OLI MET
ENERE
NONT
IBI EX 10 PEbET
du chien d'Abricius, conservée
de Munich. C'est ime petite
e large, encore pour\'ue de son
et écrite sur les deux faces ^ :
(2""- lace) CLODI HERWIO GENIAN IVC EX PR ô EFECTO VRBI DEO RTVM IP
SI VS [monogramme]
SVM [ du nom ]
[ Olybrius ]
De {b)orliim Olibri i'{iri) c{larissimi) sum pr{a)cjecli pr{a)c{oris (= prœlorio) noli me tcnerc non libi cxpcdirt. — Clodi Hermogeniani v{iri) c(larissimi) ex pr{a)electo urbi de (h)orlum ipsius sum. Le porteur de cette petite plaque était le chien de garde du jardin de Q. Clodius Hermogenianus Olibrius, préfet de Rome, en 368. A ceux qui pouvaient être tentés de se l'approprier et de l'emmener, il présentait ce con-
2709. — Épitaphe romaine.
D'après O. Slarucchi, / moninnenti, pi. xcni, n. 92.
seil : noli me lerierc, non tibi expediet. On le comprend sans peine.
La deuxième est une plaquette à deux anses forées de manière à être rivées probablement sur un collier de cuir " (fig. 2800) :
AD BASILICA APOS TOLI PAVLI ET DDD NNN FELICISSIMI PECOR
Ad basilic(i{m) aposloli Pauli et triiim dominonim nostrorum Felicissimi pecor(arii). Ce génitif et la forme de la plaque nous invitent à y voir la plaque du collier d'un chien appartenant à la basilique de Saint-Paul et au berger Felicissimus.
X. Plomb. — Une petite coupe en plomb, du 111= siècle, porte en bordure des scènes bibliques et des animaux, entre autres : un chien poursuivant une caille '.
XL ScE.\u. — Un sceau en bronze bj-zantin mesurant O^OOSô de diamètre porte sur la face supérieure un petit chien servant de poignée et adhérant à la plaque par le museau, les quatre pattes
2800. — Plaque de collier de chien.
D'après J. Muselli. Aniiqiiitatis reliquiss collecta', Veronaî,
1756, pi. CLXXxn.
et la queue. Le sceau, au revers, porte le nom goth +0YP4)IAA. évidemment pour L'ITilas ' (Pig. 2801).
H. Leclercq.
CHIFFLET. — I. Jean-Jacques (1588-1673?). II. Pierre-François (1592-1682). III. Jean (1614- 1666).
L'ne famille franc-comtoise portant le nom de Chiflet ou Chifflet s'est signalée par une longue dynastie de magistrats, de théologiens et d'érudits.
sceau bvzLLDLin.
D'après Bulletin de la Soc. des antig. de Fiance, 1878. t. XXXIX, p. 182.
Plusieurs d'entre ses membres se sont occupés avec succès de l'archéologie. Ce sont, dans l'ordre chronologique :
I. Je.\x-Jacoves. — Jean- Jacques Chifflct, médecin et antiquaire, né à Besançon, le 21 janvier 1588, mort à Bruxelles en 1660 (d'après Xicéron), vers la fin d'avril 1073 (d'après Castan). Ayant achevé ses humanités à l'université de Dôle, Chifllet s'attacha de préférence à l'étude de la médecine et seren-
* R. Fabretli, Inscriptionum antiquaruniy qita: in œdibiis paternis assertuinttir, crpliailio, in-fol., Romse, 1702, p. 523, n. 369; Muratori, Xouiis llwsaitrus veterum inscriptionum, in-lol., Mediolani, 17.39, p. 691, n. 2: MaHei, Muséum Veronense, in-fol., Veron.T, 1749, p. 131 ; de Caylus, Recueil d^antiquités, t. vi, p. 314, pi. ci; Orelli, Inscriptionum latinarum selectarum amplissima collectio, in-S^, Turici, 1828, n. 4321 ; De Rossi, D'akune tahelle di hronzo diverse dalle bulle dei servi juggilivi, e segnatamenti tfuna spctùmte alla proprietà délia hasilica delV aposlolo Paolo, dans Bull, di archeol. cris/., 1874, p. 62-63. — ' Cette plaque a fait partie du cabinet de Giacomo Muselli à Vérone; il l'a fait graver
dans Antiquitatis reliquiœ a Jaeobo Musellio collectse, in- fol., Verona?, 1756, p 59, pi. Lxxxii; elle est mentionnée dans Fr. Bianchini, Sepulcro dei servi c libcrti di Livia. in-fol., Roma, 1727.P 11,12. Muratori, -Voi'iis tfics. vcler. inscripl., p. MDCcr.Lxx, n. 3, qui en a fait une épitaphe, tandis que Muselli et Bianchini y voyaient une tablette votive d'une donation faite à la basilique de Saint-Paul: De Rossi, BiiH. di arch. crisl., 1874, p. 63-67. — • De Rossi. Bull, di arch. crist., 1879, pi. xi, n. 4, p. 133-134; H. Leclercq, Manuel d'archéol. chrét., 1907, t. il, p 571, fig. 381. — • G. Schiumberger, In sceau byzantin, dans le Bull, de la Soc. nation, des antiquaires de France, 1878, t. xxxix,p. 182.
CHIFFLET
dit capable de subir l'épreuve du doctorat. Alors, il quitta la Comté et résida successivement à Paris, à Montpellier, à Padoue, suivant les cours des professeurs de médecine les plus renommés. Rentré à Besançon, il prit ses grades; mais à peine médecin. il eut le désir d'être antiquaire et aussitôt il rcpr.l sl-, voyages, cette fois en Italie et en Allemagne, explorant les bibliothèques, les collections publiques et particulières. Très savant et, chose plus rare, devenu prophète en son pays, il se vil, à peine de retour à Besançon, institué premier médecin municipal et botaniste du gouvernement des Pays-Bas en Franche- Comté, laquelle appartenait encore à l'Espagne et ressortait du gouvernement de Bruxelles. Les concitoyens de Chifilet avaient compté l'attacher à Besançon avec ces emplois; or, ce furent ces emplois qui l'en détachèrent. Une histoire de la ville de Besançon qu'il fit paraître en 1(118 lui valut l'honneur d'être reçu citoyen de Rome. En 1G21, la nuniicipalité ne pensa pouvoir faire meilleur choix que d'envoyer Chifilet à Bruxelles, à l'elTet de négocier un traité de gardienneté avec l'archiduchesse Isabelle, gouvernante des Pays-Bas catholiques et de la Bourgogne. Cette princesse retint à sa cour l'ambassadeur municipal et lui conféi'a le titre de « premier médecin ». Cinq ans plus tard, étant allé à Madrid dans l'intérêt de la même négociation, il en rapporta le brevet de premier médecin du roi Philippe IV. Celui-ci avait chargé Chifilet d'écrire l'histoire de l'ordre de la Toison d'Or : il n'en ijublia qu'une description des armoiries portées par les chevaliers de cette institution fameuse. Revenu en Belgique, Chifilet remplit encore avec succès plusieurs missions délicates.
Ses ouvrages sont au nondire de trente-cinq et se rapportent presque tous à l'histoire et aux antiquités. Nous n'indiquerons que ceux qui ont rapport à nos études... 3. Vesontio, cirilax imiicruilis, libéra, Sequanoiiim metropolis, plurimis necnon viilgaribus sacra', el propbanœ hisloriœ monumcntis ilhislrata cl in duas parles dislincta, in-4'', Lugduni, 1018; Secunda cditio auctior, in-4'>, Lugduni, 1650; 4. De Incn lerjilimo concilii Eponensis obseroaiio, in-4'', Lugduni, 1021; il propose Nions sur le lac de Genève, nous avons discuté cette question dans notre Histoire des conciles, 1908, t. II, part. 2, p. 1031, note 3; ... 0. De lintcis sepulclxralibus Chrisli Scrindoris crisis hislorica, in-4<', Antverpite, 1624; il en existe une traduction française sous ce titre : Hiérothonie de J.-C. ou discours des saints suaires de X.-S., traduit du hdin de J.-Jacques Chi/]lel par A. D. C. P., in-S", Paris, 1631, il est superflu de dire cjue la discussion n'a plus, depuis les travaux de M. U. Chevalier, qu'un intérêt bibliographique; ... 28. De arnpulla Hemensi noua et accurata disquisitio ad dirinicndam lilemde prœrogatira ordinis inter reges. Accessit Parcryon de unetione regum contra Jacobum Alex. Tenneuriuni fueatx verilatisalterunivindiccm, in-fol., Antverpise, 1651. Chifilet traite de fable l'histoire de la sainte ampoule et prétend prouver cjue c'est une invention d'Hincmar pour faire valoir les droits de son Église de Reims. Cf. Hefele-Lcclercq, Histoire des conciles, t. iv, part. 1, p. 479, note 1. Le livre a été réfuté par J. A. Le Tenneur, De sacra amiiulla Rcmensi Iractcdus apologclicus, adversus J. J. Chi/llclium, ca'cum ueritatis dis/iuisitorem. Acccsserunl rcsponsio ad Parergon ejnsdeni et Ctiiljlelius rirf(ci;(ii.s-, 111-4", Parisiis, 1652; 29. Tenncurius cxpensus, cjusque calumniie repulsie. Subfeela est appendix ad corollarium de hai>tisnv> Clodoi'ci I régis Franeoruni, in-fol., Anlverpi;e, 1652; ... 32. Anastasi Cliilderici I Franeoruni régis, sire thésaurus sepulchralis Tornaci Xervioruni efjossus et conrmentario illustratus, 111-4°, .Antverpise, 1655 ; nous aurons occasion de reparler de ce livre (voir Toi-'RXai), qui fut atla([ué dans un
Traité du lys, symbole de l'espérance, conlenani la juste défense de sa gloire, dignité et prérogatives. Ensemble les preuves irréprochables que nos monarques français l'ont toujours pris pour leur devise en leur couronne, sceptre, rrus. éle-dars; de., par Jean Tristan, :i,i:j-.u:r\:e r.'-i-l'Ama:' '. ^n- !-. l>-r;-, ÏC'P. et la réponse de (;infilet ; 31. Liiium l-'rancicum veritale hislorica, bolanicaet hcraldica !;Z(i.s(;ï//i(m, in-fol., Antwerpiœ, 1658.
Sur J.-J. Chifilet, cf. Xicéron, Mémoires pour servir à l'histoire des Iwnunes illustres dans la république des lettres avec un catalogue raisonné de leurs ouvrages, in-12, Paris, 1734, t. xxv, p. 255-268; J.-J. de Smet, dans Biographie ncdionale publiée par l'Académie royale... de Belgique, in-S°, Bruxelles, 1872, t. III, col. 74-75; Foppens, Bift/io/Ziccrt Belgica, Impartie, p. 610-612; \. Castan, Élablissement de la famille ChilJlct aux Pays-Bas, dans les Mémoires de la .Société d'énudatinn du Doubs, 1884; A. Castan, dans la Grande encyclopédie, t. xi, p. 24.
II. PiERRE-FiiANçois. — Pierre-Frauçois Chifilet, né à Besançon, le 20 septembre 1592, entra dans la Compagnie de Jésus en 1609. Il professa la philosophie, la langue hébraïque et l'Écriture sainte dans différents collèges. « Du reste, écrit Nicéron, il est plus connu par ses ouvrages que par les circonstances de sa vie. » Colbert l'appela à Paris en 1675 et lui confia la garde du médaillon du roi. Jusqu'à ce moment, le P. Chifilet avait surtout vécu à Dijon et fréquenté la riche bibliothèque de .lean Bouhier. Il ne manquait pas d'éruiiition. et il avait une grande connaissance des temps auxquels ont vécu les auteurs qu'il a puljliés; mais, dit Baillet, on lui aurait souhaité un peu plus de discernement. Il mourut à Paris, le 5 mai 1682, au collège de Clermont. Son œuvre est plus historique cju'archéologique; voici quelques titres qui nous intéressent : ... 7. Lettre touchant Becdrix comtesse de Chalon, laquelle déclare quel fat son mary, quels ses enfants, ses ancêtres el ses armes, in-4°, Dijon, 1656, réédition (sans les gravures, les sceaux et armoiries) à Lons-le-Saunier, 1809. C'est, dit A. Castan, le premier travail d'histoire concernant la Franche-Comté qui soit pourvu de pièces justificatives publiées selon les règles de l'érudition; ... 9. De ecclesix .S. .Stephani Divionensis antiquitate, dignilalc, saéris opibus, stcdu nudtiplici, vnriis casibus et pnefeetis. Dissertidio, in-S», Divione, 1657; in—l". ibid., 1660; ... Histoire de l'abbaye roycde de la ville de Touriuis, cwec les preuves, enrichie de plusieurs pièces très rares el les tables nécessaires pour faciliter insage, in-4°. Dijon, 1664. Cf. Longueruana, in-12, Berlin, 1754; Lenglet-Dufresnoy, Méthode pour enseigner l'histoire, t. ii, p. 138. ... 17. Pétri Chiffletii... Disserlationes 1res, I.De unoDionysio, primum Areopagitaelepiscopo Alheniensi, lum deinde Parisiorum aposlolo cl martyre. II. De loco.tcmpore et avleris adfunctis eonvcrsionis Magni Conslantini ad fldem christianam. III. De sancli Martini Turonensis episcopi lemporuni ralione, in-S», Parisiis, 1676; Disserlalion louchant S. Denys l'Aréopagile, évéque de Paris, exlraite de la Dissertation latine, in-8», Paris, 1676. Cf. .locamis Launoii judicium super Pétri Chi/fletii disserlalionem de uno Dionysio..., in-S", Parisiis, 1677. — 18. Pctri Francisci Cbiffletii... Opuscula quatuor, I. De Dionysii œtate, idque chronoloyia, quo el suis Parisiensibus confirmalur Arcopagila, el buic sui libri vindicantur. II. De una sancta Syra seu Syria virgine. III. Origo prima Comitum Valentinicnsium ex Pictaviensibus... Accessit appendix de concilio Xiumagcnsi, anno DCCCXXI. in-S», Parisiis, 1679. — 19. Ècdic presbyleri el Fredegarii scholaslici concordia, ad senioris Dagobcrti definicinlam monarchix periodum et ad primx tolius regum Francorum stirpis thronologiam •
chifflp:t
CHIFFRE
slubiliendnm. In duas parles dii'isa. Qiiunun jirior conlincl hisloriam ecclcsiasticam ycntis Anglonim cum nntis ad eandem hisloriam et disserlalionem de aiiclore Imfus historiœ; posterior disserlalionem de annis Dagoberli Francorum régis eo nomine p:imi. Accessit appendix de S. Dinmjsio Areopagila et S. Genovefa Parisiorum palronis, in-4», Parisiis, 1681. Cette dissertation était contre Hadrien de Valois qui fixait la mort de Dagobert I*' en 638. Cf. Hadriani Valesii observalionis de annis Dagoberli Francorum régis adoersus Pétri Francisci ChilJlelii disserlalionem, dejensio. in-4°, Parisiis, 1684; Mabillon, Analecla, t. m, in-8", Paris, 1682, contredit plusieurs fois le P. Chifflet: voir Lelong, Biblioth. hislor., t. ii, n. 15905- 15907. — Outre ces travaux et bien d'autres, le P. Chifflet laissa un manuscrit prêt pour l'impression sous ce titre : Sacrariiim monaslerii Condatcscensis, lerlio decimo ubhinc seciilo fundali. quod est eapul monastiri ordinis in provincia Sequanorum; mcdiis seculis a S. Eugendo sive Aiigendo. qaingcnlis vero abhinc annis frequentius a S. Claudio nuncupalum. quatuor in partes diDisum ; ce ms. fut donne aux bollandistes. Cf. Ac/nsanc/., jun. 1. 1, p. 646; sept. t. viii, p. 714. — La bibliothèque des jésuites à Paris avait conserve un ras. intitulé : Divio cliristiema, chrislianœ Burgundix capul, cliristianse Gallix non infinium decus, composé dés 1665 et pour lequel le P. Chifllet sollicita de Colbert les 6 000 li\Tes nécessaires à l'impression. — Il avait formé le projet d'un ouvrage sur Luxeuil. — Dans une lettre à H. de Valois, le 6 décembre 1665, il parlait d'un projet ou d'un travail déjà entrepris sur » une exacte chronologie, jointe aux éloges de tous les rois très chrestiens en suite de toutes les pièces que les anciens nous ont laissées touchant l'histoire de Saint-Martin.... appuyant sur les années de ce grand sainct celles de tous nos roix, suivant la méthode de saint Grégoire de Tours et de plusieurs autres doctes escrivains. » — Une lettre au P. Sirraond, .30 juin 1648, parle de la préparation d'une édition annotée d'Anastase le Bibliothécaire.
Sur P.-F. Chifflet, cf. Xicéron. op. cit., t. xxv, p. 276-281: A. Castan, op. cit., t. xi. p. 24; C. Sommervogel. Bibliothèque de la C"" de Jésus. 1891, t. ii, p. 1125-1132.
III. Jean. — Jean Chifllet, fils puîné de Jean- Jacques, né à Besançon vers 1614, mort à Tournai le 27 novembre 1666. « Le P. Xicéron et le P. Lelong ont cru à tort qu'il avait été avocat et Foppens s'est trompé également en avançant qu'il professa pendant quelques années à l'université de Dole. Il avait embrasse tout jeune encore l'état ecclésiastique, car il fut nommé en 1652 chanoine à Besançon et, si cette nomination n'eut pas de suite, ce fut probablement à son âge plus avancé que son compétiteur dut la prébende. Chifllet fut bientôt dédommagé de cet échec par sa nomination à un eanonicat de Tournai, et plus tard aux fonctions d'aumônier du roi Philippe IV ainsi que de don Juan d'Autriche et de l'archiduc Léopold, successivement gouverneurs généraux des Pays-Bas catholiques. A un savoir peu commun en théologie il joignait une connaissance étendue de
' R. Descartes, Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans tes sciences, plus ladioptrique, tes météores et la géométrie, qui sont des essais de cette méthode, in-t°. Leyde, 1637, p. 297. — = Chez les Chinois, les deux systèmes ont été simultanément employés. E. Biot, dans le Journal asiatique, déc. 1S39. — = C. Henn.-, Sur Vorigine de la convention dite de Descartes, dans la Revue archéologique, 1878, p. 252. — ' .\.-P. Pihan, Exposé des signes de numération usités chez les peuples orientaux anciens et modernes, ^-8», Paris, 1860, p. 26. — ' P. Sohrœder, Die phœnizisclie Spraclie, Entivurf einer Grammatik nebst Sprach- und Schriftproben mit einem Anhang enlhaltend eine Ertclierung der punischen Stellen im Pœnulus des Ptau-
l'histoire de la numismatique. Sa collection de médailles et de pierres gravées était une des plus riches du pays. 1) Son principal titre pour nos études est le Commentarius in librum Joannis Maearii, cui tiliilns Abraxas seu apislopistus, quse est anliquaria de gemmis basilidianis disquisilio, in-4", Antverpise, 1657.
Sur Jean Chifflet, cf. Xicéron, op. cit., t. xxv, p. 269-271: J.-J. de Smet, op. cit.. t. i, col. 75-76.
H. Leclercq.
CHIFFRE. — I. Valeur de situation. II. Dans lès catacombes. III. Exemples. IV. Combinaisons.
I. V.\LELr. DE siTu.\Tiox. — •■ Toute l'arithmétique, écrit Descartes, n'est composée que de quatre ou cinq opérations qui sont l'addition, la soustraction, la multiplication, la division et l'extraction des racines, qu'on peut prendre pour une espèce de division; ainsi n'at-on autre cliosc à faire en géométrie touchant les lignes qu'on cherche, pour les préparer à estre connues, que leur en ajouter d'austres. ou en oster'. «Or on sait qu'il existe deux grands systèmes de notations numérales : le système de numération par chiffres et le système de numération par barres, celui-ci aboutissant à un système littéral pour les nombres supérieurs. De nos jours, le système littéral n'a plus guère d'usage, sinon pour de rares compositions épigraphiques. Au contraire, chez lesÉtrusques.les Grecs elles Bomains, il était exclusivement adopté -. .\vant de chercher à expliquer les formes et à déterminer les conditions suivant lesquelles les chiffres se sont propagés, il faut étudier la propagation des barres, leur valeur additive ou soustractive en raison de leur position; c'est ce qu'on peut appeler leur valeur de siluation '. Ainsi à gauche d'un angle donné V les quantités se retranchent, par exemple : IV ; à droite, elles s'additionnent, par exemple : Vi. Pure convention. Si l'on réduit V à un point et la barre antérieure ou la barre postérieure à des points, ce sont autant de lieux qu'on représente d'abord par des barres parallèles; l'angle V marque déjà un progrés.
Les Ég\-ptiens employaient pour l'expression des neuf premiers nombres, neuf signes hiérogl\"phiques creux ou pleins '. Les Phéniciens, usaient, eux aussi, de signes élémentaires '. Quant aux Grecs qui avaient empruntéleur alphabet aux Phéniciens, on a discuté la question de savoir s'ils avaient, à une époque déterminée,désigné par autant de barres qu'il y a d'unités les nombres inférieurs à dix ^; on rencontre, en effet, ce mode de numération sur une inscription de Tralles '. Les Étrusques et les anciens Latins paraissent avoir été les seuls peuples qui aient connu à la fois les signes abré,gés et la valeur de situation. Plusieurs chiffres étrusques sont identiques à ce que seront les chiffres romains, toute une certaine indétermination règne encore, par exemple : IIX et XII représentent 12, IIIIX et Xllll représentent 14, etc.*. On ne peut regarder comme des exemples précis de la valeur de situation que les chiffres XIX = 19, XIXX ^ 29; etc. Enfin, il est à noter qu'on ne voit pas encore apparaître l'équivalent du chiffre romain IV.
La valeur de situation ne paraît pas s'être généralisée après l'ère chrétienne, au contraire '. Le chiffre
tus, in-8°. Halle, 1869, p. 188-189. — ' .Jambliquc, dans ses (Commentaires sur Xicomaque, édit. Tennuîius, p- 80. l'affirme expressément. — ' J. Franz. Elementa epigraphices greecee, Berolini, 1840, p. 346-347; Corp. inscr. graec, t. II, n. 2919; Cantor, Mathematische Beitràge zur Cutturleben der Vôlker, in-S", Halle, 1863, p. 111-127; Th.-Henri llartln. Les signes miméraiLc et l'arithmétique chez les peuples de rcmtiquilé et du moyen âge, in-l", Paris, 1864, p. 29, 30. — 'Ar. Fabretti, Le anliche lingue ilaliche; Osservazi'jni paleografiche e grammaticali, in-S", Torino, 1874, p. 109, 110. — 'Voir sur ce point Jlommsen, Inscripliones lalinte anliguissimœ ad C. Ca'S(u-is mortem, in-Iol., Berolini, 1863; L. Renier, Recueil de diplômes militaires, in-4°, Paris, 1876.
CHIFFRE
un sciuble avoir une tendance à se substituer au chiffre IV'; le diifïrc VIII succède au chiffre IIX=, le chiffre IX est presque introuvable '.
Au moyen âge, loin de s'étendre, la convention semble rétrécir encore le champ de ses applications. On comprend à peine comment, pendant de longs siècles, on a pu se résoudre à ces notations lentes et compliquées. Les Romains avaient 23 lettres à leur disposition qu'ils combinaient pour en tirer des valeurs. Chaciue lettre désignait un nombre particulier; quand elle était surmontée d'un signe horizontal, ce nombre devenait mille fois i)lus grand, sauf pour A et B qui ne faisaient que se décupler '. Parmi les chiffres romains, ceux qu'on rencontre sur les plus anciens monuments épigrapiiiciucs et paléographiques sont les lettres C. D. I. L. M. V. X. La lettre G a deux valeurs, tantôt 400, tantôt 6 lorsqu'elle n'est pas proprement le G mais Vepisema.
II. Dans les catacombes. — On a rejicontré plusieurs fois dans les catacombes romaines, sur la chaux qui ferme les lociiU, des chilTres disposés tantôt dans le sens horizontal, tantôt dans le sens vertical. Pareille numération a été relevée dans plusieurs colombaria païens où les niehes destinées à contenir les urnes cinéraires portent un numéro; on tenait ainsi la comptabilité, comme on le fait encore de nos jours pour les concessions dans un cimetière. Les niches étaient distribuées par rangées verticales : ab imo ad summum, a solo ad lasligiuni, linca perpétua ad summum, pcipclua ab imo, conlinua ab imo. oUas continuas in/ra, idliis continentes, ab titulo sursum^. Nous aurions peine à croire qu'à partir du moment où l'inhumation dans les catacombes prit un certain développement, on n'ait pas organisé une comptabilité sinon identique, du moins analogue ii celle des colombaria, et cependant nul indice certain, irrécusable, ne s'en est conservé. On a rencontré, disions-nous, quelques chiffres isolés qui ont paru à de bons juges avoir servi à la numération des toculi, mais rien n'est venu nous apprendre si cette numération existait et. dans ce cas, si elle se faisait par lignes verticales ou par rangées horizontales. Bosio dit avoir vu, dans les cimetières situés le long de la voie .\ppienne et de la voie Ardéatine, des chiflres tels que I, X, XX, et sur la voie Xomentane. au cimetière de Sainte-Agnès, les chiffres I, II, III, llll ■=. Bruni, dans un traité De ceemeteriis demeuré manuscrit, dit avoir vu, lui aussi, de ces chiffres isolés : verbi gratia XXX, LXX in lapidibus scputcrorum vel ccdce '. De Rossi lui-même avait quelquefois vu des chi lires de plusieurs dizaines ■*. Pour ce qui concerne les cliiffres minimes, comme ceux dont parle Bosio au cimetière .Sainte-.\gnès, ils ne correspondent pas toujours au nombre de défunts ensevelis dans le loculus ainsi marqué et ils se rapportent parfois à la numération des tombes, suivant une ligne verticale ab imo ad sunmuun ou bien a sunmio ad imum, ainsi qu'il l'a pu vérifier dans ce cimetière ''. Toutefois, disait-il, ce n'est pas là une règle constante; d'ailleurs la hauteur des galeries et le nombre de loculi superposés ne sufTirail en aucun cas à être applicables aux chiffres élevés; en outre, on ne s'aperçoit
' L. Renier, op. cit.. p. (>, lign. 14; p. i\ lign. 13; p. 10, lign. 8. — = Ihid-, p. (i, lign. 14. — » Ilrid-, p. 2, lign. 7. — * N.dcWailly, p^térnenls de paléographie, in-fol., Piiris, 15i:îS. t. I, p. 704-70.5, clnnne un tableau des \ingl-li-uis K-ltros avec leur \aleur en regard allant de ;iOO a UOOUUUII. — » R. Faljrelti, Insrriplinntini aritiquanmt, qmv in œdihus paternis asseriHintiu-, e.i-pUealin, iii-fol., Hoina, 1702, p. 10 sq. — ''Bosio, Homa solterranea, in-fol., Roma, Kili^, p. 197, 439. — ' Ms. Valie. .''<.'; v, p. 10. — - De Kossi, Homa sottcrranea, t. m, p. 413. — ' De Rossi, {nscriptiotics ehristi(aia' tii-bis Jiiiniœ, t. I, p. 40, n. 13. Cf. H. I.eelercq, Miaiael d'arehéol. elirél., 1907, t. i, (îg. (î3, G5, (»(> sin't()Ul, montrent bien qu'on a creusé les ItH-uli dans le sens de la hauteur et
nulle part que ces numérotations aient suivi une ligne horizontale. Il concluait donc, comme il l'avait fait dans les commentaires de ses Inscriptiones christianse : tanta varietas est in his loculorum noiis, ut ad unicam illas normam cl lecjem exigere plinie ncciucani '", et il concluait après Bosio" et Buonarotli '- que ces chiffres énigmatiques n'avaient pas d'autre destination, lorsqu'ils étaient isolés, que de servir à signaler une tombe pour la reconnaître, de même qu'on y appliquait parfois une monnaie, un vase, un bilielot ([uelcoiuine.
.\ la suite d'une enquête minutieuse, .\rmellini a pu donner l'explication de deux classes de chiflres. .\ Sainte-Agnès, aussi bien que dans les autres cimetières, il a constaté quelle chiffre II désigne invariablement les tombes pour deux cadavres, loculi bisomi ". La deuxième classe permet d'expliquer le plus grand nombre des chiffres, elle présente un intérêt plus général en ce sens qu'elle ouvre une persi)ective inattendue sur le procédé suivi dans l'excavation des catacombes et le plan concerté des ingénieurs. Les études du P. Marchi et de .J.-B. De Rossi avaient prouvé que, loin d'être poussées à l'aventure, les excavations avaient été conduites méthodiquement en vue de ne pas s'écarter des limites tracées et d'assurer la solidité des cryptes. Les lignes capitales une fois déterminées, ccu-do et deeunmnus. le cimetière se divisait en régions ou segments nettement repérés, portant chacun soit un nom. soit un numéro d'ordre. En fait, nous savons cjue les cubicules étaient tantôt désignés par le nom de leur propriétaire ". tantôt par le nom d'un martyr ou d'un défunt plus illustre : ad sanctum Cornelium, ad dominum Gaium, ad Ippolilum, ad Felicitcdem, etc., tantôt par une particularité visible, in lumin(u-e majus. Or. faute de ces désignations ou avant qu'elles eussent été adoptées, on recourait à une mention numérale. La preuve s'en trouve au cimetière Ostrien. .\ droite de l'anibulacre principal conduisant à l'arénaire se développe un réseau très emmêlé de galeries n'offrant aucun point de repère tel que cubicule, lucernaire. pouvant frai>per la vue et servir de signe de reconnaissance. Les loculi se pressent tous semblables entre eux. presciue tous anépigraphes, fermés de grossières tuiles rougeâtres; quelque chose comme la fosse commune, impossible d'y retrouver une tombe aimée sans l'aide d'un indice. Or, dans cette région déshéritée, on rencontre, çà et là. sur la chaux des loculi et souvent sur les ambulacres, un chiffre toujours le même, le chiffre VII écrit avec Vepisema SI ou bien à la manière latine VII. C'était là sans doute la XIV région du cimetière Ostrien, de même qu'on en retrouve sur d'autres points, la V, la VI et toutes les autres. Dès lors, il devenait relativenu'ut aisé de se retrouver. Cryptes et cubicules avaient aussi leur numéro d'ordre; une inscription au eiiuetière de Priscille porte VNDECIMA CRYPTA GREGORIVS".
Si le chiffre II désigne les loculi à deux places, on pourrait admettre que les autres chiffres I à llll, c|uandilsne marquent pas les tombes suivant la direction verticale, ont pu parfois signaler des /ori((i à trois
-"'/(.irf.,t.i, Ruonarotti, ".\nnellini, Itcimitero di .S. .iijnesc. in-S", Rc)nia,lSS0,p.240.Par contre, un locidiis bisnntiis n'est pas toujours nîar<iué II.Cf-De IXossi, Inseripl. christ, urh. Roma\ t I, p 10, n. 42, où une tonil)e bisome à Sainte-.Vgnès est niai<iuéc III. — » H. Leclcrcq, Mamiel d'arrhénl. ehrélienne, 1907, t. 1. p. 2.Î6-257. — " .\rniellini, op. cit., p. 247. 2()S, 280. Ces chiffros des segments peuvent, en outre, fournir un indice sur la direction suivie dans le dé\'eloppement des galeries d'une catacombe, une statistique minutieuse pourrail seule fi.Kcr ce point. F-n tous cas, on peut entrevoir une explieatitin des eliilTres élevés, vus par Bruni.
non dans le sens de la longueiu' de l'anibulacre. p. 8, p. 41. — "Bosio, op. cit., p. frâô. \'etri, p. \'iii.
CHIFFRE
ou quatre places, qui sont rares, mais qui se rencontrent néanmoins (voir Biscandexs, Bisomis, t. ii, col. 910) puisqu'on trouve, exceptionnellement il est vrai, un caveau à huit places. Mais ces chifîres encore explicables sont dopasses de loin par ceux qu'on rencontre sur certaines cpitaphes. Parmi toutes celles-ci, trois sont particulièrement connues. Les voici :
Celle-ci était tracée à la chaux sur un loculus du cimetière de Lucine, sur la voie d'Ostie ' :