REL
bS'i
de voûte l'espace compris entre un plan vertical qui s'élèverait de la naissance de l'ex- Irados d'une voûte et un plan horizontal tangent au sommet de cet extrados. Les reins de voiite, dans les constructions «lu moyen Age , sont communément remplis d'un léger blocage; quelquefois ils restent vides.
Le parement des reins d'un arc s'appelle tympan de l'arc. Il est fréquemment orné soit d'un médaillon, soit d'arcaturcs, soit d'un réseau flamboyant. Les antiquaires anglais l'appellent spandrel ou spandril.
RELIEF. —On dit qu'un ornement est en relief quand il fait saillie sur le nu d'une muraille ou du champ qu'il occupe. Il est en basrclicf lorsque la saillie est peu considérable ; il est, au contraire, en haut-relief quand cette saillie est considérable; enfin, il est en ronde-bosse, quand il est détaché et libre. Yoy. Ras-relief.
RELIQUAIRE. — Les vases, coffres ou coifrets, destinés à contenir les reliques des saints ont été et sont encore de formes si variées, qu'il est difficile d'en donner une i escription détaillée. L'art a épuisé toutes ses ressources, et la richesse toutes les malien s les plus précieuses, pour faire et décorer les reliquaires.
Parmi les reliquaires les plus remarquables que nous possédions encore, on doit compter la châsse des grandes reliques, à Aix-la-Chapelle; la châsse des rois mages, à la cathédrale de Cologne; la châsse de saint Sébald, à Nuremberg; la châsse de saint Taurin, à Evreux. Il en existe également plusieurs en Italie et en Sicile d'un travail admirable.
Il y avait autrefois dans le trésor de l'abbaye de Saint-Basile, près de Reims, une châsse magnifique renfermant les ossements de saint Basile. Cette châsse était construite en forme de chapelle, de six pieds de long sur un pied six pouces de large, recouverte de lames d'argent ciselé. Sur le bord on lisait l'inscription suivante : Facta est hœc theca a domino Hugone , abbale secundo, in qua positum est corpus almi BasilH, anno incaimati Verbi 1121, régnante Ludovico Francorum rcge, anno regni xni, urchiepiscopatus vcro Rodulplii xiv. A la tète, sur une plaque d'argent, on voyait l'image de Notre-Seigneur dans sa majesté, assis sur un trône de gloire et foulant sous ses pieds le dragon infernal. Autour des moulures on lit ces paroles du roi David: Super aspidem et basiliscum ambulabis, et conculcabis leonem et druconem.
Au pied était l'image de la sainte Vierge, assise sur un trône et tenant l'enfant Jésus dans ses bras. Sur la bordure on lit l'inscription suivante :
VIIIOO , DEI CKMTr.lX, qlew totus non cumt orbis,
IN TLA SE CLAISI T YISCEIU FACTUS HOMO.
Sur les côtés, on voyait huit sujets tirés de !a vie de saint Basile, et sur le couvercle la figure des douze apôtres dans douze richas compartiments. [Trésors des églises de Jlcims, par Prosper Tarbé.J
Diction. \. î/AncuÉOiOcuF s.\ciu:l. IL
Parmi les châsses les plus célèbres que possédait jadis l'Angleterre catholique, avant la Réformation , nous devons mentionner celle de saint Alban, à l'abbaye de Saint- Alban ; celle de saint Thomas de Canlorbéry, dans la cathédrale de Canlorbéry; celle de saint Erkenwald, dans la cathédrale de Saim- Paul, à Londres; celle de saint Edouard le Confesseur, dans l'abbaye de Westminster; celle de saint Swithun,'à Winchester; celle de saint Guthlac, dans l'abbaye de Croyland; celle de saint Cuthbert, à l'abbaye de" Durham; celle de saint Thomas di Cantilupe, h Hereford; et celle de saint Frideswide, h. l'église du Christ, à Oxford. De tous ces reliquaires, celui de saint Edouard le Confesseur subsiste seul, mais nu et dépouillé.
Les reliquaires portatifs furent exécutés en or et en argent, ornés de pierres précieuses; en bois couvert de plaques de métal précieux; en cuivre doré et émaillé; en bois arlistement peint et doré, orné de cristaux; en ivoire, dont les différentes pièces étaient unies par des métaux ; enfin en bois recouvert de riches étoffes et de broderies élégantes.
Ces reliquaires étaient placés, 1° sous l'autel ; 2° sur l'autel; 3° autour du sanctuaire ; 4° dans des chapelles spéciales.
Dans Y Histoire de la ville de Baycux, par le chanoine Béziers, nous lisons les détails suivants sur les châsses de la cathédrale de Bayeux, qui faisaient un des principaux ornements de cette église, avant qu'elle eût été pillée par les protestants, en 1563. Ces détails sont extraits d'un inventaire de 1476.
« La châsse de saint Ravend et saint Rasiph, laquelle contenait les corps précieux de ces saints martyrs. Elle était par derrière d'argent doré ou travaillé en martelure : Je devant, les deux bouts et le haut étaient de fin or, chargés d'images en bosses aussi d'or, enrichis de grands et riches émaux et de pierres précieuses de plusieurs sortes : elle était soutenue de quatre pieds de cuivre doré en façon de pieds d'aigle.
« La châsse de saint Pantaléon, qui renfermait le corps de ce glorieux martyr, était toute d'argent doré, chargée d'images élevées, enrichies de tous côtés de saphirs, perles et autres pierres précieuses de diverses sortes : à l'un des bouts était l'image du Saint-Sauveur, et à l'autre une image de Notre-Dame, qui avait un beau saphir environné de trois perles et autres petites pierreries; et à un des côtés, au milieu, était l'image de Nolre- Seigneur qui avait un très-beau et riche saphir en sa poitrine : elle «'tait portée sur quatre lions et deux serpents de cuivre doré.
« La châsse de saint Antonio contenait le corps de ce saint martyr; laite assez nouvellement et d'une très-belle façon, elle était toute d'argent doré , chargée d'images en bosse, ornée aux chapiteaux de grosses perles < t d'autres pierres précieuses : à l'un des bouts il y avait un très-gros saphir, et à l'autre une très-grosse grenade; et au-dessus de la châsse une espèce de tour d'argent