‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 124 sur 276 · PAU · texte numérisé non relu

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d'origine assyrienne et elle a été fréquemment employée dans les édifices grecs. Dans les églises de li période romano-by/anline, l'usage des palmeites, comme motif de décoration, n'est pas très-rare, notamment sur Jes chapiteaux des colonnes et sur la corniche ou frise de l'entablement. Les feuilles flabelli formes ne sont qu'une espèce de pal- ■ mette modifiée. On trouve aussi quelques exemples de palinetles dans l'ornementation de la période ogivale.

PAMPRE. — Parmi les végétaux consacrés à la décoration i\es monuments et de leurs accessoires, on rencontre fréquemment des feuilles de vigne, des ceps ou branches de vigne, chargés de pampres et de raisins. Cette représentation a un sens symbolique facile à saisir, de môme que la présence des épis : c'est le symbole de l'eucharistie, dont le pain et le vin forment les deux éléments. Le dogme de la présence réelle a toujours été cru et enseigné dans l'Eglise. 11 s'appuie sur la parole de Jésus-Christ, l'enseignement des apôtres et la constante tradition de l'Eglise. 11 n'est pas étonnant que nous trouvions des allusionsà cette croyance dans les monuments chrétiens, depuis les catacombes jusqu'aux édifices du xvr siècle. Les protestants calvinistes, qui nient cette vérité, sont forcés de nier la tradition, le témoignage des écrivains ecclésiastiques et celui des monuments de l'antiquité chrétienne. Voy. Flore murale.

PANNEAU. — On donne le nom de panneau à une surface lisse encadrée dans une bordure à moulures rectangulaires ou couronnée par un plein cintre, une ogive, un angle, ou une arcature. Dans les monuments d'architecture le champ ou fond du panneau est souvent plus enfoncé que la surface qui l'avoisine. Ce champ peut être orné d'un fleuron, d'un masque, d'un basrelief, de feuillages, etc.; il peut rester nu; on peut y mettre une mosaïque, il peut entin être évidé à jour.

On a fait usage de panneaux dans tous les styles d'architecture, lorsqu'on avait de trop larges surfaces sans ornements. Ainsi, dans les monuments d'architecture classique, on voit des piédestaux ornés de panneaux. L'architecture ogivale en a fait un très-fréquent emploi, de même que l'architecture de la Renaissance proprement dite.

Il y a des espèces de panneaux ou caissons de style ogival remplis de sculptures délicates et même de compositions entières. Voy. Caisson.

Les panneaux gothiques sont ordinairement surmontés d'une espèce de trèfle tronqué, d'une ogive ou de la pointe d'un galbe ou pignon orné de feuilles grimpantes.

Les panneaux de menuiserie sont remplis communément d'une espèce de banderolle ou de petits meneaux flamboyants finement entrelacés et découpés. Dans les vides laissés par l'entrecroisement des meneaux , il y a de petites rosaces ou des fleurons.

On voit quelquefois, au \vr siècle, les

mandes portes d'église, a l'intérieur et même quelquefois à l'extérieur, divisées en douze panneaux, où l'on voit la figure des douze apôtres. 11 en est do même des chaires à prêcher, dont la cuve est polygonale, et dont chaque pan est composé d'un panneau rempli de sculptures variées. Il serait impossible d'indiquer les variations nombreuses que l'on a fait subir aux panneaux, soit quant à leurs contours, soit surtout quant à leur décoration intérieure. Il y a des panneaux à rubans terminés par des franges d'une grande délicatesse de travail.

La Renaissance française, qui a fait un si fréquent emploi des p'anneaux d'ornementation, en remplit le champ d'arabesques, de figures, de fleurs, de fruits en bas-relief.

Les panneauxqui couvrent l'intradosd'une voûte se nomment proprement des Caissons [Voy. ce mot).

Un panneau de vitrerie, quand on prend une verrière dans son ensemble, c'est toute la partie du vitrail comprise entre deux meneaux ; quand on la prend dans chacune de ses principales divisions, c'est une section comprise entre deux tringles qui peut se monter et se démonter aisément, et qui quelquefois est en'.ourée d'un cadre en fer.

PANNELÉES (Moulures). — Ce sont des moulures qui forment ou qui figurent des panneaux.

PAON. — Dans les monuments du christianisme primitif , on trouve quelquefois la figure du paon comme emblème d'immortalité. C'est parce que cet oiseau avait été choisi par les anciens comme le symbole de l'apothéose des impératrices. Les chrétiens s'emparèrent de l'emblème, en y attachant une autre idée.

PARADIS. — Selon Buonarolti , dans ses Osservazioni di vasi di velro (pi. xvi, n° 1 ; pi. xvm , n° 2; pi. xxi , ri° 1) , Jes premiers chétiens avaient figuré ou plutôt symbolisé le paradis, séjour des saints , par une couronne de fleurs placée près des personnages qu'ils représentaient, ou par des fleurs parsemées autour d'eux , et encore par deux arbres entre lesquels ils étaientplacés, comme au milieu des joies célestes.

Le mot latin paradisus est l'origine du mot français parvis. Voy. Parvis des églises.

PARAPET. — C'est un petit mur d'appui placé sur le bord d'une partie élevée, d'un pont, d'une galerie, d'un quai, pour empêcher les chutes. Les hautes galeries des églises, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur, sont ordinairement garnies de parapets ou de balustrades. Voy. Balustrade, Galerie.

PARCLOSE. — La parc (ose (sponda) sépare une stalle d'une autre stalle. C'est de l'échancrure et de la courbe élégante de la parclose que les formes empruntent principalement la légèreté et la grâce qui les distinguent. Voy. Stalle.

PAREMENT. — Terme d'architecture qui signifie surface apparente d'une pierre, d'un mur, etc. Au moyeu âge, on a fait des pare-

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