CHENILLE
CHERCHEL
C'est ce dont témoigne une pierre clirétieune, d'origine romaine, publiée parOderici, sans autre indication de provenance ' :
IN je BICTRIX Q.[iiiescas -.'
^ QVAE VIXIT ANI
[dicnille]
H. Leclercq.
CHERCHEL. — I. Situation. II. Avant la paix de l'Église. III. Martyrs. IV. Évêques. V. Églises. VI. Cimetières. VII. Épigraphie. VIII. Sculi)ture. IX. Lampes. X. Statuette. XI. Menus objets.
I. SiTU.\Tio.v. — En .\lgérie, sur le littoral, à une centaine de kilomètres à l'ouest d'Alger. En ce lieu, s'éleva une ville, lui, qui fut probablement une colonie phénicienne ou carthaginoise. Le roi Juba II en fit sa capitale et l'appela Cœsarea. Après la conquête romaine, elle devint une colonie et la capitale de la province de Maurétanie Césarienne. Cité très pros-
NMkNDKl
2753. — Plaque de marbre à Clierchel.
Dans P. Gauckler, Musée de Clierchel. p. 36.
père dans les premiers siècles de notre ère, elle fut incendiée, en 371 ou 372, lors de la révolte de Firnuis. Sous la domination byzantine, elle redevint, au moins pendant quelque temps, la capitale d'une province, la Maurétanie Seconde '.
II. Av.\NT LA PAIX DE l'Église. — Ou 3 trouvé à Cherehcl quelques monuments chrétiens qui offrent le symbole très ancien de l'ancre et qui datent sans doute d'une époque antérieure à la paix de l'Église. C'est un sarcophage, découvert à l'est de la ville, portant sur une de ses faces latérales une ancre, et sur la tranche supérieure l'inscription : [I\n Domino m. (peut-être nior/uu.s?)'. Ce sont aussi trois plaques de marbre, doiit deux sont au musée deChercliel et une autre au musée d'Alger. Sur la première ' sont tracés Un olivier, flanqué de deux ancres, dont l'une est surmontée d'une colombe, et, au-dessous, l'épitaphe Memoria Amandie (llg. 2753). La seconde ^ qui est mutilée, représente un arbre, flanqué d'une ancre et d'une colombe tenant un rameau dans son bec; de l'ipitaphe, il ne reste plus que quelques vestiges de lettres; elle commentait probablement aussi par le mot [Mem]oria (fig. 2754). Sur la troisième plaque», en
'Oderici, Disserlaliones el adnotaliones in aliquol incdilas iiclenim inscripliones, in-t», Roniip, 1705, p. 254, n. 91. — •Cf. pour l'histoire de Ca'sarea, Gsell, Allas urchéologùitie lie l'AIqérie, feuille 4, Chercliel, p. 3-4. — ' Waille, dans lieuiie ()/n'c(ii;ic, 1902, t. xlvi, p. 11», pi. vi; Monceaux, dans Bull, de la Soc. des anliqiKiircs de France, 1902, p. 320-330. — * Gauckler, Musée de Clierchel, p. 3(î et fig. ; Corp. inscr. lai., t. VIII, n. 21421. — ' Martigny, Dictionnaire des anliqnilés chrétiennes, 3" éd., p. 41); Gauckler, op. cil., p. 36 et flg- — ' Cf. Monceaux, Histoire littéraire de ï Afrique chrétienne, t. II, p. 122-123. — ' .4;i«fc((a Bollandiana, 1890, 1 IX, p. 123; Monceaux, op. cit., t. m, p. 122-126. — » Acta
voit l'arbre, l'ancre et une colombe, qui paraît becqueter un rameau d'olivier (fig. 2755).
III. Martyrs. — Nous connaissons les noms de plusieurs martyrs de Cœsarea. Le porte-enseigne Fabius, dont nous avons la passion, y fut exécuté sous Dioclétien, entre 293 et 304 '. Nous a\ons aussi conservé la
2754. — Plaque de marbre à Cherchel.
D'après Martigny, Dictionnaire. 3" édit., p. 40.
passion de la vierge Marciana ', qui fut livrée aux bêtes dans l'amphithéâtre ', pour av ^ir brisé une statue de Diane: mais nous ignorons la date de cet événement. Théodota et ses sept fils, Severianus et sa femme Aquila sont mentionnés dans le martyrologe dit hiéronyniien '". C'est avec vraisemblance que l'on
2755. — Plaque de maibre à Cherchel.
D'après une i)hotographie.
plac à Cxsarea le martyre d'.\rcadius, qui nous est connu par un sermon de saint Zenon de Vérone et par une passioui'; au contraire, il n'y a pas de bonnes rai-
siincl , t. I, p. 569 (au 9 janvier); Monceaux, op. cit., t. m, p. 156-158. — •Probablement dans l'aniphithéâtie dont les ruines subsistent ; Atlas archéol., loc. cit., p. 6, a 29 du plan. — "Ml 4 des noues d'août et au 10 des calendes de lévrier. Le martyrologe ajoute, pour Théodota et ses fds : quorum gcila Itabentur. Ces tjcsta sont aujourd'hui perdus. Cf. Monceaux, op. cit., t. III, p. 154. — "Voir lionceaux, op. ci7., t. m, p. 154-156 Je ne crois pas que l'.Vrcadius mentionné sur ime inscription de Sillégue, Corp. jnscr. lat., t. viii, n. 10928 = 20471, soit ce martyr. Il s'agit sans doute, tout simplement, du proi>riétaire de la maison :'i l'entrée de laquelle l'inscription était placée.
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sons d'identifier avec cette ville la Cesariensis cioilas, où périt un certain Victor, dont on a une mauvaise passion, rédigée tardivement en Espagne >.
IV. ÉvÊQUES. — Quelques évêques de Csesarea sont indiqués au iv= et au V siècle : Fortunatus. qui assista, sous Constantin, au concile d'Arles; Clemens, contemporain de Firnuis: Deutcrius, catholique, qui eut pour adversaire le donatiste Emcritus(tous deux assistèrent, en 411, à la conférence ecclésiastique de Carthage); Apocorius, en 484 -. A ces noms, il faut probablement ajouter Evelpius, indiqué par une inscription dont nous parlerons plus loin; sans doute aussi un [s]acerdos^, qui fut (auparavant) prêtre pendant dix-luiit
una cum Alypio Thagaslensi, Auguslino Hipponensi... el céleris cpiscopis in exedrcun processissenl, etc. '.
On ignore l'emplacement de cette église et des autres basiliques dont l'expression maior doit faire supposer l'existence.
2» Dans la propriété Delkich, à l'ouest de la ville actuelle (beaucoup plus petite que la ville antique), près de la porte de "Ténès ', on a découvert : une vaste salle, pavée d'une mosa'ique ornementale ; un bâtiment à abside, construit avec des matériaux de démolition, qui a pu être une chapelle' (fig. 27.56); des vestiges d'autres salles. Au même lieu ont été exhumées deux niosa'iques(fig. 27.57), qui, comme leur forme l'indique.
fiât de l'Edifice
3U moment des FowJles
2756. — La chapelle de Cliei'chel. Vue et plan. D'après la Tievtie de l'art ancien et moderne, 1897, t. n. p. 343-316.
ans, et dont l'cpitaphe mutilce ' porte une date provinciale cor. espondant à l'année 368 ou 468 de notre ère '.
V. Églises. — 1° Saint Augustin vint à Cœsarca en 418 ' et y parla contre l'évéque donatiste Emeritus, dans l'église principale : Cœsareœ, in ccclcsia maiori, cum Deulerius, episcopus me'ropolitanm Cxsareensis,
ï Hypothèse de M. de Guibert, Analecla Bollandianay 190.5, t. XXIV, p. 257 sq., rejette par M. Monceaux, op. cit., t. III, p. 158, n. 13. — = Voir, sur ces personnages, MorceUi, Africa christiana, t. i, p. 113-114; Toulotte, Géographie de r Afrique cliréliennc, Maurctanies, p. 27 sq. — • On sait que ce nom désigne quelquefois des évêques. — *Corp. insrr. lai., t. \iii, n. 21417 ( = 9412). Il s'appelait peut-être Secundus. — s i| est, au contraire, fort douteux qu'un évêque chrétien soit mentionné sur l'inscription 2141S (gravée sur une plaque de marbre he.xagonale) :
Cresee'n]s, filoftjus], episcopus — ^ Relractaliones,
1. U.c. Li: Epistolœ, cxc. 1; cxciii, 1; De doclrina christiana, 1. IV, c. lui; De (jestis cum Emerito; Sermo ad Csesareensis Ecclesise plehem: Contra Gaudentinm, 1. 1, c. xv. Cf. Possidius, Vila S. Au(justini, c xiv. — 'De gestis cnm
décoraient des absides '°. Elles sont aujourd'hui à l'église catholique. L'une d'elles" (longueur 4"'50, largeur 4 "25) représente deux paons flanquant un grand calice, d'où sortent deux ceps de vigne ; dans les enroulements des branches, sont figurés des animaux divers. L'autre (qui mesure 2'"70 surO^DS) nous montre des poissons, des anguilles, des coquillages. Il se peut que
Emerito, début. — 'Atlas archéol, loc. cit., p. G, n" 42; Gsell. Monuments antiques de rAlgérie, t. ii, p. 190-191. — • Chipiez et Waille, dans Revue de rwt ancien el moderne, 1897, t. n, p. 343-340; Gsell, Monum. anliq. de FAlgérie, t. II, p. 190 : « C'était une salle de 12»0S sur 8 ■"40, terminée par une abside surélevée qui présentait, au fond, une niche semi-circulaire. Des fragments de plaques découpées à jour y ont été recueillis : ces panneaux garnissaient autrefois des fenêtres. La salle était partagée par des piliers en deux nefs inégales (4 ■«94 et 3 "45 de largeur!, mais une ordonnance aussi insolite appartient sans doute .n un remaniement. La porte ne paraît pas avoir été percée au milieu de la façade. « — i° Sur ces mosaïques, voir Waille. dans Revue a/ricaine, 1S9S, t. xlii, p. 165-167. — " Reproduite dans la Reu. ajric., 189S, planche à la p. 165.
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ces pavements soient chrétiens et que les divers bâtiments signalés aient été des annexes d'une grande basilique *; mais ce ne sont là que des hypothèses.
3° L'église que Dupuch - indique prés du théâtre romain n'a probablement jamais existé ^ Quelques chapiteaux, conservés au musée, appartiennent certainement à une basse époque, et ont pu être placés dans des édifices chrétiens : on ne sait mallieurcusement pas d'où ils viennent (fig. 2758).
pelle funéraire; elle était remplie de tombeaux ^ Deux épitaphes chrétiennes ont été trouvées en ce lieu ou dans le voisinage «.
Un peu plus au sud-est ', un mausolée, sur lequel est bâtie la maison Durand, paraît avoir été fait po ir des païens qui pratiquaient l'incinération '. Mais on y avait déposé un sarcophage portant une inscription chrétienne et une image du Bon Pasteur. Voir plus loin. Le sarcophage orné d'une ancre, que nous avons mentionné, a été découvert tout près de là,'au fond,
Jl'js.iiqin; u cliercliel. D'après la Revue africaine. 1898, t. .\Ln, p. 165.
VL Cimetières. — Nous sommes un peu mieux renseignés sur les sépultures chrétiennes de Cœsarea. A deux kilomètres et demi à l'est de la ville actuelle, prés du rivage (dans la propriété Rilïard) *, subsistent quelques vestiges d'une construction à abside, d'une vingtaine de mètres de long, qui devait être une cha-
• Cf. Waille, dans Bulletin ardiétihyiiqiie du Ctunitê des Ininaux historiques, 1893, p. 131. — ^ Essai sur V Algérie clirctienne, p. 201. — > Peut-être Dupuch a-t-il pris pour une abside d'église un hémicycle en blocage, situé audessus du tliéâtre; on y a trouvé une statue colossale d'Esculape. Atlas, loc. cit., p. 5, n. 14. — * Allas, p. 7, n. 5G. — » Gsell, Mon. antiques, t. ii, p. 191. La porte était sur la façade, à l'ouest. — • Corp. inscr. tat., t. viii, n. 21428,
dit-on', d'un grand caveau voûté, dont la"plate-forme extérieure était pavée d'une mosaïque représentant Orphée entouré d'animaux '" fsujet commun aux arts païen et chrétien ".
De l'autre côté de la ville, il y avait des tombeaux chrétiens, â l'ouest du cimetière français, dans la pro-
21433; Bev. afric, 1002, t xlvi, p. 3G. — ' Atlas, n. 57
8 Ravoisié, £xpiora//on scientifique de F Algérie, Beaux-arts, t. m, pi. 43; Gsell, Mon. antiques, t. ii, p. 63. — "Waille. dans Bev. afric, 1902, t. xlvi, p. 19. — "Gsell, op. cit., t. il, p. 104, n. 14; cf. Gazelle archéologique, 1884, p. 27. — " Dos païens ont certainement été ensevelis dans ce caveau ; voir Schmitter, dans Bulletin épigraphique, 1884, t. iv, p. 103-104.
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piété Kackiour ' : un caveau contenait deux sarcophages en pierre, dont l'un est orné d'un chrisnie ^ le second d'un vase à anse ': dans un autre hypogée, on a trouvé un couvercle de sarcophage en marbre, décoré de sculptures. Voir ci-après '. — On peut aussi supposer que des chrétiens enterrèrent leurs morts dans le voisinage de l'hippodrome, au sud-ouest de la ville : trois sarcophages en marbre, présentant des motifs en forme d'S, qui ont été recueillis de ce côté', appartiennent certainement à une basse époque, quoiqu'ils ne portent pas de signes certains de christianisme.
cclesiœ sanctœ hanc rcliquii memoriam.
Saloele, fralres^ puro corde et simplici; Euelpîus vos sa'lu'io Sancto Spiritu.
Ecïesia fralruum bimc restituit titulum : M. A. I. Scneriani, cdarissirni) viiri) fi. Ex ing(enio) Asleri «.
L'inscription est flanquée, à gauche, d'une cou-
• roime, enfermant un A et urrCO; adroite, d'une palme,
d'une colombe et, par derrière cet oiseau, d'un objet
qui ressemble à une coquille. La gravure, très soignée,
est partout la même; les lettres sont seulement beau-
2"58. — Cliapiteau.'i provenant des ruines de Cherchel. D'après des photographies.
Enfin, un cimetière chrétien, qui semble avoir été fort important, se trouvait à 1600 mètres au sud-ouest de la ville actuelle, sur la rive droite de l'oued Rassoul '. Nous le connaissons grâce à deux inscriptions, conservées aujourd'hui au mu.-ée d'Alger. Bien qu'elles aient été déjà signalées et reproduites dans ce dictionnaire, il convient d'en reparler ici. La première ", gravée sur une plaque de marbre de 0"74 de long et de 0'°25 de haut, est ainsi conçue :
Areani al sepukhra ciiïtor Verbi contulit et ceîlani struxit suis ctinctis sumptibus ;
'Atlas, p. 7,n. 47. — 'Au musée d' .Alger. Le chrisme a la forme dite constantinieime. — » Schmitter, dans Bull, épigr., t- IV, p. 234; P. Gauclder, Musée de Cherchel, p. 40. — « Gauckler, op. cit.; Waille, dans lieu, afric, t. xlvi, p. 20. — s Gauckler, /oc. cit., p. 40-41. L'un d'eux porte l'inscription. Corp. inscr. lat., t viii, n. 21419. — 'Allas, p. 7, u 54. — ' Voir Z)ic(ionn.,t. i, col.813, fig.175; cf. col. 774, 2795-2797; Corp. inscr. lai-, t. viii, n. 9585; Doublet, Musée d'Alger, pi. il, fig. 1. — « La ligne 6 de l'inscription commence à ectesia et se termine à c. v. — ' Ces derniers
coup plus serrées à la ligne 6, qui contient plus de mots que les précédentes.
Ce texte se compose, à mou avis'», de deux parties : 1° La reproduction d'un tilulus, c'est-à-dire d'une inscription qui était probablement placée à l'entrée d'un bâtiment et qui indiquait le nom du propriétaire : M. A. 1. Si'vcriani, c. v. Celui-ci était un sénateur et il est probable qu'il faut l'identifier avec un personnage nommé sur un sceau de bronze, découvert en Italie" : M{arci) Anloni{i) Sei'criuni, c(tarissimi) v(iri) '-. U est beaucoup plus douteux qu'il soit identique au Severianus qui soulïrit le martyre à Csesarea : un sénateur,
mots sont en petits caractères. — ïo Cf. Mélanges de F École de Borne, 1902, t. xxii, p. 342, n. 5. Parmi ceux qui ont commenté cette inscription, je citerai Monceaux, Histoire littéraire de rA/riquc chrétienne, t. ii, p. 125-129; le même, Bev. archéol., 1906, t. il, p. 307-309. — " Gamurrini et D? Rossi, dans Bulletlino di archeolojia cristiana, ISSl, p. 120. Cf. Corpus inscriptionum lalinanim. t. vin, p. 974, add. au n. 9585. — "La lettre I, que l'inscription de Cherchel indique entre A(n/omi) et Set'eriani, peut signifier l(ulii), comme le suppose De Rossi.
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du moins si on l'a jugé d'une manière régulière, n'a pu être condamné qu'à Rome '.
2" Un petit poème en vers ïambit|ues, dont l'auteur, Astérius, est nommé au bas de la plaque. Ce poème de six ' vers nous apprend qu'un chrétien, qualifié de cullor Verbi, avait mis à la disposition de ses coreligionnaires un terrain destiné à servir de cimetière, aream a(d) sepulchra, et qu'il y avait construit à ses frais un bâtiment, cellant, sans doute une chapelle. Ce cullor Verbi était évidemment Severianus. Areo et cella étaient devenues ensuite la propriété corporative de l'Église locale. — Puis, vient un salut adressé aux frères, au nom du Saint-Esprit, par un Evelpius, qui ne peut guère avoir été qu'un évêque; enfin, l'indicatio:i de la restauration, par l'Église, du litulus reproiluit à la fin du poème (remarquer l'emploi du mot Imnc, qui annonce ce qui suit) '.
Le lilulwi, placé par les soins de Severianus, avait
Varca, la cella et Vaccubilorium. Tout autour des édicules, les tombes étaient très nombreuses; à certains endroits, on a constaté qu'elles étaient superposées sur six étages. De larges briques recouvraient ces sépultures.
VII. ÉpiGRAPHiE. — Outre les inscriptions que nous avons déjà mentionnées, l'épigraphie chrétienne de Cherchel comprend un certain nombre d'épitaphes '; l'une d'elles ■ est accompagnée de l'image d'une colombe :
es MEMORIA IVLIA TvTTaE tS
es IN PACE HIC QVIESCIT CS colombe
Une pierre, qui a été trouvée à Xovi, à six kilomètres à l'ouest de Cherchel, porte le nom de Peirus :
petPrvs