‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 9 sur 251 · II. Leci-f.rcq · texte numérisé non relu

II. Leci-f.rcq

DALMATIE. — I. Frontières. II. Évangélisation. III. Saint Donmio. IV, ii" siècle. V. iiiosiôclc. VI. Saint Vcnance. VII. Saint Caïus. VllI. Quintia C... IX. .\nastase le foulon. X. Quatre soldats martyrs. XI. Félix d'Fpetium. XII. .Xsterius. XIII. Scptimius. XIV. Acidius. XV. Menas. XVI La liste épiscopale de Salone. XVII. Salone. XVIIl. Manastiiine. XIX. Marusinac. XX. Vranjic-. XXI. Cimetière de la Via Suburbana. XXII. Basilique épiscopale. XXIII. Baptistère. XXIV. Basilique d'IIonorius II. .XXV.Vesliges d'églises. XXVI. Organisation religieuse. XXVII. Épigrapbic. XXVIII. Stèle funéraire. XXIX. Ampoules. XXX. Cassette. XXXI. Fresques. XXXII. Bas-relief. XXXIII. Mosaïques. XXXIV. Peigne en buis. XXXV. Bronze. XXXVI. Lampes. XXXVII. Sarcophages. XXXVIII. Plat de verre. XXXIX. Bibliographie.

I. Frontières. — L'Illtjricitm des anciens était une vaste contrée aux frontières un peu vagues dont faisait partie la province romaine île Dalmatic '. Les Grecs ne prirent jamais la peine d'en fixer les contours, il leur suffisait de savoir qu'au delà de la Thracc, de la

' Gnrrucci, S(orin, pi. c.ccxxxvii, 1,2; Roller, Calacmnhr.t , t. II, n. 303; voir Diclionn., au mot Candèlahre, t. ii, col, 1834 sq. — ' Oncngna, .Sun Marco, pi. cc.cvi; Cattanen, Archit., p. 53; Pulgher, Les unvicniies éftlises byzantines de Constantinoiilr, iii-S», Vienne, ISSo. pi, viii, n. 5; J. Laurent, Delphes chrétien, p. 256, tig. 20, 21. — ■ O. WulIT. Allchristtiche lin./ mittetalterliche BildmrUc, iii-l", Berlin, 1909, p, tiO, n. 17.")-I77. — ' Poiiisignuii, (JiiiJ pnecipue apud

Macédoine et de l'Apire, des territoires s'étendaient vers le nord et vers l'ouest, de l'Adriatiipie à la Save et au Uanube. Ce nom global d'Illyrif-um fut adopté également par les Romains qui donnèrent au Iriliut payé par les peuples qui liabileiit depuis le; sources de lister jusqu'à l'Iùixin le nom de tribut ill\rien ». Par 1 outre, le nom de iJalmatie, d'abord réservé à une ciri onscription, fut attribué par la suite à toute une province, plus étendue que la Dalmatic actuelle. Cette province riveraine de l'.Xdriatiquc s'étendait depuis l'Assia en Istrie jusqu'au Drilo et rejoignait le Danube ,1 son confluent avec la Save, laissant au nord toute la vallée de cette rivière. Du confluent do la Save, une ligne tirée du nord au sud jusqu'au mont Scardus la séparait de la Mésie; une autre ligne, du Scardus à la mer, aux environs d'.-Messio, marquait la frontière du côté de la province de .Macédoine '. t Elle comprenait ainsi, outre la Dalmalie autrichienne, la Croatie turque, la rSosnic, l'Herzégovine, le .Monténégro, une |)artie de la Serbie et de l'.Mbanie d'aujourd'hui. Les nombreuses îles de la côte, dont quelques-unes ont une superficie relativement considérable, faisaient aussi partie de la province de Dalmatic '. »

Auguste avait tracé des limites, passablement capricieuses, à la Dalmatic; Dioclétien, que cette région intéressait particulièrement, fil une nouvelle répartition et, avec la partie sud du territoire, forma une nouvelle province qui reçut le nom de Prévalitane et appartint au diocèse de Dacie. Le reste conserva son nom et continua à former une province de l'empire d'Occident, tandis qu'à p.arlir de .379 la Prévalitane passa sous l'autorité des empereurs d'Orient. Quand Icmpire d'Occident eut disparu en Italie, la Dalmatic tomba aux mains d'Odoacre, puis des rois goths ses successeurs; ensuite, sous .lustinien, elle re\int à l'empire byzantin.

II. ÉvANGÉi.is.MioN. — Uiitcxtc dc Saint Paul a donné lieu de supposer qu'il avait porté l'Évangile dans Vlllijricum. Voici ce texte : (.jït: u.i à-o 'hoojaaX7)u. ■/.%■. /.j/.Xi.i ,ni/f. TOJ ' IX/.joizoû 7:î-'/.r,aM/.v/3i: to EÙaY-i-IX'.ov TOJ XçiTToO »; d'après lequel il est impossible de décider si l'apôtre a pénétré dans V Illuncumoa s'il s'est arrêté à la frontière. Saint Jérôme n'a pas hésité et a écrit : In omnibus locisvcrsabaliir : ciim Thoma in India,cum Peiro liomii: ciim Paiilo in Illurico... », mais on doit se demander si, ce disant, saint Jérôme avait d'autres informations (pie le texte de l'épître aux Romains et s'il ne cédait pas au désir de faire servir ce texte à la thèse de la dilTusion la plus étendue de l'Évangile.

Il faut également renoncer à tirer parti du texte des Actes des apôtres "> qui rapporte le naufrage de saint Paul à l'île de Melita puisqu'il ne peut être question d'identifier ce nom avec l'île dalmate de Meleda. En effet, après le naufrage, le voyage fut repris et on aborda, non dans un port de l'Adriatique, mais à Syracuse, ce qui impose le maintien de l'identification traditionnelle de Melita avec Malte.

Cependant la Dalmatic n'est pas absolument dépossédée. On lit dans la deuxième épitre à Timothée : Ar);xâ; y*P V-' ÈY/.iTîXtnsv àvarrr^aa; tov vOvitiôvi, xi; ârofiJOi) ci; 0EoijaXov:xir,v, Kpr|5xr,; si; PaXXiav (ou TaXaTtav) Tito; £Ï; AaXjjiaTtav " . Ceci semble clair et il faut admettre qu'à défaut d'un apôtre la Dalmatic a été évangélisée par un « liomm: apostolique », Les

Konianos usque aJ Diocletiani tempora fuerit Ulyricum, in-S», Parisiis, IS'IG ; Momiiiscn, dans Corp. inscr. lat., t. m, part. 2, p. 279. — ' H. Cons, l.n provinct romaine de Dalmatie, in-S°, Paris, 1882, p. 2. — • .). ZcUicr. Les origines chrétiennes de la province romaine de Dalmatie. in-8°, Paris, 1906, p. 1. — ' Ibid. — • Rom., xv, 19, — «S. .TérOnio, Epist., Lix, — •• Act., xxviii, — " Il Tim„ IV, 11,

DALMATIE

objections soulevées contre l'autlienticUé du document relèvent de la critique biblique dont nous acceptons, pour notre part, les conclusions afTirmatives. Après avoir accueilli et discuté toutes les objections, le plus récent historien de la Dalmatie — et le mieux informé — écrit qu" « en définitive nous n'avons pas de donnée certaine sur l'évangélisation de la Dalmatie à l'époque apostolique, mais le passage de l'épître à Timothée, de quelque manière qu'on l'interprète, écho incontestable, bien que peut-être altéré, d'une tradition sûre ou témoin fidèle d'une histoire toute récente, ne permet guère de douter que cette évangé- Usation ait eu lien avant la fm du r' siècle (?) ' «Mais il y a plus, l'n texte de saint Épiphane, au i\' siècle, est très affirmatif: il envoie saint Luc évangéliser la Dalmatie : zal y.r^ç'j-m -pwTOv Iv Aa5.;j.aTioc, -/.ai FaÀXiï, /.ai Èv 'ItaXr'x, /.ai ev Maz=5ov!oi ^ Sans doute, Épiphane est loin d'être contemporain de l'événement qu'il rapporte, mais il ne s'ensuit pas que ses affirmations soient sans valeur et, en l'espèce, on peut d'autant moins les négliger que le renseignement qu'il apporte vise saint Luc, disciple de Paul et, comme Tite, associe à ses missions.

En définitive, si saint Paul n'a pas pénétré dans V lllyricum, il y a lieu d'admettre que ses disciples ont suppléé à ce qu'il n'a pu faire lui-même.

III. Saint Domnio. — En quoi consiste l'oeuvi-e de Tite et celle de Luc ? Nous l'ignorons. Fut-ce une prédication et un rapide passage, une sorte de reconnaissance des lieux plutôt qu'un établissement durable ? A défaut de tout indice, il faut renoncer à le savoir. Dans la suite des temps il arriva que sans renoncer à l'apostolat de Tite on fit assez bon marché de ses résultats et on se décida à faire honneur de l'évangélisation à un personnage nommé Dominus ou Domnio, disciple direct de saint Pierre et véritable fondateur de l'Église dalmate dans son premier berceau de Salone.

Autour de ce personnage nommé Domnius, Domnio ou Doimus et à l'occasion de sa chronologie, des discussions se sont élevées et des systèmes ont tour à tour prévalu que nous allons exposer.

Les témoignages, tous antérieurs au vu» siècle ou contemporains de cette époque, mentionnent l'évêque de Salone Domnio, martyr sous Dioclétien, dont le corps fut transporté h Rome lors de la destruction de Salone en G40 et déposé dans l'oratoire de Sainl- Venance au Latran.

D'autres témoignages, plus récents, favorisent la présence :'i Spalato du corps de Domnio, retiré des ruines de la ville par .Jean de Havenne, premier archevêque de Spalato, vers 050. Par un phénomène digne d'intérêt, Domnio, devenu Doiraus, s'est trouvé vieilli de deux siècles et devcn\i victime de Trajan au lieu de l'être de Dioclétien.

Ce n'était pas contradiction, mais abondance de biens, et on imagina deux personnages, deux saints, deux martyrs, presque homonymes : Doimus sous Trajan et Domnio sous Dioctétien. On ne pouvait être plus accommodant et cependant la solution n'eut pas

' J. Zeiller, o/j. vil., p. .'). — = S. Ispipliiiiic, .li/«. Iiwrcs., i.i. 11. — ' Ri/lessioni sopra l'islariadi S. Doimo, Spalato, l'.)0) (réimpression). Le livre scandalisa; Farlati se prit ù douter du salut éternel de l'auteur. — ■ * Ce martyrologe oriental est ri-présenté par un abrégé syriaque transcrit en 112. — '11. Quentin, Les marturotogi-s du moyen âge, VMS. — • B. Kruscli, Stndien iiir ehriMlliili-iniltelaltrrliclien Cliroiwhfiie, in-8», Leipzig, 1880, p. 227-2.'l.'5 ; et dans Mtmum. r.erm. liisl.; Auct. anliri., t. ix, p. 7.18. Celte ilironl<iiic n été sur plusieurs points reconnue erronée, mais, en ce qui louche saint Domnio, on n'a pu jusqu'A ce Jour la prendre en défaut. Cf. H. Achclis, dans Bitll. di urch. el slor. daim., 1900, t. xxiii, p. 248. — ' J. Zclller, op. cit., p. 12-13. —

le don de satisfaire tout le monde, puisqu'un début du xviii» siècle un certain Karamaneo Matijascvic reculait jusqu'au iiF siècle l'unique évèque et martyr de Salone qui porta le nom de Domnio ^

En présence de ces explications irréductibles les unes aux autres, il reste à remonter aux sources d'où elles tirent leur argumentation.

L'évêque Domnio, martyr sous Dioclétien, s'autorise : 1" du Liber ponlificalis qui, pour les Vies des papes du vu» siècle, a la valeur d'un document contemporain; 2° du Martyrologe dit hifronymien, combinaison de fériaux anciens parmi lesquels on dislingiie, notamment dans le cas de saint Domnio, des mentions dérivées du martyrologe oriental du iv siècle au moins *; 3° du Petit martyrologe romain, compilé au viii= siècle '; du Prologus Paselur ou Petite chronique, remontant à l'année 395 '; 4" des monuments archéologiques et épigraphiques qui sont : la mosaïque de la chapelle de Saint- Venance au Latran, les restes de basiliques et les inscriptions découverts dans les fouilles de Salone.

L'évêque Doimus, martyr sous Trajan, se réclame : 1" de VHistoria Solonitana de l'archidiacre Thomas, mort en 1268. L'auteur n'a pas jugé convenable de nous avertir des sources d'où il tirait son récit, néanmoins dans les quelques cas où une vérification a été rendue possible entre son texte et les documents utilisés, on a pu constater que son exactitude laisse à désirer; 2° de six recensions de laV/e du saint. De celles-ci la critique est aisée, parce que sommaire; ce sont des ouvrages de basse époque, où la confusion, l'invTaisemblance, l'anachronisme s'étalent à l'aise et remplissent la biographie de Doimus d'une série d'incidents qui n'autorisent pas à relever la composition des trois premières Vies audessus du xr siècle; quant aux trois autres Vies, ce sont de simples résumés ou des panégjTiques '', dans lesquels il est impossible de retrouver une parcelle d'histoire *; 3" d'une Vie de saint Clément qui paraît être un faux du xvi« siècle; 4'> d'un passage du De administrandn imperio de Constantin Porphyrogénète qui, parlant de .Spalato, aflirme que les corps de saint Domnio et de saint Anastasc reposent dans cette ville. Mais, si l'on ajoute foi à ce renseignement, il faudmit dire aussi que saint Laurent ne se trouve p;is ù Rome, mais à Traù. Un peu plus bas, en elTet, le Porphyrogénète, ù propos de cette ville, aflirme ceci : ;v B; tm ajToj xâi-piii àro/.îiTai ô xyto; aioTUO AauoivTio; 6 à&yi5iâ/.ovo; •; 5° d'un passage des Aetes du concile de Spalato, de 924. L'authenticité de ces actes est douteuse '", on n'en saurait dire plus, et si on accepte leur témoignage il en résulte que la croyance ;'i l'apostolicité de saint Doimus pourrait remonter jusqu'au xi" siècle; (!" d'un Concile de 950 qui n'a jamais existé "; 7° d'un groupe de textes récents qui sont ; le Bréviaire de V (iglise de Spalato, de l'année 1291; les Slatiita et leges eii'italis Spalati. de l'année 1312; les Cataloguci des évéïjiies de Spcdnto et Salone dont aucun n'est antérieur au xiir' siècle '-; le Clironicon pontificale S(donilanttm et Spatatense, rédaction fantaisiste ([ui n'est appuyée sur aucun document sérieux ".

" .inaL boll., 1908. t. x\v, p. "'i-TO. -~ • De admin. imper., t. XXIX, n. 92, dans Ciirpiis scriiilorum liislnr. /i|/:ant., lionn, 1840, 1. III, p. i:t7-i:)8. Cf. .J. Zeiller, op. cit., p. :ir.. -- " Hcfclc-Lcclcrcq, Hisl. des conciles, lUll, t. iv, piiil. 2. p. i:iGl ; Ili.iloria Sainnilana, édlt. Hui-kl, p. nO-ltS; llliiriciim sacrum, t. m, p. 96; ^îontllnentll Shwtinau iiirritlinnaUunt, VU. Doctimcntti liistoriw Cliroatite peritnlinii anlitiuiim illustrunliii, in-S», Zngnibiiv, 1877, n. ir.l. p. 190-191. - • " Bull, di arclu-ul cl sliir. ilidm., I. xxiii. p. 'JM;.l;in). IhiII., 1904, t. xxiii, p. 12. — " l'arhitl, Illgricum sucrum, I. i, p. 317 sq. Cf. J. Zeiller, op. cit., p. M, (|Mi abaisse encme celle date. --" H. Dclcliayc, Saints d'isiric cl de Dalmalie, dans .4nnl. bail., 1899. l. xviii, p. 390.

HALMATIK

Le Murljrulugc liiùruiijiiiU'ii tloiiiiu au 11 uvril lu raeiilioii suivante' :

Sulonii, Diilmacit; iJuiiiiiiiunis v/zt cl luiliâr VIII. Stil'/nii ildlmûl doniinidiiis ipl il milTl Iriiiin.

'DCMM V,

mm \

3506. — Inscription de Doninio.

U'aprés Bu//, rfi archeol.e sloria dalmala,\. xxi, p. 105, fig.

In Siiliiiui tldliniicic tluminionis epl VIH vl mi- Un Vin.

siinl in Saluiia '. Ici, une correction est nécessaire puisque la date consulaire 2!I'J est antérieure rie quatre ans au premier Édit de persécution i'.W.i). I.c niart>re de Pierre et <le Marrelliii, a Home, que le l'rolnt/u.1 rapproche de celui de Ooiuiiio est de l'année 301, il faut donc corriKcr ain.si le texte IJiucleliano VlIIl rt Maximiano VIII, ce qui donne la date .'104 qui serait ilonc celle du marl\ re de iJonuiio.

Ce martyre fut partayé par des soldais et, en ellet, la mosaï(|ue de la cliapellc de Saint- Venance au I.atran nous montre iJoniiiio velu en évêque, en bonne place auprès de saint Jcan-llapliste, tandis qu'aux extrémités lie la rangée de personnages se voient dcu.x groupes de deux soldaLs chacun, Teliu.s et Paulianus, Anlochiaiius et Gaianus, sans doute ses cuinpagnon.s de martyre.

Un fragment épigraphique provenanl du cimetière de Manastirine à Salone et ayant appartenu à un l)lulcus fait mention de l'ensevelissement de iJomnio • (lig. 350G) :

T DOMN E'IIII IDV

Nal]{ule) Domii[ionis episcopi di[e iv iJu[s aprilis.

Le premier mot est plus probablement natale que depositii) qui n'apparaît pas dans l'épisraphie chrétienne <lc Salone avant la deuxième moitié du iv« siècle. Quant à la première lettre de la deuxième ligne, elle est douteuse et peut s'interpréter E ou T: dans-ce dernier cas, on peut lire : murUyris) ou bcuUi) ou dcposil{i). La date Mil idus ne coïncide pas avec celle fournie par les martyrologes, 11 avril, ce qui exigerait III idus.

Une autre inscription, un peu postérieure à la pré-

DEPOSlTV.SPRi/\?VSIPl 5COP,VSXflKAl;T"EBRiNE P05DOA1A//ONESA1ARTOR£S

• Sarcophnae cl inscription de Trinius. D'après liiill. ili urclieul. e stvna dalmata, 1900, t. xv, pi. xii.

Celte mention réparait dans le martyrologe oriental, représenté par l'abrégé syriaque, à la même date, mais il n'y est plus question des compagnons du martyr. Le 11 avril également, reparaît saint Doninio au mart\T0loge romain el le l'rnhijus Pasclia' nous apprend que : liiocleliano septies cl Maximiano sexics eonsulibiis piTsecutionem sexlam passi sunl. In ca pcrseculione passi siinl Petnis el Marcelliniis liomie el Domnitis el Félix passi

' D'après les inss. do licrnc, d'Epternach et de Wissenibourg. Cf. De Hossi-Ducliesnc, Martijrol. hieronym. ad /il/. co(/iciiiii, Uruxcllcs, 1891. — ' Momim. Gcrm. /lis!., Auctores aniiqiiiss., t. ix ; Chron. minora, t. I, p. 738. —

rédenic, mentionne Domnio à l'occasion de son neveu el successeur, Primas (lig. 3507) * :

DEPOSITVS PRIMVS EPI SCOPVS XII KAL FEBR ■ NE POS DOMNIONES MARTORES

Voici rinconU'slahle louchant lévèque Domnio. Cependant nous pouvons tirer parti d'une ligne du Brc-

' Corp. inscr. Uil., t. m, n. 9575: J. Zciller, op. cit., p. 16. — ' Corii. inscr. Int., I. ni, n. 11897: .liin/. N.//.. 19(M, t. xxili. p. 6; J. Zoiller. o;>. cit., p. 17; .Vimiw bull. rfi arrh. crisl., 1900, t. VI, p. 277 sq.

DALMATIE

viaire de Spalalo de 1291; on y lit ceci : April. il : In Salona sancii Domnionis episcopi el Fortanati et alioram CCXL martijnim '.L'indication offre d'autant plus d'intérêt que le Bréviaire conserve \eDomnio du 11 avril tout en improvisant le Doinius du 7 mai. Fortunatus et les deux cent quarante martyrs sont-ils les compagnons de supplice de Domnio '? Peut-être 1

Ainsi donc Doranio, évèque de Saloue, fut mis à mort le 10 avTil 304. C'est tout, mais c'est beaucoup. La date du niart\Te diflère sur le pluteus et sur les martyrologes ; non pas sur tous, puisque le ms. de Wissembourg de l'hicronymien donne également le 10 avec cette mention : Domnini epi, et coïncide en cela avec le pluteus. Reste à expliquer le glissement du natale du 10 au 11 avril K

Nous avons dit que la mosaïque du Latran fait figurer quatre soldais : Gaianus, Anliocliianus, Pauli-

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