TRI
TYM
salle à manger des anciens Romains. On a donné le môme nom à une salle des basiliques on l'on recevait les pèlerins.
TRI FOR1UM. — Les galeries étendues audessus des bas-côtés des basiliques anciennes formaient le triforium. Pendant les offices divins, elles étaient remplies par les vierges et les veuves consacrées à Dieu. Chez les Grecs, où les femmes sont séparées entièrement des hommes à l'église, les galeries dn triforium sont occupées par les femmes, sans distinction
Dans les églises romano-byzantines du xi' siècle, le triforium existe rarement : il est plutôt indiqué par des arcades aveugles que formé de galeries véritables. Mais au xir siècle, les galeries du triforium sont vastes dans un certain nombre de grands et beaux édifices , comme à Saint-Etienne de Caen, à Notre-Dame deChâlons, àLaon, etc. Mais ces galeries, en Occident, et à cette époque, n'ont jamais eu la même destination qu'en Orient.
Dans les monuments de la période ogivale, le triforium existe à peu près dans tous les monuments de grande dimension, mais il n'a pas constamment les mêmes proportions; parfois ce n'est qu'une simple galerie de passage, s'ouvrant sur la nef par trois arcades. Cette galerie étroite est ordinairement aveugle au xme siècle; dans quelques cas elle est éclairée, comme à la cathédrale de Tours. Au xive et au xve siècle, elle conserve cette disposition.
En Allemagne, on voit des galeries à l'extérieur des absides, à quelques églises, en forme de triforium, comme à Saint-Géréon de Cologne.
Le mot triforium a été imaginé par les antiquaires anglais , parce que cette galerie s'ouvre communément sur les nefs par trois arcades (très fores). Il n'est pas très-heureusement trouvé, et n'est pas non plus trèsjuste.
TRIGLYPHE. — Ornement saillant et quadrilatéral de la frise dorique, à trois petits canaux, dont deux complets au milieu, et un demi sur chaque angle. L'intervalle carré qui sépare les triglyphes s'appelle Métope.
TRILOBÉ, qui a trois lobes.
TRIPLET. — Trois fenêtres romano-byzantines ou ogivales accolées sont ce qu'on appelle triplet. On y voit un emblème de la très-sainte Trinité. On lit dans la légende de sainte Barbe que cette sainte , étant enfermée par son père dans une chambre où il n'y avait que deux fenêtres, en fit ouvrir une troisième, pour représenter le mystère de la sainte Trinité.
Le plus ancien symbolisme des triplets figurait la Trinité seulement : la Trinité dans l'unité a été figurée plus tard. Ce dogme était exprimé par l'archivolte qui couronnait les truis fenêtres. Quelquefois une rosace à quatre ou cinq divisions était placée, à une petite hauteur, au-dessus du triplet, comme emblème de la couronne qui ceint le front du Roi des rois. Et parce que la foi chrétienne nous oblige à reconnaître la Divinité
dans chacune des trois personnes divines (Symb. de saint Athanase), la couronné se retrouve aussi parfois au-dessus de chaque fenêtre du triplet, comme cela a lieu dans la cathédrale de Wimborne.
TRIPTYQUE. —Un triptyque est un tableau divisé en trois compartiments. Pendant longtemps les tableaux d'église furent en forme de triptyques. On en connaît de ce genre depuis le xne siècle jusqu'au xvi'. Ils étaient peints sur bois, et à fond d'or. Voy. Diptyque.
TROMPE. — Espèce de voûte tronquée et en encorbellement. Elle ne se tient que par l'artifice de l'appareil des pierres et semble suspendue en l'air. On en voit au xme siècle, et surtout dans les édifices du xvie siècle. Elles ont été multipliées dans les édifices de la Renaissance et dans ceux qui les ont suivis par une certaine affectation de science, pour montrer l'habileté des constructeurs dans la coupe des pierres.
TROMPILLON. — On appelle trompillon la pierre qui sert de base à une trompe, et en forme pour ainsi dire, la clef.
TRUMEAU. — Le trumeau est une partie pleine qui se trouve entre deux baies. On appelle aussi trumeau le petit pilier qui sépare en deux parties les portes des églises, et auquel est adossée ordinairement une statue. Dans les vieux titres, ce pilier est désigné sous le nom (ïestanfiche. On l'appelle quelquefois le pilier symbolique, à cause de la fonction qu'on lui attribue dans le symbolisme du portail. Voy. Portail.
TUDOR (Arc). Voy. Anglais [Style) et Arc.
TUILES. — En Italie et dans le midi de la France, la plupart des édifices religieux sont couverts en tuiles. On y emploie des tuiles plates et des tuiles creuses. Mais dans le centre et le nord de la France , on ne voit que des ardoises ou des couvertures en cuivre et en plomb. Les églises romano-byzantines étaient toutes primitivement couvertes en tuiles. Au xive siècle, on a imaginé de recouvrir les tuiles d'un vernis brillant, et elles sont de diverses couleurs, ce qui devait produire de loin un effet assez remarquable. J'ai eu l'occasion de voir, dans le midi de la France, beaucoup d'églises couvertes en tuiles; je n'ai jamais vu sur les toitures de tuiles polychromes et vernissées. Aux environs de Lyon, de Mâcon et de Bourg , on se sert encore aujourd'hui de tuiles grossièrement vernissées pour recouvrir les maisons ordinaires.
TYMPAN. — L'espace triangulaire compris entre les côtés du fronton s'appelle tympan. Par extension, on appelle quelquefois tympan de porte ou de fenêtre la surface comprise entre l'intrados de l'arcade qui les couronne et une ligne horizontale qui est supposée passer par les points de naissance de cet arc.
A partir du xn* siècle , les tympans des portes ont toujours été ornés de sculptures en bas-relief.
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