XV-ORAS • VI- RECESSIT
DO • HONORIO ■ AVG ■ \/ ....cons 5 CVBECVLARIA ■ HVNC TV[mu/um POSVIT
Cette inscription, ainsi que les deux suivantes, ont été trouvées dans le pavement de Saint-Paul, sur la voie d'Ostic - :
+ HIC REQVIESCIT
CVBICVLARIA DOMN
et celle-ci ' :
rf/es]-XX -DEP XVII ■ KAL • lAN c]VBICVLARIAE REGINE j-ETFLCONST un/io v.c.conss.
La charge de chambellan menait à tout, à condition d'en sortir. Eutrope avait été revêtu de la dignité consul.aire *. Le Code Théodosien consacre un titre aux Prsepositis sacri cubiculi^ : Qui sacri cubiruli nostri fuere prœposili, vel mine esse cœperunt, vel quos poslea sors ad ascendendi hajus gradum fasliiiii devocaril, ca dignitalc fnnganlur. qua sanl prœditi, qui eminentissimam prœlorianam vel urbanam meruerinl prœfecluram aul cerle militarem magisleriam potesiatem, ila ut sit inler eos post deposilas adntinislrationes nulla discretio
IL FoxcTioNS. — Pendant toute cette période du haut Empire, les fonctions de ces camériers nous paraissent tout à la fois vagues et précises, car le service d'un prince peut comporter bien des choses inattendues et c'est ce qui parait avoir été l'usage. Passablement désœu\Tés, ces gens de service passent une partie de leur existence dans l'antichambre de l'empereur ', on . les voit écouter à la porte du cabinet impérial ' et dérober des papiers sur la table du prince *. La nuit, ils gardent les abords de la chambre à coucher " et introduisent ceux qui se présentent avec des nouvelles urgentes ". Ils circulent dans lepalais.portent les messages que s'envoient les membres de la famiUe impériale"'; se tiennent au courant des moindres racontars et des petites nouvelles'-. Les cubiculaires suivent le prince dans ses déplacements, expéditions militaires ou parties déplaisir".
Une charge si intime a pu et dû être sujette à des règlements; toutefois, la fantaisie du prince pouvait modifier la coutume sans en laisser trace, sinon dans de rapides mentions qui, parfois, semblent con-
' Murât ori, .Voî>. thés. vel. inscr., 1. 1, p. cccxciii, n. 1 ; Fabretti, Inscripl. domeslic, in-fol., Romae, 1699, p. 192, n. 390; De Rossi, Inscr. christ, urb. Romse, in-fol., Roma. 1861, t. j, p. 254, n. 599; Corp. inscr. lai., t. vi, part. 2, p. 1227, n. 9313. — = Corp. inscr. lai., t. vi, part. 2, n. 9315. — ' Corp. inscr. lat., t. vi, part. 2, n. 9314. La domesticité du palais impérial comportait des titres que nous ne comprenons qu'à l'aide d'un raisonnement. Molière était valet de chambre du roi Louis XIV et M" Campan, élève de Duclos, de .Mannontel et de Thomas, d'.\lbanèse et de Goldoni, tut femme de chambre de Marie-.\ntoinette. La fonction était peu absorbante et le titre fort recherché; on " appartenait > au roi ou à la reine ou à tel prince, on s'en réclamait, et le protecteur ne l'oubliait pas. Ce sont de vieilles mœurs que nous ne comprenons plus, c'est à leur aide <Iu'on peut se représenter certains titres très anciens. Nous ne pouvons entrer ici dans un sujet si étranger ù nos études
tradictoires parce qu'elles énoncent non un règlement fixe, mais un bon plaisir vite délaissé.
I! n'y avait guère de loi pour régler les attributions du chambellan dont la faveur décidait l'élévation, les privilèges et la chute. Sa fonction se confondait avec la toute-puissance du maitre; on ne les distinguait pas aisément l'une de l'autre. Compagnons de tous les instants, les chambellans qui parvenaient à la faveur intime, se baignent, jouent, mangent avec le maitre" et transmettent ses ordres — avec les leurs — à la domesticité ''. Le chambellan influent est parfois choisi pour arbitre dans les joutes littéraires ou athlétiques dans lesquelles figure son maitre " et se donne les .apparences de l'impartiaUté. Il connaît les moments favorables pour formuler des demandes, présenter des requêtes et recevoir de toutesmains'". Évidemment, on ne saurait confondre ce favori avec la foule des cubiculaires inférieurs, de laquelle il est presque toujours sorti, et qu'il enviera peut-être après sa chute à peu prés certaine.
C'est à ce monde d'esclaves subalternes que reviennent les charges multiples du service de la chambre de l'empereur. L'un renouvelle l'air ", l'autre chasse les mouches ", prend soin des vêtements, les présente, les passe au prince, orne sa coiffure, le farde, le rase, l'épile, coupe les ongles, parfume, chausse, drape, toutes besognes auxquelles nous n'avons pas à nous attarder ici, encore moins à les énumérer, si Ion veut bien songer que certains empereurs eurent plusieurs centaines de chambellans. A Byzance, leur nombre ne diminue guère. La cérémonie de leur promotion, racontée au chapitre xxv du li^Te II des Cérémonies, nous donne de curieux détails sur 1 importance de la dignité et de la fonction. Leur insigne est un vêtement de soie et d'or, le ■miav^^^^^'' °^ "ip^tyaOc:ov. Ils sont placés sous les ordres des préposites ou chambellans et on les avertit, au nom de ces chefs hiérarchiques, de se bien garder, sans l'avis de l'empereur, de porter la main sur un homme qui n'est pas rasé (SifêiTo;),de ne pas s'enivrer, de n'être ni vain, ni léger, ni occupe de choses étrangères au service, d'éviter la compagnie et même la rencontre des hommes pervers et désireux de nouveautés, c'est-adire, les mécontents, l'opposition révolutionnaire, de répandre au dehors les secret; de l'empereur, ils de- ^Tont honorer tous les dignitaires du palais, supéricm-s et égaux, le sénat et, par-dessus tout, les préposites. «Voici, dit la formule de promotion, quelle dignité tu reçois. Songe que la sainte porte dont la garde l'est commise, tu la tiens de Dieu même, surveille-toi toimême afin que jusqu'à la fin de ta vie tu observes ces avis, et, qu'orne des plus belles vertus, tu obtiennes aussi de notre empereur de plus hautes dignités et que tu deviennes illustre dans le sacré couboucleion. » Ceux-ci appartiennent donc à la foule des oi èni toj
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