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primum de ecclesiis, quomodo structœ aut destructif sint, in tectis, in maceriis, sive in parietibus, sive in pavimentis, necnon inpictura, etiam et in luminariis, sive officiis. (Capitul. ann. 807, cap. 7, apud Baluz; Capitul. reg. Franc, tom. 1, col. 460.) Ce qu'il y a de remarquable , c'est que des règlements plusieurs fois renouvelés déterminaient le mode des contributions ordonnées pour ce dernier objet. S'agissait-il de la peinture d'une église royale, l'évêque et les abbés voisins devaient v pourvoir; pour une église dépendante d'un bénéfice, c'était le bénéficier. Si vero essenl ecclesiœ ad jus regium proprie pertinentes, laquearibus vel 7nuralibus ordinandœ picluris, id a vicinis episcopis aut abbalibus curabatur, etc. (Monach. S. Galli, de eccles. cur. Kar. Mag. cap. 32, ap. dom Bouquet, tom. III, pag. 119. Cfr. capitul. ivp année 809, cap. 5, col. 612. Capitul. Kar. Magn. et Lud. Pu. lib. iv, cap. 35, et lib. v, cap. 97, col. 783 et 855. ) Tant qu'une église n'avait pas reçu ces peintures, on ne la croyait pas terminée. Comme le dit Jonas, évêque d'Orléans, les peintures dans les églises ont un double but, instruire le peuple, embellir le monument : Ob pulchritudinem et recordationem.
M. Em. David, dans son Histoire de la peinture, cite à ce sujet un grand nombre de faits et discute une grande quantité de textes empruntés aux auteurs de la première partie du moyen âge. Nous renvoyons à son ouvrage, pag. 52, 64, 65, 69, 70, 71, 80 et suiv.
Les ecclésiastiques seuls sauvent l'art de la peinture comme les autres arts, les sciences et les lettres. L'étude et l'amour des arts s'est réfugiée dans le sanctuaire et s'y est conservée comme dans un foyer sacré. Les évoques d'Auxerre semblent se léguer l'un à l'autre l'amour des bonnes études; Gaudéric orne de peintures les plafonds de l'église de Sainte-Eugénie; Gui, son successeur, enrichit l'autel de la cathédrale de bas-reliefs en argent, et fait représenter sur les murs les supplices de l'enfer et les joies du paradis. (Le Bœuf , Mém. hist. d'Auxerre, tom. I, part, ii, ehap. 1 et 2.) Saint Hugues, abbé du monastère d'Autun , place dans son église des colonnes de marbre et des mosaïques : Et musivo opère mirifice decoravit. (Vit. S. Hugonis, cap. 8, ap. d'Achery et Mabillon, ActaSS. ordin. S. Bened., tom. VII , pag. 95.) Swelphe fait peindre les voûtes de son palais épiscopal de Beims. (Flodoard, Hist. eccles. Rem., lib. iv, cap. 9.) Hadémar, aidé par la munificence d'Othon le Grand , rebâtit l'église de Fulde , et couvre les plafonds de peintures qui subsistaient encore dans toute leur fraîcheur au xvir siècle. (Chr. Brower, Antiq. Fuld., cap. 6, pag. 123.) Une de ces peintures représentait la vision d'Ezéchiel. Gérard, évêqué de Toul, peint sa cathédrale. (Chron. abbat. Senon., cap. 13, ap. d'Achery, Spicil., tom II, pag. 615.) Amalbert, abbé de Saint-Florent de Saumur, rebâtit son monastère, orne de peintures les plafonds du plus grand nombre des chapelles et les murs de tous les édiûces presque en entier : Reli-
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quum œdificiorum lignorum caméra depicta operiebatur... Ac pêne cuncta picturis optimis decoravit. (Hist. mon. S. Flor. Salm., apud Martenne, Vet. scriptor. et monum.
ampl. collectio , tom. V, col. 1097.) Bobert, son successeur, fait achever les peintures des cloîtres. (Ibid., col. 1106.) Fulques, abbé de Lobbes , peint le dôme de son église et enrichit plusieurs autels de bas-reliefs en argent. (Ap. d'Achery, Spicileg. , tom. II, pag. 740.) Saint Gebehard, évêque de Constance, qui dédie une église à saint Grégoire, sème les lambris d'étoiles en or, et revêt les murs de peintures dans tout leur contour. Mur os vero per circuitum varia pictura perornavit... ad œdificationem intuentium. Prœsertim enim mûri basilicœ erant ex omni parte pulcherrime depicti; ex sinistra, Veteris Testamenti materias habentes. (Acta SS. ord. Bened., tom. VII, pag. 841.)
Les peintures murales , autrefois si nombreuses dans les églises, en France, sont aujourd'hui fort rares. La plupart ont échappé, comme par miracle, à une destruction complète. Elles furent recouvertes de badigeon à une époque plus ou moins rapprochée de nous, et c'est en enlevant ce badigeon qu'on en retrouve des fragments plus ou moins considérables, plus ou moins intéressants. Malheureusement le badigeon et le blanc de chaux s'ont plus ou moins corrosifs , et par conséquent ils ont détérioré les peintures qu'ils recouvraient.
Fresques de Saint-Savin ( diocèse de Poitiers ). — Les peintures murales les plus importantes peut-être qui soient actuellement en France sont celles qui existent dans l'église de Saint-Savin, au diocèse de Poitiers. Ces peintures ont été dessinées avec beaucoup de soin , et reproduites par les procédés de la chromolithographie , par les soins et aux frais du gouvernement : le texte explicatif des figures a été rédigé par M. Prosper Mérimée. Cette publication forme un magnifique volume in-folio. Ces peintures sont du xne siècle. Afin de donner une idée du caractère des compositions de cette époque, nous avons placé à la fin de ce volume deux figures de prophètes, copiées des fresques de Saint-Savin. ( Voy. figures à la fin du volume.)
Fresques de Montoire (Loir-et-Cher). — Les peintures murales de la chapelle de Montoire , au diocèse de Blois , sont fort remarquables. Elles ont été signalées, pour la première fois , à l'attention du monde savant , par M. Launay, professeur au collège de Vendôme. On y voit surtout deux grandes et belles figures de Notre-Seigneur. L'une de ces figures a été bien gravée dans Y Iconographie chrétienne de M. Didron. Elles ont été Hthographiées pour la vi* partie du Cours d'antiquités de M. deCaumont ; mais le dessin en est mauvais.
Fresque dEvron. — Dans la chapelle de Saint-Crespin d'Evron, au diocèse du Mans, se trouve une fresque peinte sur la voûte du