‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 159 sur 276 · CIO · texte numérisé non relu

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mensions très-considérables. Et ici nous devons l'aire coite remarque , que le temple païen ne devait recevoir dans son enceinte que les prêtres, les initiés et quelques rares personnages; la multitude restait dehors. Le christianisme, religion seule véritable, seul a compris les besoins de l'humanité. Il a dilaté ses temples; il a convié à y entrer, à s'y presser tous les hommes sans distinction, sans exception; il s'est adressé surtout à la multitude . au peuple, a ceux qui souffrent, afin qu'ils vinssent chercher des consolations auprès des autels d'un Dieu mort pour le salut de tous les hommes: Pro omnibus morfiiiM est Ckristus.

Les temples antiques étaient entourés de portique* plus ou moins spacieux : le peuple s'v retirait lorsque les cérémonies étaient inierrompues parla pluie.

La forme la plus ordinaire que l'on donnait aux temples était celle d'un carré long. L'édifice avait communément pour profondeur ou pour longueur le double de sa largeur. Le sanctuaire ou la cella portait différents noms; on l'appelait naos, domos, sekos, cella. La partie antérieure s'appelait fions, pronaos, prodomos, anticum. Le mot )rons, cependant, était surtout employé pour désigner la façade; et celui de pronaos pour le porche ou le vestibule.

Quelques temples furent construits sur un pian circulaire, mais ils sont moins anciens (pie les autres. Ils étaient couverts d'une coupole, dont la hauteur égalait à peu près le demi-diamètre de l'édifice entier. Le Panthéon, à Rome, est le plus beau spécimen que l'antiquité nous ait laissé des temples circulaires.

Les gradins qui entouraient les temples peuvent être regardés comme une de leurs parties essentielles. Ils leur servaient de base, et les distinguaient des autres édifices. Ils leur communiquaient en môme temps plus de grandeur et de majesté.

La cella des temples les plus célèbres était ornée à l'intérieur de peintures à fresque. Enfin quelques temples étaient entourés d'une enceinte ou peribolos et de bois sacrés.

Pour les temples chrétiens, vou. Eglise.

TEMPLE DE SALOMON. — Suivant une opinion, qui ne parait pas très-vraisemblable, le temple de Salomon, parla description que nous en ont laissée les livres saints et les explications des commentateurs, aurait exercé une certaine influence sur les monuments religieux du moyen âge. Nous n'admettons pas ce sentiment. Les architectes de cette époque ne connaissaient guère les dissertations des commentateurs. Ils ne pouvaient avoir que le sentiment vague de la magnificence qui avait été déployée dans le temple de Jérusalem. Ce temple , en effet, avait été construit et orné avec tout le soin et tout le luxe possibles. Le roi David avait pris la résolution d'élever au vrai Dieu une demeure digne de sa grandeur et de sa majesté. II ne pouvait supporter l'idée d'habiter dans une maison de bois de cèdre, tandis

que l'arche du Seigneur était abritée sous une tente de peaux d'animaux. Mais le prophète Nathan lui dit que Dieu avait réservé à son fils et successeur l'honneur de bâtir son temple. David alors s'appliqua à amasser une grande quant té d'or, d'argent, de fer et d'airain, et tous les matériaux précieux nécessaires à la construction. '

Salomon commença la construction du temple l'an 1012 avant Jésus-Christ, la quatrième année de son règne , et on employa sept années à le bâtir. L'emplacement choisi pour placer cet éditice célèbre fut le mont Moria, l'un des coteaux de la montagne de S:on.

La plate-forme sur laquelle était bâti le temple avait en carré G00 coudées, ou environ 330 mètres. Cet espace était environné d'une forte muraille décidée haute de 6coudées et large d'autant, environ 3 mètres 30 centimètres. Au delà de cette muraille était le parvis des gentils, large de 50 coudées , ou environ 17 mètres 70 centimètres. On voyait ensuite un grand mur qui environnait tout le parvis d'Israël : ce mur avait 500 coudées en carré, ou environ 177 mètres. Le parvis d'Israël avait 100 coudées en carré, ou environ 35 mètres i0 centimètres; et tout autour il éiait environné de galeries magnifiques, soutenues par deux ou trois rangs de colonnes. Il avait quatre portes , ouvertes aux quatre points cardinaux. Elles étaient de môme forme et de même grandeur. On y montait par sept marches. Le parvis était pavé de marbres de différentes couleurs; mais il n'était recouvert d'aucune toiture. Le peuple pouvait se retirer sous les galeries, lorsqu'il venait à pleuvoir. Le parvis des prêtres était placé au milieu du parvis du peuple. C'était un carré parfait, ayant 100 coudées en tout sens, ou environ 35 mètres 40 centimètres. 11 était environné d'une grande muraille, et au dedans il y avait des galeries couvertes et des appartements tout autour. Ces appartements servaient à loger les prêtres et à déposer tous les objets à l'usage du temple et des sacrifices. En fat:u de la porte du parvis des prêtres, était p acée dans le parvis d'Israël la tribune du roi, qui était une estrade magnifique où le prince se mettait lorsqu'il venait au temple. Au dedans du parvis des piètres, et vis-à-vis de la mémo porte, était l'autel des holocaustes.

.Au delà et au couchant de î'aulcl des holocaustes, s'ouvrait le temple proprement dit. Il était composé de trois parties, en y comprenant Je vestibule. Celui-ci avait 20 coudées de large sur 10 coudées de long, ou environ 11 mètres 08 centimètres. Le Saint avait Ï0 coudées do long sur 20 de large; sa hauteur était de 30 coudées. Le sanctuaire ou le Saint des saints avait 20 coudées de long, 20 coudées de large et 20 cnudées de haut ; il était par conséquent moins haut de 10 coudées que le Saint. On voyait dans le Saint le chandelier d'or et la table des pains de proposition. Dans le Saint des saints ou le sanctuaire il n'y avait que l'arche d'alliance, qui contenait les tables de la

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