III
CHARTES
XXV. Formules d'invoc\tiox. — Tandis que Papenbroek' soutient que tous lesdiplômes antérieurs à Charlcmagne portent la formule initiale : in nomine Palris et Filii et Spirilus sancli, et que, s'il s'en rencontre qui ne débutent pas ainsi, ils sont faux, Mabillon ' avance qu'il n'a pas vu un seul diplôme de la première race qui porte en tête cette formule; au contraire, tous ceux qu'il a rencontrés commencent sans invocations et les exemples qu'on invoque ne sont tirés que de copies interpolées. Cependant, obserse Bréquigny ', on verra dans notre collection quatre diplômes mérovingiens qui ne sont point altérés et qui commencent tous par l'invocation du nom de Dieu. Il y en a un de Chilpéric I«', un de Childebert II et deux de Thierry III. Nous avons tiré le diplôme de Chilpéric I«' des lettres de Philippe VI, dans lesquelles il fut inséré conformément à l'original qui existait alors, et qui n'a péri qu'en 1567, dans l'incendie de l'église de Tournai. L'un des deux diplômes de Thierry III est pareillement inséré, d'après l'original, dans des lettres de Philippe de Valois. On ne peut donc soupçonner d'interpolation les formules initiales d'invocation qui y sont employées. Mais ce que nous ne devons pas oublier de remarquer, contre l'opinion de Papenbroek, c'est qu'aucune des formules n'est libellée : in nomine Patris, et Filii, el Spirilus Sancli. Il suit, de ce que nous venons de dire, qu'il s'en faut bien que les invocations initiales, dans les chartes mérovingiennes, aient été aussi communes que l'a avancé Papenbroek, mais qu'elles n'étaient pas non plus absolument insolites dans ces siècles, comme l'a prétendu .Mabillon. Il faudrait même convenir que l'usage en aurait alors étéfort fréquent, si l'on adoptait l'opinion des auteurs du Xouveau traité de diplomatique ', qui prétendent reconnaître ces formules écrites en caractères cryptographiques au début des diplômes mérovingiens. Bréquigny, pour son compte, n'en croit rien : ce ne seraient là, selon lui, que des essais de plume, cependant, il trouve, à l'en-tête d'un diplôme de Dagobert I«', un signe initial ; nous ne croyons pas que personne le prenne pour l'abrégé d'une formule, il ressemble plutôt à une croix, que nous avouerons avoir pu tenir lieu d'une invocation, sans en être l'abrégé ''. ■ En cflef, les chartes royales débutent ordinairement par une invocation du nom du Christ; encore faut-il distinguer les chancelleries. L'invocation verbale se rencontre dans quelques constitutions des derniers empereurs romains, elle est d'un usage constant dans les diplômes des rois carolingiens, mais elle est rare dans les diplômes mérovingiens, qui font de préférence usage du chrismon ou invocation monogrammatique '. Dans les actes des époques mérovingienne et carolingienne et jusqu'au cours du xi= siècle, le monogramme s'est généralement déforme et altéré, au point qu'il est presque impossible d'en distinguer les éléments dans les traits et les paraphes dont il est formé ' et où sont allées se loger parfois des notes tironiennes. La chancellerie carolingienne com-
' Propyleeiim untCquarium circa veri ac /alsi discrimen in vetustis membranis , n. 28, dans Acta sanct., april- t. il. — ' De re diplomalicii, p. 69. — " Diplomala, chartee, epistolie, leyes, in-fol., Paris. 1843, t. i. Proleg., p. 239. — ' \oiweau traité de diplonudiqiie, t. iv. p. 608. — ^ Diplomata, cliartœ, t. r, p. 349. — ' Alliiim palêographiqiie, 18.S7, pi. x, observations par Jules Tardif. Cf. M. Prou, Préface à Ph. Lauer, Les diplômes originaux, p. ii : . L'origine ne saurait en être cherchée dans le c/irismon proprement dit ou monogramme du Christ, lequel consiste en un X traversé d'un P. On ne voit pas comment ce monogramme se serait transformé en un trait vertical bouclé à la partie supérieure et coupé en son milieu d'une sorte de C. Il ne nous semble pas non plus qu'on puisse y voir la déformation d'une croix. W. Erben, L'rAunden/eftrc, p. 143. L'hypothèse de Paoli, Programma
bine l'invocation monogrammatique et l'invocation verbale : X ^" nomine Patris el Filii el Spirilus
Sancli ou bien yf. In nomine Domini Dei et Salvalôris nostri Jhesu Christi, ou encore et plus fréquemment
)^ In nomine sanctie el individuse Trinitatis '.
Les chartes royales mérovingiennes, très sobres en matière d'invocation, différaient sur ce point des chartes des particuliers, surtout pour les testaments. On trouve la formule In nomine Patris, etc., notamment dans les chartes privées contenues dans le Traditiones Sangallenses et les Traditiones M'issemburgenses; c'est ce qui peut expliquer la conclusion disproportionnée tirée par Papenbroek, qui exigeait pour l'authenticité de tout diplôme la présence de cette formule, qu'il avait rencontrée sur les textes étudiés pendant un voyage dans les pays rhénans.
XXVI. FoRMiLES d'imprécation. — In antiquis reijam nostrorum diplomalibus rarœ admodum legunlur imprecationes '. Bréquigny renonçait à faire usage du faux diplôme de Clovis en faveur de Saint-Pierre de Sens, ne trouvait rien dans quatre diplômes de Childebert I<^' pas plus que dans deux autres de Chilpéric I", pour Tournay et pour Saint-Calais, tous deux faux d'ailleurs, « mais nous en avons un troisième, disait-il, de ce même Chilpéric en faveur du monastère de Saint- Lucien de Beauvais, date de l'an 583, où ce prince invoque la colère du Souverain Juge contre celui qui contreviendrait à ce qu'il prescrit, » mais ce diplôme lui-même est faux'". Vers le même temps, Contran, dans un diplôme de donation à l'église Saint-Marcel de Châlons, fait une imprécation pour que celui qui s'opposera à l'exécution de sa volonté soit cfjacé du livre de vie ". Par contre, on ne trouve aucune imprécation dans le traité de paix entre Contran, Childebert et Brunehaut. Dagobert I"""' ne fait aucune imprécation contre ceux qui tenteraient de contrevenir à ses dispositions; ce n'en est pas une que celle qui se lit sous une charte pour le monastère de Bebais, en 635, portant que ceux qui envahiraient ce monastère encourraient la colère divine et s'exposeraient à sa vengeance '-, formule qu'emploie aussi Childéric III en 744, dans un acte rendu en faveur des abbayes de Stavelot et de Malmcdi 'i. Mais Childéric III fait une imprécation proprement dite lorsque, dans un diplôme par lequel il donne un village à l'èvêque Amand, en 661, il dévoue à la damnation celui qui tentera de l'en dépouiller: giii illamauferre prœsumpscrit senlentiam danmationis incurrat ". Dans un acte de Thierry IV. nous rencontrons une formule plus recherchée. En 730, il souhaite à ceux qui causeront quelque préjudice à l'église de Saint-Vincent : iram Dei ineurrentes cum Juda Iraditore, simulque Dathan el Abiron, sine fine pœnas infernales suheanl ".
Chez les particuliers, l'usage des anathèmes était des plus fréquents. Xous ne dirons rien ici des monuments épigraphiques : le testament de saint Éphrem,
scolastico di paleografia latina e di diplomatica. Firenze, 1898, t. m, p. 109, qui y reconnaît l'enlacement des lettres IC, initiales de Jésus Cbristus, est plus ^Taisenlblable, ou
' encore celle qui tiendrait ce signe pour la déformation d'un monogramme de notes tironiennes exprimant une formule d'invocations. ■ — 'A. Giry, Manuel de diplomaligue, 1894, p. 531-533, 707. — '/(iid..p. 719,722,725. — 'Mabillon, De re diplomatica, p. 101. — '" Souvenu traité de diploni.,
: t. III. p. 646, pi. 66; Pardessus, op. cit., t. i, Prolég., p. 241, et n. cxc; Pertz, Diplomata. n. 8, déjà signalé comme faux par T. von Sickel. .4o(a Karolinor., t. i, p. 214. n. 4. Cf.
1 A. Giry, op. cit., p. 438, note 1. — " Pardessus, Dîptoniii/a,
j chartœ, t. i, n. cxci. — '=/i>id., n. CLXX. — "/fcîd.,n.Di.xxv.
I — "Pardessus, op. cit., t. ii, n. cccxl. — "/Wd., t. ii,
n. DXLVIII.
CHARTES
en 378', celui de saint Yrieix.vcrs 577 ', offrent de curieux exemplaires, mais nous nous en tiendrons aux chartes des particuliers dont le seul recueil de Bréquigny-Pardessus offre une centaine d'exemples '.
Parmi celles-ci, la charte récrite de Germain de Paris (voir ci-dessus, n-xvii)* porte que quiconque enfreindra les privilèges concédés sera menacé de l'excommunication et du jugement dernier : « On y souhaite, dit joliment Bréquigny, qu'il puisse être analhema, mnranatlui, mots dont l'un est grec et l'autre syriaque, mais barbares pour le peuple, qui peut-être y trouvait d'autant plus d'énergie qu'il les comprenait moins. • Ils sont encore employés comme formule d'imprécation dans le codicille de saint Aniand ' et dans quelques autres chartes, et ils y sont interprétés : perdilionem in advenlu Domini,
Domnole, évêque du Mans, se sert des malédictions contenues dans le psaume cviii pour effrayer ceux qui seraient tentés de porter atteinte aux concessions qu'il fait à l'église de Saint-Vincent en 572 '. En 015, Bertrand, un de ses successeurs, dévoue par son testament celui qui s'opposera à l'exécution de ses dernières volontés cxcommunicaiione perpétua ferialnr, lepru Xaaman percutialur, ac (erra ipsum sicut Dalhan et Abiron absorbeal '. Théodila, ayant fait, en 027, des donations à l'abbaye de Saint-Denis, souhaite que celui qui s'y opposera in inferno inferiori, analhema et maranatha percussus, cam Juda descendat, nec sii qui habilel in donio e/us '. En 631, saint Éloi semble vouloir faire mieux encore : ut in corruptorem oblationis sux venial ira Dei ; sicut Dallian et Abiron vii'ens in infernum descendat; deleatur de libro viventium; sil super cum peccator et diabolus slet a dextris ejus...; oratio ejus fiai in peccatum; fiant ejus dies pauci; fiant filii ejus orphani...; commoli amovcantur ftlii, et mendicent, et ejicianlur de habitationibus suis; serutetur fœnerator omnem substanliam ejus; ...in una generatione deleatur nomen ejus et peccatum matris non deleatur, et dispereal de terra menwriu ipsius ■', et cela continue encore quelque temps sur ce ton.
A la même date, 631, où saint Éloi se livre à cette
' Th.-J. Lamy, Le leslainent de saint Éplirem le Syrien, dans Comptes rendus du congrès seientij. des culliotiques, 1898, t. I, p. 179-203; ouvrage littéraire distinct du testament proprement dit, cf. A'onyertw trailv de diplonmtique, t. IV, p. 634. — - Pardessus, op. cit.. 1. 1. p. 136, n. cl.xxx. — Dans les actes des conciles, lettres des papes, actes officiels ecclésiastiques, on fait une consommation quelque peu déréglée des anathèmes, de malédictions, d'exécrations, en sorte qu'ils ne paraissent guère produire d'effet ni même d'impression. Les antipapes notamment se les renvoient l'un à l'autre comme au jeu de raquette. Cf. Mabillon, De re diplonudica, p. 97 sq. — * Pardessus, op. cit., n. CLXxii. — ' Ibid., n. cccLxxvi. — ' Ihid., n. rxxxviii. — ' Ibid., n. cc.xxx. — 'Ibid., n. ccxli. — 'Ibid.. n. ccliv. — ^' Ibid., n. ccLvii. — '* Ibid., n. cclxxiii; et ce n'est pas tout, il envoie le violateur en enfer avec Dathan et .\biron. Ananie et Saphire, Simon le Magicien; c'est ;"» qui <iécou\Tira les persoimages historiques les plus mal famés. Héolus de Keims, en 636, ibid., n. CDVi, demande que le violateur soit privé de la vie et dontinalio ejus dispergaliir siciU Ilotophenii et M(tgni Atexnndri doniinatio, ac sicut Sodonia et Gomorrlta percutiatur; onine geniis et gcrmen ejus nuircescat. Judas Iscariote fait dans tout ce personnel la meilleure figure : matedicliis cuni Judos Scariotli in inferno inferiori, dans un testament de 690 ou environ, dans J. Tardif, C(irtf>ns des rois, p. 22. L'auteiu" de l'acte appelle volontiers sur lui-même, dans le cas où il reviendrait sur sa volonté, les îuiatlièmcs les plus clioisis : Si ego ipse, qtiod fieri non credo, ant aliguîs de hcredibus vel pro licredibns mets uel quetibcl opposita persona contra pnvscnteni donationem uenire ronaneril ant infrangere volucrit. Cette formule se rencontre avec quelques variantes dès le vir siècle. Voir notamment : 671. fondation par Clotild'" du monastère de Bruyères, .J. Tardif, op. cil., p. 15; en 6.S3. donation de Wademer et Ercamberte, ibid., p. 20; en 697, écliange de biens, ibid., 'p. 32. — '-Pardessus, op. ci/., n. dl. —
petite débauche d'imprécations, Burgundofara souhaite que celui qui mettra obstacle à ce qu'elle a réglé lepra Xaaman Syri percutiatur, et, chose inattendue : pro Burcjundofcu-œ ipsius pecccUorum omnium examine in die judicii obnoxius lenealur ">. Pallade convoque pour écraser le violateur de sa charte cxlum et terrant, onmes angelos, archangelos, prophetas, palriarchas, apostolos, martyres, virgines ", etc.
Et on se lasse de tout, même des gros mots. A la fin du vn= siècle et au début du suivant, les imprécations sont moins féroces, moins longues, parfois même on les supprime tout simplement pour ne retenir que les amendes pécuniaires. Dans une charte du comte Eberhard, en 731, le donateur dit expressément : Licet cessioni pcenam adneeti non sil necesse, pro omni firmitate placuit inserendum ", etc. Ces menaces ne devront souvent avoir d'objet que si le violateur persiste dans sa tentative nisi cilo resipueril; quelquefois elles se terminent par les mots Amen et Fiat, rapprochés et répétés plusieurs fois.
XXVII. La suscriptiox. — La suscription des chartes royales mérovingiennes est invariablement libellée en ces termes : A'... rex Francorum. Tous les rois mérovingiens, quelle qu'ait été leur part du royaume franc, ont porté ce même titre. Cette suscription est suivie d'une adresse aux fonctionnaires auxquels leur charge donnait le rang d'illustres, adresse qui peut être générale ou particulière. Si on étudie les chartes royales mérovingiennes dont le texte authentique nous est parvenu", au nombre de quatre-vingtdix environ, on constate que, sur ce nombre, plus de cinquante ne nous sont parvenues qu'à travers des copies postérieures de plusieurs siècles aux originaux" et d'une exactitude problématique. Sur trentesept originaux conservés '", pas une seule fois on ne lit en toutes lettres les mots que n'ont pas manqué de suppléer les éditeurs anciens: Bréquigny, Pardessus, Teulet.Tardit, K.Pertz : rex Francorum, vir inlusler. \'oici les divers aspects sous lesquels se présente la formule :
Abréviations : T(ardifj; M(abillon, De re dipl.); L(etronne); Mus(ée des archines, in-4», 1872) '«.
" Diptonuda, chartse, epislolie et alia documenta ad res Francicas speclantia, édit. L.-G.-O. Feudrix de Bréquigny. F.-J.-G. La Porte du Theil, pars 1, t. i, in-fol., Paris, 1791 ; la 2« édit., par J.-.M. Pardessus, Diplomata... ad res Gallo- Francicas... 2 vol. in-tol., Paris, 1813-1849; Diplomata et cliartœ merovingicœ œtalis, etc. (anonyme), in-8'', Paris, 1851, c'est la transcription des pièces reproduites dans les fac-similés de .\. Letronne; .J. Tardif. Monuments historiques. Cartons des rois, in-4», Paris, 1866; K. Pertz, Diplomatum imperii, 1. 1, dans Monum. Germaniœ liistorica, in-fol., Hannoversp, 1872. — " Dans ce paragraphe, je résume et je cite abondamnu'nt le remarquable travail de J. Havet, Questions mérovingiennes. I. La formule : -V. rex l'rancorum u. inl., paru dans la Bibliothèque de I École des chartes, 1885, t. XLvr, p. 138-149, et un compte rendu de deux études par Pirenne, La formule X. re.v Francorum n. in/., dans Comptes rendus de la commission royale cV histoire de Belgique, IV série, t. xiii, et par H. Bresslau, Z)er Tilel der Merooingerkoniye, dans Xeiies Archiv der Gesellschaft fiir altère deidsche Geschicldsl<unde, 1887, t. XII, p. 355- 360, compte rendu également paru dans la Bibl. de lÊc. des cb., 1887. t. XLvni, p. 127-131; ces deux travaux ont été réimprimes dans Œuvres de Jtdien Ilavet, in-S°, Paris, 1896, t. I, p. 1-18, c'est cette réimpression que nous citons ici. — "Tous reproduits par .\. Letronne, Diplomata; par J. Tardif. Inventaires et documents. Fac-similés de chartes et diplômes méroiyingiens et carlovingiens, in-fol., Paris, 1866. c'est l'atlas de l'inventaire des Cartons des rois; enfin par la série de Fac-similés à rusagc de f École des chartes, n. 106. i>I. xxiv. — '• Je cite, écrivait J. Ilavct, les diplômes originaux des ,\rchives nationales d'après les numéros d'ordre de l'édition de .1. Tardif, les numéros des fac-similés sont les mêmes que ceux des pièces de son édition. Musée renvoie A l'ouvrage intitulé : Musée des .\rchives nationales, publié par Ia direction générale des Archives nationales, in-4°, Paris, 1872.
CHARTES
Smmm:\ -. t. 4 (= t. Mus. l): t. 14 (= L. ll); T. 16 (=T., Mus. 10): T. 17 (= M. p. 377; L. 13): T. 27(= L. 20 ftis);T. 41 (= T.) est, dit-on, une copie et non un original. Cf. Tli. von Sickel, 'Slonum. Germ... be.iprochen, in-8°, Berlin, p. 13, note **.
V. INLT. :T. 44 (= L. 37, Mus. 26); T. 45(=L. 38); T. 48 (= L. 41).
V. INL. :T. 11(= M. 376, pi. xvii, L. 8, Mus. 6): T. 15 (= L. 12, Mus. 9); T. 20 (= L. 16, Mus. 12): T. 22 (= L. 18, Mus. 14); T. 25 (= Mab. 379, L. 20); T. 28 (= Mus. 16, L. 24): T. 30 (= L. 25, Mus. 17); T. 31(=L. 26); T. 32 (= L. 27); T. 33 (= Mab. 381, L. 28); T. 34 (= Mab. 383, L. 29, Mus. 19); T. 35 (= L. 30, Mus. 20); (= L. 32): T. 38 (= L. 33; Mus. 22); T. 42 (= Mab. Suppl. 69, L. 35); T. 43 (= Mab. 358, L. 36, Mus. 25); T. 49 (= L. 42): T. 50 (=Mab. 385, L. 43, .Mus. 29);Bibl. nat., ms. lat., 9007 (= G. Pertz, n. 71, p. 63).
VIRIS INLVSTREBVS : T. 47 (= L. 40, Mus. 28).
VIRIS INLBVS : T. 7 (= Mab. 375, L. 5); T. 21 (=L. 17, Mus. 13).