FER
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la flore indigène. Les rampants et le sommet des pignons extérieurs, qui surmontent les arcades, ou même les archivoltes proprement dites, se couvrent de feuilles grimpantes très-finement découpées et disposées avec une grande élégance.
Les fenêtres de la Renaissance sont communément garnies d'un réseau flamboyant.
On y voit apparaître des formes capricieuses quisont propres à la Renaissance. Enfin, elles deviennent semi-circulaires, carrées, etc., comme on en voit de si nombreux exemples dans nos monuments modernes.
FER A CHEVAL (Ane en). — Arc pleincintre formé de plus de la moitié delà demicireoni'érenec. Voy. Arc
FERETRA. Yoy. Reliquaire. — Ce mot est l'origine du vieux mot français perte, qui signifie littéralement un cercueil, et qui a été employé pour désigner une chAsse.
FERMAÏL. — Ce mot a vieilli; il ne se trouve que dans les anciens inventaires du trésor des églises. 11 s'est conservé dans le langage héraldique, et il signifie les fermoirs, agrafes ou boucles garnies de leurs ardillons, qui se mettent aux manteaux, aux chapes, aux baudriers ou ceintures, pour les attacher. Le fermait était autrefois une marque de dignité, et on s'en servait pour fairede riches présents aux personnes considérables.
FERMA1LLET. — Le fermaillet était une espèce de chaîne d'or ou d'argent, ou une bande d'étoffe précieuse enrichie de perles, de pierreries ou de broderies de toute espèce, que les femmes se mettaient autour de la tète pour fixer et orner en môme temps leur coiffure. On en voit des exemples nombreux dans les verrières peintes aux xve et xvie siècles ainsi que dans les manuscrits en miniatures. Les statues en montrent également de beaux et curieux spécimens.
FERME. — La ferme est un assemblage de charpente qui soutient et forme le comble : elle supporte la panne et les chevrons. Yoy. Charpente,
FERMETURE DE BAIE. — Arc ou linteau qui couronne une baie.
FERRURES. — Les ferrures ou pentures sont des garnitures en fer destinées à donner de la solidité aux portes des églises et en même temps à les orner. Les ferrures les plus remarquables sont ordinairement en forme d'enroulements. Yoy. Penture.
Dans nos édifices religieux, on ne connaît pas de ferrures qui remontent aune époque antérieure au xie siècle. Celles qui appartiennent à cette dernière époque sont façonnées grossièrement. Auxnc siècle, il y a un progrès évident; enfin, au xme siècle, les ouvriers possédaient une grande habileté dans ce genre de travail, ainsi que le prouvent les magnifiques spécimens que nous possédons encore. Nous en avons donné quelques exemples à l'article Penture.
L'usage des ferrures ornées a disparu au •* vc siècle, parce qu'alors on excellait dans la sculpture sur bois.
On a essayé, depuis un certain nombre d'années, de revenir au* ferrures ornées du
moyen âge. On a fait même des essais assez dispendieux. Nous devons en apprécier en passant les résultats. 11 ne faut jamais oublier dans des travaux de cette nature, que la décoration ne doit pas l'emporter sur le parti d'utilité. Ne relier les ferrures à aucune disposition qui en explique le motif, est une faute dans laquelle sont tombés la plupart de ceux cpii ont cherché h renouveler quelques-unes des vieilles ferrures du moyen Age. C'est ainsi que l'on voit ces ferrures, contrefaites plus ou inoins adroitement, appliquées sur des panneaux de menuiserie dont l'agencement les rend absolument inexplicables. Nous ne saurions non plus approuver les pentures en fonte de fer, qui ont été exécutées en plusieurs endroits : le travail en est mou et l'effet assez peu heureux. Nous aimons mieux les pentures en fer travaillé même très-simplement, telles que celles qui ont été exécutées sous la direction de M. Guérin, architecte de Tours, pour l'église du petit séminaire à Tours. Voy. Penture, Serrurerie, Clef.
FESTONS. — Les festons sont des ornements que les instructions du comité historique des arts et monuments désignent sous le nom de contre-arcatures découpées. Ce sont ordinairement, dans les monuments de style ogival, de petits arcs en ogive ou en trilobé, décorant l'inirados des arcades ou le rampant des frontons. Ces ornements sont généralement découpés d'une manière trèstine et très-élégante, et produisent un bon effet. Leur légèreté leur a fait donner le nom de festons et quelquefois de dentelles. Dès le xmc siècle on a fait usage de festons dans la décoration; mais c'est surtout aux xve et xvi° siècles qu'ils sont nombreux et gracieusement découpés. La Renaissance a employé aussi des festons dans son ornementation ; mais ils sont différents de ceux du stylo ogival et consistent en feuilles enroulées, en torsades, en petites guirlandes.
Dans l'architecture classique, surtout dans les temps modernes, on a fait usage fréquemment de guirlandes, suspendues en manière de festons. Voy. Guirlande.
FEUILLAGES, FEUILLES. — I. En examinant attentivement l'ornementation végétale usitée dans les édifices du moyen âge, on reconnaît aisément que les artistes imitaient les feuilles qu'ils trouvaient dans nos campagnes, dans nos prairies et nos forêts. Ce n'est pas à dire toutefois que leur imitation fût toujours servile et qu'ils ne se permissent jamais des changements, des modifications et un arrangement de fantaisie. L'imitation générale est ^évidente; l'intention est visible; mais l'exécution est variée, plus ou moins heureuse, exacte ou capricieuse. C'est à cela, sans doute, qu'il faut attribuer la difficulté que les antiquaires ont rencontrée dans la détermination des espèces qui constituent la flore murale du moyen Age. Si plusieurs espèces sont difficiles à reconnaître, il y en a beaucoup dont les caractères sont accusés de manière à ce que l'erreur devienne impojLsiWT". TJ'.U.t'-ftHidrait donc pas
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