‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 219 sur 303 · CHASSE — CHASSE · texte numérisé non relu

CHASSE — CHASSE

cïkHi^inëTii pa'cifïffrie? à'pjioflê parla prédication chrctiénfie. Qiioi qtJ'il eri soit, la pyxide de Bobbio montre les thassèurs larités au galop parmi un bois rempli d'àriiniaux. LeS chiens aboient, courent, harcèlent le ^r6s gibier, cpii n'y fait n^ênle pas attention et se ditige Vers O'rplt^è Aé^k environné d'un grand nombre d'ahirriaux. paf mi éeux-ci. un centaure et un faune, une sirène et deux gnomes, puis un lion, un dragon ailé, un léopard, des ours, un bœuf, des cerfs, des chèvres, un bélier, nn aîglé, nn séfpent, etc., etc. (fig. 2687).

4: Tissus. — fciéuji ffagfnents d'un tissu de provenante oriéfitalè, ff'fjiftqiiè très ancienne, encore que malaisée à détèrniîfièf.ftii-ènt trouvés devant la con-

Sëftl. — Làhipè tlfc Carthage.

ri'âîres iè fiùlfëHH dit 'CàiMié âes travaux historiques,

fessibB; ptë^ àë l'àiitei d'or de la basilique de Saint- Anib'rbise à 5!ilan '. Si oh rapproche de ces fragments, qui otit été tissés d'après le même carton, un autre mofcéati d'étoffe moiiîS ciigu trouve dans la châsse de sairtt Cunibert, à Cologne -, on peut se convaincre non seulement de la prbvenance orientale indubitable, mais de la persistance des types décoratifs dans Ks fabriques asiatiques. Un motif répété invariablement est logé dans un cercle dont le cadre offre de préférence une série de cceiirs mis à la file, timbrés d'un cœur plus petit de couleur différente et terminé à sa pointe par deux feuilles lancéolées, disposées symétriquement à droite et à gauche. Telle étoffe représente

un consul sur son char ', telle autre — celle que nouS décrivons — des chasseurs. Celui qui est représenté ici galope et lance ses flèches sur un lion qui s'est jeté sur un cheval noir, tandis que les chiens aboient, que d'autres relancent un cerf. Le chasseur se sert du grand arc de corne, il est vêtu d'habits collant au corps et porte une croix sur le cœur et une au genou; coiffé de la tiare dont les fanons volent derrière lui, il porte une longue écharpe que le vent agite. Le cheval est richement sellé et bridé; celui que le lion a terrassé est sans doute un cheval appartenant soit aux écuries royales, soit à l'armée, puisqu'il porte sur la cuisse une marque au fer, un cercle. Les chiens sont tous pourvus d'un collier (fig. 2688).

5. Lampes. — A Carthage, une lampe chrétienne montre deux hommes armés d'èpieux combattant un lion'. Ce type offre moins d'intérêt qu'une belle lampe trouvée au nord-est delà basilique de Dermech à Carthage. C'est une lampe à queue forée, de forme élégante bien que massive et qui représente, dans un site rocheux et boisé, un saltus, des rabatteurs qui poussent une biche et un liè\Te dans une enceinte fermée. C'est un exemple de la chasse dite » chasse aux toiles ». Nous donnons ici cette lampe, malgré son origine païenne, parce qu'elle explique par un monument antique un usage que nous avons eu occasion de rencontrer dans l'étude qui précède M^g- 2689).

L'ne lampe de Carthage vient d'être publiée par le P. Delattre; elle montre un berger deudrite, ayant sa ma'sonnette perchée dans les branches d'un arbre, d'où il s'amuse à regarder un de ses chiens donnant la chasse à un lièvre ".

6. Graffite. — Nous nous bornons à rappeler une scène de chasse à l'oiseau tracée au trait sur une pierre et que nous avons déjà publiée et décrite. Voir t. i, col. 3145, fig. 1119.

7. Mosaïque — Sur une mosaïque de Carthage, trouvée en 1899 et aujourd'hui au musée .\laoui, une chasse à la panthère conduite par quatre cavaliers montés sur des chevaux alezans, deux au galop allongé, deux au galop ordinaire '. — A Carthage (Bord-Djedid), en 1904. une mosaïque, entrée depuis au musée Alaoui, représentant une chasse au sanglier avec chiens et cheval bai '.

8. Fer. — Sur une plaque de fer carolingienne, une chasse à la lance ou à l'épieu '.

H. Leclercq.

CHÂSSE. — I.Châsse. II. Ostothèques. III. Prestige des corps saints. IV. Premières châsses. V. Origine. VI. Destination. VII. Disposition. VIII. Châsses-cercueils. IX. Châsses portatives. X. La châsse de Saint- Xazaire de Milan. XI. La châsse de Brivio. XII. Châsses du Sancta Sanclorum. XIII. Châsses mérovingiennes. XIV. Châsse de Monza. XV. Châsse de Hertford. XVL Châsse de Coire. XVII. Châsse d'Utrecht. XVIII. Châsses caroUngiennes.

I. Ch.\sse. — Il ne faut pas chercher un sens trop rigoureux au mot châsse, sous lequel on a pris l'habitude de désigner un coffre d'orfèvrerie contenant des reliques. La châsse, écrivait Violiet-le-Duc '°, n'est, à proprement parler, que le cercueil en pierre, en bois ou en métal dans lequel sont enfermés les restes d'un mort. Au moyen âge, on applique indifféremment ce

' A. Venturi, S/oria dWfnrte ilalinna, in-S", Milano, 1901, t. I, p. 383, fig. 352, 353. — = A. Venturi, Slof]u del pallin ambrosiano, dans Le Gallerie nazionali italiane, 1899, t. iv. — ' À. Vénturi, Storia, t. r, p. 382, fig. 351 . — « De la Blancfièreet P. Gauckler, Catalogue du musée .4;aoui,1897,p. 194, n.496. ^» P Gauckler, .Vo.'es d'épigr.la:ine (Tunisie), dans \e Builarchéol. du Comité des trav. historiques, 1901 , p. 135 . — ' Delattre, dans les CQpipïcs rendus de rAcad. des inscr., 1911, p. 582, flg 7- — 'F. Gauckler, dans Comptes rendus de r.icad. des inscript., 1899, p. 158; P. Gauckler, la mosaïque

antique, p. 30, n. 20; Bernard, Le cheval dans les mo.^atques de VAfrique du nord, dans le Bulletin archéologique du Comité, 1906, p. 11, n. 31, pi. xxii. — » P. Gauckler, Marche du service en 2904; Bernard, dans Bulletin archéologique du Comité, 1906, p. 12, n. 38, pi. xxv. — "Trouvée à Cléry et conservée au musée de Péronne (Somme), dans Pilloy, L'équitalion au.r époques franque et carolingienne^ dans Bulletin archéologique du Comité, 1894, p. 150 sq. — '^ VioUet-le-Duc, Dictionn. raisonné du mobilier français de Vépoque carolingienne à la Renaissance, 1858, t. i,p. 63.

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