‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 76 sur 251 · DEDICACE DES ÉGLISES — DEFENSOR CIVITATIS · texte numérisé non relu

DEDICACE DES ÉGLISES — DEFENSOR CIVITATIS

Die feierliche Einweihung einer Kirchc, Friedhof-und Glockenweihe in ihreii Gebelen und Zeremonien, New- York, 1889. — J. P. Kirsch, Die cimstlichen Cvltusgebiiude im Allerlum, Kôln, 1893. — Gôtz, Dus Aller der Kinhiveth/ormeln x-xxxi des Liber diurniis, dans Deulsche Zeilschri/l f. Kirchenrechl, 1895, p. 4 sq. — W. H. P'rere, Pontifical services. I. The consécration 0/ a cliurch (Aleuin Club collections, t. m), London, 1901. Précieuse étude sur les ordines. — J. Mercali, Ordo anibrosianus ad consccrandam ccclcsiam et altaria, dans Anticbe reliquie liturgiche ambrosiane e romane (,Studi e Tcsli, t. vu), Roma, 1002, in-4''. Dissertation importante. ■ — K. Schnabel, Die Feier der Einweihung einer Kirrlie, Wiirzburg, lOO.'i. — Fr. Wieland, Mensa und Coufesxio. Studien ûbcr dcn Allar der altchrisllichcn Liturgie, IMunchen, 190G, in-S". • — • D. Sliefenliofer, Die Geschichte der Kirehweihe vom l -vu. Jahrhundert. Miinciien, 1909, in-S». Travail très soigné. — F. Interlandi, La consecrcaionc dclle ehiesc : suo concetto, sue cérémonie, Caltagirone, 1913, in-8".

P. DE PUNIET.

DEER (Livre de). — Cf. Celtiques (liturgies), t. Il, col. 2976-2977.

DÉESSES-MÈRES' - On classe sous le nom de Déesses-mères une série de statuettes en terre cuite du style le plus barbare et représentant une femme voilée allaitant son enfant ou le tenant sur ses bras. Nous avons déjà mentionné et décrit cette catégorie dont plusieurs exemplaires ont été trouvés dans les ruines de Carthage (voir Diclionn., t. ii, col. 2298, fig. 2148, 2149), et sont conservés au musée Lavigerie '. Ces statuettes sont d'une argile assez fine pour qu'on en puisse attribuer la fabrication au m" siècle. Une femme assise dans un fauteuil, les pieds posés sur l'escabeau honorifique, elle est vêtue d'une tunique et d'un manteau. .\u revers ou voit tracé sur le siège un carré traversé par deux diagonales, ce qui pourrait avoir l'intention de figurer un chrisme. Fn 1890, on découvrit à Carthage une statuette de ce type en compagnie d'une quinzaine de lampes chrétiennes, ce qui donna à penser que la statuette représentait la vierge Marie avec l'enfant Jésus. Sans doute il n'est pas impossible que ce soit là un des derniers et des plus dégénérés spécimens du type d'Isis et Horus -. Cependant le doute subsiste.

Une autre série plus nombreuse conservée également au musée Lavigerie, présente des statuettes toutes de même argile, même costume, même style, moins anciennes que celles en terre rouge dont nous venons de parler. Elles appellent la comparaison avec trois figurines nimbées, évidemment chrétiennes, provenant de Cherchel et de Gouraya '. Une seule est intacte, nous l'avons déjà décrite et représentée (voir DicL, t. II, col 2298, fig. 2148). Ce n'est pas seulement en Afrique que ce type a été rencontré. En 1900, fut trouvée une terre cuite mesurant 0'"125 de haut, dans une tombe des environs de Philippopolis (Bulgarie). La même tombe contenait deux monnaies en argent de Basile II. « La pâte n'est pas fine, l'image est grossièrement traitée, le bas de la figure détérioré et certaines parties ont des teintes brunes et blanchâtres, provenant probablement de la cuisson. II en est de même de l'enfant dont le dos est soutenu par la main

* Delattre, Le culte de la sainte Vierge en Afrique, in-8", Bruges, 1907, p. 36-42. — ' Delattre, dans les Missions catholiques, 1883, p. 106; Archéol. chrét. à Carthage, 1892, p. 9-11; S. Gsell, Chronique africaine, dans Mél. d'arch. cl d'hisl. 1892, p. 125, n. 1.59; A. Aiidollent, Carthage romaine. p. 668; E. Babelon, dans le Musée Lavigerie, .Sculptures antiques, 1901, p. 47. — 'P. GaucUlor, J\/ii.wi' île Chcrclul. 1895, p. 78; Gsell, dans Diclionn., t. lu, col. 12S1, fits. 2762. — • A. Degrand, Lettre à M. Babelon, dans Bull, de In .Soc. na(. des antiq., 1900, t. Lxi,p. 171-172. — » E. Babelon,

gauche de sa mère qui lui donne le sein. Soigneusement examinée à la loupe, cette image ne porte aucune trace d'enduit ou de peinture'. » Basile II régna de 969 à 1025, c'est donc dans un tombeau du x" siècle ou du \i' qu'a été trouvée cette statuette.

Si CCS figurines ont ja(fis représenté Isls et Horas .nux yeux de leurs dévots, il est hors de doute que cette signification se perdit et que les fidèles ne supposèrent pas qu'on pût y voir autre chose C|ue Marie et l'enfant Jésus. « Cette appropriation chrétienne de terres cuites païennes n'a pas lieu, d'ailleurs, de nous étonner : elle est conforme à ce que nous connaissons de l'utilisation par les chrétiens de nombre de monuments païens, en pailiculier les camées et les pierres gravées. On pourrait peut-être seulement se demander si ces statuettes de déesses-mères utilisées à l'époque byzantine, étaient des statuettes anciennes à l'époque où on les a mises dans les tombeaux, ou bien si on les fabriquait pour cet usage funéraire, en se servant d'anciens moules ou de moules traditionnellement renouvelés. Cette dernière hypothèse est la seule qui puisse être admise, étant donnée notamment la variété des types de déesses-mères trouvées à Carthage : on ne concevrait pas qu'un nombre si considérable de statuettes païennes aient été alors retrouvées et baptisée, chrétiennes. L'hypothèse d'une fabrication continuée à l'époque chrétienne par le moyen de surmoulages est la seule qui soit rationnelle *. »

H. Leclercq.

DEFENSOR CIVITATIS. — I. Le defensor civitatis avant la chute de l'empire d'Occident. 1. De l'an 364 à l'an 387. a. Origine, b. Recrutement, c. .\ttributions.

2. De l'an 387 à l'an 409. a. Élection par les cités. b. Attributions nouvelles. 3. De l'an 409 à l'an 458. a. Élection et attributions, b. Décadence. 4. Après l'an 458. Réforme de Majorien. II. Le defensor civitatis en Orient après la chute de l'empire d'Occident. 1. De l'an 505 à l'an 535. a. Élection et attributions, b. Nouvelle décadence. 2. Réformes de .lustinien en 535. a. Les Novelles VIII et XV. /'. Recrutement, c. Attributions, d. Après Justinien. m. Le defensor civitatis en Occident après la chute de l'empire. 1. Hors de l'empire frank. a. Ostrogoths et Lombards, b. Wisigoths. e. Burgundes. 2. Dans l'empire frank. a. Généralités, b. Fonctions. IV. Le defensor civitatis et les autorités locales. 1. Rapports avec les duumviri. 2. Rapports avec le curator reipublicr.

Page 1