. Séries chronologiques. IV. Rome et Ravcnne. V. Gaule mérovingienne. VI. Gaule carolingienne. VII. Afrique. VIII. Orient byzantin. IX. Egypte.

I. Avant la paix de l'Église. — L'existence d'un art spécifiquement chrétien n'est pas contestée. Par contre ses conceptions et ses ouvrages ont leurs dévots et leurs adversaires, sa technique elle aussi a ses détracteurs et ses admirateurs. Cet art. pendant toute la période qui fait l'objet de nos recherches, n'a guère eu d'autre destination que la décoration des églises, et c'est là que nous pouvons l'étudier.

Peu de sympathie pour l'art dans la icligion du Christ et pendant longtemps une sorte d'inattention afiectée. Le paganisme avait non seulement monopolisé l'art, mais il l'avait surtout ■ imnioralisé ». Les formes les plus belles servaient à l'expression des gestes les plus coupables et des vices les plus abjects. De là un discrédit profond et général et une sorte d'incompatibilité radicale entre l'art, interprète d'idolâtrie et de corruption, et le christianisme, école de croyance cl source de purcté.Les Juifs, bien qu'ils ne se montrassent pas aussi rébarbatifs qu'on le dit généralement aux

' Dans les actes de sainte Agape, pareille insistance sur la communion aux chairs des victimes : p.T, flo'j/E'j'Jai Uf6l)\j-:o-i s»-.£;v, c. m. — 'P. Allard, Ilist. des /lersée., t. II, p. 314; GrcgB, The Decian ijerseciilion, p. 129; Massetiieau, I^s sacrifices ordonnés à Carthage au commencement de la persécution de Deciiis, dans Beuue de 'histoire des religions, 1881, p. 08; cf. A. niudcaii. Die

images et aux représentations figurées, eussent été, de toute façon, de piètres éducateurs artistiques, mais le dissentiment né de bonne heure et vite aggravé entre chrétiens et hébreux ne permettait pas à ceux-ci de devenir, en aucun sens, des éducateurs. C'est au sein de la société païenne que les chrétiens forment leur concept de l'art, ils paraissent, sur ce point, avoir été peu influencés par leurs premiers chefs préoccupés d'intérêts plus immédiats et plus graves. Gr;\ce à cette liberté, un premier art chrétien va éclore, poétique et gracieux dans son inspiration populaire, sans rien encore, à cette première heure, des tendances tliéologiques qui viendront s'y superposer afin de le canaliser et le discipliner.

Il faut se garder de transformer en basiliques officielles les chambrettes obscures des catacombes dans lesquelles, par suite de circonstances, le culte fut célébré à diverses époques. Nous en avons rencontré un exemple dans la Capella greca (voir ce mot). L'architecture est purement utilitaire et si on rencontre des égUses comme celle du cimetière Ostrien ^ et celle du cimetière Saint-Hermès % il se trouve par une regre'ttable coïncidence quelles n'offrent aucun vestige de décoration. D'ailleurs, là comme à la Capella grcca, on ne trouverait sans aucun doute que des scènes inspirées par une destination funéraire. Ce que pouvait être la décoration des égUses bâties à ciel ouvert avant la paix de l'Église ', nous l'ignorons et l'ignorerons probablement toujours; il ne servirait à peu près à rien de conjecturer. Cependant, il faut convenir qu'à l'époque tout à fait primitive, lorsque l'installation des églises se faisait dans les habitations privées, en particulier dans le tricliniam. cette église improvisée offrait une décoration. C'était le cas pour les réunions qui se tenaient à Rome dans la maison découverte sous la crypte de l'église des Saints-Jean-et-Paul (voir Diciionn., t. ii. au mot Celivs). Dans une maison du iii"' siècle, des murs ont été retrouvés encore décorés de leurs fresques antiques, recouvertes parfois, quand leur liberté ou leur licence pouvait choquer ou contrister un chrétien, d'un décor plus chaste et surtout mieux adapté à la destination nouvelle. On peut supposer que dans beaucoup de ces oratoires improvisés, le grattage et le badigeon ont dû purifier les parois de la salle adaptée à une destination si nouvelle; mais on n'en peut savoir plus, car il n'a guère subsisté que des traces insuffisantes de ces chambres aménagées par les riclics convertis pour la célébration du sacrifice et l'inslruction des frères.

Il e.st possible toutefois que le décor des égUses ail, à cette première période, assez peu difiéré du décor des catacombes. lùi effet, il semble peu probable que les artisans médiocrement habiles dont les catacombes nous ont conservé les ouvrages, se soient essayés à des représentations différentes dans les églises à ciel ouvert. On peut douter qu'ils en fussent capables, et le fussent-ils on douterait encore qu'ils l'eussent voulu. Vraisemblablement, les scènes de la Bible et le symbolisme en train de se coordonner ont seul ins])iré celle décoration dans laquelle on doit cependant faire la l)art plus large qu'elle ne lest dans les catacombes aux matériaux coûteux, d'un transport difficile et d'un poids incommode, marbre, stuc, mosaïque, sculpture. Le seul texte à retenir est celui du canon H6' du concile d'IUiberis (Grenade), vers l'an 300. Ce canon interdit i de placer des tableaux dans les églises cl de peindre

I.ibelli der Ver/olgiing des Deeiiis, dans I>er KathoUk, ia08, IV« série, t. xxxvili, p. 173-187, 2.")8-288. — ■ Mart Mionii, c. XV, 2; xvi, 1; xviii, 13. — * Pline, Epist., xcvi; Mari. Poli/carpi, IX. 3. — 'H. Leclercq, Mamiel d'archéologie chrétienne, 1907, l. i, p. 292-293, ng. 80, 81. — • /(>/</.. ». i, p. 29.Ï-290, llg. 8.1-81. - ' Ibid.,

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