‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 150 sur 276 · SAL · texte numérisé non relu

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se montrent plus fréquemment, et à parlir de cette époque, on en voit d'admirables dans tous les monuments de grande dimension.

Les roses du xive siècle et du xv" sont propres à exciter notre étonnement et notre admiration. Elles produisent un elfet grandiose , surtout quand elles sont garnies de vitraux peints. C'est un symbole de l'éternité de Dieu. Le cercle est l'image de la durée sans tin. Au centre Dieu domine , le globe du monde en main, et tout autour les chœurs des archanges et des saints se pressent suivant les lois de la hiérarchie céleste. Las uns tiennent des instruments de musique; les autres des vases de parfums, d'où s'échappe une vapeur odorante, emblème des prières des justes.

Nulle part, les roses ont atteint un degré de perfection comparable à celui qu'elles possèdent en France. Les architectes de l'Angleterre, de l«a Belgique et de l'Allemagne qui ont créé tant de monuments remarquables , sous tous les rapports , n'ont jamais construit de roses aussi développées , aussi

gracieuses, aussi compliquées, aussi élégantes que celles qui font l'ornement et la gloiro de nos cathédrales.

ROSEAU. — Un roseau est une baguette qui se trouve dans les cannelures des colonnes. On donne ordinairement à ce roseau ou baguette le nom de rudenture.

Quelquefois on a désigné les colonnettes des édifices gothiques sous le nom de roseaux.

ROTONDE. — Une rotonde est un édifice construit sur un plan circulaire et couvert en dôme ou coupole. 11 y avait un certain nombre d'églises de la première époque romauobyzantine bâties , en France , sur le plan de la rotonde. Delà l'origine âeSaint-Germainle-Ilond, à Paris, de Saint- Jean-le-Rond, etc.

ROUE. Voy. Allégorie.

RUBAN. — Les baguettes sont quelquefois entourées d'un ruban taillé en bas-relief ou évidé. Le ruban se montre fréquemment dans la décoration byzantine, où il est sou vent couvert de perles.

RUDENTURE. Voy. Roseau.

SACRARIUM. — Dans les auteurs ecclésiastiques, le mot sacrarium est pris en deux sens. Il signifie tantôt le sanctuaire d'une église, et tantôt la sacristie.

SACRISTIE. —I. Saint Paulin, dans une lettre adressée a Sévère , parle de deux sacristies situées près de l'abside, et il en fait connaître la destination. A droite était la plus vénérable où l'on enfermait tout ce qui sert à l'office divin , et, comme on s'exprimait alors, le sacré ministère. A gauche était celle où l'on plaçait les livres des Psaumes , des Evangiles, des Epîtres et le Missel.

Outre ces deux sacristies, nommées secretarium, existait un autre appartement appelé salutatorium, où les prêtres revêtaient les habits d'église, entendaient les affaires, discutaient les causes, célébraient les synodes, et quelquefois y demeuraient; ce que saint Grégoire de Tours nous dit de Namatius, évoque de Clermont ( Histor. lib. n, cap. 21) ; et d'Eberulfe ( lib. vu, cap. 22j.

On distinguait encore ce que l'on appelait domusecclesiœ, dont saint Grégoire de Tours parle souvent. C'était sans doute la maison épiscopale , bâtie dans le voisinage de l'église, et quelquefois y attenant. On peut à ce sujet consulter Hist. lib. vu, cap. 27 et 29 , et lib. ix, cap. 12.

On a souvent fait la remarque que les églises les plus anciennes n'étaient pas accompagnées de sacristies. Il n'y avait qu'une très-petite pièce , où l'on déposait les vases sacrés et les ornements sacerdotaux. Dans quelques églises peu considérables , cette pièce était remplacée par une simple armoire ou armarium. Le prêtre prenait les ornements sur une crédence placée dans le sanctuaire ou dans le voisinage du sanctuaire, du côté de l'Epitre. L'évêque prenait ces mêmes

ornements sur l'autel, comme il le fait encore aujourd'hui, d'après un règlementdu Cérémonial des évêques. Dans quelques églises, do grande dimension, comme certaines cathédrales, une des chapelles accessoires servait de sacristie. Comme le cleigé attaché au service de ces églises , était ordinairement très-nombreux , les chanoines et les autres ecclésiastiques prenaient leurs vêtements do chœur, soit dans les cloîtres attenant à l'église, soit dans des salles capitulaires qui en dépendaient.

Lorsque la coutume s'introduisit de bâtir des sacristies dans les dépendances des églises, et que les nefs latérales se prolongèrent en déambulatoire autour du sanctuaire , on les plaça du côté du midi. Cette position est plus favorable à la conservation des ornements sacrés, et elle fut nécessitée, dans l'origine , par la manière dont les hommes et les femmes étaient séparés à l'église : les hommes étaient à droite, en entrant , c'està-dire du côté du midi , et les femmes à gauche, du côté du nord. Les ecclésiastiques trouvèrent alors qu'il était [dus convenable de mettre l'ouverture de la sacristie sur la nef latérale du midi.

Le cardinal Bona,dans son ouvrage sur la liturgie , a fait des recherches sur les divers noms par lesquelsondésignait primitivement les sacristies. Il croit que le nom actuel, qui lui paraît barbare, dérive de secretarium. On trouve chez les anciens auteurs sacrarium , secretarium, vestiarium, salutatorium, diaconicum,pastophorium, receptorium. Les Grecs emploient particulièrement les expressions de diaconicum et de pastophorium.

SALAMANDRE. — La salamandre au milieu des flammes avait été choisie par François Ier, comme son emblème, avec colle de-

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