‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 173 sur 276 · VOI · texte numérisé non relu

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fermaient l'entrée dos églises et le sanctuaire, nous ne pouvons donner de meilleurs renseignements qu'en transcrivant ici une note du P. Lebrun à son édition des œuvres de saint Paulin. Voy. Courtines et Ridbai \.

« Solernne olira fuit vcla liminum tbribus appendere. Paulinus, Nat. vi :

Qui pnlchra tcgendis

\ '(■/« feront furibus.

Imo tota templi faciès cum portis ornata erat. Machabœorum I, cap. iv : Et ornaventut facirui templi coronis aureis, et scutulis, et dedicaverunt portas et pastophoria, et imposuerunt eis januas. Crebra velorum ante regias seu majores templi portas mentio apud Anastasium Bibliothecarium in Li-one III de templo sancti Pétri : « Fecit vêla alba holoserica majora tria, quœ pendent auto regias in introitu. » Idem ibidem de templo saeclœ Mariée ad Prœsepe : « Fecit vélum aliud majus album, quoi pendet ante regias majores in introitu. » Ibidem de templo B. Mariœ : « Fecit super ipsas regias vélum modicum fundatum, etc., et alia ïyria super regias majores in ingressu basilicœ cum pericîysi de fundato. » Item : « vélum rubeum, quod pendet ante regias majores. »

« Non in limine lantum erantvela, sed et ante sacrarium. Sic olim in templo Saloinonis erat vélum ante Sancta sanctorum , II Paralip. in ; Josephus, lib. vm Antiq., cap. 2, Vélum adyti, de quo Paulinus, carminé 15 :

Tune el discusso nudata altaria vélo Amisere sacri relligionem adyti.

« Clemens, si forte, epist. 2 ad Jacobum : « Cura sit ostiariis, ne quis négligées aut ignarus ad vélum januœ <!omus Domini inanus incondite tergat, quia vélum atrii domus Domini sanctum est. » Hieronymus , epist. 3, ad Heliodorum : « Nepotianus erat sollicitus, si intérêt al tare, si parietes absque fuligine, si janitor creber in porta, veia semperin ostiis, si vasa loculenta. »

« In altaribus quoque vêla erant et pallœ. Mach. I, cap. iv, v. 51 : Et posuerunt super mensnin seu oltare panes, et appenderunt relaminn. Clemens Romanus , uti vulgo profertur, epistola 2 ad Jacobum: « Pallœ aliaris solœ in ea pelvi laveutur. » Theodoretus , lib. i Jlistor. cap. 31 : « Ornabatur autein et divinum al tare regiis velis et donariis aureis gemma tiS- » Fortunatus, lib. u, carminé 3, de oratorio cruels apud Turoiics per Gregorium Turonensem excitato :

Denique sancla cruci liwc templa Gregorius offert, Dum pallus coperil signa gerendo crucis ;

id est, dum pal las cruce insignitas cooperit, quod ex mente ejus est, dum al tare pallis • me insiguitis cooperit, quœ pallas mox velœ vocat.

Alifue aicata cruci condita velu placent.

Anastasius in Stephano IV : « Super aitare in ecelesiœ saucti Laurenlii coopertoriuin fecit , et inter columnas altaris dextra |(Bvaque vcla alba. » Itciu : « In circuitu altaris fecit letravela octo , quatuor ex alibis ,

quatuor ex coccino. » Concilium Toletanum xn, cap. 7 : « Oui iusana temeritate abrepti altaria nudantes, sacratis vestibus exuunt.» « Vêla templorum sœpius sanctorum imaginibus erant insignita, maxime eorum quibus offerebantur. Evodius , lib. u , cap. h , de Miraculis sancti Stephani, meminit veli divinitus oblati cum imagine sancti Stephani crucem gestantis, et draconem pede ealcantis , quod ad memoriam sancti Stephani suspensurn est. »

YOLUMKN. — Ce mot correspond au mot français livre, et signitie un rouleau, du lalin volvere, parce que les anciens écrivaient sur des peaux, des papyrus, etc., en longues bandes, qu'ils roulaient ensuite autour d'un bâton. On trouve fréquemment la figure de Nutre-Seigneur dans les Catacombes, ayant en main un volumen, ou ayant à ses pieds un petit coffret où l'on en voit plusieurs, placés suivant la coutume ordinaire.

VOLUTE. — On donne le nom de volute à tout ornement ou partie d'ornement qui s'enroule en spirale sur lui-même. La volute entre dans la décoration des chapiteaux ionique, corinthien et composite. Elle sert aussi d'ornement au modillon et à la console. Le centre de l'enroulement, ordinairement rempli par un petit fleuron ou rosette, s'appelle œil de la volute, et sa cannelure se nomme canal.

Les volutes n'existent guère dans l'architecture du moyen Age, à moins que l'on ne regarde les feuilles recourbées en crochet comme des espèces de volutes.

Dans certains édifices romano-byzantins , comme à l'Abbaye-aux-Dames , à Caen, il y a des volutes formées par des cornes de bélier. Ne devrait-on pas trouver dans ces cornes de bélier l'origine véritable de la volute?

VOUSSOIR. — Voussoir est synonyme de Claveau (Voy. ce mot). On appelle ainsi toute pierre cunéiforme qui entre dans la construction d'un arc ou d'une voûte.

VOUSSURE. — La voussure est l'intrados décoré de ligures de ces grands arcs qui couronnent les portes d'église. À partir du xne siècle, les voussures des portails principaux furent chargés de statues et de statuettes, et cette coutume n'a pas cessé d'être en usage jusqu'au xvr siècle.

VOUTE. — La construction des voûtes appareillées constitue une des principales découvertes de l'art de bâtir, et l'on peut dire que les progrès de cet art se peuvent surtout constater par le perfectionnement apporté dans la manière et les procéJés d>> cette construction. On y* trouve , en effet, tous les genres de difficulté que peut présenter à l'architecte la science si compliquée de l'art de bâtir, et mille problèmes que connaissent ceux-là seulement qui ont étudié la question au point île vue pratique. Les architectes versés dans l'étude des monuments religieux du moyen âge savent par quelles phases a successivement passé la science pratique de l'érection des arcs et des voûtes. D'abord

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