VER
URNE CINÉRAIRE. — Les urnes proprement dites étaient les vases destinés a contenir les cendres des morts. L'étymologie du mut urne est urere, qui veut dire brûler. Les unies cinéraires son! communes dans toutes 1 s collections d'antiquités. 11 y en a en métaux précieux, en bronze, en cuivre, en verre, en terre, en marbre, en porphyre.
Les unes étaient simples, les autres étaient ornées. On peut consulter a ce sujet V Antiquité expliquée, par Montfaucon, loin. V, liv. ir, chap. 3, 7, 8, 9 et 11.
URNE LACRYMATOIRE. Voy. Lacrymatoiue. On peut voir à ce sujet Montfaucon, Antiquité expliquée, tom. V, liv. m, chap. 7.
VAISSEAU. — Le mot vaisseau, en parlant d'une église, est synonyme de Nef {Voy. ce mot). Cette dernière expression vient du latin nom, que l'on traduisait autrefois par nef, et que l'on traduit maintenant par vaissKiu. Nous lisons dans les Constitutions dites apostoliques le passage suivant, où il est question des églises : Sit œdes oblonga , ad orientent versus, navi similis.
VALVE. — Quelques archéologues appellent valves d'une voûte les diverses parties d'une voûte séparée les unes des autres par les nervures. Voy. Nervure.
VANTAIL. — On désigne sous e nom de vantail chaque partie ou battant d'une grande porte. Voy. Porte.
VASES SACRÉS. — Les vases sacrés sont ceux qui servent directement à la confection ou à la réserve de l'eucharistie. Ce sont le calice et la patène, le ciboire, l'ostensoir ou la monstrance. Nous en avons parlé sous chaque titre particulier. Voy. Calice , Ciboire, Monstrance.
VASES DE SANG. — Dans les tombeaux des martyrs découverts dans les Catacombes, on trouve toujours des vases qui ont servi à contenir du sang de ces mêmes martyrs. C'est aujourd'hui une des meilleures preuves qui indiquent la sainteté des reliques extraites des cimetières sacrés. Casalius , dans son ouvrage de Ritibus sacris Christianorum, in-i°, pag. 33G, nous apprend l'origine de ce pieux usage : Recondebatur in sepulcris martyrum eorumdem sanejuis in vasis ; refert sanetus Paulinus in Vita sancti Ambrosii ap. Surium, k April., de sancto Nazario : Vidimus autan in sepulcro quo jacebut corpus martyris sanguinem martyris ita recentem quasi eadem die fuisset e(J'usus. On peut consulter à ce sujet Blanchini, Demonstratio historiœ ecclesiasticœ comprobata monumentis, tom. II, pag. 315, n° 9 à 17; tom. III, pag. C67, n° 143.— M. l'abbé Gerbet, Esquisse de -Home chrétienne, tom. I,pag. 103, et loin. II, pag. 233. — Voy. «atacombes.
VASES EN TERRE dans les voûtes. — L'usage de vases ou de cylindres en terre fut assez fréquent dans la construction des voûtes. On en trouve de nombreux exemples dans les monuments de l'Italie. En France, dans certains édifices des xi' et xne siècles, on en a aussi trouvé des exemples. Quelle était leur destination? Les uns ont dit que
c'était pour rendre les sons plus sonores; les autres pour rendre la construction plus légère. Cette dernière opinion est plus vraisemblable, puisqu'on a rencontré ces singuliers vases ou cylindres dans des cintres de portes.
VERRE. — L ark ae fabriquer le verre a été trouvé dès la plus haute antiquité. Tout le monde connaît les fables racontées par Pline et Flavius Josèphe sur sa découverte. C'est en Phénicie et en Egypte que l'histoire nous montre les plus anciennes verreries. Les monuments, en ce qui concerne l'Egypte, sont parfaitement d'accord avec l'histoire, puisqu'on a trouvé dans les plus anciens hypogées de la haute Egypte des échantillons de verre fabriqués avec une perfection extraordinaire.
Les Phéniciens et les Egyptiens portèrent leur industrie en Sicile, dans les îles de l'Archipel et en Etrurie, et il parait certain que des fabriques de vases de verre se sont établies dans ces contrées à des époques trèsreculées.
Suivant quelques auteurs, le verre n'aurait été importé à Rome qu'à l'époque de Sylla , à la suite des conquêtes de la république en Asie, et lorsque l'art de la verrerie était déjà fort avancé. Il y obtint aussitôt une grande faveur. Auguste, après avoir soumis l'Egypte , exigea que le verre fit parlie du tribut imposé aux vaincus. Cet impôt, loin d'être une charge pour les Egyptiens, fut pour eux une source de fortune. Le verre devint tellement en vogue, qu'ils en firent à Rome des importations considérables. Sous l'empire de Tibère, des fabriques de verre s'établirent dans le voisinage de la ville de Rome.
Les Romains trouvèrent bientôt le moyen de teindre le verre, dit M. Labarte, dans 1 /«troduction historique à la description des objets d'art formant la collection Debruge-Duménil. D'autres auteurs pensent, avec raison, que c'est aux Egyptiens qu'il faut attribuer l'honneur de la découverte de teindre le verre. Les Romains connurent le secret, dit également M. J. Labarte, de travailler le verre au tour et de le ciseler. Ils savaient faire des coupes d'un verre aussi pur que le cristal, et Pline nous apprend que Néron en paya deux de médiocre grandeur 6,000 sesterces. L'engouement pour les vases de verre