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CHAPITRE DES CATHÉDRALES

un prcsbijki iun> avec certains privilèges de leur dignité, pourvu qu'ils demeurassent soumis à l'évêque qui les recevait dans son conseil. Le concile de Nicée prit une mesure analogue à l'égard des évêques novatiens qui rentraient dans l'Église catholique; ils y conservaient leur rang et leur dignité s'il n'y avait déjà un évêque catholique dans la ville où ils résidaient ; sinon, ils prenaient rang dans le prcsbylcriiim et l'évêque catholique leur accordait à son gré le titre et les honneurs épiscopaux. « Ce n'étoient pas ces deux seuls accidens qui réduisoient les évêques à être incorporez dans le clergé des églises cathédrales : en voici un troisième. On ordonnoit souvent des évêques contre leur volonté; leur extrême humilité et l'amour de la retraite l'emportoit quelquefois sur les lois de l'obéissance; ainsi on les laissoit jouir du nom, des avantages et du rang d'évêque dans la compagnie des prêtres. Tel fut Eustathe, métropolitain de Pamphylie, à qui le concile d'Éphèse adjugea tous ces avantages. Sedquia adversiis efns animiim a rcbiis yercndis alienum non admoduni dcccrtare, sed miserari potius scncm... justum rcclumqae definimus; ut nomen relineal episcopi et honorcm et conimunioncm. Ce mot Iwnor, rtu.?,, e.\prime tous les émoluments temporels, qui consistoient alors en distributions plus amples, n

IV. Jusqu'au viii' siècle. — Il faut venir au vi"^ siècle pour entrevoir un peu plus clairement le fonctionnement du conseil épiscopal. Jusqu'à cette époque, ainsi que nous l'avons vu dans ce qui précède et dans l'étude consacrée aux chanoines (voir ce mot), il est malaisé de distinguer nettement ce qui concerne ie clergé de la ville épiscopa!e,le séminaire des clercs et les commensaux de l'évêque. Cependant on entrevoit ime sélection opérée progressivement. L'évêque et son entourage immédiat vivent en commun ou jjlulôt vivent dans des rapports qui les distinguent du reste des clercs et créent entre eux des intérêts, des ressources et des occupations identiques. Les essais de vie en communauté tentés périodiquement contribuent à afHnner cette distinction et à donner un caractère privilégie au clergé de l'église cathédrale. Celui-ci s'organise, se pare de titres correspondant aux fonctions qu'exercent ses membres. Le nombre tend à s'accroitre de ces officiers incrustés de plus en plus dans les charges remplies par eux ou imaginées pour eux.

On voit le collège presbytéral tendre vers son organisation nouvelle, plus compacte, plus Impénétrable avec les canons du II" concile de Tours en 5G7 et du VI' concile de Tolède en 633. Désormais, prêtres, diacres et clercs sauf ceux qui pourront justifier d'inlirmités ou de caducité, doivent vivre ensemble et avec l'évêque. Le 12" canon du concile de Mcrida, en 666, autorise même l'évêque à englober un prêtre vi\-ant loin de la ville, à l'y faire rentrer et à l'incorporer parmi les chanoines. On sent qu'on se trouve ! désormais sur la voie de ces vastes agglomérations d'édifices et d'individus qui sous les noms de cloîtres, maîtrise, école, etc., occuperont autour de l'église cathédrale un espace considérable, enclos privilégié, sorte de ville cléricale en regard des villes monastiques qu'abrite l'enclos des grandes abbayes : villes un peu mornes, où la vie morale se développe, où la vie intellectuelle se transmet à peu près immuable, où la vie esthétique arrivera à quelques-unes de ses plus belles fioraisons et, malgré tout, vie un peu ratatinée, remplie de querelles, d'usurpations, de préoccupations si minces, si mesquines qu'on admire qu'elle ait pu durer des siècles sans une brusque décadence ou quelque génial relèvement. La ville cléricale

j s'isole et se distingue à mesure que le titre de ses habitants tend à se spécialiser exclusivement à leur profit. Une série de limitations progressives du vocahle canonicus le retire à tout l'ensemble du clergé sans en excepter le clergé inférieur pour le réserver aux seuls personnages inscrits sur la matricula ccclesise '. C'est par ce gain pied à pied, par cette sélection, par cette attention toujours en éveil sur le rang et les privilèges, c'est aussi par l'afi'ermissement des anciennes distributions en prébendes fixes que le corps des chanoines arrive à une situation de fait qui prendra vers le viii= siècle seulement son titre définitif.

C'est au concile de Verneuil (Oise) tenu en 75.5 que nous voyons apparaître pour la première fois le mot n chapitre ", capiluluni; on le retrouve à .\ix en 789 et à Mayence en 813; dans l'intervalle le terme se montre dans le ch. xviii de la règle de saint Clirodegang (f 76G). Dans tous ces textes capitulum désigne un peu confusément tantôt l'assemblée des chanoines, tantôt la réunion au cours de laquelle les chanoines, à l'issue de l'office de prime, écoutent la lecture du martyrologe, d'un chapitre de la règle ou une lecture d'édification ^

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tène. De aniiq. liceles. ridTi.. I. IV, c. vu, §1; .\rdo, Vila Bened. .Anian., c. Lir, dans .4o/a sancl. sœc. iv, part. l.

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