‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 23 sur 276 · FEN · texte numérisé non relu

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lignes rampantes de ce fronton sont parfois dépourvues de toute espèce d'ornement et parfois chargées de feuilles grimpantes. Le sommet est surmonté tantôt d'un acrotère destiné à porter une statuette, tantôt d'un fleuron ou (inial, suivant l'expression assez heureuse des antiquaires anglais.

Au xive siècle, la fenêtre s'élargit encore; les meneaux se multiplient pour recevoir à leur sommet des compartiments compliqués. C'est le règne des trèfles, des qualreleuilles et des rosaces. Les artistes ont déployé un goût exquis dans la manière dont ils ont su disposer toutes ces étonnantes découpures de pierre. Perdant de son élancement, la fenêtre n'a rien perdu de sa magnificence. Peut-on rien voir île plus agréable que ces larges fenêtres du xive siècle, traversées par cinq légers meneaux, surmontées de plusieurs rosaces posées comme par enchantement les unes sur les autres ? Le premier souille d'un orage va faire crouler ce magnifique et frêle échafaudage; mais non, tout a été bien calculé; la solidité se trouve jointe à la légèreté, les conditions de durée à l'élégance. Ces fenêtres rayonnantes forment un des caractères les plus saillants des édifices du xive siècle. Nous devons ajouter que, dans certains monuments, la grande ogive qui encadre les meneaux et les compartiments de la fenêtre est décorée à son intrados de festons pendants, comme l'arc principal des portads.

Dès le xive siècle apparaît ce que les Anglais appellent le style perpendiculaire. Ce style est caractérisé par les meneaux des fenêtres qui se dressent perpendiculairement , et quelques autres meneaux qui les divisent dans le sens de la largeur de la fenêtre. En Angleterre, ce style prit de grands développements et peut être considéré comme appartenant spécialement à ce pay s. Voy. A nglais(5^/c) et Perpendiculaire. Aux xve et xvie siècles, les meneaux prennent dans leur forme une modification importante. Au lieu d'être composés de moulures toriques, ils se chargent de moulures fines et prismatiques. Les fenêtres ont généralement, au xve siècle, plus de largeur et moins de hauteur qu'au xiv% et le triangle, formé par l'arc en tiers-point, depuis lés impostes jusqu'au sommet, a souvent plus de la moitié de l'élévation totale. Le réseau ou tracery, suivant l'expression des antiquaires anglais, qui en remplit le tympan, est formé de lignes ondulées, prismatiques, offrant quelque analogie avec une flamme droite ou renversée : c'est ce qui a fait donner à la fenêtre de la dernière époque Je nom de fenêtre flamboyante, lors même que ces meneaux représentent toute autre chose, par exemple des fleurs-de-lis ou des étoiles, ainsi que cela arrive souvent en France, surtout dans les fenêtres de grande dimension. Voy. Flamboyant.

L'archivolte est très-fréquemment ornée d'un cordon ou d'une guirlande de fleurons, de feuillages et de Heurs. Les formes de cette ornementation végétale sont empruntée» à

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