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CHARTES
{Auncmiindux), évOquc de Lyon: des évêqucs de Vienne, Chaoaldus; de Ncvcrs, Hauracus; de Sens, Armentarius; de Térouanne, Orner; d'Enibrun, ^'Etherius; de Noyon, Éloi; de Bourges, Vulfolendus; d'Auxerre, Pallade; de Grenoble, Clair; de Chalon-sur- Saône, Gratus; de Langres, Sicoaldus; de Tours, Rigobert; puis le maire du palais pour la Bourgogne, Radobert; l'évêque de Paris, Landri; deux ducs, Wandalmar et ^gyna ; d'autres personnages moins en vue : Amalbert, frère de Flaochadus, maire du palais de Bourgogne; Chandebo, fils de Berthairc, comte palain; Rado, frère de saint Ouen; G?erinus, peut-être frère de saint Léger d'Autun; enfin, probablement, le fameux maire du palais Ébroïn '.
XVI IL Chartes ecclésiastiques. — « Sous la dénomination de chartes ou lettres ecclésiastiques, il faut, avec Mabillon, comprendre non pas toutes celles qui concernent l'Église et ses membres, mais celles seulement, quel qu'en soit du reste l'objet, qui émanent des personnes, des corps ou des établissements ecclésiastiques. » Les documents d'origine pontificale feront l'objet d'une étude particulière (voir Lettres DES papes), les documents rédigés par les assemblées synodales et conciliaires seront également groupés (voir Conciles); il nous reste à parler des actes émanés du clergé tant régulier que séculier, depuis les évêques et les abbés, jusqu'aux moindres clercs, aux moines et aux nonnes. Même en se bornant aux limites chronologiques du Dictionnaire, les pièces seraient nombreuses et il ne faudrait pas songer à les faire rentrer dans la règle d'un formulaire commun. Rien de semblable n'existait.
Les chartes épiscopales, dont quelques-unes remontent à l'époque mérovingienne, se sont conservées grâce au soin que prenaient les moines de veiller à ces documents qui constituaient leurs titres de propriété et l'illustration historique de leurs abbayes. Il s'en faut que nous ayons sous les yeux des originaux. Des deux actes les plus vénérables par leur âge, conservés par le monastère de Saint-Germain-des-Prés, l'un est taux, l'autre est récrit, et ni l'un ni l'autre ne remonte au delà du x'' siècle. La plupart des chartes épiscopales qui nous sont parvenues sont des privilèges, des confirmations, des pancartes, des actes de donation, etc. Ces actes de générosité étaient si souvent contestés, qu'on éprouvait le besoin d'en taire attester l'authenticité par de nombreux témoins dont les souscriptions autographes occupaient la région inférieure du parchemin ou du papyrus. Des collègues dans l'épiscopat sont convoqués, ou parfois des prêtres et jusqu'à des la'iques. L'évêque contractant fait toujours introduire dans la charte une suscription précédée d'ordinaire d'une invocation et accompagnée souvent d'un préambule. Cette suscription donnait le nom et le titre de l'évêque: elle comportait de nombreuses variantes, de même que la date.