Delisle s'était d'ailleurs intéressé dès sa jeunesse
-■" Ihid., p. 295 sq.: il paraît que ces noms devraient se rapporter à, des fidèles de Saint-Denis. — '" Delisle publie ibid., p. ;i89 : appendice xv (2° partie). — " Ibid., p. 145, n. 2. — " Ibid., p. 115; la publication ne semble pas complète. — " Ilnd., p. 133, 137, 1,39. II y a aussi des mentions nécrologiques dans le sacramentaire de Tours dérobé par Libri (aujourd'hui B. N., Acq. ISSO, fol. 122); voir le Calnlogiic des manuscrits des /onds Libri et Barrais, p. 12 sq. — " Mémoire, p. 193, n. 3. — " Ibid., p. 229 sq.; voir déjà ci-dessus pour les noms des évèques : Delisle ne donne (iuère que ceux-lA; mais il indique que la liste est importante. — ■' Ibid., p. 180. — " Ibid., p. 280. - " Iltid.. p. 240, p. 241. — " Ihid., p. 198 (i.xvi); Delisle en parle d'après Pris!. — - " 7/iirf., p. 372-374 : appendice xiv, 1"; et cf. p. 149. — " Ihid.. p. 91; Delisle renvoie :\ In publication de Gerbert. — '-' Ibid.. p. 201 (le premier article). — " Ihid.. p. .388 sq. : appendice xv (1" partie); et cl. p. 104. - " Ihid., p. 265; Delisle ne donne qu'une rétérence. — '■■ Ihid., p. 116, 164 S(i. — " Ibid., p. 'Jlill (voir le troisième article). — '■ Ibid., p. 136. — '" Ihid., p. 253. — " Ibid., p. 106. — " /(>i</., p. 393 sq : voir sur le recueil auquel appartient ce calendrier rnrlicle Coniui:, t. m.
DKMSLE
à la littérature des obiluaires. On conser\'e à la Bibliothèque nationale, sous le n. 1894, des nouvelles acquisitions latines, une copie prise par lui vers 1815 du Nécrologe des Trinitaires du prieuré Sainte-Catherine de la Pcrrine '.
8. En outre Delislc a fait connaître un fragment de loliituaire de Saint-Martin de Scez, manuscrit 447 de la l)il)liothèque de Berne, xiv<^ siècle (24 feuillets donnant les notices du 6 mars au 13 sepfcnilire) -.
9. Les lettres de fraternité ou d'association sont comprises, avec raison, dans le programme tracé en 1817. parmi les documents nécrologiques. Les sacranientaires fournirent à Delisle, comme précédemment, l'occasion de signaler quelques pièces de cette catégorie. On a déjà mentionné plus haut (n. 5) la liste de la confrérie parisienne des Douze apôtres fn. 175-188 de la liste générale du manuscrit Ottoboni) '. 11 reste à indiquer d'après Delisle : 1° la liste de la confraternité de Saint-Guilleni, donnée dans le sacramentaire du même nom (fol. 200-207 v" : addition du xn" siècle) *: 2° le registre des confraternités de Subiaco, donné de même dans le sacramentaire de cette abbaye, manuscrit de l'année 1075 ^; 3° la double liste des frères vivants et défunts de l'abbaye du Mont-Saint- Michel (i/ar nomina vivorum fratnim... Hœc nomina dejunclorum...) ° : ce dernier catalogue fait partie du sacramentaire de l'abbaye de Winchcombe (p. 362, ou avant-dernière), et a dû être établi peu de temps après l'arrivée du volume à Fleury, au dét)ut du xii" siècle ".
10. Il se trouve, pour le reste, que '; les anciens li\Tes de confraternité des abbayes françaises ont à peu près complètement disparu ". - Delisle a eu la satisfaction d'identifier un long fragment du liber de Saint-Bertin, servant de feuillet de garde au manuscrit 153 de la bibliothèque de Saint-Omer ': le morceau remonte au x" siècle et donne en tout deux cent-soixante-dix noms qui représentent le catalogue des frères et des bienfaiteurs de l'ail aye de Corvey recommandés aux prières de la communauté de Saint-Berlin "'.
11. On peut encore mentionner ici deux notes de Delisle relatives à un registre de la confrérie de Notre- Dame d'Arras (<• la carité Notre Dame des jogicors et des borgois 0"- H admet, conformément aux explications de M. Gucsnon, que ce manuscrit (aujourd'hui Bibl. nat., fonds français &ô41. xii'-xiv siècles) renferme le détail des dépenses faites par la confrérie pour des services funèbres; les noms des membres commémorés étaient inscrits chaque année aux tenues de la Saint-Rcmi, de la Purification et de la Pentecôte.
III. Les anciens s.\ce.\mentaires. — Le célèbre Mémoire publié en 1886 a été précédé de plusieurs notices qui méritent encore d'être consultées.
* Cf. H. Omont, Xoiwelïes acquisitions dit département des manuscrits pendent les années 1905-1906, Paris 1907, p. 26: Laconibe, Bibliographie : Supplément, p. viii. — ^ Littérature latine et histoire du moyen àfje. 1890 (Lacombc, n. 1177). p. 83 sq. (XL). — • Voir le Mémoire, p. 150, n. 2. — ' Il)id., p. 302; Delisle ne donne que la référence. — ' Ibid., p. 303; le titre et le début sont rapportés; mais voir .\d. Ebner, dans II istorisches Jahrbuch, 1892, t. XIII, p. 7,î7 sq. — 'Le texte est publié ibid., appendice XVI, p. 389-391. — ' ibirf., p. 218. — 'Cf. Bibliothèque de l'École des chartes. 1S99, t. lx, p. 216. — ' Ibid., p. 215-227 : .Vote sur un /ragment d'un Liber con/ralernilalum de l'église de Saint-Bertin (Laconil>e,n. 1718). — *' Voir aussi Littératiu^e latine et histoire du moiien âge, p. 17, et cf. p. 11, n. 4, pour le fraîîment du registre des associations de Saint-Rcmi de Reims (B. N. 13090, fol. 70-71, IX* et X' siècles). — " Registre de la conirérie de la Sainte- Chandelle d'Arras. dans le Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, 1859, p. 156-138 (Laconibe, n. 161) ; et Le registre de ta canfrt'rie des jongleurs et des t^ourgeois d'Arras, dans ta Bibliothèque de l'École dci chartes, 1899, t. LX, p. 567 sq. (Lacombc, n. 1734). — " Mémoires de la Société nationale des antiquaire-'' de France, 1857, t. xxiii.
1. Dès 1856 Delisle présentait à la Société nationale des antiquaires de France une notice sur un sacramentaire de l'église de Paris dont il a été question plus haut II. 5 (Bibl. nat., n. 2294, x- siècle, avec additions du xi^) '=. Il est juste de reman|uer que la composition
• du volume est étudiée plus complètement dans le travail de 1 886 "; notamment, la partie qui semble provenir d'un sacramentaire de l'ég^se du Puv est mieux distinguée. L'étude de 1856 indique au fol". 7 V des addi-
I tions relatives à la fête de sainte Geneviève (oraisons
j de la messe); surtout, elle donne le texte d' t un des plus anciens catalogues de reliques qui nous soient parvenus . : //a- suni reliquix capse sanlœ Mariœ.... Il
, s'agit des reliques de Notre-Dame de Paris, en particulier des reUques (fol. 97 v») de veslimentis domni Germant dont l'inventaire est rapporté à l'année 6'26; Delisle estime que le personnage visé est bien saint
I Gennain de Paris, non pas, comme l'a pensé Mabillon '*, saint Gennain d'Auxerrc.
2. La Notice sur vingt manuscrits du Vatican, qui est j de 1876 ". fait connaître divers manuscrits de provenance française: les quatre premiers qui sont présentés
I sont les trois sacramentaires du fonds de la Reine
! 316 ", 317 '' et 257 '", attribués dans le Mémoire à l'é-
I poqiie mérovingienne '», et le sacramentaire de Paris du
I fonds Ottoboni -". Nous avons là, à peu de chose près,
les notices insérées dans le Mémoire. Je note que le
texte est donné des deux pièces additionneUes du
I Regin. 317, fol. 136 v» (Horacio post sanctus). et fol.
I 208 v''-209 (Benedictio populi: Deus qui Zacbarie lo-
quilla...) =>: d'autre part, Delisle se prononce plus nette-
] ment que dans le Mémoire contre l'origine poitevine du
! Regin. 2-57 -. Un cinquième manuscrit de cette série a
rapport aux choses liturgiques, le Regin. 12'>3, xi= et
xiK siècles, qui contient des règles et des tableaux de
comput (au fol. 165, un calendrier); le volume pourrait
venir de Micy ■^.
3. Delisle est revenu un peu plus tard encore sur le Regin. 317, pour le présenter comme un « sacramentaire de l'église d'Autun » ".
4. Le dernier volume du Cabinet des manuscrits donne, en relation avec les planches de l'album, la description de plusieurs sacramentaires, et presque toujours avec un grand luxe de détails au sujet du texte. Les notices du Mémoire sont visiblement un abrégé de cette rédaction, beaucoup plus intéressante pour les liturgistes. Les sacramentaires suivants sont ainsi analysés ; Gellone -', Bobbio ", Rodrade -". Drogon ". Saint- Amand (Saint-Denis)", Arles", Ratold^', Nevers ".
5. A propos d'une communication de Ch. Fierville au comité des Travaux historiques sur la liturgie anglonormande '', Delisle qui s'était chargé de faire le rap-
p. 165-171 : notice lue dans la séance du 13 février 1856 (Lacombc, n. 138). — " Mémoire sur d'anciens sacramentaires, p 183-187 : n. Liv. — " Acta sanctorum ordinis .■snncd' Benedicti, t. m, 1, p. 102. — " Bibliothèque de l'École des chartes, t. xxxvii, p. 471-527 (Lacombe.n. 360). — ■• Ibid., p. 475-477. — " Ibid., p. 479-4S0. — ■» Ibid., p. 480- 483. — " X. II, m, IV, p. 66 sq. — =• Op. cit., p. 483- 48; cf. Mémoire, n. xxxv, p. 149 sq. — =' Op. cit., p. 479 sq. — =' Ibid., p. 482. — =» Ibid., p. 489-490 (notice n. vi). — =• Bibliothèque de l'École des chartes. t. XL, 1879, p. 140-142 (Lacomlie, n. 661). — " Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale. ISSl, t. III, p. 221-222, fac-simUc xiv. S; cf. i\/énioi'rc, n. vu.
— =• Ibid., p. 224-225, facs. xv, 6-7; cl. Mémoire, n. vi.
— »• Ibid.. p. 257-258, lacs, xxvii, 2; cf. Mémoire, n. XXII. — =' Ibid., p. 262-263, facs. xxix, 1 ; cf. Mémoire, n. wii. —•■• Ibid.. p. 266-268, facs. xxx, 2-4; cf. Mémoire, n. xxxn-. — "Ibid., p. 270-271, facs. sxxi; 2, cf. Mémoire, n. xxxvi. — ■' tbid.. p. 274-275, facs. xx.xi, 5cf. Mémoire, n. i.vi. — " Ibid., p. 276-278, tacs, xxxii, 5; cf. Mémoire, n. cxiv. — " Revue des sociétés savantes des déiurlements. Vil' série. 1882. t. vi, p. 41-48. avec un facsimilé.
DELISLE
port (séance du 10 janvier 1881) compléta les indications relatives au missel du Havre, du commencement du xii' siècle (vers 1120). et provenant de Winchester '. Cette notice doit être mentionnée dès maintenant, puisque Delislc a compris plusieurs manuscrits du commencement du XII f siècle parmi les anciens sacramentaires, et qu'en fait on trouve une référence — trop discrète — au missel du Havre dans le Mémoire =. Delisle publie les rubriques du propre des saints de ce missel (fol. 62-167) et nous renseigne ainsi sur l'ancien calendrier litursiquc observé à Winchester '.
6. Delisleafait encore une étude spéciale du sacramentaire carolingien du séminaire d'Autun*. Le manuscrit 19 bis d'Autun était digne en effet d'être examiné de près; il est tout ensemble un des meilleurs exemjjlaires <lurecueilforméparAlcuinet un des plus beaux produits de l'art carolingien. Delisle a montré qu'il avait été composé pour Marmoutier; il s'est surtout appliqué à mettre en évidence le caractère de l'écriture et le style des peintures; j'y reviendrai plus loin (voir ci-dessous IV).
7. La notice sur le sacramentaire d'Autun annonce en propres termes « un mémoire consacré aux anciens sacramcntaircs » '. ("c travail, préparé de longue main, présenté à l'Institut dès 1881, parut en 1886 dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (t. XXXII, 1" partie, p. 57-123), avec l'accompagnement de onze planches °. Le Mémoire sur d'anciens sacramentaires est l'un des ouvrages les plus connus de Delisle, un de ceux que les liturgistes ne cesseront pas de consulter. Il est dirPicile de le louer assez; ce n'est pas trop de dire que les progrès constates dans les études liturgiques depuis une trentaine d'années sont imp\itables pour une très grande part à ce répertoire d'allure modeste, mais si plein de renseignements utiles.
Le Mémoire se compose matériellement : d'une brève introduction (p. .'57-65); de cent vingt-sept notices numérotées concernant tous les sacramentaires ou missels antérieurs au xii' siècle sur lesquels l'auteur a pu recueillir quelques données (p. 65-309); d'un appendice comprenant dix-neuf articles : calendriers, litanies, listes épiscopales. noms de fidèles, tous documents tirés des manuscrits analysés ', plus une notice additionnelle (p. 310-400) '; d'une liste des manuscrits « passés en revue » (p. 'lOl-lOS); «l'une « table des principales matières et des principaux noms contenus dans le mémoire » (p. 404-416); enfin de la table des notices et de l'appendice (p. 416-423). Dans l'album des planches, trois sacramentaires seulement sont représentés : 1" le Jieijinensis 316 (dit Gélasien de la Reine, ou vieux Gélasien) : fol. 131 v°-132 (frontispice et titre de la seconde l)arlic du sacramentaire), fol. 180 (fin de la préface coinnuine et début du canon), fol. 46 (le symbole en lettres grecques avec sa transcription en écriture « lombardique », entendez écriture de Corbie) »; 2» le sacramentaire de .Saint-Denis, Bibl. nat., 2290 : fol. 19 ( Vcre ; rlébul de la préface), et fol. 49 (main courante) '": 3" le
' Jhid, p. 34-39 (I.acombe, n. 727). — ' P. 272. — » Cl. E. Bishop, The Bosivorth psalter. — ' Gazelle archéologique. 1884, t. IX, p. 1.53-103 (Lacombc, n. 883>, voir l'article Autun, t. i, col. 3204 sq. Cf. Mémoire, n. xvi. — ' ]'. t du tirage i\ part. — • Lacombe, n. 999 et 1000. — ' 1,'arlicle xvil de l'appendice, p. 391 sq., donne le texic d'une lettre du pape Ser^e IV (1009-1012) poui- une diinw llililinde dont l'anniversaire est marqué dans le sacramentaire de Stockholm (Sens); cette lettre se lit dans le même manuscrit, fol. 3 v", cf. Mémoire, p. 111, 115 sq. L'article XVIII (,Vo(e sur un calendrier des églises d'Arras et de Corbie, j). 329-390) a pour dessein de compléter la notice du sacramentaire de rtatold; voir p. 0, n. 40, sur le manuscrit d'où est tiré le calendrier en question. La distribution des articles précédents est tout i\ fait léRulière : i-v (calendriers), vi-xi (litanies), xii-xiii (catalogues dos évOques), xiv-xvi (noms de fidèles). — ' Celle addition, p. 3H()-100, porte sur le sBcramentairc de rnumiii conservé i'i Sninl-I'élersbmnu.
sacramentaire de la bibliothèque de Stockholm : fol. 27 ( Vere : début de la préface) et fol. 25 V (titre du sacramentaire) ". Les trois autres planches ont été choisies pour illustrer par d'autres exemples (Évangiles de Lyon, seconde Bible de Charles le Chauve) le style du groupe franco-saxon auquel appartiennent les sacramentaires de Saint-Denis et de Stockholm '-.
On doit se rappeler le programme que Delisle s'est tracé : « Je me propose uniquement de bien faire connaître, en les rangeant à peu près chronologiquement, les principaux sacramentaires dont j'ai constaté l'existence depuis l'époque mérovingienne jusqu'à la fin du XK siècle. Le but que je me suis proposé, c'est de préparer un classement des textes, d'appeler l'attention sur une classe de monuments trop négligés de nos jours, et. avant tout, de fournir des indications précises aux paléograplies et aux historiens de l'art carlovingien ". » Il fait encore cette remarque touchant l'intérêt qu'offrent les sacramentaires : « Les observations dont ils seront l'objet montreront queUcs ressources on peut tirer des plus vieux livres liturgic(ues, quand on les interrogeavec soin ". » C'est, commeonle voit et comme j'ai dit en commençant, la liturgie prise de l'extérieur, saisie du point de vue de l'historien qui n'est pas et ne veut pas être un liturgiste. Mais Delisle avait grandement raison de penser que les sacramentaires méritaient d'être examinés par un expert en paléographie et par un historien crudit, et aussi de prévoir qu'il rendrait des services aux liturgistes de profession. L'n Ebner et un Bishop n'ont pas été longs à tirer le meilleur parti des indications du génial et consciencieux bibUographe.
J'ai déjà fait connaître directement une partie des pièces de l'appendice (voir i, 5, 9), et même employé quelques-unes des notices (voir en particulier i, 6). Les calendriers et les litanies trouveront une meilleure place plus loin (VIII). Il convient également de réserver pour une autre section (voir ci-dessous IV) les observations particulières relatives à la paléographie. Reste l'ensemble des notices, sur lequel il peut être utile de faire quelques remarques.
P. Lacombe cède à une impression superficielle, lorsqu'il présente ainsi le corps du Mémoire : « description de cent vingt-sept manuscrits appartenant à dilTérentes bibliothèques » '\ En réalité, c'est plus de cent cpiarantc sacramentaires (ou missels) que DeUsle a enregistrés : la notice viii sur les fragments de Heichenau à Karlsruhe vise trois manuscrits dilïérents; la notice xi, comprend aussi trois manuscrits d'Esscn (à Diisseldorf) : le sacramentaire de Biasca serait complété par un fragment primitivement étranger au volume (Lxxi)"'; trois manuscrils de Verccil sont mentionnés dans une note (i.xxxix); le missel du Havre double le fragment de Worccster (c.xi); et il faut faire entrer dans le compte le sacramentaire de Tournai décrit à la fin de l'appendice ainsi que les cinq manuscrits/jr.r/crm/.ss/ inili(]ués en ilerincr lien. D'autre pari.
P. 39fi, n. 1, Delisle propose d'à jouter cin(( sacramentaires à evn\ «pi'il a ■■ passés en revue " ; deux manuscrils de (timbrai, un (le Hruxelles, un de Florence ( Matlialnccliiaiia), un de lu collection Phillipps (aujourd'hui à Hcrlin : l'hillii>, l'iO!). P. 400, n. 2, il annonce une étude sur le sacramentaire de Cambrai 159 (aujourd'hui 101), (|iii est bien le plus ancien manuscrit daté du Krégorien d'Hadrien tiue nous i)ossédioiïs (cf. K. liishnp. On sume earhi manusi-riids o/ Ihc llrcgorianuni. dans 7'/ic Journal o/ theoloijical sindics, 1903, iv, p. 414 sq. : où la date 810-811 est proposée). Cette étude n'n jnninis vu le jour, que je sache, et c'est M. Hishop qui a connncnté l'inscription d'HUdoard, op. ri/., p. 415. — " Voir la notice n. II du Mémoire, p. 00-08. . — '"Voir la notice n. xviii, II. lOn-105, et cf. p. (iO.— " Voir la notice n. \x, p. 100-110, cl cf. p. 59 sq. — " Là-dessus, cf. Mémoire, p. .V.1-02. — " Ilml., p. 58. — " Ihid.. p. .57. — " Bihlioi,nii>hie, p. 200. — " Il l'sl vrai qu'i:bner (Qiwllen und l'orsilainnrn. p. 80) pnriiil ne voir dans le caliiiM- en «|ueslinn qu'un suppléinenl.
DKTJSLE
on doit noter cpic Delisle a indus dans sa liste deux ni.inuserits gui n'existent plus (les sacramentairps de Saint-Remi ' et de Strasbourg, xii et xiii), deux manuscrits de Gerl)ert (|u'on n'a pas encore retrouvés - (Lviii et Lix), et le pontifical de Saint-Bénigne qui n'a d'un sacramenlaire que le nom (ex). On constate aussi qu'une quinzaine de manuscrits ne sont représentés que par des fragments plus ou moins étendus ^, et que six au moins ne sont pas antérieurs au xii= siècle '.
Les notices, comme Delisle en prévient son lecteur, ne sont pas uniformes \ • J'ai traité sommairement, explique-t-il, les sacramentaires que des travaux antérieurs ont suffisamment fait connaître, et j'ai dû parfois me borner à de brèves indications pour des manuscrits qui n'ont point passé sous mes yeux ou auxquels je n'ai pu accorder qu'un examen rapide. :> Un certain nomf)re de manuscrits en effet sont signalés sans plus : vingt-huit, si j'ai bien compté": de ceux-là Delisle n'a su que l'existence. Pour une douzaine d'autres, il n'a obtenu que des renseignements de seconde main, et les notices sont naturellement sommaires. C'est donc quarante manuscrits environ que l'auteur n'a pas examinés lui-même : presque tous les manuscrits d'Allemagne et d'.\ngleterre, et quelques manuscrits italiens (Ivrce, Modène, Monza, Verceil) '. 11 connaît directement tous les autres ; trente et un à la Bibliothèque nationale, tous les manuscrits des départements français (sauf le pontillcal de Saint-Bénigne), les manuscrits de Florence ', -Milan, Rome '. Vérone, ceux de Saint-Gall et de Zurich. de Saint-Pétersbourg et de Stockholm; soit une centaine de manuscrits pour lesquels nous avons l'opinion d'un paléographe expérimenté. 11 est visible d'ailleurs qu'il n'en a vu plusieurs que très rapidement, le temps de prendre quelques notes; c'est le cas, semble-t-il, de presque tous les manuscrits de Suisse et d'Italie, exception faite peut-être pour ceux du Vatican; pourtant la brièveté des notices n'est p.is une preuve certaine de la hâte avec laquelle Delisle a dû procéder à ses consultations. Les manuscrits de la Bibliothèque nationale sont traités parfois aussi sévèrement. C'est qu'en effet Delisle se préoccupe avant tout de marquer la provenance et la date du recueil qu'il a entre les mains, et de faire connaître, s'il y a Ueu, les particularités caractéristiques de l'exécution matérielle; pour cela, le plus souvent, quelques détails suflîsent, un article du calendrier, un obit, la mention des saints titulaires dans les litanies ou au canon, une pièce additionnelle. Très rarement on nous donne une analyse complète, ou seulement suffisante, des parties liturgiques, et il est vrai que ce travail offrait bien des difficultés. Delisle avait pu s'apercevoir de la complexité du sujet ; il s'est montré sage en n'abordant pas, comme il dit, > l'examen des caractères propres aux liturgies des différents siècles et des différents pays ". .1 Les notices les plus remarquables sont
' Sur le manuscrit de Godeli-'aud voir la lettre n. xlh (12 juin 1898) au chan. Chevalier, qui préparait alors l'édition des extraits de Voisin : ' .Je suis allé ;i Reims pour voir de mes yeux ce que la Ribliothèque renfermait en fait de sacramentaires... J'acquis la certitude que le manuscrit cherché n'y existait pas. » (Correspondance..., Troisième la^ciciile, 1912. p. 01.) — » On se doute pourtant qu'ils doivent cire hébergés à Saint-Paul de Carinthie. — ' Notices