‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 162 sur 276 · TOM G · texte numérisé non relu

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ches ; il est fait en manière de cloîtres ou galeries appuyées sur plusieurs colonnes. Chaque coté a 40 pas; le tout est taillé au ciseau, avec un art admirable. 11 y a plusieurs niches dans lesquelles les corps étaient enfermés; de ce premier appartement, on passe dans d'autres salles où aboutissent d'autres cellules mortuaires dont on fait monter lo nombre à près de cinquante. Elles ont toutes une petite porte en pierre d'un demi-pied d'épaisseur, qui s'ouvre et se ferme au moyen de deux pivots, l'un qui engrène dans le seuil et l'autre dans la couverture. Ce monument ancien est regardé comme un chef-d'œuvre. (Les Voyages de Jésus-Christ, par C. M.)

Quand on a passé le pont du torrent do Cédron, on trouve au pied du mons O/fensionis le sépulcre d'Absalon. C'est une masse carrée, mesurant huit pas sur chaque face ; elle est formée d'une seule roche, laquelle roche a été taillée dans la montagne voisine, dentelle n'est séparéequedelSpieds.L'oreement de ce sépulcre consiste en vingt-quatre colonnes d'ordre dorique sans cannelure, six sur chaque front du monument. Ces colonnes sont à demi engagées et forment parlie intégrante du bloc, ayant été prises dans l'épaisseur de la masse. Sur les chapiteaux règne la frise avec le triglyphe. Au-dessus de cette frise s'élève un socle qui porte une pyramide triangulaire, trop élevée pour la hauteur tolale du tombeau. Cette pyramido est d'un autre morceau que le corps du monument.

Le sépulcre de Zacharie ressemble beaucoup à celui-ci ; il est taillé dans le roc de la même manière, et se termine en une pointe un peu recourbée comme le bonnet phrygien ou comme un monument chinois.

Le sépulcre de Josaphat est une grotte dont la porte d'un assez bon goût fait le principal ornement.

La tradition, comme on le voit, assigne des noms à ces tombeaux. Arculfe, dans Adamus (De locis sanctis, 1. i, c. 10), Yilalpandus (Antiquœ Jérusalem descriptio) ; Adrichomius (Sententia de loco sepulcri Absalon) ; Quaresmius (tom. II, cap. h et o), et plusieurs autres, ont ou parlé de ces noms, (tu épuisé sur ce sujet la critique de l'histoire. Mais, quand la tradition ne serait pas ici démentie par les faits, l'architecture de ces monuments prouverait que leur origine ne remonte pas à la première antiquité judaïque.

Mais en naturalisant à Jérusalem l'architecture de Corinthe et d'Athènes, les Juifs y mêlèrent les formes de leur propre style. Les sépulcres de la vallée de Josaphat, et surtout les tombeaux dont je vais bientôt parler, offrent l'alliance visible du goût de l'Egypte et du goût de la Grèce. Il résulta de cette alliance une sorte de monuments indécis, qui forment pour ainsi dire le passage entre les pyramides et le Parthénon ; monuments où l'on distingue un génie sombre, hardi, gigantesque, et une imagination riante, sag" et modérée. On va voir un bel

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