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2092. — Loculus de la châsse d'Henchir Zirara. D'après le Bulletin monumental, 1889, p. 329.
de dévotion que l'on y descendait comme dans uit petit puits par la calaracta (fig. 2692).
Xul doute que, pour les châsses d'autel, la disposition que nous venons de décrire ne fût. .'auf lesvariantes inévitables, une des plus communément adoptées. Malgré que ces châsses ne fussent pas sans mérite artistique, comme nous aurons, dans quelques instants, occasion de le montrer, les fidèles se risignaient à les enfouir ainsi, loin de tout regard. C'est un procédé tout différent de celui en faveur au moyen âge, où une châsse devient un monument somptueux d'orfèvrerie qu'on ne saurait plus se résigner à cacher à l'admiration de la foule. Enfermées dans un coffre de bois ou de pierre, réduites dans leurs dimensions afin de pouvoir se loger dans un espace souvent res- . treint, les châsses d'autel paraissent avoir le plus ordinairement consisté en un cofi'ret carré, rectangulaire ou ovale sous ce toit élevé qui à une époque postérieure deviendra de style. Un des plus anciens témoins de cette dernière innovation se trouve ttre la châsse de saint Pastor à Henchir Akhrib; le coftret de pierre ayant perdu son couverile. on le remplaça par une haute toiture en plâtre * (voir Diclionn., t. ii.
' Département de Constantine, près de Ngaous. — - Diclionn , t. II, col. 2344-2345. Cf. .S. Gsell, Chapelle chrétienne d'Henchir Akhrib, dans les Mélang. (Tarchéolel d' /lis/., 1903, t. XXIII. — ' De Rossi, La capsella argentea africana, 1889; trad. J. de Lauricre, dans le Bulletin monumental. 1SS9
p. 321 sq. — • Henchir Zirara a pu être comprise dans le cercle d'Aïn Beida, où se trouvait la station nommée Marcimeni dans V Itinéraire d'Antonin. Cf. Corp. inscr. lat,, t. VIII, p. 254. — ' S. Gsell, Chapelle chrétienne d'Henchir Akhrih, dans les Mélanges d'archéol. et d'hist., 1903.
CHASSE
fiS.2173); un autru tOmoiii de ce type devenu classique, c'est un monument que nous allons décrire dans un instant, la châsse en cuivre estampé du vu' siècle de Saint-Benoît-sur-Loire dont nous pouvons rapprocher la châsse non moins intéressante de Saint-Bonnet- Avalouze.
VIII. Chasses-cercueils. — Autant qu'on peut le savoir par quelques textes et en juger par quelques monuments (voir Cercueils, t. II, col. 3274), les châsses n'étaient pas les seules en usage. Il existait des châsses primitives d'assez grande dimension, lesquelles ne différaient guère des cercueils capables de contenir un corps ayant conservé sa forme. Les cercueils de saint Paulin de Trêves et de saint Cuthbert ne sont autre chose que des châsses en bois. revêtues de cuivre ou d'argent. Fréquemment déplacées lorsque l'insécurité devint l'état habituel des églises et des monastères en Occident, renforcées, plaquées, lamées, ces enveloppes pesantes et peu maniables jouissaient cependant d'un respect si profond qu'on semblait hésiter à les détruire pour leur substituer une châsse |ilus légère et plus aisément transportable. Mais le peuple était habitué à vénérer ces longs coffres sacrés et il eût été parfois imprudent de lui montrer dans une enveloppe nouvelle les restes de ces illustres personnages, saint Germain, saint Martin, saint Denis, sainte Geneviève, etc. Cependant, lorsque ces coffres tombèrent de vétusté, ou semblèrent trop pauvres au milieu des splendeurs du luxe grandissant, on remplaça les châssis de bois par des châssis de cuivre repoussé ou émaillé d'argent blanc ou de vermeil; alors, les restes des saints ne l résentant plus qu'un amas d'ossements séparés, il ne fut plus nécessaire de donner à la châsse les dimensions d'un cercueil. Mais, si les dimensions furent réduites, on s'attacha à conserver la forme primitive de coffre, de cercueil: il faudra attendre le xii' et le xiii" siècles pour voir des châsses assez semblables à des chapelles ou à des églises. Ce n'est guère qu'alors qu'on cessera de les déposer sous l'autel comme le sépulcre primitif, pour les suspendre sous des dais, des b; Idaquins.
L'histoire d'une (basse donne parfois un récit aussi curieux en lui-même cpi'important pour l'histoire des institutions et des coutumes d'un peui)le. L'histoire des reliques de saint Germain d'Auxerre est représentative de celle de presque tous les corps saints depuis les premiers siècles du christianisme jusqu'au XI" ou xii= siècle. L'abbé Lebeuf l'a recueillie avec soin d'après les renseignements les plus authentiques et nous la résumons ici afin de liien établir la distinction à faire entre le sépulcre et la châsse.
Vers le milieu du v siècle, saint Germain meurt à Ravenne; il demande en mourant que son corps soit transporté à Auxerre. En elTet, ses restes sont déposés dans cette ville deux mois après si mort. Le cercueil était de bois de cyprès, selon Héric; il fut descendu dans un sarcophage de pieire placé sous la petite église de Saint-Maurice. Sainte Clotildo fait rebâtir sur ce tombeau une église ])lus grande avec une \aste crypte, et la dédie à saint Germain. L'n des successeurs de Clovis fait surmonter le tombeau du saint d'un dais recouvert d'or et d'argent. En 841, le tombeau est ouvert en présence de Charles le Chauve, et
le corps est placé dans un nouveau tombeau. Lothaire, fils de ce prince et abbé de Saint-Germain, fait faire peu après une châsse magnifique, couverte d'or et de pierreries, pour y renfermer le corps du saint. Vtrs la' fin du ix" siècle, la crainte qu'inspiraient les Normands fait songer à cacher cette châsse somptueuse, et probablement les reliques de saint Germain, qui jusqu'alors étaient restées dans le sépulcre donné par Charles le Chauve, y furent renfermées. On augmenta pour ce faire la profondeur du caveau; on y descendit la châsse, et on la mit dans le premier sépulcre de pierre où le saint avait reposé; lorsqu'on eut bien maçonné le couvercle de ce tombeau, de manière à faire disparaître toute trace de sépulture, on plaça par-dessus un autre sépulcre de pierre dans lequel on déposa les morceaux du cercueil de cyprès qui avait servi à la translation du corps de Ravenne à Auxerre '.
L'intérêt liturgique de cette forme de châsse est d'autant plus grand qu'il nous montre le souci de faire accorder la depositio avec Velevalio.he cercueil, reproduit avec une rigoureuse exactitude, rappelle la depositio, la réduction du type aux dimensions d'une châsse témoigne que Velevalio a fait entrer le culte des corps saints dans une période nouvelle. La châsse d'L'trecht dont il sera question dans un instant n'est encore qu'une réduction mathématique d'anciens sarcophages chrétiens; elle offre, avec le sarcophage de saint Léothade d'.Auch, des points de comparaison remarquables, même dans la partie décorative et de pur ornement.
IX. Ch.vsses port.\tives — La plupart des châsses, exception faite pour les capsellœ, remontent à l'époque mérovingienne ou à l'époque carolingienne. Elles font déjà pressentir le type en forme de maison qui obtiendra une vogue générale au moyen âge; quelques-unes, de plus faible épaisseur généralement, sont, à leur partie supérieure, échancrées sur les flancs, ce qui leur donne un [eu l'apparence d'une bourse. Ces deux formes semblent être contemporaines. La présence d'anneaux de suspension et les dimensions minuscules de ces châsses permettent d'en classer plusieurs parmi les encolpia, ou reliquaires portatifs : ainsi, la châsse d'L'trecht n'a que six centimètres de longueur. Par contre, les châsses d'Agaune et de Hertford sont beaucoup plus volumineuses et se fussent prêtées difTicilement à un pareil usage. Au reste, suivant la juste remarque d'Emile Molinier, un pareil meuble ne pouvait être porté constamment, comme une croix pectorale, et il faut penser rue ce n'était que dans des occasions tout à fait solennelles qu'un prêtre portait \ ces reliquaires suspendus à son cou.
Parmi les reliquaires très anciens qui affectent la forme de châsse ou de sarcophage recouvert d'un toit à deux remparts, il convient de citer surtout la châsse de Saint-Maurice d'Agaune ^ la châsse de Saint- Benoît-sur-Loire ', la petite châsse du musée archiépiscopal d'LUrecht ', la châsse donnée par Pépin d'Aquitaine à l'abbaye de Conques ', enfin une petite châsse qui fait partie du trésor de la cathédrale de Lyon ° et de celle de Coire ' . Parmi ceux qui, au contraire, sont plutôt en forme de Lourse ou de coin, il faut citer le reliquaire de Saint-Jean à Monza ', le reliquaire de
* J. Lebeuf, Mftnnirt's cuncernant l'histoire cirite cl ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocèse, in-S", Paris, 1848, t. I p. 72 s(i. ; Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonne du mobilier français, 1858, t. i, p. 05-66. — * E. .\ubert. Trésor de fabbaiie de Saint-Maurice d'Agaune. pi. xi-xiv. — ^Rocher, Histoire de l'abbaije rotiule de Saint -Benoitsur- Loire, in-8°, Orléans, 1865; E. MiclicI, Monuments religieux, civils et militaires du Câlinais, 'n-l», Paris, 1880; L. Palustre, dans Bulletin monumental, 1880, t. XLVr, p. 850; P. de la Croix, Hypogée- martyrium de Poitiers,
pi. XXV. — * C. de Linas, Co/7re/ incrusté et émaillé du musée arcliiépiscopal d'Ufreclit, dans Betnte de Cart chrétien, 1879, p. 308 sq. — .^ C. de Linas, Le reliquaire de Pépin d'Aquitaine au trésor de Conques, dans la Galette archéologique, 1887, p. 37, 291, pi. vi, xxxvii, xxxviii. — 'Exposition rétrospective de l'art français au Trocadéro, en 1889, p. 282. — ' É, Molinier, Z-c(résori/c la ccilliédraledeCoire,ïS9ti. — ^ * C. de Linas, Origines de Vorfévrerie cloisonnée, t. i, p. 316, pi. XXI : J. I.abarle, Histoire des arts industriels, '2' édition, l. r, p. 316.
CHASSE
Saint-Jean de Hortford i,le reliquaire de Sion S celui du sang de Saint-Étienne au trésor impérial de Vienne ^, celui du trésor de Saint-Servais, à Maestricht *, celui de Saint-Bonnet Avalouze, dar.s la Corrèze ', celui de Saint-Willibrord. à Emmericli «•
En général, dans les reliquaires de cette dernière (lasse, sauf dans celui l'e Sion, rorncnientation de la caisse et du toit forme un seul ensemble décoratif dont le centre se trouve placé précisément à l'endroit où commence, dans les châsses ordinaires, le rampant du toit.
Les monuments gemmés, tels que ceux de Monza, Vienne, Hertford, Agaure, Conqiies, Utrecht, etc., offrent des variétés de sertissures : cliator.s à bâte en oouttière, chatms e i amande. Le dessous des châsses
2693. — Châsse portative d'Utrecht.
D'après la Bévue de iart chrétien, 1879, t. xxvni,
pi. en regard de la p. 308.
à Coire, à Agaune, à Utrecht, à Hertford, est décoré sans (ioute parce que ces peîits monuments devaient être suspendus au cou; on n'eût pas pris la peine de cette décoration si les châsses avaient dû être exposées sur un i radin. On peut étudier cet usage des châsses portatives sur celle d'Utrecht. On remarquera d'abord, « que l'arête supérieure du couvercle montre les arrasements de deux tiges cylindriques coupées à niveau; ces tiges maintenaient, évidemment, soit une crête à base continue, analogue aux lions de métal ou aux fleurons gemmés qui couronnent les antiques châsses de Hertford et du sang de saint Etienne, à Vienne, soit une anse rigide dont nous trouvons un exemple à Maestricht. L'inspection des réserves quadrangulaires ménagées sur chaque flanc a révélé une mutilation opérée à la lime, sans i.ul égard pour la symétrie, bien qu'elle s'adressât à des objets parallèles. Aux places aujourd'hui nues, existaient cer-
^ C. de Linas, Émailleric, mélaUtirgie, toreulique, céramique. Les e:tpositions rétrospectives, ISSl, p. 107 sq. — »F. de Lasteyrie, Histoire de Vorféurerie, p. 89 sq. — > Bock, KarFs desGrossen Pfalxkapelle,!" part., p. 159; C. de Linas, ÉmaiVlerie, p. 111. — 'Bock et Willeniscn, Die mittelnltcrliclicn Kimst tind Beîiqiiien-^chàtze zu Maestricht, in-8^, Kiel, 1S72. . — - É. Molinicr, Ejcposition rétrospective de Tulle, dans la
Gazette des beaux-arts, 1887, t. xxxvi, p. 156; L^orjévrerie limousine à l'eiposition de Tulle en 7;'S",p. 111 ; E. Rupin,
L'œuvre de Limoges, p. 325. — • F. .-Viis'm Weerth, Kunsf-
tainement, jadis, deux oreilles mobiles sur charnières, oreilles munies de bourrelets qui s'encastraient, au besoin, dans les cavités ovo'ides correspondantes. Les châsses d'Agauncet de Hertford offrent des spécimens de ce genre de poignées '. » On peut juger par la fig. 2693 d'une restitution logique.
La triple division dans la châsse d'Utrecht rappelle les comi)artiments rayonnants de la pyxide de Grado. I..a dilïérence de forme importe peu, la destination est identique. Croix, quadrilatère, cœur, rosace, disqi:e, ellipse, cubes, tous ces récipients,[classés généralement sous la dénomination A'encolpia, sont des reliquaires portatifs. «Mais.observ'e Ch. de Linas, pour servir à un usage habituel.de semblables objets ne devaient guère outrepasser les proportions des joyaux employés à la parure ordinaire, ni s'écarter trop loin de certaines formes reçues; les anciens textes s'; ccordent sur ce point avec une partie des monuments. Or, tel n'est pas précisément le cas de notre coffret; malgré ses faibles dimensions, son poids et ses angles saillants finiraient p^r le rendre incommode à la longue; il n'était donc pass< au cou qu'accidentellement, à des intervalles éloignés. » Il est vraisemblable que ce fut dans des processions liturgiques, dans des pèlerinages, peut-être aussi dans des voyages où les grands se faisaient escorter de reliques portées par des chapelains, que la petite c'i;^sse d'L'trecht a reçu les chocs qui l'ont fracturée par place et que la dorure de la clnirniére s'est fatiguée au point où nous pouvons le constater. L'n jour vint où on mit au rebut le petit meuble; après avoir supprimé les cloisons internes, on pratiqua sur les flancs trois trous à l'aide d'un foret, deux d'un côté, un de l'autre, c'était un nou\eau mode, très ru imentaire, de suspension.
X. La chasse de S.4Int-Xaz.4.ire de Milax. — Le 10 mai 1894, eut lieu la troisième « élévation » du corps de saint Xazaire. On découvrit dans le tombeau, placé sous le maître-autel de la basilique, cjuatre cassettes, trois en plomb et une en argent. La deuxième « élévation » des mêmes reliques, accomplie en 1579 par saint Borromée, mentionnait déjà la présence de ces cassettes; les trois premières renfermaient les reliques des saints Venerius, Marolus et Glicerius, archevêques de Milan après saint Ambroise, la cassette d'argent contenait les reliques des apôtres que le pape Damase avait adressées de Rome à saint Ambroise, en 382, par l'archidiacre Simplicianus, envoyé par Ambroise à Damase pour aplanir les dissensions qui s'étaient élevées dans l'Église de Milan. Ces reliques avaient été, dès leur réception, en 382, déposées dans une église dédiée aux saints apôtres, puis transférées en 395 dans l'urne qui renfermait les restes de saint Xazaire, dont l'église ne tarda pas à prendre le nom. En 1579, on trouva, dans la châsse, une petite plaque de métal avec ces mots : SS. aposlolorum reliquix, quelques fragments d'ètofïe, brandca (voir ce mot), et un petit encolpion rond, en argent, renfermant un fragment d'os, qui portait le monogramme du Clirist, et. gravée entre l'a et w, l'inscription : DAEDALIA VIVAS IN CHRISTO.Hn 1894. on retrouva les fcrondea dans la châsse et l'encolpion dans le cercueil.
La châsse est cubique; elle mesure 0">16 de hauteur et O'olS de largeur '. Elle s'ouvre par un couvercle à
denkmàlcr des christlichen Mittelalters in den Rbeinlanden, pi. HT, n. 1, 2 — ^ Ch. de l.inas, Cnffret incrusté et émaillé du musée archiépiscopal d' Utrechl, dans Reu. de Tari chrétien, 1879, t. XXVIII. p. ail-.llS. — • H. Graeven.rians ZeitschriH fur christliche Kunsl, 15 avril 1899: F. de Mély, Le coffret de .Saint-Sazaire de Tililan et le manuscrit de flliade de r.4ml>rosienne, dans Fondation Euf/cne Piot, ^fonum. et mém., 1900; t. vn, p. 65-78, pi. vu, viii, ix;.\. Venturi, Sforia delF arle iialiana. I. Dei primordi dcWarte cristiana al tempo di Giustiniano, in-S«, Milano, 1901, t. i,p.549-550, fig. 446-449.
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charnières à recouvrement; elle se ferme par un double loquet qui s'abat sur la partie inférieure. Ce couvercle représente le Christ assis et imberbe instruisant les apôtres qui l'écoutent debout; seul, le Christ est nimbé et chaussé, il est assis sur une chaise curule, ses pieds reposent sur escabeau, la main droite levée bénit à la manière latine, la main gauche est appuyée sur le livre : devant lui, des corbeilles pleines de pain et des amphores contenant le vin eucharistique. Les
assis sur une chaire au dossier peu élevé pour dégager l'emplacement de la serrure. On lui amène deux prisonniers venant de droite et de gauche, garrottés, l'un imberbe, l'autre barbu, et sauf eux, tous coiffés du bonnet phrygien. Le juge, jeune, imberbe, porte cette même coiffure. C'est ici le jugement des vieillards coupables d'attentat contre Suzanne par le jeune Daniel; dans le lointain on voit la foule qui entoure le tribunal. Le côté droit du coffret représente, assise sur une
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260'*. — Faces de la châsse de Saint-N'azaire à Milan. D'après les Monninents Piot. 1900, t. vu, pi. viii-ix.
apôtres remplissent le fond de la scène au nomlire de onze. L'artiste a jugé sa composition équilibrée, il a négligé d'y figurer un douzième apôtre. Ce n'est pas seulement très gratuit de supposer qu'il a voulu représenter le collège apostolique pendant les jours qui suivirent la résurrection, alors que Judas était mort et que son remplaçant, Matthias, n'était pas encore agrégé, c'est très inexact, puisque, au premier plan, de chaque côté du Christ, nous voyons deux apôtres offrant les types dès lors caractéristiques de saint Pierre et de saint Paul. Voir t. ii, fig. 1985.
Les quatre faces de la châsse présentent trois scènes tirées de l'ancien Testament, une autre tirée de l'Évangile (fig. 2694). Sur la face antérieure, celle sur laquelle s'abat le double loquet, au centre, un homme est
chaise, les pieds reposant à terre, la vierge Marie voilée sans nimbe, tenant l'enfant sur ses genoux. Deux jeunes hommes s'approchent tenant chacun un plateau rond ou ovale ; ils sont imberbes et portent une draperie exomide: derrière eux, six personnages. Avons-nous ici l'adoration des mages oul'adoration des bergers? il n'est guère possible d'affirmer. Nous avons peine à croire que, si on avait voulu représenter les mages, on eût oublié de les coiffer du bonnet phrygien.
Le côté gauche présente les trois Hébreux dans la fournaise et, au milieu d'eux, l'ange qui les assista. Cette interprétation est indubitable, le costume d'une part, le geste de la prière d'autre part, la font absolument certaine.
La face postérieure de la châsse fiaure le jugement
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■de Salomon devant le trône duquel on a déposé l'enfant étouffé.
La châsse a conservé, pendant plus de quinze siècles, les reliques qui y furent déposées à Rome, en 382. C'est vraisemblablement à une date très rapprochée de celle-ci que le coiïret de Saint-Nazaire
ment à admettre pour cette châsse, donnée par Damase, une origine romaine.
XI. La châsse de Brivio. — Le musée du Louvre possède, depuis peu d'années, un petit coffret-reliquaire d'argent trouvé dans le castello di Brivio, in Brianza K Ses dimensions sont les suivantes : lon-
2695. — Châsse de Briviù. D'utirés les Munuiiieiits Piot, IQiiO. t. xiii, pi. xix.
a été exécuté. Des points de similitude ont été proposés entre ce monument et d'autres qui appartiennent à cette même époque; ils n'ont rien de tellement rigoureux qu'on ne puisse entreprendre de les discuter, mais ils demeurent suggestifs et invitent certaine-
gueur Omllô sans les saillies, largeur O^OSS, hauteur O^Oô; le poids total avec le couvercle est de 299 grammes. Le couvercle mesure 0ml22 en longueur sur O^OG en largeur et O^Ol à O-oOlô en iiauteur; il pèse 95 grammes (fig. 2695).
' Brivio est un bourg de la province de Côme, à 10 kilomètres de Lecco, sur la rive droite de l'Adda. Ce monument a été figuré et décrit par A. Venturi, Carrière ili Torino dans VArle, 1898, p. 454, n. 2; Sloria delCarle italiana, 1901, t. I, p. 550, fig. 450, 451, 452; Ph. Lauer, La « capsella <■ de
Briuio (musée du Louvre), dans Fonda ion Eugène Piol. Monuments et ntémnirei publiés par l'Acad. des inscripl. et belles-letlres, 19013, t. xm, p. 229 240, pi. .xix. L'original est déposé au Louvre, dans la salle du trésor de Boscoréale, sous la cote M.\D 572.
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Nous transcrivons la description de cette châsse telle que l'a donn(!>c M. Lauer : « Le travail est assurément mal fini, mais il n'en présente pas moins une réelle valeur artistique. Les bords sont décorés de torsades consistant en traits parallèles, disposés en ■sens contraire, de manière à former comme un épi ou une arête de poisson. Chaque torsade présente un relief de 0"»004 et une largeur de OinOl. Au-dessous du ■cofiret, sur le fond, à l'extérieur, sont de petits trous encrassés, qui ne paraissent pas correspondre à une ancienne marque, comme on en rencontre quelquefois, mais qui semblent dus, plutôt, à un accident de fabri- •cation. A l'intérieur, est attachée aux parois une croûte de glaise durcie, indice, semble-t-il, d'un séjour prolongé dans la terre. Les reliefs, principalement ceux des personnages, gardent des traces de dorure, mêlées à l'oxydation '. Une petite attache cordiforme est soudée au couvercle, et un crochet recourbé y est fixé, auquel on pend une patte de métal mobile. En face, est une autre attache, sur la boîte même. Elle est rivée sur le corps de l'un des personnages, ce qui montre nettement qu'ajoutée après coup, elle n'avait pas été prévue par le ciseleur. Sur la face latérale, opposée au coffret, est une charnière encore en place, et, à côté, les traces d'une autre qui a disparu.
« L'une des parois de la capsclla est ornée de l'Adoration des mages. La Vierge, assise dans un fauteuil à dossier arrondi, tient dans ses bras l'entant vêtu d'une tunique, qui tend les mains ouvertes vers un •objet ovale ayant l'apparence d'un plateau, probablement une corbeille, que lui présente le premier des mages. Les rois sont coilTés, conformément ;\ l'usage traditionnel, de bonnets phrygiens, dont les pattes leur retombent sur la nuque comme dans les mosa'iques de Saint-Apollinaire de Ravenne, et sur le coffret fie Saint-N'azaire de Milan ^. Les mouvements des trois rois sont identiques; ils marchent précipitamment en avant, le genou droit ployé, la jambe gauche tendue en arrière. Leur tunique fort courte, avec jupe fendue sur les côtés ', forme comme une draperie sur le devant. Les manches font de nombreux plis sur les bras. Les têtes des personnages sont très grossièrement traitées, les bouches à peine indiquées, et les yeux de dimensions démesurément exagérées. Le fauteuil qui a servi de modèle à celui de la Vierge devait être en^^osicr, ainsi qu'on peut le supposer d'après les détails des traits qui l'ornent et la comparaison avec d'autres monuments, comme la pyxide d'ivoire du Bargello à Florence *, le sarcophage du musée de Latran (n. 104)^, où la tresse d'osier est nettement visible, et les fresques des catacombes*, où le fauteuil, de même forme, est jaunâtre. A chaque extrémité latérale de la scène est un palmier â trois branches, du même type que celui dont il sera question à propos du couvercle.
11 Sur la paroi opposée, sont figurés les trois Hébreux de Babylone (Sidrach, Misach et Abdenago) dans la fournaise '. Cette dernière est une longue construction rectangulaire, basse et percée de deux portes, d'où émergent trois personnages debout, vus
' Cela est particulièrement sensible sur la paroi où sont fisuré? les trois Hébreux dans la fournaise. — * F. de Jlély, Le coffret de Saint-Nozaire de Milan, dans Mnnumml", Piot, 1900, t. VII, p. G."^ sq., pU ix. — ' Cf. les rois mages gu dés par l'étoile sur un sarcophage d'Arles, publié par E. Le niant, Élude sur les sarcophages chréliens anti'iues <le la ville d'Arles, iii-fol., Paris, 187.S, pi. v. — « Hans Graeven, El/enbeinwerke, n. 20 (Florence, Bargello); A, Venturi, Sloria dcll' arle italiana, l. i, p. 441, fig. 4U1. . — * O. Marucchi, Gu'da del museo cristiano Lalerancnse, in-12, Roma, 180S, p. 27 el pi. 2- (iv» siècle); J. Ficker, Die iiUchristlichen Bildeuerke irn chrisilichen Muséum des Lateruns, in-8", Leipzig, 1890, p. 39. — • J. NVilpert, Le pillure
à mi-corps. De chaque côté d'eux, on voit des flammes en forme de feuilles striées. Les trois Hébreux tiennent les bras étendus en croix, les mains ouvertes dans l'attitude des orants. Leurs têtes sont à peine ébauchées : on n'y distingue que des yeux faits d'un relief rond, sans pupille, un nez d'une longueur exagérée et point de bouche. Eux aussi portent le bonnet phrygien ', conformément au texte de la Bible (riipai;), et ils sont habillés d'une longue tunique à manches, serrée à la taille par une ceinture. Jusqu'ici, cette représentation est à peu prés conforme à celle que l'on observe dans les fresques des catacombes, principalement dans celles de Domitille ". Mais, si l'on n'y voit point l'ange qui apparaît aux trois Hébreux, on y remarque cependant un personnage qui ne se retrouve pas ailleurs, bien qu'il soit mentionné dans la Bible. Sur la droite, un homme de petite taille, nu-tête, vêtu d'une courte tunique, serrée à la taille, se penche en avant pour attiser le feu à l'aide d'un tisonnier. Son geste est assez bien rendu, quoique ses proportions générales soient mauvaises et que son épaule gauche soit placée trop haut. L'attention que le bourreau prête à son opération, le pas qu'il esquisse en avant, dénotent, chez l'auteur de la composition, un très réel sentiment d'artiste. Du côté gauche est le palmier à trois feuilles'», dont la masse fait pendant à la personne du bourreau. La préoccupation du groupement régulier et symétrique est ici tout à fait frappante.
«On ne saurait trop, en elïet, faire remarquer l'harmonie avec laquelle les scènes sont composées. Les personnagessont placés de manière à former un ensemble régulier, bien équilibré au point de vue ornemental.
11 Sur les petites faces du coffret sont représentées deux entrées de villes fortifiées, une de chaque côté, sans doute Jérusalem et Bcihléhem. La porte s'ouvre dans un mur crénelé, dont les joints alternés sont nettement dessinés, sous un arc en plein cintre, entre deux tourelles couronnées de toits en poivrière. Les deux portes sont presque absolument identiques; la seule différence à signaler est que le créneau présente, sur l'une des deux, un relief un peu plus accusé que sur l'autre. Les toits des tourelles de ces portes, surmontés chacun d'un épi lancéolé, ne sont point recouverts de dalles de pierre, comme on pourrait le croire, â première vue, mais plutôt de tuiles à rebords dont on aperçoit les joints horizontaux, réunies dans le sens de là longueur par des arêtiers verticaux de tuiles faîtières arrondies.
« La partie supérieure du couvercle, plat comme celui de la capsella d'Henchir Zirara, est occupée par la scène de la résurrection de Lazare, qui, traitée conformément aux usages de l'iconographie chrétienne primitive, présente néanmoins diverses particularités de détail qu'il peut être utile de relever. Lazare est représenté par une momie, enveloppé de six bandelettes semblables aux cunabulse des enfants en maillots, figurées par des traits horizontaux et parallèles doubles". Au-dessous de ces bandelettes parait un linceul, avec couture au milieu, et divisé de ma-
delle catarombe ronume, in-fol., Fribourg, 1903, pi. GO, IIG, 144, 106, 172, 212, 231, 239; voir aussi un sarcophage de N'arbonne dans E. Le Blant, Les sarcophages chréliens de la Craule, In-îol., Paris, 1886, pi. xlv; enfin Dictionn., au mot Chaire, t. m, col. 19 sq. — ' Dan., i, 12 sq. — ' Le bonnet phrygien n'est pas toujours attribué aux trois Hébreux. Cf. Les sarcophages chrétiens de la Gaule, pi. l, n. 3. — • J. Wilpert, op. cil., pi. 13, 78, 137. 169, 172, 196, 240. — " Ces feuilles ressemblent à celles du palmier, d'une forme un peu différente et légèrement stylisée, qui se trouve sur la pyxide de Grade. — " Sur d'autres monu ■ mcnts de la raêms" époque, les traits, au lieu d'ëfre toujours parallèles, sont parfois croisés.
CHÂSSE
nière à laisser les jambes indépendantes l'une de l'autre. Une ligne verticale sur la gauche, en haut, indique peut-être un bras. Toutefois, du côté opposé, on n'observe rien de semblable. La tête e.st couverte comme d'un voile qui retombe sur les deux côtés à la mode égyptienne. Le nez et les yeux sont indiqués par de simples points.
« Cette momie égyptienne apparaît dressée sous un de ces édicules que les Italiens appellent tempielto, composé de deux colonnes cannelées en spirale, couronnées de chapiteaux composites à crochets, avec tailloirs décorés de billettes, soutenant une petite coupole ou dôme. Le sépulcre est élevé de trois marches, fort mal dessinées, indiquées seulement par trois traits creux et ressemblant plutôt à trois assises de pierre superposées, car l'angle saillant de la marche est omis. Il semblerait même que ce ne fût point un escalier s'il n'y avait une légère pente visible quoique mal indiquée. Sur chaque marche est un pointillé. Marthe, prosternée, un genou en terre, les mains ouvertes et tendues en avant, porte une coilTure composée d'une manière de turban ou serre-tête, sur lequel est drapé, en travers, un voile retombant '. L'aspect général rappelle celui des coiffures d'hommes qui furent en usage en France au xv^ siècle. Les mains sont grandes et lourdement exécutées : tous les doigts sont indiqués, le pouce séparé des autres doigts. Le bras droit est entravé dans un voile et les plis du manteau sont rendus avec réalisme et variété. Le type du personnage est très paVticulier : la tète vue de profil, l'œil fendu en amande, le nez droit sur le prolongement du front, la bouche dont les coins sont relevés donnent à la physionomie une expression étrange. Le Christ nimbé, debout en face de Marthe, tient dans la main droite une longue baguette, légèrement arquée, étendue dans la direction de Lazare et au-dessus de lui; ses cheveux, non séparés au sommet de la tête, d'aspect grenu, obtenus au moyen de hachures. et retombant des deux côtés sur les épaules, la figure imberbe, mais non pas d'aspect jeune, d'un art grossier, la bouche large, le front bas, les yeux très ronds. Tout autour de la tête et même légèrement engagé derrière les épaules, est un grand nimbe au repoussé dont le fond est en pointillé. Le vêtement est d'une exécution meilleure. De nombreux plis - sont figurés sur la poitrine. La partie basse du manteau, formant jupe, est très réussie; le genou droit, avec la rotule en avant serrée dans le tissu, est fort exactement rendu. La main gauche fermée dont on ne voit que le dos et la naissance des doigts, tient d'autres plis verticaux tombant très naturellement, avec des cascades ou des méandres. La main droite étendue, tenant la baguette, soulève un pan de manteau bien drapé. Le pied gauche est un peu tr.ip en dehors, tandis que le droit, vu de face, avec les doigts apparents, est d'un dessin presque irréprochable. »
La date à laquelle remonte la châsse de Brivio semble devoir être le V siècle finissant, à une époque voisine de la châsse d'Henchir Zirara; le pays d'origine est difficile à déterminer parce qu'elle offre un type très rare, dont nous ne connaissons que trois analogues. Des indices sur lesquels il ne faut s'appuyer que très légèrement ont invité à y voir la pro duction d'un art, sinon oriental, au moins dérivé de modèles orientaux, et qu'on ne peut encore qualifier de byzantin; ce serait, sinon un produit direct, au moins comme un dérivé très voisin d'un modèle probablement syrien.
* Sur un sarcophage de Gaule, où le Christ est à gauche de Lazare et Marthe à droite, celle-ci est voilée d'une façon qui rappelle un peu la représentation du coffret. Cf. E. Le Blant, Les sarcophciges clircliens de la Gaule, ISSU, pi m. —
XII. Châsses du Sancla Sanctonim. — Lé célèbre trésor de Latran, enfoui pendant des siècles et inabordable aux archéologues, a été récemment Inventorié et décrite Nous allons y choisir quelques pièces ^ui appartiennent de droit à la présente étude par leur antiquité et par leur technique (fig. 2696).
1° C'est d'abord un coffret d'argent rectangulaire, destiné à contenir une croix d'émail. « Ce coffret, avec traces de dorures sur les reliefs, affecte la forme d'un rectangle de O^SO de longueur sur O^IG? de largeur. Son poids est d'environ un kilogramme et demi. Il est formé d'une seule pièce de métal, coupée sur le patron d'un rectangle, dont on a incisé les coins à angle droit. Les bords de cette plaque d'argent ont été ensuite relevés pour former les quatre parois, hautes de O^Oe en moyenne. Si l'on examine de face ces parois, on observe que l'extrémité gauche de chacune est repliée d'un centimètre sur la paroi voisine, à laquelle elle est soudée et en même temps rivée, dans le haut, à l'aide d'un petit clou. Les angles ainsi formés sont ornés de traits parallèles en spirale imitant une cordelette. Les bords supérieurs de ces trois parois sont repliés de manière à former une étroite gouttière, destinée à recevoir le couvercle à glissière.
" Les parois sont ornées de scènes au repoussé et ciselées, imitées visiblement de celles de la croix d'émail. Il n'est pas jusqu'aux erreurs de proportions qui n'aient été copiées : ainsi la dimension exagérée des têtes des personnages. Sur les grands côtés sont représentés d'une part l'Annonciation, la Visitation et la Nativité, de l'autre l'Adoration des mages et la présentation au Temple. Sur les petits côtés : devant, l'agneau avec le nimbe crucifère, au milieu des symboles des quatre évangélistes également nimbés; à l'arrière, un berger et les rois mages guidés par l'étoile.
« Le costume des personnages est très semblable à celui que l'on voit sur la croix d'émail. La Vierge, par exemple, est coiffée d'un voile plié exactement de la même façon. Le trône sur lequel elle est assise, un coussin placé sur une base peu élevée, avec un dossier orné de deux boules, est à peu près identique.
« L'Annonciation est interprétée de même. L'ange est à gauche, debout, faisant un pas en avant, le bras droit étendu et deux doigts de la main joints comme pour bénir la Vierge assise en face sur un trône. II est séparé d'elle par une fleur ronde à pétales réguliers, sur une haute tige ondulante, et par un récipient ovale, à base étroite, où retombe un fil que la Vierge déroule d'une quenouille avec la main gauche, tandis que, de sa main droite relevée, elle fait un geste de surprise et d'elTroi. Pour meubler la scène, le ciseleur a ajouté un personnage féminin excessivement grêle, debout derrière la Vierge. Il a peut-être voulu représenter sainte Anne. LTne autre originalité de ces scènes consiste dans les motifs d'architecture à colonnes cannelées en spirales, avec des chapiteaux à crochets imitant l'acanthe dans le genre de ceux de la reliure de l'évangéliaire de Drogon (Bibl. nat., nis. lat. 942S), qui décorent les fonds : portes en plein cintre ou à linteau horizontal, vues de face ou en perspective, murs ornés de traits parallèles, de pointillés ou de cercles. — La Visitation diffère un peu de celle de la croix d'émail : le ciseleur a représenté les deux femmes dans les bras l'une de l'autre, se donnant l'accolade, et, derrière la Vierge, une énigmatique personne tenant une aiguière, qui présente une grande analogie d'attitude et d'aspect avec celle dont nous venons de signaler la présence dans la scène de l'Annonciation. — La
" On pourrait aussi se demander si l'artiste n'a pas voulu représenter ici des cUwes. — 'P. Lauer, Le trésor du Sonda Sanctorum. dans Alémoires et monumenls Piol, 1906, t. xv,. p. 60-(56, pi. VII.
2696. — Chasse d'ai'gent du Sancla Sanctorum, d'aprôs une pliotograpliie.
DICT. D ARCH. CHRÉT