‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 288 sur 303 · VIII. XCMISM.iTIQUE MÉROVINGIENNE. « Le · texte numérisé non relu

VIII. XCMISM.iTIQUE MÉROVINGIENNE. « Le

monogramiiu; du Christ, écrit M. M. Prou', est le plus ancien emblème religieux qui paraisse sur les monnaies mérovingiennes. Le monogramme constantinien décore le revers d'une pièce de bronze de Childe-

2864. — Tiers de sou d'or de Maurice Tibère.

bert l'f (.511-558)* (fig. 2S63). On cite encore une monnaie de Théodebert, de l'atelier de Chalon-sur- Saône', mais, comme aucun exemplaire de cette pièce n'a été retrouvé, il convient de laisser de côté ce monument. Le monogramme constantinien, audessus d'un globe, et accosté des lettres A et £0, paraît sur un tiers de sou dor frappé à Vienne, avec le nom de l'empereur ^Maurice Tibère (582-602)

- Triens de Pauliaco.

(fig. 2861)'. Ce symbole devient rare dans la numismatique mérovingienne après le vi« siècle, si rare qu'on ne peut citer qu'un exemple du vn^ siècle : c'est un triens d'atelier incertain, Xiaiolo'. On doit toutefois en rapprocher un triens de Pauliaco, aujourd'hui Fouillé, en Touraine, où le monogramme constantinien a subi une modification : la haste se

^ Gœtschy, Fouilles archéologiques e.vécutées eu mai lS'i4, dans la régiou d'Hatjdra, Tunisie/dans Rec.de la Soc.archéol. delà prov. de Conslantine. 1894, p. 579. — = A.-J. Delattre, Les dépendances de la basilique de Danw- s~el~Kariia à Carlhage,dans Compt rendus de FAcad. des i;isfrip(.,1911,p. 575. — » M. Prou, Le monogramme du Christ et la croix sur les monnaies mérovingiennes, dans Mélanges G.-B. De Rossi, formant Supplément au t. -xii des Mélanges cTarehéol. et d'hist., 1892, p. 207 sq. — * Cette pièce fait partie de la collection du Cabinet de France à la Bibl. nat. ; elle porte le n. 36. — " Bouterouë, Recherches curieuses des monoyes de France, p. 224, fig.; voyez aussi Le Blanc, Traité hist. des monnoiies de France, p. 22, flg. — ' Cabinet de France, n. 1303. — " Cabinet de France, provenant de la collection Gariel, Calai, de i ente, n. 54-1. — » Cabinet de France, n. 398; Ponton d'.\niécourt, Touraine, dans Annuaire de la Société française de numismatique, t. m.

termine à sa partie supérieure non plus par un P, mais par un R retourné; de plus, le pied du monogramme repose sur un piédestal rectangulaire * (fig. 2865).

« Nous trouvons sur des monnaies, dont aucune

2866. — Denier de CLiiion-sur-Saùne.

n'est antérieure au vue siècle, le monogramme forme des lettres I et X, par exemple sur les deniers de Chalon-sur-Saône' (fig. 2866), sur des tiers de sou des ateliers tourangeaux d'.^mboi'e'", Ballan ", Candes'^ et encore à Braye-sous-Faye" sur

2867. — Pièce de bronze de Clialon-sur-SaoDe.

les confins de la Touraine et du Poitou, à Périgueux" et au Port de Créteil''.

» Le symbole chrétien le plus commun dans le monnayage mérovingien, celui qui constitue le t\"pe du revers de la plupart des monnaies émises en Gaule,

■ Triens de Dacobert.

depuis la fin du vi» siècle jusqu'au milieu du viii? siècle, c'est la croix sous ses diverses formes. Quant à la croix monogrammatique. que les numismates appellent chrismée, elle se présente tantôt avec sa forme normale, c'est-ii-dire le sommet terminé en

2869. — Pièce de bronze de Thiverza; .

P grec, tantôt latinisée, [c'est-à-dire le sommet terminé en R latin ". La première forme en est rare.

p. 120, n. 71; Le même. Monnaies mérovingiennes du Cenomannicum, p. 174, n. 114. — 'Cabinet de France, n. 207. — "Cabinet de France, n. 359; Ponton d'Amècourt. Touraine, dans .Annuaire de la Soc. française de numismatique, t. m, p. 112, n. 51 ; .\ de Belfort, Description générale des monnaies mérovingiennes, n. 108 . — ^' Cabinet de France, n. 364; .\. de Bellort, op. cit., p. 621. — "Cabinet de France, n. 377; \ de Belfort, op. cit.. p. 1623. — " Cabinet de France, P. d'Amècourt, Monnaies mérovingiennes du Cenomannicum. p. 212, n. 135. — " Cabinet de Franc-, Inventaire sommaire des monnaies mérovingiennes de la coll. d'Amècourt acquises par la Bibl. nat., n. 683. — '' C«ibinet de France, n. 872; Conbrouse, Catalogue raisonné des monnaies nationales de France, in-4«, Paris, 1839-1841, pi. 22, n. 15; A. de Belfort, Descript. génér., n. 1661, 1662. — " Cf. De Rossi, Délia croce monogrammatica greco-latina, dans Bullett. di arch. cris/ , ISSO, p. 154 sq.

CHRIS ME

Nous siiïnalerons son emploi dans les ateliers do Lyon', Chalon-sur-Saône = (fig. 28G7), Autun ^ Sion * et Huy ^ Sur un triens de Brcgusia «, la boucle du P est tournée à gauche. Quant à la croix monograminatique latinisée, son usage a été très répandu dans tous les ateliers monétaires de la Gaule mérovingienne. Les plus anciennes monnaies à date certaine où elle ait été signalée sont des triens de , Da.gobcrt l" (028-038) frappés à Paris avec le nom de saint Éloi ' (fig. 2808). L'R est assez souvent tourné à gauche. Faut-il taire remonter à cette erreur l'idée de dessiner des croix à double chrisme, c'est-à-dire portant à leur sommet deux R adossés» (fig. 2809)'? Des monnaies de Thiverzay, en Poitou, de Lieusaint près Paris' et d'Albi'" présentent ce type au revers. A Sion, on trouve concurremment employées les trois formes de croix monogramniatique que nous venons d'indiquer ". Ai-je besoin de dire que la croix monogrammatique peut être haussée sur un globe, ou sur des degrés, ou bien accostée des lettres A et 00 '? A Rouen, un triens offre l'inuige d'une croix monogrammatique latinisée, s'échappant d'un calice et portant au.\ extrémités de la traverse les lettres CO et A'-. « L'inversion dJ ces deux lettres (voir Diclionn.. t. i, col. 1 sq.) s'explique facilement par une erreur naturelle à des graveurs inexpérimentés qui oublient volontiers que l'image du coin sera renversée sur le flan monétaire.

IX. Notes tironiennes. — Le monogramme du Christ se présente sur une catégorie d'actes, les Charles mérovingiennes, dans des conditions très particulières, nous voulons dire sous l'aspect d'abréviation tachygrapliique ".

« A la fin du iv« siècle, saint Jean Chrysostome, s'inspirant de l'èpitre aux Colossiens >*, recommande aux chrétiens de placer le nom du Seigneur en tête de leurs actes ". Une tradition en faveur de l'observance du conseil donné par le Père de l'Église grecque se créa bientôt et nous constatons qu'elle persistait à l'époque mérovingienne, puisque les notaires ont volontairement exprimé le nom du Christ en tête des diplômes, avant toute autre idée. En effet, l'invocation monogrammatique n'est pas la transformation du monogramme constantinien, mais l'adaptation à la forme générale qu'alïectait ce monogramme de la note tironienne exprimant le mot : Chrislus. En examinant les formes sous lesquelles se présente l'invocation dans les diplômes mérovingiens (fig. 2870) et particulièrement celle que traça, le 14 mars 697 (n. 2 de la fig. 2870), le notaire « Aigobcrcthus », on constate qu'elle est constituée à l'aide de la note tironienne Cliristus'^.ha plupart du temps, il se mêle un peu de fantaisie dans le tracé, mais les

' Cabinet de France, n. 94. — - Cabinet de l'rance, n. 190, cf. n. 181; Conbrouse. o/). cil, pi. 18, n. S; .\. de Belfort, Descripl. génér., n. 1148, pi. ii, n. 38. — = Cabinet de France, n. 133; A. de Belfort, n 413, 436, cf. n. 1.37. — • Cabinet de France, n. 1292. — ^ Cabinet de France, n. 1201: A. de Belfort, n. 2522. — «Cabinet de France, n. 1325; A. de Beltuil, n. 930. — U:abinet de France, n. 693. — ' Cabinet de l-rance, revers d'un triens de 7"/ieo- (ieberciaco (Thiverzay). — 'Cabinet de France, n. 857 — '° Cahinet de France; A. de Belfort, Descripl. génér., n. 81.

— "Cabinet de France, M. Pro.i, o/j. cit., p. 215. -- '= Cabinet de France, n. 200; M. l'rou, op. cit., p. 214-216.

— '^ Nous avons nienli.'mné déjà l'cxislciice de notes tironiennes dans les chartes royales mérovingiennes; voir Dictiotin., t. m, col. 975; les remarques qui suivent sont empruntées à une étude de M. Jusselin, Soles tiruiiicTines dans les diplômes mérovingiens, dans liihliolhcqnc de l' TCcolc des chartes, 1907, t. Lxvin, p. 486-487. — " « Et quelciue chose que vous fassiez, soit par parole ou par tenvre, faites tout au nom de Notre-Seigneur ,Jésus-Clirist. » Coloss-, m, 17. Cette recommandation a mie portée Rcnérale, saint Paul désirant combattre les docteurs de (Colosses qui a\'aicnt

notaires mérovingiens ont pris soin de traduire leur pensée. En effet, à côté de l'invocation, quelques-uns ont dessiné plus ou moins bien la note Chrislus^'; « Aigobercthus >, qui a tracé soigneusement l'invocation, a écrit, en notes tironiennes, à droite et à gauche de la haste principale : An/e" omnia^' Chri- .s7i;.s" (fig. 2S70, n. 15, 10): puis plusieurs notaires ont figuré seulement la note unie -'. Dans leur pensée l'invocation représentait donc le nom du Christ, et il faudrait transcrire : [CHRIST US]ante. La forme qu'affecte la note ante, lorsqu'elle est liée à la haste de l'invocation (fig. 2870, n. 27), se retrouve à l'époque carolingienne --. Elle fut, dés la fin de l'épocpie méro-

21 SS Si 2i/^

I (JKrisUs

287U. — Clirismes en notes tironiennes.

Daprés Bibliothèque de l'École des cliartes,

1907, t. Lxvni, pi. 1.

viugienne, identifiée avec la note diiieii; et, comme tous les signes qui constituaient l'invocation, fut beaucoup employée comme signe abréviatif, les notaires choisissant de préférence ces signes symbolisant une pensée élevée, mais dont le sens exact commençait ;i n'être plus connu de la plupart d'entre eux.

« Avant la souscription du roi ou celle du notaire, l'invocation exprime souvent le mot Clirislus ou

cherché ù diminuer le rôle du Sauveur dans l'esprit des fidèles de Phrygic. Cf. L. Duchesne, Histoire ancienne de l Église, 1906, t. i, p. 68-73. — "S. Jean Chrysostome, In Epist. ad Coloss., lîomil. ix, n. 3. — " Cf. Schmitz, Cornmenturii notarwn tironianarum, pi. lx, n. 21. — " Beroaldus, K2, n. 3(22 juin 654); Droctoaldus. K2, n. 12 (12 septembre 677 1. — '= Cf. Schmitz, Commentarii, pi. ix, n. 3. La note est très nettement tracée, le demi-cercle est un peu séparé de la haste. — " Cf. Schmitz, Commentarii, pi. n, n. 88. — -" Cf. Kopp, PaUcographia critica, in-4'*, Mannheim, 1817, t. I, p. 424-426, n. 146. et Musée des Archives nationales, in-4°, Paris, 1872, p. 20, n. 22. — =' Abthadus, K 3, n. 3 (12 août 691); .\ghilus, K 3, n. 4 (5 niai 692|; K 3, n. 5 (5 juin 692); Chlodovius, K 3, n. 6 (1'' novembre 692); Vualderammus, K 3, n. 7 (2S lévrier 693): Nordeberthus, K 3, n. 10 (S avril 696); Befta, K 3, n. 13 (25 lévrier 703); ! Actulius, K 3, II. 15 (13 décembre 710): K 3. n. 17 (29 février 716) ; K 3, n. 20 (16 mars 710) ; Uag iberthus, Iv 3, n. 16 (14 décembre 710); Chrodoberllius, K 3, n. 18 (5 mars 716); Ermedraninus, K 3, n 19 (7 mars 716); Uaganfridus K 4. n. 3 (28 février 717) — = Ce point particulier djit taire l'objet d'une autre étude.

CHRISME

ir^n

[CHRISTVS]ante. « Aigobercthus » a ropété la formule : Aille omnia Cliristus^, déjà placée dans l'invocation initiale; quant à « Vulfolœcus », il a écrit, dans l'invocation qui précède sa souscription, soit In-nomine Chrisii ^, soit Jn-nomine Chiisto ', à l'exemple sans doute du roi, qui souscrit : In- Christi nomene... « Droctoaldus « a eu l'idée originale d'écrire en notes tironicnnes à droite et à gauche de la haste de 1'/ du mot optulit, dans sa souscription : In-nomine Domine. Enfin, l'invocation placée par a Blatcharius » avant son nom est intéressante. Elle représente [CHRlSTl'S\antc, puis à sa droite, en haut et en bas, sont deux notes tironienncs (fig. '2870, n. 17). Après avoir transcrit ces signes : Scripsit (en bas) régis (en haut), on est assez embarrassé, car cette mention ne répond à rien. Il faut chercher sous les paraphes du notaire la note clericus qui la complète, et lire le tout : Scripsil clericus régis. »

X. PoN'CTU.\Tiox. — Les chrétiens ont fait usage de divers signes de ponctuation épigraphique; parmi les plus anciennes inscriptions nous voyons parfois trois points superposés et légèrement espacés; plus fréquemment on rencontre Vhedera ou feuille de

mais c'est bien^une ponctuation dans les exemples suivants; celui de Dioscore» (fig. 2871) :

AIOCKOPOS)^ NAYKAHPOC )[c ùûûH )^HKYMOH)lJ

EN -jif, HPHNI ]f, HZHC HTH )[; KHRAPAKATI ©•KAAYnnAr-0CO.APKAA-C.KAIPOY<J)EIN Aiôdxopo; vav-/.).ripoî wgti r^xytifOr, èv r,!;y,vi* r^fioiew) r,i-r\ o£, [M];(av) tzC?)' ■/.aT(îi;'Or;) 0' v.a/.- |iap(TiO)v)-jit-a- -{tU) (•?) '.\ç,y.xc(io-j) [8'] /.ai "Pust,v(o-j) (année 392).

Bien que cette inscription soit la plus caractéristique de cette catégorie, nous transcrirons encore celle-ci ' :

SAIVBBIVS MAXIMINVS BENEMERENTI CONIVGI

VALENTINAEQVAEVIXITMNECVMNVNXXXV -^

>^MENS-lll-DEPOSITA XIII KAL SEPT IN PACE J;

Salvias Vibbius Maximinns bcncmerenti conjuyi Valenlinœ (juœ vixii meciim n(umero) aninos) x.x.w, mens, m, deposiia .\iii kal. sept, in pace.

XI. Poinçon. — En 1887, on fit la découverte à Téglâs, en Transylvanie *, de lingots d'or au nombre

2S71. — Inscription de Dioscore. D'après Kaibel, Inscriptiones Gt'xci^, Siciliv, Italiœ, 1890, p. 534, n. 225"2.

lierre pourvue de sa queue (dont les anciens dessinateurs et collecteurs firent bravement un cœur percé d'une llèche!), quelquefois un croisillon, ou bien une sorte de tortil en forme d's. Plus ingénieux, quelques lapicides imaginèrent de faire servir le chrisme en guise de ponctuation.

Parfois ce n'est guère plus qu'un ornement et, vu les licences que se permettait la langue, il n'est pas impossible que le chrisme séparant deux mots ait eu pour fonction de vouloir signifier: proCIirislo, connue dans cette épitaphe' :

ERMETES ^ PASSVS

ou bien même, ce n'est plus que l'utilisation d'une lettre P qu'on transforme en chrisme sans pouvoir le combiner avec le sens de l'inscription ^ : LAIS

L • CO-pONI SARCINATRIX

'K 3, n. 12 (14 mars 697), pi. i, fig. 1. — = K 3, n. 2 (30 octobre CSS); K 3, n. S b (13 décembre 695). — > Bibl. nat., ms. lat. 0007 (galerie) des chartes, n. 378 (3 avril 697).

— *Fabretti, Inscrîpt. antiquar.^qitœ in œdib.palernis asservanlur, explic.lio, in-tol., Romae, 1699, p. 738, n. 191; Lupi. Severœ epitaph.j p. 135; Perret, Cntac. de Rome^ t. vi, p. 81.

— ^ Boldetti, Osservazioni sopra i cinùteri cristiani, in-fol., Roma, 1720, p. 443. — • OUvieri, Marmara Pisaurensia, infol. Pisauri, 1738, p. 60, n. 163; Muratori, Thés, oeter. inscr., t. i, p. 393, n. 7; Corp. inscr. greec, t. iv, n. 9867: G. Kaibel, Inscript. Siciliœ, Italiœ, in-fol , Berolini, 1890, p. 534, n. 2252. — ' F.-A. Visconti, I.ellera sopra un' iscri:ione cemeleriale, dans Dissertazioni délia ponlif. accad. rom. di archeol, 1831, t. iv, p. 83-93. — 'L'ancienne Dacie. —

de seize '. Ces lingots avaient été obtenus en coulant l'or en fusion dans des formes oblongues, découvertes à leur partie supérieure. Ces formes peu soignées donnèrent des hngots assez semblables à des bâtonnets grossièrement fabriqués; l'impression faite à la partie supérieure avant le complet refroidissement du métal ajouta encore à la dilTormité. Le titre vérifié à Pest donna 98 pour 100 d'or pur.

Les lingots qui ont échappé à la fonte portent des poinçons disposés de manière à former quatre séries. Deux poinçons portent le chrisme. Celui de Lucianus et celui de Sirmium (fig. 28712).

LVCIANVS OBR-ISiG;^

en

33 (Sirmium S assise.)

Xt:

Comme ce sont les poinçons au monogramme et non leur répartition et leur combinaison sur les dif-

' F. Kenner, Romische Goldbarren mit St:mpeln, dans Arch^ologisch-epigraphische Mittheilungen aits Oesterreich- Ungarn, 1888, t. xii, p. 1-24; Domaszewski, Romische Goldbarren mit St?mpeln, dans même re\'ue, 1SS8, t. xii, p. 66-71; F. Kenner, Romische Goldburren mit St^mpeln, dans même revue, 1888, t. xii, p. 71-73; Xumismatische Zeitschrift, 1888, t. xx, p. 19-46; .Momnisen, dans Zeilschri/t fiir S'umismatik, 1889, t. xvi, p. 351-358; Resch, dans -■Irdi. Ertesitô, 1887, t. vu, p. 392; Nagy, dans même revue, p. 395, 444; FrôUch, dans même re\-iie, ISSS. t. viii, p. 39- 49; Hampel, ibidem, p. 49 sq. ; Finaly, dans Erd lyi miizeum, 1887, t. IV, nouv. série, p. 337-346. 346-357: Corpis l'nscriptionum /a/inarun;, Berdini. t. m, Suppicm. I, p. 1443, n. 8080.

CHRISME

férents groupes clejingots que nous avons à relever, nous n'abordons pas ici la question du poids, des dimensions de chaque lingot et des personnages mentionnes par les poinçons. Mentionnons donc sommairement le poinçon de FL- FLAVIAN VSPRO. SIG.AD DIGMA J0(^^ ; le poinçon de QVIRIL,- LVS,ET DIONISVS; * SIRM SIC J0é^ ; le poinçon portant trois ciligies impériales de profil avec les lettres abréviatives DDD N N N ; un autre poinçon analogue avec de légères modifications de type; le poinçon représentant la ville de Sirmium assise, vue de profil, tenant de la main droite une palme, de la main gauche une corne d'abondance. Ici aussi, une variante à noter : dans une série, le poinçon montre au-dessus de la palme une étoile à six rais; dans une autre série, le poinçon a été modifié et au moyen d'une légère boucle l'étoile à six rais est devenue un

défunt lui-même? Après avoir tourné et retourné en tous sens les lettres. De Rossi aboutissait à cette luiique lecture : AOPATA (= lopitac), c'est-à-dire invisibilia. A-t-on eu la pensée de désigner le phare qui marque l'entrée du port mystérieux d'où nul n'est revenu donner la description'? C'est possible. Quoi qu'il en soit, un coup d'œil jeté sur le petit fragment fait saisir de suite la disposition du monogranmie (fig. 2S73). On remarquera que c'i st le monogramme dit constantinien; cependant ce débris portant des caractères grecs a été trouvé au cimetière de Calliste, qui n'a fourni aucun exemple d'inscriptions grecques dans les régions appartenant au iv siècle. Il y a tout lieu de croire que le fragment en question appartient au m* siècle, et provient de la région primitive de ce cimetière =.

C'est également au m" siècle qu'appartient une

^^fy

2872. — Linyûts pùiDçounés ûu monogr;:rrinie- Dans Arc.h.vologUch-cpi'jruphische MHtheUmi'jen ans Oestcrreick-Ungarn, 1888

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