PAL
peler oriculr, love des chapiteaux ionique el composite qui d'ordinaire est taillé de sculpture.
OVOÏDE. — Une voûte ovoïde est celle qui est circulaire en plan et qui offre dans sa coupe la courbure d'une demi-ellipse
PAIX (Instrument de). — L'instrument de paix, qu'on appelle ordinairement et simplement la paix, est nne plaque d'or, d'argent, de cuivre doré, ou émaillé, d'ivoire, de bois recouvert de métal, ou de quelque autre matière analogue. Le célébrant, à la messe, la baise après VAgnus Dei et l'oraison ad pacem, et les acolytes la donnent à baiser à tous les clercs qui sont au ebœur, en signe de paix et de communion. L'usage de baiser l'instrument de paix est un vestige du baiser de paix que se donnaient autrefois les fidèles à l'église, avant de se présenter à la sainte table pour recevoir Ja communion. Sur les instruments de paix on représente ordinairement la crucifixion, la sainte face, l'image de la sainte Vierge portant l'Enfant-Jésus entre ses bras, quelquefois l'Agneau. Le nom latin de ces instruments est deosculatorium. On en trouve encore un assez grand nombre qui remontent à une antiquité assez reculée. L'usage s'en est conservé jusqu'à nos jours dans nos églises catboliques de France.
PALÉOGRAPHIE. —La paléograpbie est la partie de l'archéologie générale qui s'occupe de la connaissance des anciennes écritures et qui s'applique aux vieilles inscriptions et à tous les documents et écrits antiques. C'est une science étendue, difficile, mais d'une haute importance. Les travaux des bénédictins ont grandement contribué à l'établir sur des bases fixes. Nous avons dit quelque chose, à ce sujet, aux articles Inscription, Lettres, Calligraphie. La coinaissance des premiers principes, au moins, de la paléographie, est indispensable à ceux qui sont chargés de veiller à la, conservation el à la. restauration des édifices sacrés. L'ignorance des architectes sur cette matière nous a privés, dans les derniers siècles, d'une loule d'inscriptions qui se trouvaient d »ns nos églises et qui ont péri par incurie, souvent même par vandalisme. Cette perte est bien regrettable, car lesinscriptions sont l'Ame des histoires locales, et en archéologie il est souvent impossible, en leur absence, de connaître les diverses phases historiques d'un monument.
PALLIUM. — Le pallium au. le- manteau s'appelait, chez les Grecs, himation, pliarus, iribon ou tribonion ; c'était une espèce de manteau assez semblable à ceux d aujourd'hui Cet habit était propre aux Grecs, qui t'appelaient wbJûuov, quoique es mot ne soit que la traduction du mot latin pallium. Nous voyons clairement, par un passage de Suétone,, dans la Vie d'Auguste, que cet hab't était p. opre aux Grecs. « Il distribua, dit
coupée suivant son petit axe. Il y a des exemples de semblables voûtes à l'intersection du transsept et de la nef dans certaines églises romano-byzantines. Les voûtes ovoi des sont de véritables coupoles.
Suétone, entre autres différents présents, des toges et des manteaux, et fit une loi que les Romains porteraient l'habit grec, et les Grecs l'habit romain, c'est-à-dire que les Grecs marcheraient avec la toge et les Romains aveclemanteau.» Quoiqu'il soit certain que le pallium ou manteau était propre aux Grecs, et que plusieurs auteurs le témoignent aussi bien que Suétone, cet habit devint depuis commun aux Romains et aux Grecs. Le pallium grec était plus long que nos manteaux ordinaires, mais un peu plus court que les manteaux longs des ecclésiastiques. (Montfaucon, Antiq. expiiq. par les monum., tom. III, liv. i, chap. 3.)
Le pallium est devenu un ornement ecclésiastique, et en Occident il est le signe de la dignité archiépiscopale. Il est fait de laino blanche, en forme de bande large de trois doigts, qui entoure les épaules, ayant des pendants longs d'une palme par devant et par derrière, avec de petites lames de plomb arrondies aux extrémités, couvertes de soie noire el marquées de quatre croix rouges. Chez les Grecs tous les évoques portent le pallium; mais dans l'Eglise latine il n'y a que les patriarches, les primats et les archevêques. Les évoques qui le portent le font par un privilège spécial accordé par le souverain pontife, comme l'évoque de Marseille, en France, auquel ce privilège vient d'être accordé cette année même, 1851.
PALME. — La palme ou La branche, le rameau de palmier se remarquent sur une foule de monuments de l'antiquité. C'était le symbole de la victoire, du triomphe, ou de l'abondance et de la fécondité. Chez les premiers chrétiens, la palme; fut l'emblème du martyre, c'est-à-dire d'une victoire heureusement remportée sur le monde, et le symbole de la félicité des saints dans le ciel. On trouve fréquemment la représentation de palmes sur les tombeaux des catacombes. Boldetti, dans son ouvrage intitulé : Osservuzioni sopra i cime ter u dé" SS. martïri, pag. 218, à 283, en a publié de nombreux exemples. On voit des palmes représentées dans le bec des colombes et dans dos positions diverses. On en a mis quelquefois audessus de la tète de chevaux lancés à la course, comme marque du succès et du triomphe. C'est toujours, d'ailleurs, la même idée de victoire diversement exprimée.
PALMETTE. — Une palmette est un or nement d'architecture qui ressemble [dus ou moins au sommet d'une feuille de palmier ou palme, dont les folioles sont étalées. La palmette se retrouve dans la décoration de tous les monuments antiques. Elle est