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III. Summus capellanus. IV. Capcllani minores

I. TiiRE. — Nous avons eu occasion dédire en parlant de la « Chape de saint Martin » et d^s « Chapelles 1) (voir ces mots) que les termes de cappa, capella,capellanus n'ont fait leur apparition qu'à une date assez tardive. Après avoir servi à désigner la relique fameuse de l'oratoire des rois francs, capella étendit son sens jusqu'à devenir la dénomination courante sous laquelle on comprit l'ensemble du personnel desservant l'oratoire royal et le lieu lui-même consacré à la garde de toutes les reliques du trésor. Nous ne nous occuperons ici que du personnel, la capella, dont les membres portèrent le titre de capcllani.

La fonction des capellani se déduit donc de leur titre même. Toutefois cette fonction ne semble pas avoir été une sinécure; outre la fameuse chape, ils avaient en garde d'autres reliques. Une formule du Recueil deJÎarculfe fait mention de la capella domni Martini in pcdatio nostro^; une autre formule du même recueil rappelle les reliques que le roi envoyait dans les provinces afin défaire prêter sur ces témoins sacrés les serments de fidélité qu'on devait au prince ou à son flls et héritier* : Jubemus ...bannire et locis eongruis per eivitaics, vicos et caslella congregare

du transfert à Auxerre des reliques de Tours et le don de l'une d'elles au moment du départ. Il semble plus que probable, eu égard à la vénération qui entoura saint Martin de son vivant qu'aucun de ses vêtements ne fut délaissé par lui sans être recueilli par quelque fervent disciple, ainsi on s'explique sans peine que l'êpithête de « manteau de saint Martin • trouvât à s'appliquer à un habit n'offrant pas un caractère historique. — • "Marculfe, Formulœ, dans Formnlse meroivingici el karolini œiti, êdit. Zeumer, 1882, p. 68, lig. 3. — ' Ibid.. p. tîS.ligni-s 19-25),M;irculfe dédia son Recueil à l'évêque de Paris, Landry (650-656. Cf. A. Tardif, Élude sur ta date du formulaire de Marculfe, dans la Nouvelle revue historique du droit. 1881. t. viii, p. 557 sq. ; Le même, \ouvelles obseroulion^ sur la date du formulaire de Marculfe, dans .Vouuelle revue histor. da droit, 1885, t. IX, p. 868.

CHAPELAIN

facialis... présente misso noslro... fidelilatem precelso filio nostro vel nobis... per locasanclorum vel pignora, guas illuc per eodem direximus, debeani promiUere et con/urare. La chape de saint Martin, nous l'avons vu, n'était pas à l'abri de ces sortes de déplacements ' à l'occasion desquels il est à peine douteux qu'une délégation de capellani était désignée pour transporter, protéger et exposer les reliques, et surtout pour les rapporter intactes, une fois la tournée terminée.

Nous ne pouvons douter que l'oratoire des rois mérovingiens fut richement doté de reliques à une époque où la foi éclairée des uns, la foi superstitieuse des autres s'accordaient à attacher à la possession de ces souvenirs précieux une importance capitale. Le concile d'Épaone, en 517, nous apprend que de simples chapelles rurales en étaient pourvues '. Il est peu vraisemblable qu'on retrouve jamais l'inventaire du trésor royal des reliques, encore qu'il ait probablement été établi à diverses époques. A défaut d'un inventaire, quelques indications éparses dans les documents seraient précieuses pour l'histoire de la formation de ce trésor, ses accroissements, ses largesses aux Églises, le régime intérieur du personnel attaché à sa conservation ; malheureusement nous ne possédons ri«n.Il n'y a pas lieu d'attacher une valeur historique quelconque à une affirmation de Hincmar au IX' siècle, au dire duquel in his cisalpinis regionibus postquam Clodovicas priedicalionc beali Remigii ad Christum conversus et ab ipso bapiizalus exstitil,pcr successiones regum sancli episcopi ex suis sedibiis et tempore competenti palalium visitantes, vicissim hanc administrationem disposucnint. Hincmar, remarque avec raison Thomassin, pourrait bien avoir jugé des premiers siècles de la monarchie française par les usages du sien '. ÎMalgré leur envie de se décou\Tir une illustre origine les anciens historiens et c aumosniers de la chapelle ro'inlc » ont à peine osé faire état de ce texte et de plusieurs autres aussi peu recevables. Si M. du Peyrat déclarait intrépidement que saint Remy de Reims, ouvre la liste des « grandsaumosniers de France», M. Archon, plus modéré, renvoyait le saint évéque dans son diocèse, renonçait à réclamer Aptonius et « pour ne rapporter que des faits certains' » se bornait à incorporer à la grandeaumônerie du roi Clovis son catéchiste saint Waast depuis sa rencontre àToulavec le roi franc jusqu'à son élévation sur le siège épiscopal d'Arras '. Ensuite c'étaient saint Euspice de Verdun, saint Melaine de Rennes et un prêtre du nom de Claude, ordonné par saint Remy, qui auraient été successivement ou simultanément chapelains de Clovis». On peut être surpris qu'un sujet aussi rempli d'intérêt que l'histoire de la chapelle des rois mérovingiens ait été complètement négligé en France '. A supposer qu'on retrouvât avec certitude ou du moins avec une probabilité historique les noms de quelques-uns des premiers chapelains royaux, de larges intervalles sépareraient

» Diplôme de Childebert III en 710, dans Bouquet, Rec. des liisl. de la Gaule, t. iv, p. 685, n. 97. Transfert de la chape de saint Martin dans l'oratoire du maire du palais Grimoald. Cf. Dictionn., t. ni, col. 388. — ' Conc. Epaonense, can. 25, dans Conc. eevi merowingici, édit. Maassen, p. 25.

sL. Thomassin, ancienne et nouvelle discipline de F Église,

in-Iol., Paris, 1725, t. i, col. 1232. cite sans référence le texte dHincmar, De ordine palalii, c. xiv. — « Archon, Histoire de la chapelle des rois de France, in-S", Paris, 1704, t. I, p. 18. — 'Sur saint 'Waast et son prétendu service de chapelain, cf. [H. Quentin], La vie et les miracles de saint Waast ou Gaston, in-lC, Bruges, 1896. — 'Archon, op. cit., p. 19; l'auteur renonce à revendiquer saint Séverin. Sur le voyage de ce personnage à la cour, cf. Dictionn., t. I, col. 853. — ' "^■. Lûders, Capella, Die Hofkapelle der Ka- Tolinger bis zur Mitte des i.\ Jaiirhunderts. Capella? auj

sans doute les uns des autres les noms clairsemés de ce catalogue. Une telle recherche mériterait certes d'être entreprise; puissions-nous être assez heureux pour en suggérer la pensée. Aucun des noms proposés par les anciens historiens ne peut être accueilli sans discussion; tous ou presque tous doivent être proba- Ijicment rejetés, mais il n'y a pas que le personnel qui soit digne d'attention. L'institution elle-même, son fonctionnement, son progrès, cette longue et souvent honorable histoire qui s'ébauche à Reims pour finir à Versailles est du nombre de celles qui récompensent par un intérêt renouvelé ceux qui s'y attachent. En attendant un semblable travail ce n'est pas, croyonsnous, trop s'aventurer que de répéter après Thomassin

qu'il y avoit une chapelle dans le palais de nos roys, avec un clergé qui lui étoit propre et particulier; dont on tiroit un nombre considérable de sçavans et de saints évesques quand l'inclination des rois favorisoit le \Tai mérite de la science, de la vertu et de la religion*. »

Nous ne pouvons douter que, dès l'époque mérovingienne, la « chapelle » des rois soit organisée. Les plus anciennes attestations ne nous reportent cependant pas plus haut que le vii« siècle. Bien qu'on ait appliqué à tort le titre de capellani à des personnages qui ne l'ont jamais porté, nous savons qu'ils en ont exercé les fonctions. C'est le cas pour Betharius, Rusticus et Sulpicius. La Vita Bitharii ' nous le montre appelé à la cour de Clotiire II (584-628) en qualité d'archicapellanus, ce qui est un double anachronisme, et avec la charge de garder les reliques qui suivaient le roi dans ses déplacements. Belharius devint évêque de Chartres*" vers 594 ou 595. Rusticus reçut du même roi Clotaire Vabbatiani palalini oratotii^^ qu'il quitta pour monter sur le siège de Cahors (6'24-630), Sulpice portera le titre A'abbas in casliis '^ et devint évêque de Bourges : il siégeait au concile de Clichy, en 626-627. Voilà tout ce que nous savons de certain sur la cliapelle royale mérovingienne. Le nombre et la hiérarchie des clercs qui en faisaient partie nous échappent, du moins vojons-nous que leur chef n'était revêtu de l'épiscopat qu'en quittant sa charge. Rien de semblable par conséquent à ce qui existait à Constantinople où le palais impérial attirait à demeure un nombre dévêques suffisant pour former une sorte de concile permanent".

Si on s'en tient aux documents d'une authenticité incontestable, la plus ancienne mention du titre de capellanus se lit dans une charte de donation de Charles Martel en faveur de l'abbaye de Saint- Denys datée de l'année 741". Parmi les signatures se trouve celle-ci : Audo^nus capellanus subscripsit. Dès l'année ^uivantt, 21 avTil 742, un capitulaire de Carloman entreprend, sous l'inspiration et avec l'aide de saint Boniface, de rétablir la discipline ecclésiastique dans le royaume franc. Il interdit en conséquence aux clercs de porter les armes, de se battre ou de joindre l'armée,

Kôniqs- und Priualqut, in-S», Leipzig, 1908. — ' Vila Betharii, c. v. dans Rerum merowingicarum Scriptores, édit- Krusch, t. ni, p. 615. — 'Bouquet, Eecueil des hist. Gaules, t. in, p. 489. — '• Vita Desiderii Caturc, des c. n, dans Rerum merov. Script., t. iv, p. 564. — "Mabillon, Acta sanct. O. S. B., t. n, p. 170. — "Synode i,«r.:..îT!t. Cf. Hefele-Leclercq, Histoire des conciles, 1907, t. i, part. 1, p. 7, note 1. Kraus, Realencyklopàdie, avait découvert des capellani à Rome dés le temps de saint Léon le Grand. En y regardant de plus près c'étaient des cubicularii. Cf. Liber pontificalis, édit. Duchesne, t. i, p. 239. — "L. Thomassin, Ancieruie et nouvelle discipline de l'Église, 1725, t. I, col. 1234. — "Mabillon, De re diplomalica, p. 189, a encore vu l'original disparu depuis. Cf. Bôhmer- Mùhlbacher, Regesta Imperii, p. 43; Pardessus, Diplomata,'t. n, p. 380, n. 363.

CHAPELAIiN

exception f ùti^ pour ceux qui ont charge de célébrer la messe et de porter les reliques pour le service du roi : ...nisi illi tanlummodo qui propter divinum misterium. missarum scilicet solemnia adimplenda et sanctortim palrocinia vorlanda od hoc elecli simt. Id est unum vel duos epiacopos cum capcllanis presbileris secum hnbeat^; cette prescription reparaît mot pour mot dans un capitulaire de Cliarlemagne, vers l'année 760 =.

Ce qui inviterait à croire que le terme capellanui. quand nous le rencontrons en 741, était de formation récente et d'usage encore restreint, c'est qu'il ne se lit pas dans les canons des conciles mérovingiens réglementant la tenue des clercs et ne faisant mention d'aucune exception en faveur des capellani '.

II. Attributions. — Les attributions des capellani telles que nous les font connaître les capitulaires de 742 et de 769, ne diffèrent en rien de la description qu'en donne Walofriil Strabon : Dicli sitnl aulcm frlmilus cappellani a cappa beali Martini, quant rcges Francorum ob adjulorium victoriœ in prœliis solcbant secum habere, quam ferentes et cuslodienles cum ceieris sanctorum reliquiis clerici cappellani cœperunt vocari *. Le.s chapelains avaient donc à porter et à garder les reliques, ils suivaient évidemment l'armée en campagne et avaient sans doute leur rang de roulement avec le quartier-général. Voilà ce qu'ils étaient ; voici maintenant ce qu'ils n'étaient pas. Les capitulaires de 742 et de 769, tout de suite après avoir réglé ce qui concerne les presbyleri capellani ajoutent : et vnusquisque prœfectus unum presbijterum qui hominibus peccalaconftlentibus judicare et indicare psenitentiam possil^. Ainsi la messe au camp et la garde des reliques revenaient à la charge des évêqueset chapelains attachés au quartier-général; la confession des hommes de tronpe ne les concernait pas, mais bien le prêtre attaché à chaque prœfectus, c'est-à-dire à chaque cornes, nous dirions aujourd'hui à chaque unité stratégique •. Le mot primitus employé par Walafrid Strabon est bien trop vague pour lui accorder une signification chronologique précise. A quelle date reporter ce primitus? on ne saurait le dire; mais si on considère que Walafrid écrivait vers 840-850, son pr/niiVus peut nous conduire un siècle plus tôt, aux environs de cette année 741 où le mot capellanus fait sa première apparition dans les textes. Nous serions donc disposé à croire que le mot aura été forgé pendant la première moitié du viii^ siècle; depuis lors il s'était vulgiu-isé et tendait à se répandre, c'est à peu près tout ce que veut dire le primitus de Walafrid : « Les clercs qui portaient la chape de saint Martin... et d'autres reliques furent jadis appelés chapelains. » Seuls les prêtres desservants de l'oratoire portaient ce titre, car les deux évêques mentionnés par le capitulaire et les

' Capitul. Karlmanni, dans Cnpilularia reg. Franc, édit. Boretiiis, 1883, p. 25, lig. 12-15. Cf. Epislolx merowino. et Karolini œvi, dans Monum. Germ. hist., t. i, p. 310, lig. 22-25; Conc. Germanicum, can. 2, dans Concilia awi karolini, édit. Verminghoff, t. il, p. 3. — = Capilularia, édit. Boretius, p. 44-45. — ' Conc. Matiscon., 583, can. 5; conc. Burdigal., 663-675, can. 1 ; conc. Latunense, 673-675, can. 2, édit. Maassen, Conc. œvi merov.. p. 156, 215, 218. ■ — • Walafrid Strabon, De exordiis et incrementis reriim ecclesiasticariim, c. xxxii, dans Capit. reg. franc, t. il, p. 515. — ' Capilularia, édit. Boretius, p. 45, lig. 4-6. — • Je n'ose pas dire « régiment », l'anachronisme paraît trop fort et cependant c'est le seul mot qui convienne. — ' Miraciila S. Diomjsii, 1. I, c. xxi, dans Du Cange, Glnssarium, édit. Niort, t. ii, p. 119, col. 1. — ' Concil. Francfort., «an. 2, dans Conc. wvi Karol., édit. Venningliofl, p. 166. — •Cl. Waitz, Deutsche \'erfassungsgeschichte,'ii'' édit., in-S*», Berlin, 1880, t. m, p. 517 sq. iSickel, dans Sitznngsberichte d. K. Akad., Wien, t. xxxix, p. 149;.4c(« rcgum et imperaiorum Karolinorum, t. i, p. 70, note 12. — '» Hincmar, De urdine palatii, c. xv, dans Capilularia, t. ii, p. 523. —

prêtres attachés à chaque cornes n'en sont pas pourvus dans le texte des capitulaires. Ce sont encore les chapelains royaux que nous voyons désignés à l'occasion de la campagne de Charlemagne en Saxe. L'empereur devait avoir des chapelains ingambes pour le suivre dans ses expéditions : Hic pignora beatorum martyrum secum ferri fecerat, et custodes clericos, qui secum proficiscebantur (\e quartier-général), delegaverat, uti eis vicissim sibi succedentibus débita exhiberetur religio '.

En temps de paix, les chapelains eurent la garde des archives déposées en lieu sûr dans l'oratoire du palais. Les rois francs de la première race avaient commencé par emprunter à l'administration romaine l'organisation de. leur chancellerie- Elle constituait un office 1 lïquc rempli par des référendaires qui expédiaient chacun en son nom les actes royaux et faisaient partie de la cour du palais. Mais la chancellerie trouva bientôt une rivale dans la chapelle du roi dont l'origine a été retracée ailleurs. En un temps où l'ignorance envahissait tout, les capellani pouvaient sans trop d'effort paraître savants et naturellement désignés pour surveiller les documents que, le cas échéant, ils seraient presque seuls à pouvoir dèchilTrer. En 791, le concile de Francfort recommande de déposer dans les archives de la chapelle royale un des trois exemplaires de l'acte de soumission d.> Tassillon de Bavière : unde très brèves ex hoc capitulo uno tenorc conscriptos fieri prœcepit, unum in palatio retinendum, alium prafalo Tassiloni... dandum, tcrtium vero in swri palacii capella recondendum fieri jussit '.

III. SuMMua CAPFiJ.Ayu^. — Vers l'époque de Pépin et de Charlemagne le personnel et le fonctionnement des cliapelains commence à nous être mieux connu'. Le premier personnage historique qui parait avoir porté le titre de chapelain fut Fulrad, abbé de Saint-Denys : ...tempore Pippini et Caroli hoc ministerium consensu episcoporam per Fulradum presbyterum, tempore ctiam Caroli per Engelramnum et Hildiboldum episcopos, tempore dcnique Hludowici per Hilduinum presbyterum et post eum per Fulconem item presbyterum, dcinde per Drogonem episcopum exstitit hoc ministerium execulum". Fulrad a porté le titre, que nous lui voyons donner par le pape Hadrien 1=' lui-même, de Francix archipresbyter^^ el rempli la succession des anciens supérieurs de la chapelle royale '2. Fulrad est nommé dans treize diplômes de Pépin entre 750 et 768 "; une seule fois, le 23 septembre 768, il reçoit le titre de capellanus ", le reste du temps on l'appelle abbas et abbas S. Dionysii bien que dés l'année 749 les .innales Lanrishamenses ma/ores lui donnent le titre de chapelain '• que confirment les Annales d'Éinhard, en 749 et en

» Hadrien, Epist., Lrv, ad Tilpinum, P. L., t. xcvi, col. 1212; Jaflé, Reg. ponlif. rom., n. 2411; G. Waitz, op. cit., t. III, p. 517; Œlsncr, Ja/irhùc/ier des frankischen Reiches unter Kënig Pippin, p. 13, 38, 421 sq. ; Abel, Karl der Grosse, t. i, p. 3U5; Simson, Karl der Grosse, 1883, t. II, p. 540 sq.; Dubruel, Fulrad abbé de Saint- Denis. Colmar, 1902, p. 26 sq.; Simson, op. cil., p. 541, note 2. Pépin donne à Fulrad le titre de capellanus noster et archipresbijter. Bouquet, Recueil, t. v, p. 708, 745. — >= G. Waitz, op. cit., t. m, p. 517; à propos de l'onction de Pépin par le pape Etienne à Saint-Denys. le 28 juillet 7.54, nous lisons : vir venerabilis Folradus archipresbgter et abbas, dans Scriptor. rer. merowingicarum, édit. B. Krusch, t. i, p. 465. — " Bôtimer-Mûlilbacher, n. 58. 59, 60, 65, 73, 76, 78, 89, 104, 107, 108, 109, 110; W. Lûders, op. cit., p. 26, note 2. — "Bôhmer-Mûhlbacher, n. 109 : vira venerabili Fulrado cnpellano nostro siue archipresbylero ; uir venerabilis Fub-adus capellanus nostcr; pr.vdictns Fulradus capellanus nosler; sivc archipresbgter. — " Monum. Germ. /lis/., Scriptores, t. I, p. 136 : Burghardus \Vir:cburgensis eps. et Folradus capellanus missi fuerunl.

CHAPELAIN

755 '. Bien plus, les Annales Fuldenses désignent, dès 738, Fulrad en qualité d'abbatem sancti Dionisii el summum capellanum régis Pippini *. Fulrad fut aussi chapelain de Carloman, frère de Charlcmagne • et enfin de cet empereur; c'est le titre dont il se décore dans son testament rédigé au début de l'année 777 ♦. Un diplôme de Charlcmagne daté du 6 décembre 777 fait usage pour la première fois d'une formule qui deviendra pendant longtemps protocolaire : eappellanus palaeii noslri '. Enfin sur l'épitaphe de Fulrad, Alcuin lui donne le titre de cuslos capellœ ' :

CORPORE FVLRADVS TVMVLO REQVIESCIT IN

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