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XII. Photin occupait le siège de Chalcédoine en

XIII. Constantin était présent au "V« concile œcuménique, tenu à Constanlinople, en 533, qui condamna les Trois Chapitres ".

XIV. Pierre, ancien moine de Palestine, et probablement au Sinaï, ami de Jean Moschus ". Pierre monta sur le siège de Chalcédoine après 593, avant 619. On pourrait être surpris de voir un titulaire de Chalccdoine, venu de si loin, mais le siège de Jérusalem fut occupé de 575 à 593, par un ancien religieux du monastère des Acémétes. dans le diocèse de Chalcédoine, ce qui explique les relations entre la Palestine et la Bithynic et le choix de Pierre. Voir

ACÉMLTES.

XV. l'robus avait eu une vie fort mouvementée, tour à tour jacobite, monophysite, chalcèdonien. Son élection au siège de Chalcédoine doit être rapportée aux premières années du vu» siècle -».

XVI. Jean était présent au VI" concile œcuménique tenu à Constantinople, en 681='; et au concile ;/! Triillu, en 692 ".

XVII. Xicélas, inscrit dans plusieurs ménologes à la date du 28 mai. » Le Quien=' déclare qu'il ignore à quelle époque il vivait ; un office, publié par M. Papadopoulos-Kerameus^', permet aujourd'hui de le placer durant la persécution iconoclaste. Mais celle-ci a duré de 726 à 842, avec une longue interruption, il est vrai, entre 780 et 815; saint Nicètas a-t-il vécu an viii« ou au ix" siècle'? Au ix" siècle, de 815 à 824, le trône métropolitain est occupé; Michel le Bègue n'a presque tué personne et, si Nicétas avait été une victime de l'empereur Théophile (829-842), nous aurions d'amples renseignements sur son compte. Force est donc de placer son épiscopat et son martyre sous les empereurs Léon l'Isaurien ou Constantin Copronyme. entre les années 726 et 775 ''. »

XVIII. André, sous l'épiscopat duquel eut lieu le transfert des reliques de sainte Euphémie ", Cons-

cod. Lxxxv, p. G., t. cm, col. 288: voir aussi cod. ccxx.xi, col. 1090. — " Le Quien cite deux fragments manuscrits d'ouvrages perdus d'Héraclien. Oriens christianus, t. i, col. 602. Cf. J. Pargoire, dans les Échos d'Orient, t. iv, p. 24- 27. — "S. Vailhé, op. cit., p. 348. — "Mansi, op. cit., t. viii, col. 1017. — " Mansi, op. cit., t. viii, col. 492. — " Mansi, op. cit., t. VIII, col. 1014-1018. — " Mansi, op. cit., t. i.x, col. 174, 192, etc. — *' Jean Moschus, Patruni spirituale, c. cxxxiv,P. G.,t. Lxxxvii, col. 2997. — =■> Denis de Tell- Mahrè,C/ironiq»e.dans .-Vssemani, Bibliotheca orientalis, t.ii, p. 72; Michel le Syrien, C/ironique, èdil. Chabot, t. il, p. 362- 364; S. Vailhé, dans les Échos d'Orient, 1908, t. xi, p. 349.

— "Mansi, op. ci(..t. xi, col. 669, 689.^ — Mansi, op. cit. t. XI, col. 989. — -■' Le Quien, Oriens christianus, 1. 1, col. 604.

— ^ Papadopoulos- Kerameus, 'i'.Klr.f.-ji-i; =a'//.o7;xô; djî.Àoyo;, 1896, t XXVI, p. 38-42; voir surtout la 6« ode, p. 42,quiûxe la date. — "S. Vailhé, op. ci(., p. 349. — ".4c(a sanct., sept. t. V, n. 14, p. 281.

CHALCEDOINE

tantin VI étant empereur et Taraise, patriarche de Constantinople. Ce synchronisme nous limite entre décembre 784 (avènement de Taraise) et août 797 (chute de Constantin VI). Mais, dès 7S7, Staurakios était métropolitain de Chalcédoine. André doit donc prendre place avant cette date et non après, puisque, au dire de Constantin de Tiuni, l'historien du transfert de sainte Euphémie, le siège de Chalcédoine était vacant depuis longtemps ', lorsque l'impératrice Irène, au début de son règne, lui donna un titulaire. L'épiscopat d'André prend donc place entre 780 et 787.

XIX. SUiurakios était présent au VII= concile œcuménique, tenu à Nicéc, en 787 ^.

A'-Y. Cosmas était moine lorsqu'il devint métropolite de Chalcédoine. Très attaché aux images, il fut e.xilé une première fois et maltraité, il fut ensuite rappelé, et, sur son refus de céder, il mourut avec son ami Auxence, après avoir enduré de nombreux tourments '. D'après Le Quien, ces événements se rapporteraient au règne de Léon l'Arménien (813-828) '. Dans ce cas, le compagnon du martyre de saint Cosmas serait peut-être à identilier avec l'higouméne Auxence, un des correspondants do Théodore Studi te'.

outre que Jean portait le surnom de Kamoulianos ". Quelques mois après son voyage de 824, une méchante éruption de pustules couchait notre prélat dans la tombe : l'higouméne de Studion, qui devait mourir le 11 novembre 824, eut la triste consolation de suivre ses funérailles, et la première catéchèse qu'il prononça au retour fut consacrée en grande partie à dire les vertus de l'illustre défunt ". »

XXII. Damicn, métropolite de Chalcédoine, au vin» ou au ix« siècle '-; son rang pourrait être aussi •bien entre Staurakios et Cosmas, mais entre Jean et Cosmas il semble n'y avoir place pour aucun nom ". XI. Épigrapuie ". — 1° Dans l'église grecque de Saint-Jean-Chrysostorae, qui marque l'emplacement d'une plus grande église détruite, au lieu signalé par le voyageur Pierre Gilles, qui sut l'identifier avec l'ancienne Hiéria : promontorium (jiiod hoclie vacant acram Johannis Calamoti, c'est-à-dire à la baie de Calamich : Canarum sylvis herbisque /requens ejus ora cernitur : uiide nomen lemplam proximiim diui Joanni^ Clwysuslcmi Calamoti inuenlt, c'est aujourd'hui Phanaraki ou héner-Bagtché ''. Une plaque mesurant deux mètres en longueur et oITrant, dans

t EYirmmlffiEîMIÏÏErfèFâMôC HaEUHIÊC ÔYMÔMATHCAFfTHCEIXENAEIAôMEMÔN

ATfôT^EMôm(^)NT]TÔ^EYTPôïïi)^HFîlÀl:ÂCÂHiPÀ 0EéEPEhE5M6NÀMCTFEICiiETE0aHÀEtv4MC

ÏÏETP^ EAErHû)TOCCTÀeEP[NÏÏAiKATMFMl^^C CTHCEMilû^ElHENtolTûlTûrEFACnAPEXwH'i'

2427. — Kpilaphe d'Eutrope, à Calamich. D'après le Cusnios, 1806, t. xxxiv, p. 210, fig.

Ce saint est fêté à diverses dates, notamment le 14, le 18 et le 19 avril; la date du 18 est la plus connue- XXI. Jean, d'abord «investi de la dignité sénatoriale avant de revêtir l'habit religieux, passa ensuite du monastère au siège métropolitain de Chalcédoine et eut à subir l'exil pour la foi '. Théodore le Studite le tenait en singulière estime. Il parle de lui dans une missive à son disciple Grégoire '. Il l'accompagna au mont Olympe pour rendre visite à saint Joannicc; non pas, comme le veut Le Quien S lorsque ce dernier approchait de sa fin, mais bien) comme l'indiquent les bollandistes^ vers 884, c'està-dire vingt-deux ans plus tôt. La vie de Joannice, qui nous fournit ce renseignement, nous apprend en

^ Acla sanclonim, sept. t. v, n. 11, p. 280. — ' Mansi, op. cil., t. xiii, col. 136, 381, etc. — ' Ménologede Basile, dans P. (;., t. cxvii, col. 209. Ct. Propylwiim ad Acla sancloriim nouenibris, in-lol., Bruxelles, 1902, col. 612. — *Le Quien, Oriens christianiis, t. i, col. 804, — ^ P. G., t. xci.x, col. 1565-1569; sur saint Cosmas, Échos d'Orieiil, t. IV, p. 111 sq. — 'A, Mai, \'oua bibliotheca Patruni, t. VIII, lettres clxvi et ccx.xi, de Théodore Studite. — 'P. G., t. xcix, col. 1360. — 'Oriens ctiristianus, t. i, col. 605. — ' Acla sanct., nov. t. ii, p. 326, note 7 : p. 359. — ^"Op. cit., p. 357. Il appartenait, par conséquent, à une famille originaire de Kamoulianes, ville cappadocienne très célèbre chez les Byzantins. — "A. Mai et Cozza-Luzzi, Aoua bibliotlieca Palrttm, t. ix, p. 52; E.Auvray, S. T/ieodori parva catechesis, p. 80; citation deJ.Pargoire, dans lesjjcftos d'Orient, t. iv, p. 110 et S.Vailhé, t. xi, p. 350 : « On trouve dans les Menées, à la date du 18 juillet, un saint Jean, évêque de Chalcédoine. C'est de notre héros qu'il s'agit

un encadrement mouluré, un cartouche à queue d'arondes entre deux croix posées sur des globes te's qu'on les voit dans quelques ambons byzantins. La paléographie de l'inscription offre assez d'intérêt pour être rep'-.iduite ici (fig. 2427;. Les dimensions du marbre et le soin donné à la gravure prouvent que le défunt n'était pas le premier venu ".

E'Jtpo^'O'j Txyo; e'jji'; 7Cîp;j3ovo; r, yàp à>.ii9s;

0'jvo(i.a TÎi; ipsTT,; tî/Ji iEtûonevov.

".\Tp07T£, [xotpiwv tI tôv E'jTponov r^pîTaia; av5px:

"O; çépîv £^ piovaôx; rpcî; ô' ItIwv ôcxiSa:. Ilirpo; fia ■[■''^"ô;, (7Ta6£pT,v TtXàxa Tf,vôe yapi;a;.

Sf/JTiv àîtoyOïtjiévto to-jto ys?*î izaçti^wt.

selon toutes les vraisemblances. Il est également fêté le 19 et le 29 du même mois. » Propylxuni ad Acta sanctor. no~ veinbris, col. 830, 853. — '= Schliimberger, Sigillograpliie de l'empire byzantin, in-4<>. Paris, 1884, p. 246. — "S. Vailhé, dans Échos d'Orient, 1908, t. xt, p. 350. — " Gabriel Jacquemier et Germer-Durand, Épilaphes grecques chrétiennes recueillies aux environs de Chalcédoine, dans Cosmos. 1896, t. XXXIV. p. 212-215; Germer - Durand, AnliquUés de Chatcédoine, III, Deu.t nouiielles épilaphes Irouiiées à Plumaratci, dans Cosmos, 1897, t. xxxvi, p. 588; Échos de Soire-Dame de France. 1896. p. 333; 1897, p. 144. J. Pargoire. Hiéria, dans Izfié^lia russliago arklieologilclieskago Institula, 1899, t. iv, p. 77-78. donne nos textes 3. «, "', V, ^, -> -, '., ''y » ■'« '• :^. '» 'f — '' Gyllius, De Bosporo Thracio, I, III, c. xi, édit. Venetiis, p. 272. Cf. J. Pargoire. Iliéria, dans l:viéslia russkago arkheologilcheskago Institula, 1899, t, iv,p.41-12. — "J. Pargoire. 0/). cit.. p. 76, et pour le port qu'il fit creuser et qui garda son nom, ibii(,,p, 32.

CIIALCÉDOINE

« Je suis le tombeau du 1res sage Eutrope,cIont avec vérité le nom célébrait le mérite. O Parque, pourquoi avoir ôtc la vie à cet homme de bien, qui a vécu trentesix ans? — Pierre, son parent, a gravé cette dalle épaisse, et l'a posée comme un hommage au défunt. »

La traduction, ainsi que le faisait remarquer le premier éditeur, ne peut rendre le jeu de mots qui résulte du rapprochement des formes Ej-rpo-m'o-j,

« Ici repose Salomon, diacre, avec sa femme Elpidie, du pays de Pingalon. »

|5) 'KvOàôî /.aTi/.îiTat 'AT-jvy.pt'-cta y^oLy.i'r^ 'lu.Eoiry^ (fig. 2430), 0°70 X O^ôO.

« Ici repose Asyncritie, femme d'Imerius. »

Y) 'Evôioî v.xz-x/.iizxi Aû[Avo; llpovérj'j yotpio'j (fig. 2431), 0°aO X 0°20.

« Ici repose Domnus, du pays de Proneos. » Peut-

ri A rTQYC'T E tci\HC! A C A

2428. — Sarcopluige de Maras iiypobuleus. Ibid.. fig. 3.

2'i2!>. — Èpilaphe de Salomon. Ibxit., fii;

"ATpoTts et ÏM-ç.oTim et qui est le seul mérite de cette composition, si mérite il y a. Nous avons déjà mentionné, en parcourant Hiéria, le port d'Eutrope'.

2" Aux environs d'Ischmidt, un couvercle de sarcophage antique, dont l'inscription est de beaucoup postérieure aux sculptures (lig. 2428). On lit :

Mâpa;, UïioêoJ.S'jç Tr,; â-;:a; toû t)(£o)C £■/.). r^^t'a;, iv=vcw a3tjXf|V Ti\v -/aptaOetTâv [Loi Tr-jEAOv.

INiS©TJt©(PC@Y

o.-fff

o.so

'2'430. — Épitaphe d' Asyncritie.

Ibid., fig. 5.

Epitaphe de Domnus.

IbiA., fig. 6.

« Maras, hypoboleus de la sainte Église de Dieu j'ai restauré ( I) ce sarcophage à moi donné. »

Hypoboleus, à prendre le sens étymologique, on pourrait y voir un sous-conseiller, quelque chose comme un « marguillier ».

3° Cimetière de Phanaraki. Une série de dalles de dimensions variables.

a) 'ÏCvQcé&E /arixEiTat — o).o[j.wv otaxt^v n-j-j t/} a-j\i^iûn 'EXjtiSîr,, ywp'o-j IIt'vY![)iov (fig. 2429), dimensions 0"70 x' 0"'45.

*G. Jacquemier et Cfenner-Duraiul. ï^pitaphcA grecques chrétiennes recueillies aux enuirons de Clmlcédoine, dans Cosmos, 1896, t. xxxiv. p. 211 ; A. Levai, Inscription de Clmlcédoine, dans le Bulletin de corrcspondunce /tcZ/éniîue, 1883, t. VII, p. 517; J. -H. Mordtmann, Meiriscbe In'

être Tipo est-il à séparer de viov et le village s'appelle-t-il simplement Néov -/(opi'ov..

2) 'EvOiÎE zaTixeitat O'j'pïvi; iiiittù; (•■"ÔS X 0°'20.

" Ici repose Ouranis, fidèle. »

(fig. 2432),

dllM

O 2û i^piUphe d'Ouranis. Ibid., fig. 7.

e) 'EvO-xSe y.aTixEiTai Sjveto; tiittô; (fig. 2433), U°>50 X 0"35.

» Ici repose .Synétos, fidèle. ».

s) ['EvdiÔE xaTi<£i7a'. 6 7?,; [jiaxapia; (ivr|ULr|Ç..,?J('Ov)- /;T;'p.ou ).tvo[no'.ov/] >;w(pi'o'.^) Kpowé'ov. [TE).ï'j]ii mï;('''0 •Iou).;oy [/.]g 'Ivc(iy.Tiwvr,:)r (fig. 2434), 0°32 dans la plus grande largeur. La forme de croix peut être discutée ; ce qui subsiste s'accommoderait aussi bien de

schrîften aus Clialeedon, Kyrikos, Heraklea Pontica nnd .Vicomédien, dans Mittheilungen des deutschen archdologischen Institutesin Allwti,\H7'i),\-. iv,p. 11-14; J. Pargoire, //('pria, dans Iziùéstia russkago urcheologitclieskago Institutu, 1890, t. IV, p. 11-42,76.

CHALCÉDOINE

la restitution sans forme de cartouclie à queues d'aronde.

" (Ici repose...) fils d'Onésime, tisserand, du lieu de Cronnéa, mort le 22 juillet, indiction 6. »

rJ'KvOi y.3.-i/.t'.-x: o Tr,; u-axapia; [ivriuv,; Ma5:viovo; (fig. 2135), O^aO X 0'°54.

t Ici, repose Marinien, d'heureuse mémoire. »

TAKfTSC^Nl

CT®CWi!C

2433. — Épitaphe de Sj-netos. Ibid., fig. 8.

6) 'Evôiôe xanixôiTai 'HoaxÀfa r, O'jvâT/ip B'.Ta),iavo-j (fig. 2436), O-'GO X O'^iô.

« Ici repose Héraclia, fille de Vitalien. »

0 r,taT.... SiJïSipov [to'j] ôiaxovou [lio^lraTivo-j

<fig. 2437), O^ôO X O^oU (■?).

« (Tombeau)... du diacre Constantin, y.) 'Kvôiîe zaTixî'.Tai TpJiMV toû » Vv:-/.;.

« Ici repose Ttj-phon, fils de Yniki. » >.) 'E/6à5£ xirixî'.Ta; ô vuf.ar,; i'^'o; 'A/.Éïav5po:.

« Ici repose Alexandre, digne de mémoire. • p.) 'Ev6i5£ xaTi/.î;[Tii] 'E/.itioi; Aixvo;.

0 Ici repose Elpidis Decnos. »

•2434. — Epitaphe dOnésime. Ibid.. fig. 9.

v) 'E-/6i5e xaTixEita: o 7ï)ç aa/apta; iivr.aa; Tpoi'.no;. « Ici repose Trophime d'heureuse mémoire. » f) 'EvOàôî xaTi/.-iTx; 'Iwivvî; z:'.<7Tb;. Oio; Sts^ïvoC, *J7rox£itx£vo; to-j Oe:o"j :îa/,aTto-j rrôv O'.aiTapuuv.

« Ici repose Jean, fidèle, fils d'Etienne, serviteur du sacré palais des diétaires. »

a) ['Eveâôî -Atî-iii) npoxo]-||rt!i [?i] x(a!) Kp'j!rôpLt>.Xix,|| Tiiffrr;, êuYifi? ^'X'- Il !J-["^J 'O'J, Y«M-eT'[r)] yevïixé- || v[ri] Mapxé).).o-j,-/(i)p(iou) riyt-ll [y]i(TÔpMv tmv llïyXa-H [yoJvuv

{£-apx(!»;) STS>.£-J-||[rYi-s ii(ir)v)-. ivcf'.xTiûvo;)....]

« Ici repose Procopia, dite Khrysomilla, fidèle, fille de N'icomède et femme de Marcel, du village

,' J. GoUwald, Épitaphe chrétienne de Chakéiioine, dans Jes Échos d'Orient, 1904, p. 261-262. — = J. Pargoire, Envi-

de Gigisores, dans la province des Paphlagoniens; elle est morte ie... du mois de..., durant l'indiction '. »

l^iTiOTKEHâ

2435. — Épitaphe de Marinien.

Ibiit., lis. 10.

- Épitaphe d'Héraclia.

lbid.,fi%. 11.

4» Yalenez Selvi, aujourd'iuii Moadjir-Keuï, à une heure et demie au nord-est de Chalcédoine^. Fragment provenant de ruines byzantines :

ePONTCCT OÛNP808H

r«NCVNn

AIKI8 +

VJ'priVTî;

'PoJlOU T.YOVV i^UVTt/.lX.'o'J +

Cette inscription n'est pas sans analogie avec celles qui précédent : 3, a, y. '•> "> ^'le nous fournit le

2437. — Épitaphe de Constantin. Ibid., fig. 12.

double nom d'une localité nouvelle. « C'était l'usage à Constantinople, surtout aux v« et vi= siècles, de désigner les différents quartiers de la ville et de la campagne par le nom du personnage qui les avait choisis pour bâtir son palais ou sa villa. L'expression consacrée était ta -o'j csrvo;, avec -/.-((jact-x sousentendu. Et ces villas, pour ne parler que d'elles s'imposaient à l'admiration : riches, spacieuses, entourées toujours de vastes dépendances, flanquées souvent d'une église et d'un monastère, vrais petits hameaux aux maisons espacées, juxtaposés les uns à côté des autres, empiétant les uns sur les autres et

rons de Chalcédoi ne, dans les Échos d'Orient, 1897-198S, t.i, p. 145-147.

CIIALCÉDOINE — CHALE

toiiiiant les anneaux brillants de cette chaîne d'habitations luxueuses qui serpentait dans la verdure parallèlement au rivage. On connaissait déjà autour de Chalcédoine ou de Chrysopolis ' : Ti EOtcpotti'ci-j, Ta 'AvOen'^O'j, 'là Boppaôi'i-j ou lirïpjiaiGto'j, 'l'i IIpo^ù- Toy. Ta BaTt>i(7y.o-j et d'autres encore. .\ cette liste, il faudra, dorénavant, ajouter Ta 'Po-jço-j et Ta Stii-

Tz'/.iv.irju.

« Ta 'Pojyo-j ne saurait se placer en ville ^ On n'inscrit pas sur la tombe d'un citadin le nom de son quartier; l'usage, au contraire, d'indiquer pour un rural celui de son village, nous est attesté par les épitaphes que nous rappelions tout à l'heure. Mais ce hameau de Rufus ou de Simplicius, où le placeronsnous? Sera-ce à Yalenez Salvi? Point du tout, pas plus que nous n'identifions Kpovvsa, Iliv-faXa, Ilpdvcov, etc., avec Phanaraki. Cette façon de graver sur des pierres tombales, par ailleurs modestes, le nom d'un tout petit village, semble plutôt indiquer une localité voisine mais distincte du lieu de sépulture, Ta 'Po'J?o'j ou liij-'Ar/.i'o'j ne sont donc pas Yalenez Salvi. On les chercherait avec plus de vraisemblance à quinze minutes de là, sur l'emplacement de Boulgourlou, village moderne où les vestiges byzantins ne manquent pas. Ses maisons s'allongent entre les deux sommets du grand et du petit Tchamlidja ', » et ces collines peuvent représenter l'ancienne station des Pins; les maisons bâties entre les deux pouvaient être Tx 'Po-J3'ju ou S;;;.Ti'/ixîfj-j. L'endroit est, d'ailleurs, bien approprié au besoin d'une villégiature. Quant aux personnages, Rufus et Simplicius, de qui les habitations tiraient leur nom, ils sont inconnus '.

XII. Bibliographie. — L. Duchesne, Inscription chrétienne de Bithynie, dans le Bulletin de correspondance hellénique, 1878, t. ii, p. '289-299. — Germer- Uurand, Antiquités de Chalcédoine. III. Deux nouvelles épitaphes trouvées à Phanaraki, dans le Cosmos, 1897, t. XXXVI, p. 588. — J. Gottwald, Épitaphe chrétienne de Chalcédoine, dans les Échos d'Orient, 190-1, t. VII, p. 261-2G2. — Hefele-Leclercq, Histoire des loneiles, t. ii, part. 2 (1908), p. 649-069. — G. Jacqucmier et Germer-Durand, Épitaphes grecques chrétiennes reeueillies cmx environs de Chalcédoine, dans le Cosmos, 1896, t. xxxiv, p. 212-215. — J. II. Mordtmann, Metrische Inschriflen aus Chcdcedon, Kyzikos, Ilcrakla-Pontica und Nikornedien. dans Milthcilangcn des dcutschcn archdoloyischen Inslitutes inAthen, 1879, t. IV, p. 11-14. — J. Pargoire, Hiéria, dans Izviéstia russkago arkheologiteheskago Instituta, 1899, t. iv, ]). 9-78; Sainlc-Bassa de Chalcédoine, dans les Échos d'Orient, 1903, t. vi, p. 315-317; MonlSainl-Auxence, Étude historique et topographique, in-S", Paris, 1904; Autour de Chalcédoine, dans Byzantinische Zeitschrift. 1902, t. XI, p. 333-357; L'amour de la campagne à Byzance et les villas impériales, dans les Échos d'Orient, 1908, t. XI, p. 15-22; Les monastères de saint Ignace et les cinq plus petits itoti de l'archipel des Princes, dans Izviéstia russkago arkheologiteheskago Instituta V. Konstantinopolié, 1901, t. vu, p. 56-91; Etienne de Byzance et le cap Acritas, dans les Échos d'Orient, 1898-1899, t. II, p. 200-214; Hurmianes, dans Byzantinische Zcitschri/t, 1899, t. VIII, p. 428-477; Les premiers évéques de Chalcédoine, dans les Échos d'Orient,

' Chrysopolis, célèbre par la victoire de Constantin sur Licinius, est aujourd'hui Scutari. — ' Il y avait à Constantinople un (radKS /iii/i, des a-des Ru/i, entre Sainte- Irène et Sainte-Sophie. Cf. Du Gange, Conslanlinopotis cliiisliana, édit. Paris, p. 178 ; édit. Venise, p. 238. — ' Pas-

Pati, 'l'w àv«TO>,ty'/ T:30ttT7ElK TOJ Hjt'/vTt'oJ, daUS *E>.À, 4»!)., i^j"/.-

Vo;.;, t. XII. p. 52, identifie le grand et le petit Tchamhdja ( = pincraie en turc), avec la station des Pins, t» rij»{-< dans Nicétas Choniates. P. G., t.cx.\.\ix, col. 598. Cf. J. Pargoire, Environs de Chalcédoine, il i .. ^'-^ i .. j- ..'iJ- /•;■.:, ^7-

UICT. d'ahcii. ciir.i.T.

1899, t. ni, p. 85-91, 204-209; 1900, t. iv, p. 21-30, 104-113; Environs de Chalcédoine, dans les Échos d'Or;e7jM897-1898, t, i, p. 145-147 ; Anaple el Sosthéne, dans Izviéstia russkago arkheologiteheskago Instituta V. Konstantinopolié, 1898, t. m, p. 60-97. — S. Vailhc, Sainle-Bassa de Chalcédoine, dans les Échos d'Orient, 1908, t. XI, p. 227 ; Exécution de l'empereur Maurice à Calamich en 602, dans les Échos d'Orient, 1910, t. XIII, p. 201-208 ; Les métropolitains de Chalcédoine, v=-.\« siècles, dans les Échos d'Orient, 1908, t. xi, p. 347-350.

H. Leclercq.

CHALCIS D'EUBÉE. La ville de Chalcis, capitale de l'ilc d'Eubée, est bâtie sur un promontoire de la côte ouest de l'ile. De la cité antique, qui avait trois lieues de tour et renfermait de nombreux monuments, il ne ' reste que quelques débris sans importance.

En 1884, quelques journaux grecs annoncèrent la découverte d'une catacombe chrétienne à Chalcis d'Eubce. Le fait est des plus rares pour cette région où on n'a relevé d'excavations céniétériales que dans les iles, jamais sur le continent, et ces catacombes sont d'une insigne pauvreté. Celle de Trypeti de Mélos ne contient ni scul])tures, ni peintures, que le monogramme constantinien '; elle peut remonter à la deuxième moitié du iv<= siècle». La catacombe de Chalcis ' se réduit à bien peu do chose. A di.x minutes de la ville actuelle, au sud, se trouvent le cimetière et la nouvelle église Saint-Jean-Raptiste. Au sud-ouest de celle-ci, à l'intérieur du mur d'enceinte du cimetière, un étroit passage conduit vers une tranchée par laquelle on arrive jusqu'à une sorte d'excavation qui, d'après les traditions locales, serait l'emplacement de l'ancienne église Saint-Jean, qui est aujourd'hui entièrement remplie d'ossements. De ce point, un chemin conduit vers la nouvelle église. Au nord de celle-ci, se trouve l'entrée d'un passage élevé, flanqué, sur sa gauche, d'une chambre ronde pourvue d'une petite niche semblable au loculus d'un columbarium. Si on poursuit dans ce même passage, on aboutit à un lieu voiité qui a dû être, auparavant, une église de Saint- Cyriaque. Ici aboutissent deux boyaux dont l'un, celui de gauche, se termine dans une petite chambre carrée.

Quelques débris d'une basilique byzantine ont été relevés à Chalcis '.

Nous avons eu déjà l'occasion de mentionner un beau chapiteau provenant de Chalcis '.

CHALE. Le vêtement auquel nous donnons ce nom de châle était une écharpe probablement plus longue que large que nous voyons posée sur les épaules et tombant sur les bras de quelques femmes chrétiennes vêtues à la mode du iii'=-iv= siècle. En réalité, c'était un pallium, mais souple et léger — on le voit flotter — et d'une coupe assez distincte de celle du pallium ordinaire pour que nous nous croyions autorisé à lui imposer ce nom de châle.

Les monuments sur lesquels nous le rencontrons sont rares, mais bien conservés. Ce sont des fonds de coupes. L'un d'eux a déjà été donné'" ; voici les autres :

1° Fond de coupe. L"ne femme debout, en orante,

1S98, t. i, p. 146. — ' Les conjectures du P. Pargoire sont plus ingénieuses que convaincantes. — ^ Ross, Inselreisen, t. m, p. 145 sq. ^«C. Bayet, dans le Bull, de corresp. hellén.,lS7S,p. 347 sq. — ' Lambakis, dans tîSoiA^;, 1884, lii.-.i;:. N. 28, 29 : J. Strzygowski, Reste ollchristliclier Kunsl in Griechenland, dans Romisclie Quarlalscliri/l, 1800, t. IV, p. 2 sq. — 'J. Strzygowski, 11^ «/ iJÎa.Ti.î; âun.Àixi; i- Xai/S , Athènes, 1889. — » Dictionn., t. i, flg. 101. — '"Dicd'omi., t. i, col. 915, fig. 218; R. Garrucci, Ve(ri ornait di fujiu-e in oro, in-fo!., Roma, 1861, pi. xxii, n. 1.

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