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berg, etc., et par des écussons armoriés répandus à profusion aux clefs des voûtes et aux balustrades des galeries intérieures et extérieures. Rien n'est aussi commun que des supports pourles statues des saints, composés de deux anges tenant un écusson. Il est vrai que le môme fait se représente en France dans les combinaisons confuses du style princier de la décadence; mais ce fait ne se présente ni si tôt, ni si fréquemment. Cela est surtout remarquable à l église des Saintes-Femmes de Nuremberg : chacun des compartiments de la galerie du portail occidental enchâsse un écusson armorié, et ce portail est un des premiers exemples de la décomposition des formes catholiques pures. La maison du trésor de Saint-Laurent en est couverte ; on en trouve môme dans les murs latéraux extérieurs de Saint-Sébalde, qui remontent à une époque à laquelle nous n'en avons jamais rencontré en France,
Et cela n'étonnera personne de ceux qui pensent que les révolutions qui éclatent un jour ne sont pas seulement le fruit d'un travail de la veille, ni ceux qui étudient l'histoire de l'ai ta un point de vue philosophique. Le sentiment qui porta les Allemands à recevoir avec enthousiasme les doctrines de Luther sur l'interprétation et la grâce, et qui rompit l'unité germanique au profit des petits princes d'outre-Rhiu, était un sentiment individuel développé depuis longtemps, et qui devait se faire jour au premier appel. Dès son origine, il eut son expression dans l'architecture des peuples germaniques, et cette expression devint claire et nette en raison de l'exigence et de l'intensité du sentiment.
MULTILOBÉ, qui a plusieurs lobes. Voy.
Lobe.
MUR. — I. On appelle mur de fondation celui qui est caché au-dessous du sol; en élévation, celui qui est au-dessus du sol; de face, celui qui est extérieur; de refend, celui qui est à l'intérieur; de pignon, celui dont le sommet est triangulaire et porte un toit ; de revêtement ou de soutènement, celui qui soutient des terres; d'appui, celui qui sert de
NAOS. — Dans les temples antiques, le naos était la même chose que la cella : c'était la partie fermée du temple antique, le sanctuaire. Au fond, était placée la statue de la divinité à laquelle le temple était consacré.
Quand on emploie le mot naos pour désigner une partie de l'église chrétienne, il signifie la nef, qui est distincte du béma ou sanctuaire, et du pronaos ou partie antérieure de l'édifice, vestibule ou narthex.
NARTHEX. — Le narthex, selon l'acception actuelle de ce mot, était l'espèce de vestibule ou de porche qui précédait les basiliques chrétiennes, et où se retiraient les catéchumènes et les pénitents pendant une certaine partie de la messe. Le narthex s'ouvrait dans la basiliqi e t ar une, deux ou
garde-fou; de clôture, celui qui ferme une enceinte ; droit, dont les deux faces sont verticales ; en talus, dont une face est inclinée en arrière ; en double talus, dont les deux faces sont inclinées en sens contraire, de façon que le mur est moins épais au sommet qu'à la base.
Les murailles bâties avec de gros blocs de pierre, à la base, et avec de petites pierres carrées, au sommet, comme celles que l'on désigne communément sous le nom de galloromaines, sont mentionnées dans un passage de saint Grégoire de Tours. En parlant des remparts de Dijon, attribués à Aurélien, auquel on attribue également la construction de cette ville, il s'exprime ainsi : Murusvera illius de quadris lapidibus usque in viginti pedes, desuper a minulo lapide in altwn pedes Iriginta, in latum pedes quindecim. (Hist. lib. m, cap. 9.)
Ce genre de construction, qui se retrouve à Sens, à Tours, au Mans, et dans d'autres lieux, remonte donc à une époque antérieure au vie siècle, temps auquel vivait l'évôquo de Tours.
Ce qui est remarquable à Sens, comme à Tours, c'est que, dans l'épaisseur des murailles, on trouve de beaux débris de sculpture, avec des inscriptions qui montrent assez qu'ils proviennent de temples païens détruits. Or, il est à croire que ces monuments du culte païen n'ont été ruinés entièrement qu'après la conversion de l'empereur Constantin. Ce ne serait pas s'éloigner, sans doute, de la vérité, que d'affirmer que la plupart des édifices de cette nature ont' été renversés vers le temps où saint Martin prêchait avec tant de fruit dans les Gaules.
MUSEAU. — On donne ce nom à l'accoudoir d'une stalle. Ce nom vient probablement de l'habitude qu'avaient les anciens sculpteurs de les tailler en museaux ou mufles d'animaux. Voy. Stalle.
MUTULE. — Modillon quadrangulaire de l'entablement dorique, qui correspond verticalement au triglyphe, et dont Je soffite est orné de gouttes.
trois portes de communication. Aujourd'hui on emploie le mot narthex comme synonyme de porche. Nous devons ajouter qu'il existe, dans les écrits des savants, de l'incertitude sur la vraie disposition du narthex dans les monuments chrétiens primitifs. Ce qui parait moins incertain, c'est qu'indépendamment du pronaos intérieur, il y avait quelquefois un vestibule extérieur d'une dispo sition analogue, qui en était séparé par une sorte de cour appelée atrium. On peut consulter à ce sujet les Annales de Philosophie chrétienne, tom. XVII, pag. 213, et tom. XIX, pag. 422.
NATTES. — Dans certaines églises romano-byzantines, notamment dans la nef de la cathédrale de Bayeux, les* murs sont décorés,