‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 227 sur 303 · OBIIT BON M CASARIA ME · texte numérisé non relu

OBIIT BON M CASARIA ME

DIVM NOCT D DNICO INLVCISCENTE

VI m DECEMB QVATRAGIES ET VI PC BASILI IVNIOR V-C-C-

ANN XII REGN DOMNI CHELDE BERTI RE'GÎ INDICT QVINTA Mensibus et iicminis concludcii^ lempont vil.c, Vivil in selernum iiullum morilura per œvitm, Isla Vdiens jleri fletu mimante rog vit, Jura sacerdotis servons nomewiue jugalis.

f Ohiil bon(œ) m{emorin-) Casaria médium noct{is) d{ie) d{umi)nico inluciscente sex id{us) deccmb(res) guidragies et sex p(ost) c{imsulatiim) Basili{i) junior(is), ('(in) c(larissimi) c{onsularis) ann{o) duodecimo regn(i) dim(i)ni Cheldeberti regi{s} indict(ione) quinta.

« ...en ...ans? et deux mois terminant le cours de sa vie, elle vit éternellement et rie mourra plus jamais. Valens, baigné de larmes, a demandé, en vertu de ses droits de prêtre et de s m titre d'époux, qu'on lui élevât ce tombeau. Casaria, de bonne mémoire, est morte au milieu t'.e la nuit, à l'aube du dimanche, le 6 des ides de décembre, quarante-six ans après le consulat de Basile le Jeune, personnage consulaire, clarissime, la douzième année du règne du seigneur Childebert roi, cinquième indiction. » Ce qui équivaut au 8 décembre de l'année 587.

Il est clair que le début est tronqué, on s'en est aperçu de bonne heure et un faussaire inuîgina de suppléer à cette lacune par un morceau de sa composition, dix vers, ni plus ni moins. Voici comment ce morceau conquit droit de cité. Un moine de Saint-André, ayant lu dans le Galtia chrisliana l'épitaphe qu'on vient de lire, communiqua à dom de Sainte-Marthe un texte plus complet qui fut inséré dans le tome ii, aux <»h'mctdversiones du tome i ; suivant l'usage, il y demeura absolument inaperçu. Le document communiqué par dom Jacques Boyer comprenait les neuf vers et le début du dixième suivi du signe etc. '. Ce fut seulement en 1875 qu'Albanès les publia intégralement d'après la co ie qu'en a 1 lissée Polycarpe de la Rivière. A])rès avoir subi la critique, ces vers furent admis comme authentiques par Albanés, Edm. Le Blant et par moi. Leur caractère apocryphe est aujourd'hui définitivement démontré, il n'y a donc pas lieu de les transcrire une fois de plus. Polycarpe de la Rivière, Jérônimo Roman de la Higuera et Jérôme Vignier

composent un trio de faussaires suffisamment décriés aujourd'hui pour que tout ce qui nous est présenté par eux soit préalablement écarté. Dans le cas particulier du prologue à l'inscription de Casarie, Polycarpe — son manuscrit en fait foi — a raturé à plaisir; S3n septième vers n'a obtenu le laisser-passer qu'après avoir été raturé trois fois et récrit; ce simple tait est décisif et ne permet plus aucun doute sur la valeur du morceau.

Cela dit, on voit que la mention de la chasteté dans le mariage, observée par le prêtre Valens, nous est conservée' par la partie authentique de l'inscription. Nous avons même fait remarquer déjà (Dictionn., t. II, col. 2826) que la formule : jura sacerdotii servcuts, nomenque jugalis, lui donne comme une saveur d'opposition et de protestation marquée contre la discipline de plus en plus impérieuse, au vi" siècle, du célibat ecclésiastique.

Il est presque superflu de mentionner la pratique de la chasteté dans les monastères. Une inscription de Tabarka, en .Afrique, a droit cependant à une exception à raison de ce qu'elle nous rappelle le prix de la chasteté * :

CASTVLA ■ P

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