CHANDELIER A SEPT BRANCHES
f' III. Curiosités. — Nous réunirons ici quelques tj'pes de chandeliers dans l'espoir d'attirer l'attention sur certaines pièces qui reposent dans les vitrines des musées et auxquelles on ne fait pas l'honneur d'une publication, faute, souvent, de pouvoir en établir la destination.
Aux environs de Châlons-sur-Marne on a trouvé, vers 1S77, un objet en bronze dont la forme éveille d'abord l'idée d'un double coquetier bien que la présence d'un tube circulaire intérieur impose un usage différent de celui du coquetier'. Des objets analogues ont été signalés par l'abbé Cochet dans les cimetières de Xormandie: ils existent en nombre au musée de Rouen et au musée de Saint-Germain-en-Laye. Il y a tout lieu d'admettre l'opinion d'.\lex. Bertrand qui propose d'y voir des candelabra ou lychnuchi '; J. Quicherat conjecturait avec vraisemblance que ces chandeliers ont dû servir dans les processions'; ainsi ces pau\Tcs débris gallo-romains offriraient un certain intérêt liturgique (fig. 24G9>.
A Syracuse, dans la cataconibe San Giovanni S un objet assez curieux ettrès grossier comme fabrication (fig. 2470). C'est un petit chandelier qui devait servir à tenir une mèche dans un récipient rempli d'huile suspendu en manière de lampe à lu voûte. Probablement, une de ces lampes qu'on appelait, à cause de leur forme, eorona- ou rirculi himimim, et dont nous trouvons cette description dans Prudence*:
Pendent nobilihiis luniina funibus
Quœ sii/Iixa miennt per laquearia,
El de languiditis fota nalantibus
Luceni perspicuo flamma iacii vitro.
1\. Ch.wdelier p.\sc.\l. — Les liturgistes se sont occupés du cierge pascal, de sa matière, de sa bénédiction.de sa décoration: ils ne se sont guère attardésàla question de son support. A \Tai dire, on n'en sait absolument rien', et. en l'absence de tout monument authentique,mieux vaut. peLit-être. s'abstenir d'enimproviser.