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battant de main droite en entrant en l'église dans le rondeau où Notre-Seigneur est représenté à table avec les disciples d'Emrnaùs, comme prosterné aux pieds du même Sauveur. 11 lit aussi faire la porte qui est au côté droit de cette église , et fit dorer l'une et l'autre de fin or avec grande dépense. Quant à celle de main gauche, qui avait servi aux autres édifices précédents , il la laissa comme elle était, et peut-ê:re pourrait-elle avoir été faite de celle de Sa:rit-Hilaire de Poitiers.
« Au-dessous de l'image de Suger, on lisait ces deux vers, écrits en lettres d'or :
Suscipe vota lui, judex districle, Sugeri, Inler oves proprias fuc me clementer haberi.
(Vie de Suger.)
PORTE-A-FAUX. Voy. Excordellement, A-pt.omb.
Un objet est établi en porle-à-faux, quand il fait saillie sur le nu d'une muraille et qu'd ne s'appuie que sur un encorbellement, une console, un cul-de-lampe, etc.
On pourrait dire qu'au xvr siècle on a abusé de l'art de construire en porte-à-faux, tant on en a prodigué les applications. 11 faut convenir toutefois que rien n'est plus gracieux que ces petites tourelles élancées bâties en encorbellement aux angles d-.^s murailles ou en d'autres endroits des monuments religieux ou civils.
PORTIQUE. —C'est un lieu couvert, enton ré de colonnes ou d'arcades et destiné à la circulation. On peut bâtir des portiques devant les églises, sur le frontispice et les côtés d'un édifice quelconque, le long d'une rue, autour d'une place publique.
Les basiliques primitives étaient ordinairement précédées d'une cour, atrium ou parvis, entourée de portiques , sous lesquels les catéchumènes se tenaient pendant la célébration des offices ecclésiastiques , ainsi que les pénitents publics et tous ceux qui ne pouvaient pas assister à la messe entière.
Les portiques de ces basiliques sont représentés d'une manière exacte par les cloîtres des monastères qui entourent une cour ou préau. Il existe encore en France quelques-uns des beaux cloîtres du moyen âge. Voy. Cloîtres.
POSTES. — Les postes sont des enroulements d'architecture qui se répètent, pour ainsi dire, à l'infini.
POURTOUR. — C'est la même chose que Déambulatoire ( Voy. ce mot). Voy. Nef , Collatéral.
POUSSÉE. — Les claveaux d'une voûte ou d'un arc, par leur propre poids et par celui qu'ils supportent, tendent à descendre, avec d'autant [dus de force qu'ils sont, pi us élevés au-dessus de l'imposte; mais ils ne peuvent descendre qu'en se poussant et s'écarlant les uns les autres. Il en résulte une force plus ou moins violente agissant latéralement sur les pieds-droits, et qui tend aussi à les écarter. CTesl celle force qu'on appelle pointée-.