‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 21 sur 276 · FAI · texte numérisé non relu

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lissement extérieur des maisons. Nous eileronsle fameux palais de Madrid, construit par ce prince. On voit encore à Beauvais des maisons de l'époque de la Renaissance

française ainsi décorées.

FAISCEAU (Colonnes en). — Les colonnes on faisceau sont celles qui sont groupées en grand nombre autour d'un pilier. Ce n'est guère cpic dais les églises de style ogival, à partir du xmc siècle, que l'on employa fréquemment les colonnes et colonnetles en faisceau. L'origine s'en trouve cependant dans les monuments de transition au xii" siècle. Au xve siècle, les colonnettes en faisceau, en diminuant leur diamètre et en modifiant leur forme, sont devenues des moulures prismatiques réunies également en faisceau. Voy. Colonne.

FAITAGE. — On appelle faîtage des pièces de bois posées longitudinalement, destinées à maintenir les formes du comble. C'est aussi sur le faîtage que sont placées les feuilles de plomb qui recouvrent le sommet des toits ou les ornements connus sous le nom de crêtes ou de dentelles, qui quelquefois régnent sur l'arête supérieure des toitures des grands édiîices. Voy. Crète.

FAITE. — On nomme faite, en général, le sommet d'un toit, d'un édifice quelconque, d'une pyramide, d'un clocher, d'un contrefort.

Fanal. — Voy. Lanterne.

FANON. — Ce mot signifiait autrefois la même chose que manipule. Mabillon , dans ses notes sur la Vie de sainte Wiborade, vierge et martyre, observe que le mot fanon a trois significations. Il désigne d'abord une petite nappe ou serviette, mappala ; 2° le vêtement sacré appelé communément manipule ; 3° un corporal.

Saint Angilbert, abbé du monastère de Centule ou de Saint-Riquier, an 800, donna plusieurs ornements sacrés aux trois églises bâties parle monastère, et entre autres choses cinq étoles ornées (For, et dix fanons d'étoffe précieuse, enrichis d'or. Saint Ansegise, abbé de Fontenelle ou de Saint-Wandrille, qui mourut en 833, donna au monastère de Fontenelle différents vêtements ecclésiastiques , et entre autres deux riches fanons.

FANUM. — Les anciens donnaient indistinctement les noms d'aides, de templum et de fanum aux édifices religieux élevés h l'honneur de leurs fausses divinités. On trouve assez souvent cette expression dans les écrivains ecclésiastiques; mais ils ne l'appliquaient qu'à désigner les temples consacrés à des usages idolâtriques.

FASCICLTLÉES (Colonnes). — C'est la même chose que Colonnes en faisceau (Voy. ce mot ci-dessus).

FASTIGIUM. — Les Latins employaient ce mot pour désigner ce que les Grecs appelaient le fronton, ou Yaélos. Il désigne encore le sommet d'un toit incliné à double pente ou une ferme de comble.

FAUSSE-ARCADE. —C'est une arcade simulée. On l'appelle aussi arcature.

FAUSSE-FENÊTRE. — C'est une fenêtre qui n'est pas ouverte a l'extérieur, mais simulée seulement sur une muraille. On l'appelle encore fenêtre aveugle.

FAUSSE-PORTE. — Porte qui n'est pas percée réellement, mais qui est établie de manière à former parallèle.

FAUX. — Une colonne qui porte à faux est appuyée sur un encorbellement, un culde-lampe, une console, etc. Voy. Aplomb.

FENESTELLA. — On désigne sous le nom de fenestclla la niche placée à côté de l'autel, où se trouve la piscine. Voy. Aitel et Piscine.

FENESTRAGE. — Ensemble des formes, de la disposition et de l'arrangement des fenêtres d'un édifice.

FENÊTRE. — Les fenêtres d'église sont vulgairement appelées croisées, mais c'est h tort; rien dans leur forme ne saurait justifier cette dénomination. Les fenêtres en croisée sont celles seulement de certaines constructions civiles de la iin du xvc siècle et du xvie siècle, où un meneau, orné de moulures, est coupé en croix vers le milieu de sa hauteur. Voy. Croisée, Croisillon.

Les fenêtres des églises, durant l'époque romano-byzantine primordiale, étaient le plus souvent de simples baies sans ornements, archivoltes ni moulures. Celles que nous remarquons dans les rares monuments de cette époque qui sont arrivés jusqu'à nous, sont petites, étroites, quelquefois si resserrées qu'elles ressemblent à do véritables meurtrières. Les briques s'y montrent souvent accolées deux à doux, trois à trois, formant une espèce d'archivolte grossière. Les cintres ne reposent jamais sur des colonnes , mais sur des pilastres larges et écrasés.

Dans les basiliques primitives, les fenêtres donnaient la lumière à l'intérieur de rédiiiee seulement par de petits trous ronds ou carrés, percés dans la dalle mince qui les fermait, et formant une sorte de treillis à travers lequel le jour ne pénétrait que faiblement. L'abside des plus anciennes basiliques fut originairement aveugle tant que l'évoque y siégea, entouré des principaux ministres de l'autel. Mais cet usage ayant cessé , l'abside des basiliques fut éclairée d'une fenêtre et souvent de trois fenêtres. Le nombre trois fut longtemps conservé, à cause de sa signification symbolique : ce ne fut que dans l'abside des grandes églises de la période ogivale que l'on ouvrit des fenêtres plus nombreuses.

Les fenêtres sont encore rares dans les édifices de l'époque romano-byzantine secondaire; mais elles commencèrent à s'orner d'une manière assez recherchée dèsle milieu du xie siècle. La première ornementation consiste dans un tore placé sur l'arête; puis les moulures toriques sont assez nombreuses et forment une espèce d'archivolte qui s'appuie sur des colonnellcs. Quelquefois, dans la seconde moitié du \iF siècle, les fenêtres furent accolées et comme encadrées dans un

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