‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 22 sur 303 · CHALE — CHALUMEAU · texte numérisé non relu

CHALE — CHALUMEAU

entre deux arbres. On lit son nom MARA'. Le vêtement se compose de la tunique tombant jusqu'aux pieds et d'une tunique plus courte passée par-dessus, nouée à la taille et découpée en feston; il semble que ce soit le vêtement grec appelé cypassis que portaient les jeunes Grecques. Le châle posé sur les épaules est relevé sur les bras et retombe à peu près jusqu'à

2437. — Fond de coupe.

D'après Garrucci. Vetri, pi. ix, n. 11.

mi-jambes (fîg. 2438)*. Il est utile de rapprocher ce monument du suivant.

2» Fond de coupe. L'ne femme debout, entre deux arbres. On lit son nom ANNE, dans lequel Garrucci voit, sans l'ombre d'une preuve, sainte .\,anès. Le fait d'être coific du bandeau appelé milni ou milella

2438. — Fond de coupe.

D'après Ganucci, Vetri, pi. xxii, n. 4.

ne prouve rien, car cette coiffure, plus particulièrement réservée aux jeunes filles, était parfois conservée par les femmes mariées. La coupe du châle est plus facile à comprendre : ce devait être nécessairement une pièce d'étoffe très ample (fig. 2437f et très légère comme nous le montre le monument suivant.

3» Fond de coupe (fragment). Une fenune debout, en orante, entre deux colombes posées chacune sur un piédestal. On lit une partie du nom : AN (ne1), au-

' Boldetti, Osservazioni sopra i cimileri crisliani in-fol Roma, 1720, p. 4S2, p. 527. — = Garrucci (planches)' in-fol., Roma, 1S64, pi. ix, n. 11 (texte); in-4», Romai 1864, p. 76. — ' Garrucci (planches), pi. xxii, n. 4 (texte)'.

dessous, une fleur. L'extrémité du châle au lieu de tomber à longs plis flotte légèrement comme pourraient taire les tissus délicats, tels que gaze, tulle ou mousseline'(flg. 2439).

4» Fond de coupe. Une femme debout, entre deux arbres. On lit son nom ANNE. Ici. le châle n'est plus relevé sur les épaules, c'est une simple écharpe posée sur les bras ^ Dictionn., 1. 1, col. 2690, flg. 887.

5° Fond de coupe. Ici le nom d'Agnès est certain : ANGNE et peut viser la célèbre martyre. Dictionn., t. I, col. 91.5, flg. 218. Le port du châle est très particulier; il est posé sur les épaules, les extrémités sont

2439. — Fond de coupe.

D'après Garrucci, Veiri. pi. .xxn. n. 7.

ramenées et le vêtement est étroitement serre et fixé avec une broche sur la poitrine.

H. Leclercq.

CHALONS-SUR-MARNE' (MANUSCRITS liturgiques DE).

45 (4!() xiii' siècle. Pontifical; table en tête; au verso du feuillet l'on a ajouté la fête du Saint-Sacrement (instituée par Urbain IV, en 1261). Reliure curieuse, dont voici la description : les plats, en chêne, sont recouverts d'une étoffe de soie brochée (or, rouge et vert) d'origine orientale; sur cette soie ont été fixées des bandes de laiton, divisant chaque plat en quatre compartiments égaux; ces compartiments renferment huit peintures sur velin, représentant les différents actes liturgiques réservés aux pontifes : consécration d'un autel, consécration d'un évêque, intronisation d'un abbé bénédictin, intronisation d'une abbesse du même ordre, ordination d'un prêtre, ordination d'un diacre, consécration d'une religieuse. Peintures fines, la plupart bien conservées; fond d'architecture et d'or bruni; elles étaient autrefois recouvertes de plaques de corne.

H. Leclercq.

CHALUMEAU. Le chalumeau n'est plus aujourd'hui employé qu'exceptionnellement à la messe papale; jadis son usage était si répandu qu'on trouve pour le désigner les mots calamus, fisliila, cannula, siphon, pipa, pugillaris, anindo. Cet instrument consistait en un tube d'or ou d'argent de petites diiMensions au moyen duquel le prêtre ou l'èvèque aspirait

p. 135. — « Garrucci (planches), pi. xxii, n. 7 (texte),

p. 137. — 5 Garrucci (planches), pi. xxii, n. 3 (texte)

p. 135. — 'Catalogue général des manuscrits de France, t. m.

Page 1