POR
Multa audi. Dicpauca. Tace sécréta. Minori
Pnrcite. Majori cedile. FertO purent.
Propria ftic. Non differ opvs. SU œquns eyeuo Parla lucre. Puti disce. Mémento mori.
Quant aux vantaux des portes, ils étaient ei bois, et d'abord d'une simplicité extrême. Les premiers ornements qu'on y plaça furent les Pentdres {Voy. ce mot). Ce ne fut qu'au xiv* siècle, et surtout au xvc, que l'on se mit à sculpter les portes en bois, ce qui amena la suppression des pentures. Les portes de la cathédrale d'Aix en Provence sont fort bien travaillées et jouissent d'une réputation méritée.
Afin de mettre à môme de juger de la richesse que l'on peut donner à ces portes sculptées, nous plaçons à la lin de ce volume deux dessins empruntés au célèbre architecte Pugin. ( Voy. les fig. à la fin de ce vol.)
Beaucoup d'églises importantes, dès les temps les plus anciens, eurent des portes en bronze. On en voit encore de cette nature à l'église principale d'Aix-la-Chapelle, et à la cathédrale de Mayence. Nous avons eu occasion de les voir. Il en existe aussi à plusieurs cathédrales d'Italie , au royaume de Naples, et tout le monde a entendu parler des fameuses portes du baptistère de Florence, par Ghiberti. Michel-Ange, pour exprimer son admiration, disait qu'elles étaient dignes d'être les portes du paradis.
Nous donnons ici une note relative à Suger, abbé de Saint-Denis, qui a tout fait pour son église et pour les arts en France.
« Suger fit venir des ouvriers de toutes parts 1 1 de tous les arts nécessaires à son dessein, et même des vitriers et fondeurs : ceuxlà pour faire des vitres, et ceux-ci pour jeter en fonte ces grandes portes qu'on voit à l'entrée de l'église. Touchant lesquelles portes je veux, avant que de [tasser outre, désabuser plusieurs personnes qui s'imaginent que cette grande porte du milieu, par laquelle on entre dans la nef de Saint -Denis, qui s'ouvre à deux battants, est la porte de l'église de Poitiers, que Dagobert fit apporter quand il prit cette ville-là , qui s'était révoltée contre lui. Je ne veux pas nier que Dagobert n'ait fait enlever ces portes en l'intention de les faire apporter à Saint- Denis, puisque cela est expressément remarqué en l'histoire de France; mais je dis qu'on apprend par la même histoire que, les ayant fait mettre sur mer, il y en eut une perdue dans les ondes, de sorte qu'il ne put en arriver qu'une à Saint-Denis, laquelle, si elle servit à l'église de Dagobert, je n'en dispute pas ; mais quant à celle qui se voit aujourd'hui, j'entends la grande du milieu, qui s'ouvre à deux battants, couverte de grandes lames de bronze avec les mystères de la Passion, Résurrection et Apparition de Notre-Seigneur à ses disciples, et plusieurs ouvrages en figures de relief, tout Cela a clé fait à la diligence et aux frais de l'abbé SUger. Son effigie même se voit sur le