‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 165 sur 303 · V. Influence de Ciiabi.emagne sur la compo · texte numérisé non relu

V. Influence de Ciiabi.emagne sur la compo

' Xetzer, loc. cil., p. 46.- — ' Micrologns, P. I... t. clt, col. 984. — » Mabillon, Vêlera analecla, p. 73. — 'Beissel, Gesch. der EuanQeUenbiielicr in dcr ersten Hàlflc des Mitletallcrs, Freiburg-im-Br., 1906, p. 162, Die KaroUngische Renaissance imd ihre Prachllmndschriflen ; p. 183, Knrolingisclie Evnngeliaren mis Tours und Nordfrankreich. - — 'C'est du moins l'opinion du baron Ernouf, qui prétend que ce beau manuscrit aurait été offert par Charlemagne à l'abbaye Saint-Maurice, en 780, d'où il aurait passé à l'église de Sainte-'Valère de Sion, Notice sur un évangéliaire byzantin gui parait avoir appartenu à Charlemagne, dans Mélanges de littérature et d'histoire, publiés par la Société des bibliophiles français, Paris, 1856, p. 1C3-168. Mais M. Ed. Aubert a démontré que ce prétendu 'évangéliaire n'est qu'une édition des quatre évangiles, écrite à la fin du x«, ou au commencement du xi*^ sièc]e(opinion de Delisle). Reliure d'un manuscrit dit évangéliaire de Charlemagne. dans Mémoires de In Société nationale des antiquaires de

SITION DES JIANUSCniTS LITURGIQUES ET SUR l'kCOLE

LITURGIQUE. — Le zèle de Charlemagne pour la liturgie se trahit encore par le soin qu'il mit à faire copier les livres liturgiques. Nous avons cité le capitulaire de l'an 789 où il prescrit de ne faire copier l'évangile, le psautier, le missel, que par des hommes mûrs, connus pour leur soin (ci-dessus, col. 812). Einhard nous raconte qu'il voulut même s'exercer dans cet art de la calligraphie qu'il estimait si fort, sans, du reste, y réussir. Vita Caroli Magni, c. vu.

Dans la préface de l'homéliaire il dit : Igilur quia curœ nobis est, ut ccclesiarum nostrarum ad melinra scmper proficicd status, oblitcralam penc majorum nostrorum desidia reparare vigilaidi studio litterarum sntagimus officinam, et ad pcrnnscerjda sacroruru librorum studia nostro ctiam, quos possumus, inritanius cxcinpio. Intcr quœ jampridem unii'crsos veteris ac novi inslrumenli librns librariorum imperitia depravatos. Dm nos in omnibus adiuvante, examussim corrcximus '.

QucIrpiPS-uns des livres liturgiques copiés pour lui ont été conservés et sont considérés comme des chefsd'œuvre, tel le manuscrit dit Heures de Charlemagne, à la Bibliothèque nationale, ou certains manuscrits dans d'autres bibliothèques ■■; tel le psautier de Charlemagne, publié dans les Monumenta Vindoboncnsia; tel l'évangéliaire byzantin ">.

C'est lui, on le sait, qui voulut attirer à sa cour Alcuin et l'aida à fonder cette école calligraphique de Tours où figurent, copiés d'après de nouveaux principes d'écriture, tant de chefs-d'ceuvre qui font encore l'ornement des principales bibliothèques de l'Europe. Léopold Delisle a reconnu cette influence dans son Mémoire sur l'école calligraphique de Tours au I\ " siècle'. L'n autre savant, un paléographe et un critique dont le nom tait justement autorité, L. Traube, amené, par ses recherches sur l'histoire de la règle de saint Benoît, à établir que la restauration du texte authentique est due à l'initiative de Charlemagne. a caractérisé en quelques pages magistrales l'action littéraire du grand empereur, ce qu'il appelle la bibliophilie et la philologie carolingiennes '. Il montre combien Charlemagne a l'amour des livres; l'empereur goûte les écrits nouveaux que lui apportent les savants, ses protégés : Alcuin, Adam, Paul Warnefrid, Magnus, d'autres encore demeurés inconnus. j\Iieux encore, il a un plan bien arrêté; il veut des manuscrits meilleurs que ceux qui étaient en circulation, plus purs, « authentiques 1', et pour cela il s'adresse avant tout à l'Italie. Ce qu'il avait fait pour la Vulgate, pour la collection des canons, pour la règle de saint Benoît, il le fit pour les ouvrages liturgiques, pour le sacramentaire, pour le Cornes, pour l'homéliaire. Il fait rechercher les manuscrits de ces ou\Tages, il les met aux mains de ses grammairiens chargés d'en préparer une édition correcte. Bien plus, ces nouveaux et plus

France, Vf" sér., t. v, Paris, 1874, p. 1-17. La reliure, qui est remarquable mais qui n'est pas plus byzantine que le manuscrit, est une œuvre du xii» siècle. Elle a été reproduite plusieurs fois. Cf. Gaullieur, Mémoire sur quelques livres carolingiens ou de Vépoque earlovingienne, à l'occasion d'un manuscrit latin, etc. Lu à la section de l'Acad. des sciences morales et politiques, 30 sept. 1853. Cf. A. Darcel, dans Gazelle des beau.x-cu-ts , 1865, t; xix. p. 4.37, 511 ; Revue de Vart pour tous, 6' année, n. 158; enfin, Aubert, dans le Mémoire cité. Cette dernière reproduction, sans être parfaite, est plus exacte. — « Mémoires de l'Acad. des inscr. et belles -lettres, Paris, 1SS6, t. xxxii, p. 29 sq. L'auteur donne des détails sur la création de la capitale et de l'onciale Caroline, sur la minuscule et la denii-onciale. — ' .ibhandl. der Konigl. Bayerischcn Aliademie der M'issenschaften, t. xxv, 2'part., Textgeschichie der Régula .'i . Bencdicli von Ludwig Traube, 2» éd. herausg. von H. Plenkers, Mûnchen, 1910, p. 71 sq.

CHARLEMAGNE ET LA LITLRGIE

purs manuscrits pourront être consultés sur demande, copies à leur tour. Les moines, dans leurs monastères, se livrent à ce travail de copie, et nous trouvons des notes explicites attestant que tel manuscrit des canons de Denj'S, du sacramentaire, des gloses de grammaire de Ferrand, est'une réplique de l'authentique impérial. C'est encore ce que nous apprcjid l'accusation portée par Hincmar contre Félix d'Urgel d'avoir voulu corriger, dans un sens adoptianiste, l'exemplaire impérial du De Trinittite de saint Hilaire. Ainsi dans les monastères, on émendc le texte que l'on s'est procuré pour le mettre au goût grammatical du jour, j 11 arrive encore souvent, par la force de l'habitude, qu'on y fait entrer les leçons précédemment en possession; on contamine le texte, à proprement parler. Enfin, on ira, par un esprit de véritable curiosité philologique, jusqu'à entreprendre des collations marginales, à l'exemple d'Origène et de saint Jérôme; c'est ce qui se pratique à l'école de Loup de Ferrières, ou encore dans l'entourage de Théodulphe. Tel apparaît, en un court résumé, le mou\ement intellectuel et littéraire issu de l'impulsion vigoureuse de Charlemagne à la fin du viiii' siècle et au début du ix'. La postérité a justement désigné tout cet ensemble du nom de Renaissance carolingienne '.

Le zèle de Charlemagne pour la liturgie parut dans ■ une autre circonstance. En 812, il envoyait une circulaire a'ux archevêques de son empire pour leur demander une sorte de rapport sur la façon dont s'accomplissaient les cérémonies du baptême dans leurs ÉgUses.

Un certain nombre répondirent, et quelques-uns de ces traités ou mémoires nous ont été conservés, tel celui d'Oditbertus ou Edclberlus, archevêque de Milan, De sacrcimcnlo baplismi el ejus cœremoniis '; tel encore celui de Leidrade, archevêque de Lyon, Liber de sacraniento baplismi'; celui d'Amalaire, archevêque de Trêves, Libellas de cœremoniis baptismi ad Carolum ^L '; celui de Magnus, archevêque de Sens, Liber de mysteriis baptismalis ad Carolum imperaiorem^; ceux de Théodulfe, évêque d'Orléans, Liber de ordinc et rationc riluum baptismi, ad Magnum archiepiscopum Senonensem'; de Jessc, évêque d'Amiens, Epislola calechetica de expositione rituum Ecclesix in baptismale ' ; de Maxence d'Aquilée, Epistola ad Carolum \L de ritibus baptismi "; de Garibald ou Gerbaud, évêque de Liège, ZJc baptismoe jusque ritibus '.

Cette influence de Charlemagne ne se borna pas là. On verra tout à l'heure qu'il écrivit lui-même quelques lettres et quelques mémoires sur la liturgie. Autour de lui se forma une école de liturgistes, la première <lonl l'histoire littéraire ait enregistré l'existence. L'influence de Charlemagne sur cette école n'a pas

' Jugement identique dans Ebert, Histoire générale de la littérature du moyen âge, 1SS4, t. ii. p. 13; dans Molinicr, Les sources, etc., p. lSI-210; dans Manitius, op. cit., p. 248, 249. — «Publié d'abord par Mabillon, Vêlera analecta, t. i, p. 2.Ï, mais d'une façon incomplète, puis dans son intégrité par Wiegand, Odilbert Erz. von Mailand iiber die Taufe, Ein Beitrag znr Geschichte der Tauf-lilurgie im Zeitaller Karls des Ur., dans .Sliidicn z. Gesch. der Tlxeol, Leipzig, 1899, fasc. 4. — ' Édité d'abord par Mabillon. Vêlera analecta, t. m, p. 28-4.5, puis dans Galland, Bibl. vct. Pair., t. XIII, puis dans P. L., t. xcxix, col. 855-871. — 'Édité par Canisius, .intiq. leclion., t. vi, p. 366, et d;uis P. L., t. xcix, col. 890-891. Voir aussi l'article Am.^laire, t. i, col. 1323. — ' Édité par Marlénc, De antiq. Eccl. rit., t. i, p. 158-161; P. L., t. cii. col. 981-994. — • Édité dans la Bibliotheca Pafrum, Lugd., t. .\iv; dans P. Z... t. cv, col. 223- 239. Cf. Cuissard, Théodulfe, évêque d'Orléans, sa vie et ses œuvres, dans Mém. de ta .Soc. archéol. el hisl. de l'Orléanais, 1892. — ' Dans Galland, o;». cil., t. xni, p. 307 sq., et dans P. L., t. cv, col. 779-794. — ' Dans Pez, Thésaurus

encore été définie bien nettement; le sujet demanderait une étude détaillée. On ne pourra nier en tout cas que c'est à lui que l'on doit d'avoir réuni et, dans une certaine mesure, inspiré des hommes comme .\lcuin, Amalaire, lîhaban Maur, Théodulfe et quelques autres.

VL Œuvres liturgiques de Chari,em.\gne. — On attribue à Charlemagne un certain nombre d'œuvres liturgiques. L'attribution à Charlemagne de l'hymne Veni Creator paraît fondée surtout sur le témoignage d'Ekkehard le Jeune, dans sa vie de Notker le Bègue". D'après ce récit, Charlemagne aurait envoyé le Veni Creator à Notker le Bègue en échange de la séquence : Spiritus Sancli nobis adsit gratia, dont celui-ci lui avait fait hommage. Mais c'est ici une pure légende, car Notker n'était pas né quand Charlemagne mourut. Cette impossibilité n'empêche pas l'abbé Pimont de plaider en faveur de Charlemagne, dans son savant ouvrage sur les hymnes du bréviaire romain".Tout en rejetant le récit apocryphe d'Ekkehard, il pense que l'attribution à Charlemagne devait s'appuyer sur une tradition sérieuse. Il ne lui est pas difficile de montrer que l'hymne ne peut être ni de saint Ambroise. ni de saint Grégoire à qui elle est attribuée quelquefois, et de réfuter l'assertion de Mone,quiprétend que \cVeni Creator se trouverait dans des manuscrits antérieurs à Charlemagne. Il est enfin assez nature! de supposer avec lui que ces deux vers :

Te urnirsçre Spirilum Credamus omni tempore.

nous donnent la date de composition de cette hymne et qu'il faut la placer au temps des controverses en Gaule sur la procession du Saint-Esprit, après le synode d'Aix-la-Chapelle en 809, et peut-être pour en célébrer l'heureuse issue. Mais il faut avouer que l'on ne peut aller plus loin, et il n'est pas plus loisible de l'attribuer à Charlemagne qu'à l'un ou l'autre des liturgistes et des écrivains dont il est entouré, Rhaban Maur ou Théodulfe, ou tout autre '-.

Nous avons une correspondance entre Charlemagne et Alcuin au sujet des termes hturgiques de septuagésime, sexagésime, quinquagésime. La lettre de Charlemagne n'a pas une grande portée liturgique, mais elle témoigne d'une érudition peu commune en ces matières pour l'époque, et elle donne quelques renseignements utiles sur les coutumes de son temps ".

La lettre de Charlemagne à Garibald, évêque de Liège, publiée en 1733 par dom Martène et dom Durand, au sujet du baptême, qui donna occasion à l'évêque d'écrire la lettre sur le baptême dont il a été question plus haut, contient quelques renseignements liturgiques >'. La lettre à Odibert de Milan a trait aussi au baptême.

cmecdot., t. il, p. 2 sq. — ' Dans Martène, .implissima eolleclio, t. VII, p. 16-21. — '" .4c/a sancl.. april. 1. 1, p. 585. — " Les hymnes du bréviaire romain, études critiques, liltéraires el mystiques, Paris, 1884, t. m. p. 127 sq. — *- Sur cette question, voir Mono, Lateinische Hymnen des Miltelallers, 1. 1, 1853, p. 241 (Freib.-i.-Br.); Daniel, Thésaurus hymnologicus, t. i, p. 197; t. iv, p. 83; dom Guéranger. Institutions liturgiques, 1880, t. i, p. 179; U. Chevalier, Repertorium bymnologicum.t. u,p. 733; Recueil d'hymnes, p. 89; .\lbin, La poésie du bréviaire, es.'iai d'histoire critique el littéraire, t. i. Les hymnes, p. 195, s. I. n. d.; Jlartène et Durand, Veterum script, el monum. eccles.; et surtout John JuMaih A diclionary of liymnology, éd. 1907, Condon, p. 1206 (le plus complet). — "Elle a été imprimée plusieurs fois, notamment par Goldast, Colleclio constilutionum imperialium, Francoturti. 1613, t. m. p. 137-138: d'Achery, Spicilegiun velerum scriptorum, t. iv, p. 470; P. L., t. xcviii, col. 911-914. — '«La lettre de Charlemagne se trouve dans Amplissima colleclio, t. vu, p. 19-23, et dans P. L., t. xcviii, col. 933.

CHARLEMAGNE ET LA LITURGIE

On lui altiiljiie aussi un Traité sur les riles et les cérémonies, mais c'est un ouvrage factice, une sorte d'amalgame composé de sa lettre à Alcuin et de divers autres écrits '.

Quant à la préface si intéressante au leelionnairc de Paul Diacre, il en a été question plus haut (col. 813).

VIT. CoNCLisioN. — Kn résumé, si l'on a pu parler de Renaissance carolingienne pour les éludes et les arts en général, il faut encore, et peut-être avec plus de raison, parler d'une Renaissance carolingienne dans la liturgie, qui se produisit sous l'influence de Charlemagne. La fin du vus et le vni<' siècle avait été pour la liturgie, comme pour l'ensemble de la vie et des mœurs chrétiennes, une époque de décadence. Cette décadence môme et les altérations que subissent les manuscrits où sont copiées les formules gallicanes amènent une réaction en faveur de la liturgie romaine, qui, dans les missels gélasicn et grégorien, avait fourni un type supérieur aux formules gallicanes.

Pépin s'est déjà orienté dans ce sens, mais c'est surtout à Charlcmagnc, ami de l'ordre, de la discipline, de l'unité religieuse', que l'on doit la réforme qui s'introduit alors dans la liturgie des Gaules. C'est à Rome qu'il va chercher surtout les cléments d'une restauration religieuse. Il s'efforce de promouvoir dans ses États l'étude de la liturgie, comme de toutes les autres sciences ecclésiastiques.

Sous son inspiration, surgit une véritable école liturgique dont les principaux représentants sont .\lcuin, Amalaire, Agobard, Florus deLyon,Walaîrid Strabon, Rhaban Maur. On peut dire que c'est une école, encore que les hommes dont nous venons de citer les noms ne professent pas tous les mêmes principes. Mais ils appartiennent à une même période, subissent les mêmes influences, et, en somme, leurs méthodes de travail sont assez sensiblement les mêmes. Il faut ajouter que c'est la première école liturgique proprement dite, car jamais encore, si l'on en excepte peut-être saint Isidore, la liturgie n'a été envisagée comme un objet d'études, dont on ait cherché à connaître les lois ^.

Sa réforme en liturgie a pu paraître trop radicale. Les amis des anciennes liturgies gallicanes ont pu regretter qu'il n'ait pas cherché à restaurer cette liturgie au lieu d'aller prendre à Rome ses modèles. Mais on ne s'est pas demande si cette restauration était possible à son époque. L'état d'anarchie dans lequel étaient tombes nos vieux rites nous oblige à répondre négativement. Enfin, il faut bien ajouter que l'établissement de la liturgie romaine en Gaule rapprochait nos Églises de la mère Église, favorisait l'unité d'enseignement et de doctrine, et enfin satisfaisait ce besoin d'ordre, de discipline et d'uniformité qui était un des caractères du génie de Charlemagne. Ce qu'il connaissait de l'état des Églises grecques et même de l'Espagne (querelle de l'adoptianisnic^ dut contribuer à le mettre en garde contre les dangers des liturgies nationales. Ce zèle eut parfois ses excès, et tous les vrais liturgistes se réjouiront qu'il ait échoué dans ses tentatives de remplacer le rit ambrosien par le romain dans l'Église de Milan '.

Même dans ses efforts pour établir la liturgie romaine se trahit son caractère autoritaire. Nous avons vu qu'il ne se f,'.it pas faute d'en modifier les rites et les livres.

Dans l'ensemble, avec ses quahtés et ses défauts, il faut reconnaître que l'influence de Charlcmagnc dans ce domaine, comme dans les autres, fut haute-

' Cl. Histoire littéraire de la France, t. iv, p. 413. Cf. aussi dom Guéranger, Institutions lilurgiciues, ISSO, t. i. p 170

ment bienfaisante et civilisatrice. Et il n'est pas d'empereur ou de prince au moyen âge qui ait joué en liturgie un rôle aussi considérable.

VIll. Bibliographie. — Sur la question en général: Cf. Che\alier, Répertoire des sources historiques du mnijen âge, Bio- bibliographie, t. i, col. 856-868. Bibliographie très riche. — MoUnier, Les sources de l'histoire de France, t. i, Paris, 1901, p. 181-210, Renaissance carolingienne. — Hurler, Xomenclalor lilerarius theologiœ calholicœ, 1903, t. i, .Seriplores ecclesiaslici sœculi IX, col. 695 sq. — Histoire littéraire de la France, t. iv, p. 368 sq. — Jaflé, Monumenta Carolina, Rerolini, 1867. — Vermingholl, Concilia ;ii i Karolini, 180G. — Wattenbach, JJcutschlands Ceschichtfquellen, t. i, p. 115-123. — Ebert (traduction Condamin), Histoire générale de la littércdure du moijen lige, 1SS4, t. ii, p. 7 sq., p. 13, etc. — Max Manitius, Oeseh. der lalcinisclien Literalur des Mitlelullers, I. Y on .Justinian bis zur mitte des zehnten .lahrhunderls, Munchen, 1911, p. '245-253, 270-278, etc. —P. Stoy, Commentatio de bibliotheca Caroli Magni impercUoris, Altdorfii, 1727 (52 p.), attribuée quelquefois à tort à Kœler, qui ne fit que présider la soutenance. — Œbeke, Vie Academia Caroli M<igni, Aachen, 1847. — F. Kamper, Ktnl dei Grosse. Die Grundlegung der rnittelallerlichcn Kultur und Weltimsch., in-8", Kirchheim, 1910, 128 p. — G. Dubois, De conciliis et Iheologicis dispulidionibas apud Francos. Carolo Magno régnante, in-8", .Alençon, 1902. — E. Lesne, La question métropolitaine dans l'Église franquc au temps de Charlemagne, dans la Revue catholique, 1897, p. 15; La hiérarchie épiscopale, 1905.

Sur ihoméliairc de Paul Diacre : Cf. Evcmgelicnverzeichnis der F/alzkapellc Karls des Gr. zu Aachen, et Die Homiliensammlungen des Alkuin und des Paulus Diakonus, dans Beissel, Entstehung der Perikopcn des rômischen Mcssbuches, Freiburg-i.-Br., 1907, p. 127, 141. — Beissel, Gcsf/i/f/î/f der Evangclienbiicher, p. 77, 94, etc. — AVicgand, Das Homiliarium Karls des Grossen, Leipzig, 1897. — Dom G. Morin, Les sources non identifiées de l' homéliaire de Paul Diacre, dans la Rei>. bénédictine, 1898, t. xv, p. 400. — A. Batti, L'omeliario di Ciulu Magno et l'omeliario di Alano di Farfa, dans Rendic. istit. Lombardo, 1900, séria II, t. XXXIII, p. 481-489. — Baumer-Biron, Hist. du bréviaire, t. i, p. 182 sq. — Paul Diacre, dans Ebert, Histoire générale de la littérature dn moyen âge, t. ii, p. 57-65. — Paul Diakonus, Leben und Schriften, dans Pertz, Archiv der Gesellsch. fur altère deutscheGeschichtskunde, Hannover, 1851, t. x,p.266sq. — Bibliographie de ses œuvres par Diimmier, dans Xeues Archiv, t. IV, p. 102-112; t. XVII, p. 397-401. — Cf. Traube, dans Xeties Archiv, t. xv, p. 199-201 ; Mominsen, toc. cit., t. III, p. 185-186; Dummler, loc. cit.. p. 187- 189. — G. Lœck, Die Homiliensamndung des Paulus Diakonus, Kiel, 1890. — Marbach, Gesch. der deutschen Prediqt l'or Luther. 1873-74. — Hauck, Kirchengeschichle Deutsehiands, 1896-1900, t. ii, p. 222. — Ranke, Studien und Kriliken, 1855. — Manitius, /oc. ci/., p. 266.

Sur le sacramenlaire de Charlcmagnc : Varin, Mémoire sur les allérations de la liturgie grégorienne, i\ans Mémoires de l'Acad. des inscriptions et belles- lettres, t. Il, p. 665 sq., 1886. — Edmond Bishop, The carliest Roman mass-book, extrait de la Dublin rcview, octobre 1894; On some early manuscripis of the Gregorianum, dans Journal of tlieologiccd studics, avril 1903, p. 411-426; The book of Cerne, edited by dom Kuypers, Cambridge, 1902, p. 237, 238. — Dom Wilmart, Un missel grégorien ancien, dans la Rep , bénédictine, juillet. 1909, p. 280-300. — Dr R. Stip-

— 'Cf. notre Introduction aux études liturgiques, Paris, 1907, p. 29,30. — ' Cf. dom Guéranger, loccil., t. i, p. 187.

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