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lin à cheval, et coupant son manteau devant la porte de la ville d'Amiens pour en donner la moitié à un | au vie.
M. Lambron de Lignim a publié un savant mémoire sur cette question. Il a été inséré dans le volume du congrès archéologique de Lille, pag. 145. Il y soutient l'opinion émise par M. de Chergé, et j développe sçs preuves d'une manière fort intéressante.
M. de Caumont, dans le même volume, pag. 80, a publié un dessin très -curieux d'une statue équestre du xn€ siècle, qui a été prise à une église romane et placée sur l'église de Saint-Elienne-le-Yieux, à Caen.
Nous devons ajouter ici, pour terminer cette analyse, qu'il est fort difficile de se prononcer en faveur d'une opinion, en condamnant l'opjnion contraire. Nous inclinons à penser que les statues équestres, comme les autres statues qui décorent le frontispice des églises du moyen âge , représentent ordinairement des personnages empruntés à l'histoire de la religion plutôt qu'à l'histoire profane. Il ne faudrait pas toutefois être trop exclusif, et en plusieurs circonstances, l'interprétation de M. de Chergé et de M. Lambron pourrait être vraie.
ESCALIER. — Les architectes du moyen âge ont souvent excellé dans la manière à la fois ingénieuse et hardie dont ils ont bâti les escaliers. Nous n'avons aucune observation archéologique proprement dite à présenter sur les escaliers. Parmi les escaliers à rampes courbes on distingue les escaliers dits en vis ou en limaçon; ce sont presque les seuls qui aient été employés au moyen âge. Le noyau existe quelquefois ; parfois il est à jour. Les escaliers qui conduisent aux parties supérieures de l'église, comme aux galeries, aux combles, au sommet des tours, sont communément enfermés dans des tours ou des tourelles, selon leur degré d'importance, et tournent en hélice sur un noyau ou pilier cential , ordinairement cylindrique. Souvent les tours ou tourelles d'escalier, rondes ou octogones, sont ajoutées en horsd'œuvre aux grosses tours, et quelques-unes soiit entièrement découpées à jour.
Un des escaliers les plus remarquables des édifices en style ogival est, sans contredit, celui qui se trouve dans la tour septentrionale de l'église métropolitaine de Tours, et qui est connu sous le nom d'Escalicr-Royal. 11 est composé de 70 degrés ou marches, et le noyau repose sur une clef de voûte : les côtés ou pans de la voûte sont restés à jour; de sorte que cet escalier semble appuyé en l'air. C'est un prodige de hardiesse admiré des connaisseurs.
L'escalier du château de Chambord, bâti à la Renaissance, est remarquable sous un autre rapport. Il est formé de deux spirales enroulées sur elles-mêmes de manière que deux personnes qui montent chacune par un escalier différent se voient et s'entendent , jusqu'au sommet de ce double escalier, sans se rencontrer.
ESONARTHEX.— Lorsque le narthex est divisé en deux parties dans le sens de la lar-