CAPOT XVI
De fmis in fus or ils.
Sont etiam ferri infusorii, longi, rotundi et quadri , in quibus funditur liquefactum nuriim, argentum vel cuprum. Sunt et cirrini ferrei duabus partibus compositi, majores et minores, recti et curvi.
capot xvii .
De limis.
Lima? vero (iunt ex purocalibe, magna? et médiocres (1), trium costarum et rotund;e. Fi mit et alia?, ut fortiores sint in medio, interius ex molli ferro, ex ter lus vero cooperiuntur calibe. Qua? cum percussa? fuerint secundum magnitudinem quam eis auctor earum dare voluerit, œquantur super runcinam, sicque inciduntur cum malien ex utraque parle acuto.Inciduntur etiam alia? (mm ferro incisorio, de quo supra diximus ; cum quibus a?quari débet opus, quod cum aliis grossioribus pra?limatum fuerit. Cumque ex omni parte incisa? fuerint, fac temperameotum hoc modo.
CAPOT XVIII
De temperamento limarum.
Combure cornu bovis in igné et racle, atque misce ei ter lia m partem salis, et tere lorliter. Deinde milte limam in ignem, et cum canduerit, salies illam confectionem super eam ex omni parte, aptisquè carbonibus valde ardentibas cum l'estinatione suftlabis per omnia sic ut temperameutum non cadat, et stalim ejiciens (2) siccabis modice super ignem. Hoc modo temperabis omnes qua? sunt ex calibe.
et vous sécherez un peu au-dessus du feu. de toutes les limes qui sont en acier pur.
c VPUT XIX.
Item unde supra.
Faciès et parvulas similiter quadras (3), rolundas, triangulas, tenues ex molli ferro, casque sic temperabis. Cum incisa? i'uerint cum malleolo, sive cum incisorio ferro, aut cumcultello, unges eas veteri arvina porci, et circumdabis corrigiolis ex hircino corio incisis, ligabisque filo lineo. Posthaec cooperies eas argilla macerata singulariter, caudasque nudas dimittes. Cumque siccata?
fuermt, mittes in ignem, et sufllabis fortiter, combureturque corium, et cum l'estinatione cxtrahens ab argilla, extingues œqualiter in aqua, extraclasque siccabis ad ignem.
H) tH fjuadnE, ex .W.S, Guelph.
(2^ Bilingue u?q<taIUer in aqua ci
inde
ejincns
CHAP. XV
Des fers à fabriquer les clous.
11 y aussi des instruments en fer minces, étroit-perces, dans lesquels on fait la tête des clous, grands, moyens et petits.
CHAP. XVI
Des moules en fer.
Il y a également des moules en fer, longs, ronds et carrés, dans lesquels on verse l'or, l'argent et le cuivre en liquéfaction Ii y a; encore des compas en fer, composés de deux parties, de grands et de petits, de droits et de courbes.
CHAP. XVII
Des limes.
Les limes se font d'acier pur: elles sont grandes ou médiocres, triangulaires ou rondes. On en fait d'autres encore, plus fortes du milieu ; elles sont de fer doux en dedans et recouvertes d'acier pur en dehors. Lorsqu'elles ont été frappées de manière à atteindre la longueur que l'ouvrier veut leur donner, on les égalise sur le rabot, et on les taille ainsi avec un marteau tranchant des deux bouts. On taille également les autres avec le fer à couper, dont nous avons parlé ci-dessus. On doit unir l'ouvrage avec ces dernières, lorsqu'il aura été dégrossi avec d'autres instruments moins délicats. Quand elles auront été taillées de tous les côtés, faites -en la trempe de la manièie suivante.
CHAP. XVIII
De la trempe des limes.
Brûlez de la corne de bœuf au feu et raclez-la ; mêlez-y un tiers de sel et broyez fortement. Mettez ensuite la lime au feu. lorsqu'elle sera chautfée jusqu'au blanc, vous la couvrirez de cette préparation de toutes parts ; vous la placerez sur des charbons très-ardents, préparés pour cela; vous souillerez vivement de tous côtés, de manière toutefois que la trempe ne tombe pas; vous retirerez aussitôt ( vous éteindrez promptement dans de l'eau, exms. Guelph.), Vous ferez de la même manière la trempe
CHAP. XIX
Même sujet.
Vous ferez également des limes plus petites, carrées, rondes, triangulaires, minces, que vous tremperez comme il suit. Quand elles auront été taillées avec le marteau, ou avec le fer a couper, ou avec un couteau, vous les oindrez de vieille graisse de porc; vous les entourerez de petites courroies taillées dans du cuir de bouc, et vous les attacherez avec du fil de lin. Après cela, vous les couvrirez, chacune en particulier, d'argile pétrie, et vous en laisserez la queue nue. Lorsqu'elles seront sèches, vous les mettrez au feu et vous souillerez fortement; le cuir se brûlera ; vous
ex Codice Guelph.
(!>) Scmirotundas, ex Cod. Guelpn.
S7t TRADUCTION.
retirerez promptement de l'argile, vous éteind les ferez sécher au feu.
CHAP. XX
De la trempe du fer.
Les fers à creuser se trempent de cette manière. Lorsqu'ils auront été limés et adaptés a des manches, on en met l'extrémité au feu , et aussitôt qu'elle commencera à blanchir , on la retire et on l'éteint dans l'eau.
CHAP. XXI
Même sujet.
On fait encore une autre trempe des instruments avec lesquels on coupe le verre et les pierres les moins dures, de la manière suivante. Prenez un chevreau de trois ans, attachez-le dans une étable, sans lui donner de nourrituredurant troisjours;le quatrième jour donnez-lui de la fougère à manger et rien autre chose. Lorsqu'il aura mangé pendant deux jours, la nuit suivante enfermezle dans un tonneau percé en dessous. Mettez sous les trous un vase, pour recueillir son urine. Lorsque vous en aurez suffisamment recueilli, pendant deux ou trois nuits, lâchez le chevreau, et trempez vos instruments dans cette urine. L'urine d'un enfant roux donne aussi pour le fer une trempe plus dure que l'eau commune.
CHAP. XXII
J)cs creusets pour fondre Vor et l'argent.
Ayant toutes ces choses à votre disposition, prenez de l'argile blanche et broyez-la très-menu; prenez de vieux vases qui ont déjà servi à faire fondre de l'or et de 1 argent, brisez-les en morceaux. Si vous n'en avez pas, prenez des fragments de pots blancs, mettez-les au feu jusqu'à ce qu'ils blanchissent, et s'ils n'éclatent pas, laissez refroidir et brisez en morceaux. Prenez ensuite deux parties d'argile pétrie, et une troisième partie d'argile cuite ; môlez avec de l'eau tiède, triturez fortement, et faitesen des vases, grands ou petits, qui vous serviront à faire fondre l'or et l'argent. Pendant qu'ils sèchent, prenez une balance et pesez l'or ou l'argent que vous voudrez travailler. Si vous n'avez pas d'argent pur, vous le purifierez de la manière suivante.
CHAP. XXIII
Manière de purifier l'argent.
Tamisez des cendres; mêlez-les avec de l'eau et prenez un vase d'argile éprouvé au feu, assez grand pour contenir tout l'argent que vous jugerez à propos de purifier, sans que la matière en fusion puisse déborder. Mettez des cendres dans ce vase, légères au milieu, épaisses sur les bords; puis faites sécher au charbon. Lorsqu'il sera sec, éloignez un peu les charbons du fourneau, placez-le avec les cendres, sous l'ouverture, devant le fourneau, de manière que le vent du soufflet arrive dessus ; placez des charbons par-dessus et soufflez jusqu'à ce qu'il blan-
\l) Tcrliam, ex Ms. Guctph.
THËOPIHLI LIB. III. 872
rez dans l'eau, et après les avoir retirées vous
CAPUT XX
De temperamento ferri.
Ferri quoque fossorii temperanlur hoc modo. Cum limati luerint et suis manubriis aptati, summitas eorum mitlilur in ignem, et mox ut cœperit candescere, extrahilur et in aqua exstinguitur.
CAPUT XXI
Item de eodem.
Fit etiam aliud temperamentum ferramentorum, quibus vitrum inciditur et molliores lapides boc modo. Toile hircum. triennem, et liga eum intus tribus diebus sine cibo, quarta die da ei filicem comedere et niliil aliud. Quem cum duobus diebus comederil, sequenti nocte cooperi eum in dolio inferius perforato, sub quibus foraminibus pone aliud vas integrum, in quo colligas urinam ejus. Qua duabus vel tribus noclibus lai i modo sufficienter collecta, emitte hircum, et in ipsa urina ferramenta tua tempera. In urina etiam rufi pueri parvuli temperantur ferramenta, durius quam in aqua simplici.
CAPUT XXII
De vasculis ad liquefaciendum aurum et argent um,
Hœc omnia prœ manibus ha-bens, accipo argillam albam, et tere eam minulissime, acceptisque vasis veteribus in quibus aurum vel argentum prius infusum fuerit, comminue singulariter. Quee si non habeas , accipo testulas ollœ albœ, et mitteeas in ignem uonec candescant, et si non resiliunt, sine refrigerari et tere singulariter. Deinde pone duas partes argillœ tritseet (1) quartam coctaj testœ, et commisceas cum aqua tepida, macéra fortiter, et inde compone vascula majora et minora, in quibus liquefacias aurum et argentum. Intérim vero, dum siccantur, accepta statera pondéra aurum vel argentum, quod operari volueris. Quod si argentum purum non fuerit, hoc modo puritica.
CAPUT XXIII
De purificando argenlo. Cribra cineres, commiscens eos aqua, et accipe testam ollœ in igné probatam, quaa tantœ magnitudinis sit, in qua credas argentum liquefieri posse, quod purificari debel, ut non" effundatur, et mitte cineres in eam, in medio tenues et circa oram spissos, et sicca ad carbones. Qua siccata, amove carbones a fornace modicum, et pone ipsam cum ciueribus sub foramine ante fornacem, sic ut ventus ex folle in eam flet, superpositisquecarbonibussuffladoneccandescat. Deinde mitte argentum in eam, et superpone modicum plumbi, superjeslisque carbonibus li
jih (iimiii i i ii! m.
THADLCTION.
«juefae illud, et habeasjuxta te virgam ex senti vento siccatam, cuitl qua discooperies diligente^ et purgabis ab argento quicquid imniunditicR super illud videris, positoque çuper illud titione, boc est ligno igné usto, sulïïabis mediocriter longo tractu. Cunoque piumbum hoc facto ejecei is, si videris argentum nonduru purum esse, rursum appone piumbum, superpositisque carbonibus lac sicut prias. Quod si videris argentum ebullire et exsilire, scito stannum vel auriclialcum ei admistum, et confringe particulam vitri minute, et projice super argentum, plumbumque adde , appositis carbonibus fortiter sullla. Deinde respice sicut prius, et cum virgula aufer immunditiam vitri et plumbi , superpositoque titione fac sicut prius, et hoc tamdiu donec purum fiât.
chisse. Mettez-y ensuite l'argent, et placez un peu de plomb par-dessus ; replacez les charbons et faites fondre. Ayez auprès de vous une baguette prise dans une haie et séchée à l'air, avec laquelle vous découvrirez le vase soigneusement, et vous enlèverez de la surface de l'argent toutes les impuretés que vous y verrez. Vous y approcherez ensuite un tison, c'est-à-dire un morceau de bois brûlé au feu, et vous soufflerez doucement à long trait. Après avoir fait cela et rejeté le plomb, si vous remarquez que l'argent n'est pas encore pur, remettez du plomb, replacez les charbons et opérez comme cidessus. Si vous voyez l'argent bouillir et rejaillir, vous saurez parla qu'il est mélangé d'étain ou d'auricalque; broyez alors un fragment de verre, et jetez-le sur l'argent,
ajoutez du plomb, replacez les charbons et soufflez fortement. Regardez ensuite comme auparavant, et avec la baguette enlevez les impuretés du plomb et du verre ; employez de nouveau le tison et agissez comme plus haut ; continuez jusqu'à ce que l'argent soit purifié.
CAPLT XXIV.
De dividendo argento ad opus.
Quo purificato si calicem fabricare volueris, divide argentum aequaliter in duo, et medietatem serva ad faciendum pedem et patenam ; ex altéra vero faciès vas, cui adjicies ex portione patenae parlem ; verbi gralia, si maica argenti fuerit, adde medietali pondus duodecim nummorum, quos postea mde limabis et rades ut reddas suée parti. Quod si plus fuerit argenti vel minus, secundum suam quantitatem addes , et post haec unicuique parti suum Dondus reddes.
CAPLT XXV.
De fundendo argento.
His ita dispositis, mitte argentum in uno vasculorum, et cum liquefactum fuerit, projice modicum salis super illud, moxque effunde infusorium rotuudum quod sit cale* factum super ignem, et sit in eo cera liquefacta. Et si aliqua negligentia conligerit ut argentum fusum sanum non sit, iteruin funde, donec sanum fiât (1).
CAPUT XXVI
De fabricando minore calice.
Cumque cœperis percutere, quœre meditullium in eo, et fac centrum cum circino, et circa eum faciès caudam quadram, in qua pedem configere debes. Cum vero sic attenuatum fuerit, ut manu plicari possit, fac icterius circulos cum circino a centro usque in médium, et exterius a medio usque ad <>iam;etcum rotundo malleo percute intenus secundum circulos, utindeprofunditatein capiat, et exterius cum raediocri super rotundain incudem secundum circulos usque ad oram, ut itide striclius liât; et hoc tamdiu
CHAP. XXIV
De la division de l'argent pour le travail.
Lorsque l'argent aura été purifié, si vous voulez faire un calice, partagez l'argent eu deux parties égales , et gardez une des moitiés pour faire le pied, ainsi que la patène. De l'autre moitié vous ferez la coupe, en y ajoutant une partie de la portion de la patène ; par exemple, s'il y a un marc d'argent, ajoutez à la première moitié le poids de douze écus, que vous limerez ensuite et que vous raclerez pour les rendre à leur part. S'il y a plus ou moins d'argent, vous en ajouterez suivant la quantité, et après cela vous rendrez son poids à chaque partie.
CHAP. XXV
De la fusion de l'argent.
Ces choses étant ainsi disposées, mettez de l'argent dans un des creusets , et lorsqu'il sera fondu, jetez un peu de sel par-dessus, versez aussitôt dans un moule rond chaullé sur le feu et dans lequel il y aura de la cire fondue. Et si, par suite de quelque négligence, il arrive que l'argent fondu ne soit pa.s sain, fondez de nouveau, jusqu'à ce qu'il devienne sain.
CBAP. XXVI.
De la fabrication du petit calice.
Lorsque vous aurez commencé à battre, cherchez le milieu et marquez un centre avoe le compas ; vous ferez autour du point central une queue, où vous devrez attacher le pied. Lorsqu'il aura été aminci de manière à pouvoir être pluyé avec la main, faites à l'intérieur des cercles avec le compas, depuis le centre jusqu'au milieu, et à l'extérieur depuis le milieu jusqu'au bord. Avec un marteau rond frappez à l'intérieur suivant les cercles, afin que de cette manière il se forme en creux, et à l'extérieur avec un marteau asse*
(t) Défaite fac litti confeciionem ex facibus claris et sale, In qua exlingues argentins nnoties rer.oxeritf. hx nls. (tuehili.
telph Dictions. d'Archéologie sacréu. II.
TRADUCTION
TIIEOPHIL1 L1B. III.
67rt
petit, sur une enclume ronde, suivant les cercles, jusqu'au boni, afin qu'il devienne plus étroit; continuez à faire cela jusqu'à ce que vous lui ayez donné la forme et la grandeur que comportelaquantitédel'argcnt.
Cela étant fait, limez à l'intérieur et à l'extérieur également, ainsi qu'autour du bord, jusqu'à ce qu'il soit entièrement uni partout. Partagez ensuite en deux, comme ci-dessus, l'autre moitié de l'argent, et à l'une des parties ôtez le poids de six écus que vous ajouterez à l'autre partie dont vous ferez le pied : en limant, vous enlèverez ce poids ajouté et vous le restituerez à l'autre partie. Fondez alors et battez le pied comme la coupe, sauf qu'au pied vous ne ferez pas de queue. Lorsqu'il aura été aminci, vous lui donnerez la profondeur h l'aide du marteau rond à l'intérieur et à l'extérieur. Vous commencerez à former le nœud, avec un marteau assez petit, sur une enclume ronde , puis sur une enclume allongée des deux côtés, jusqu'à ce que vous ayez fait un col aussi effilé que vous le voudrez. Faites bien attention, dans cette opération, de ne pas frapper plus dans un endroit que dans un autre, de peur que le nœud ne penche de quelque côté; il faut qu'il soit établi bien au milieu, également large et épais de tous côtés. Posez-le ensuite sur les charbons et emplissez de cire. Lorsqu'elle sera refroidie, tenez le pied de la main gauche, et de la main droite prenez un fer à graver délicat. Faites asseoir un enfant à côté de vous et qu'il frappe avec un petit marteau sur le fer partout où vous le poserez. Vous indiquerez ainsi un anneau qui doit se trouver tout autour de la tige entre le nœud et le pied. Lorsqu'il aura été indiqué, versez de la cire; faites recuire le pied et emplissez de nouveau, afin de marquer l'anneau plus profondément qu'auparavant. Vous continuerez la même opération , jusqu'à ce que vous l'ayez achevé également avec ses grains. Limez ensuite et raclez le nœud, autour du pied à l'intérieur et à l'extérieur, ainsi que le bord. Vous ferez au centre du nœud un trou carré, à la demande de la queue de la coupe qui le surmontera, et vous mettrez dedans une portion d'argent épaisse et ronde , percée de la même manière. Vous ferez aussi à part un anneau qui doit exister entre le nœud et la coupe supérieure, de la même grosseur et de la même forme que celui que vous avez fait au-dessous du nœud avec le fer à graver. Prenez un fer obtus , repassez-le sur une pierre unie, ensuite sur une planche de chêne, où vous aurez mis préalablement du charbon pilé; vous vous en servirez pour polir la coupe à l'intérieur et à l'extérieur, le nœud, le pied et l'anneau ; vous frotterez également avec un morceau d'étoile et delà craie broyée très-fin, jusqu'à ce que votre ouvrage soit tout à fait brillant. Après cela, fendez la queue de la coupe en quatre parties, jusqu'au milieu, avec une lune mince, renversez-la sur une enclume ronde, de manière que les bords de la coupe pendent également , placez-y l'anneau, et placez la queue dans le trou du nœud, ainsi
fac donec ei formam et ainplitudinem secuudum argenti quantitatem acquiras. Quo facto, rade interius et exterius œque cum lima, ot circa oram, donec œqualis per omnia fiât. Demde residuam medietatem argenti sicut supra divide in duo, et ab una parte aufer pondus sex nummorum, et adde alteri, in qua pedem faciès, quod postea inde limando auferes et suae parti reddes. Sicque funde et percute pedem sicut vas, usque d'uni attenuetur, exceplo quod caudam non faciès in eo. Quo attenuato profunditatem dahis ei cum malleo rotundo interius et exterius , incipiesque nodum formare cum mediocri malleo super rotundam incudem, et inde super longam ex utraque parte, donec collum tam gracile facias sicut volueris; hoc diligenter procurans, ne plus in uno loco percutias quarain altero, ne forte nodus sein aliquam partem inclinet, sed in medio stet , ex omni parte œque spissus et latus. Deinde pone eum super carbones, et impie cera, et cum refrigerata fuerit, tene ipsum pedem in sinistra manu , et in dextera ferrum unum ductile ac tenue; et fac puerumsedere juxta te, qui percutiat cum parvulo malleo super ferrum in quocunque loco illud posueris, et inde designabis annulum, qui inter nodum et pedem in circuitu esse débet. Quo designato, effunde ceram et rccocto pede iterum impie, ut annulum profundius percutias sicut prius; sicque faciès donec eum œqualiler cum suis granis perficias. Deinde lima nodum et rade, et circa pedem interius et exterius, et oram ejus; sicque faciès in medio nodi foramen quadrangulum secundum quantitatem caudae superioris vasis, et in eo pones spissam partem argenti, rotundam, eodem modo perfora tam. Faciès quoque annulum singulariter, qui stare débet inter nodum et vas superius, eadem quantitate et specie sicut est ille, quem ductili ferro formasîi sub nodo , et accipiens ferrum obtusum fricabis super cotem sequalem, deinde super ligneum quercineum, imposito ei carbone trito, et cum eo polies ipsum vas interius et exterius, nodum et pedem et annulum, sicque fricabis cum panno etcreta subliliter rasa, donec omnino lucidum fiât opus. His ita peractis finde caudam vasis in quatuor usque in médium cum lima tenue, et eversa eam super incudem rotundam ita ut œqualiler pendeat, et superpone ei annulum , et in foramine nodi caudam, particulamque quœ inest desuper; et tenens haec cum sinistra manu fortiter et œqualiter, et in dextera ferrum ductile mitte in nodum et fac superius percuti cum malleo mediocri donec confinas firmiter. Postea funde argentum, quod limasti et tnsisti, cum eo quod residuum est, et percute rotulam cum circino œquatam tantse latitudinis quanta est altitudo calicis a pede inferius usque ad oram superius, et modice amplius, et sic percute cavum interius secundum latitudinem vasis superius, ita ut œqualiter possit in eo jacere. Et si volueris, fac circulos duos interius cum circino, et pertrahe cum subula obtusa in medio similitudinem agni, sive dexteram quasi de cœlo
TIIEOl'lULt LIB 111.
TRADUCTION
descendentem et signantem, et litteras inter illos duos circulos, atque cum ferro fossorio subliliter fode, poliens ad e£fectura sicut caliccm.
que la petite pièce qui est par dessus. Tenez ces objets de la main gauche fortement et également, de la main droite mettez le fer ductile dans le nœud, et faites frapper endessus avec un marteau assez petit, jusqu'à ce que vous l'ayez enfoncé solidement. Faites fondre ensuite l'argent que vous avez limé et raclé, ainsi que celui qui reste, et frappez une patène arrondie au compas, d'une largeur égale à la hauteur «lu calice, depuis la partie inférieure du pied jusqu'au bord supérieur, ctun peu plus; battez-en la cavité à la partie inférieure, selon la largeur du vase en haut,demanière qu'il puissey entrer également. Si vous lejugezà propos, faites deux cercles à l'intérieur avec le compas, et, avec une alêne émoussée, tracez au milieu la figure d'un agneau ou une main comme venant du ciel et bénissant, et des lettres entre ces deux cercles, que vous creuserez légèrement avec lefer à graver; le tout sera poli comme le calice.
CAPLT XX VII.
De majore calice et infusorio ejus.
Quod si calicem magnum argenleum fabrifi»re volueris, quatuor, aut sex, seu decem marcarum, primo igné purgabis et probabis lotuai argentum, debinc divides ordine quo supra. Post hœc aecipe duos ferros œque kmgos et latos, ad mensuram pal mi, et sicut fesluca spissos , œqualiter percussos et sanos et ad runcinam diligenter œquatos ; inter quos faciès corrigiam ferream œqualiter percussam ac mediocriter spissam , quam complicabis in modum circuli ea amplitudine, ut tibi videatur quod possit impleri illo argento, quod in eo fundere vis. Et cum plicaveris, non conjunges capita, sed modice separabis, ut foramen appareat , per quod iniundere possis. Hune circulum aptabis inter duos ferros œqualiter, ita ut capita ipsius extra ferros parum appareant, et constringes eos tribus curvis ferris fortibus in tribus locis, videlicet inferius et ex utraque parte juxta foramen, sicque linies argillam maceratam circa circulum inter ferros et circa foramen abundanter. Quam formant , cum siccata fuerit, calefacies, et liquefactum argentum infunde. Omne aurum et argentum quod tali modo funditur , nisi contingat ex magna negligentia, semper est sanum ad operandum in eo quodeumque volueris. Circulos autem secundum quantitatem , quam infundere volueris, mensurabis, et faciès majores et minores ; fusum vero argentum
postquam percusseris ut supra, et vasi for-
inam dederis, impie illud cera et percute in ventre, si volueris costas œquales sive ro-
tundas, quœ slent in circuitu sicut cochlea-
ria, quod opus utrumque magnum ornatum
dat calici. Quas costas si volueris cum ni-
gello|)arare, hoc procura utargenlum spissius
sit, et sic âge ut una costa deauretur et altéra denigretur, quas semper oportet pares
esse. Quas cum percusseris, lima œqualiter
et ia le, et in i 11 is quas denigrare vis, per-
trahe Grœca folia et fode grosso tractu, cam-
posque eorum fodies gracilibus circulis et
subtili oj>ere, deinde compone nigellum hoc
modo.
ces
nombre égal. Lorsque vous les aurez battues, limez et raclez-les, et sur celles que vous
voudrez nieller, tracez des feuilles grecques et creusez-les d'un trait fort; vous creuserez
aussi les champs de cercles légers et de travaux délicats. Composez ensuite la nielle de la
manière suivante.
cuap. xxvii.
Du grand calice et de son moule.
Si vous voulez fabriquer un grand calice d'argent, de quatre, de six ou de dix marcs, vous puritierez d'abord l'argent au feu et vous l'éprouverez ; vous le partagerez ensuite de la manière indiquée plus haut. Après cela prenez deux fers également longs et larges, de la longueur d'une palme et de la grosseur d'une paille, également battus et sans défaut, polis au rabot avec soin. Vous ferez entre eux une attache en fer, également battue et médiocrement épaisse; vous la ploierez en forme de cercle et d'une grandeur qui vous semblera pouvoir être remplie par l'argent que vous voulez fondre dedans. Lorsque vous l'aurez ainsi ployée, vou§ ne joindrez pas les bouts supérieurs, vous les séparerez un peu de façon à laisser apparente l'ouverture par laquelle vous pourrez verser. Vous établirez ce cercle également entre les deux fers, de manière que les extrémités en paraissent un peu en dehors des fers, et vous les attacherez solidement avec trois fers recourbés en trois endroits différents, à savoir, à la partie inférieure et des deux côtés, près de l'ouverture. Vous enduirez alors d'argile pétrie le tour du cercle entre les fers, et autour de l'ouverture en abondance. Lorsque cette forme sera sèche, vous la ferez chauffer, et vous y verserez l'argent en fusion. Toute espèce d'or et d'argent fondu de cette manière est propre à l'exécution de toute sorte de travaux, à moins qu'on n'y apporte une grande négligence. Vous mesurerez les cercles et vous les ferez plus grands ou plus petits, selon la quantité de métal que vous aurez à verser. Lorsque vous aurez battu l'argent fondu, et que vous lui aurez donné la forme d'un vase, comme ci-dessus, remplissez-le de cire et battez sur le ventre, selon que vous désirerez des côtes planes ou rondes, qui se tiennent autour comme des cuillers : ces deux genres de travail ornent beaucoup un calice. Si vous voulez décorer ces côtes de nielle, faites en sorte que l'argent soit plus épais, et opérez de manière qu'une des côtes soit dorée et l'autre niellée : ces côtes doivent toujours être en
TRADUCTION
T1IEOP1IIL1 LIB III.
CHAP. XXVIII
De la nielle.
Prenez de l'argent pur, et partagez-le en deux parties égales; ajoutez-y un tiers de ouivre pur. Lorsque vous aurez mis ces trois parties dans un creuset à fondre, mettez autant de plomb que pèse la moitié du cuivre que vous .avez mêlé à l'argent; prenez du soufre jaune que vous broierez, et mettez ce plomb et une partie de ce soufre dans un petit vase de cuivre ; mettez le reste du soufre dans un autre creuset. Lorsque vous aurez mis en fusion l'argent avec le cuivre , remuez également avec un charbon, et versez-y promplement le plomb et le soufre du petit vase de cuivre, et mélangez le tout fortement avec un charbon ; puis versez en hâte dans l'autre creuset sur le soufre que vous y avez placé, et aussitôt après avoir déposé le vasequia servi à verser, prenez celui dans lequel vous avez transvasé, et mettez-le sur le feu jusqu'à ce qu'il y ait fusion ; remuez fortement, et coulez dans un moule de fer. Avant un entier refroidissement, frappez un peu ; faites encore chauffer, battez de nouveau, et continuez jusqu'à ee qu'il soit convenablement aminci. La nature de la nielle est telle que si on la bat à froid, elle se rompt aussitôt et tombe en pièces; elle ne doit pas, cependant, être chauffée jusqu'au rouge, parce qu'elle se fond aussitôt et eoule dans les cendres. Placez dans un vase profond et épais la nielle amincie ; versez de l'eau par-dessus ; broyez-la avec un marteau rond, jusqu'à ce qu'elle soit trèsmenue. Otez-la et faites sécher. Mettez ce qui est fin dans une plume d'oie, et fermez. Ce qui est trop gros, replacez-le dans le vase desséché mettez-le dans une autre plume.
CHAP. XXIX. i
Manière de poser la nielle
Lorsque vous aurez empli plusieurs p.umes de cette manière, prenez de la gomme appelée parahas ; broyez- en une parcelle avec de l'eau dans le même vase , de manière que ce mélange rende à peine l'eau trouble. Vous commencerez par mouiller avec cette eau l'endroit que vous voudrez nieller, prenez alors une plume et faites-en tomber avec précaution avec un fer délicat la nielle broyée , de manière à couvrir; vous ferez de môme partout. Préparez ensuite des charbons très-ardents , placez-y le vase, après l'avoir couvert avec soin, de manière à ce qu'aucun charbon ne soit posé ou ne tombe dessus. Lorsque la nielle sera en fusion , prenez le vase avec des tenailles, tournez-le de tous côtés, par où vous verrez la nielle couler, et faites en sorte qu'il ne tombe pas de nielle à terre. S'il y avait des traits qui n'auraient pas été entièrement remplis à un vrez de nielle, et prenez bien soin qu'il ne
CHAP. XXX
Manière de fondre les oreilles du calice. Si vous voulez mettre des oreilles à un
(l) Barabas, in Cod. Guelph.
CAPliT XXVIII.
De nigello.
Àccipe argentum purum, et œquo pondère divide in duo, addens ei lertiam partem cupri puri. Quas très partes, cum miseris in fusile vasculum , pondéra lantum plumbi, quantum appendit medietas ipsius cupri , quodargento miscuisti,acceptumquesulphur croceum frange minutatim, et mitte plumbum et partem ipsius sulphuris super vasculum cupreum, ac reliquum sulphuris mitle in aliud vas fusile. Cumque liquefeceris argentumcumcupro,moveparitercum carbone, statimque infunde ei plumbum et sulphur ex cupreo vasculo, et rursum commisce cum carbone fortiter, et cum festinatione funde in aliud vas fusile super sulphur quod in eo miseras, moxque deposito vasculo, cum quo fuderas, accipeillud in quod fudisti, et mitle in ignem donec liquéfiât, iterumque commovens funde in ferrum infusorium. Quod prius quam frigescat, percute modicum, et calefac parum, rursumque percute , sicque faciès donec omnino attenuetur. Natura enim nigelli lalisest, ut si frigidum percutitur, slatim frangitur et resilit, nec débet sic calefieri, ut rubescat , quia stalim liquescit et finit in cineres. Attenualum vero nigellum mitte in vasculum profundum et spissum, et superfundens aquam, confringe cum malleo rotundo, donec minutissimum fiât, ejeetumque inde sicca, et quod minutum est mitte in pennam anseris atque obstrue; quod vero grossius est, iterum mitte in vas et comminue, rursumque siccatuui mitte in alteram pennam.
et broyez-le derechef, et quand il aura été
CAPUT XX1X
De imponendo nigello
Cumque sic plures pennas impleveris, àccipe gummi, quod vocatur parahas (1), et particulam ejus tere cum aqua in eodem vase, ita ut ex eo vix aqua turbida fiât, et locum quem volueris denigrare cum ipsa aqua fac humidum prius, accipiensque pennam cum levi ferro excute tritum nigellum super eum diligenter donec totum cooperias, sicque per omnia faciès. Deinde compone carbones copiose accensos, et in eos missum vas diligenter cooperi sic, ut super nigellum nullus carbo ponatur, nec cadat. Cumque liquefactum fuerit, tene vas cum forcipe, et verte ex omni parte, qua fluere videris, et ita convertendo cave ne in terram nigellum cadat. Quod in primo calore non fuerit plénum per omnia, denuo fac humidum, et superpone ut prius, et cave diligenter ne plus opus sit.
premier feu, mouillez de nouveau, recousoil plus nécessaire de reprendre l'opération.
CAPUT XXX
De fundendis auriculis calicis.
Si volueris aures calici apponere, mox ut
TIŒUPHILI LIB. III.
TRADUCTION
percusseris et raseris , priusquarn operis aliud in eo quid facias, accepta cera forma inde aures, et sculpe in eis dracones sive bestias aut aves, vel folia quomodocu raque modo volueris. Insummitate vero utriusque auris pone parum cera?, rolunda?, sicut gracilis candela longitudine minimi digiti, sed in suniraitate sit aliquantuluni grossior, quee cera vocatur infusoriuui ; quaro solidabis calitlo ferro. Deiade accipe argillara fortiter maeeratam , et cooperi diligenter utrasque sures singillatim, ita ut omnia foramina sculpturaî irapleantur. Quee cum siccalœ fuerint, iterum cooperi per omnia eequaliter, excepta surainitate infusorii, et tertio similiter faciès. Postraodum mitte ipsas formas ju\ta carbones, ut cum calefactœ fuerint , effundas ceram. Quaeffusaponeseasomnino in ignem, convertens foramina per quœ cera exiil inferius, et sinedoneccandescant sicut carbones, statimque liquefac argentum, addens ei modicura de aurichalco Hispanico, ut, verbi gratia, si fuerit argenti diraidia marca, pondus duorum nummorum, si vero plus autminus, econtra; et ejiciens formas ab igné siste eas firmiter, et infunde eodem loco, unde ceram etfudisti. Cumque refrigerata fuerint, aufer argillam, et cum lima et terris fossoriis adjunge eas vasi in suis locis, et
calice, dès que vous l'aurez battu et raclé, et avant d'y faire aucun autre travail, prenez de la cire et faites-en le modèle en cire, sculptez-y des dragons, des animaux, ou des oiseaux, ou des feuillages, de la manière qui vous plaira. Au bout de chaque oreille, mettez un peu de cire, arrondie comme une petite bougie, de la longueur du petit doigt, mais un peu plus grosse à l'extrémité ; cette cire s'appelle l'entonnoir; vous la souderez avec un fer chaud. Prenez ensuite de l'argile fortement pétrie et couvrez-en avec précaution chaque oreille, l'une après l'autre, de sorte que tous les creux de la sculpture soient bien remplis. Lorsqu'elles seront sèches, couvrez-les de nouveau partout également, excepté l'extrémité de l'entonnoir ; vous ferez de même unetroisième fois. Après cela, placez les moules auprès du feu, afin d'en verser la cire, lorsqu'ils seront échauffés. Lorsque la cire en aura été versée, vous les mettrez entièrement dans le feu, en plaçant en bas les ouvertures par lesquelles la cire est sortie; laissez-les jusqu'à ce qu'ils soient ardents comme les charbons. Faites fondre l'argent aussitôt, en y ajoutant un peu d'au* ricalque d'Espagne, de manière, par exem-r ple, s'il y a un demi-marc d'argent, à en
mettre Je poids de deux écus, et en proportion, s'il y en a plus ou moins. Otez les moules du feu, établissez-les solidement, et coulez par l'endroit où vous avez versé la cire. Lorsque le tout aura été refroidi, enlevez l'argile, et au moyen de la lime et des fers à creuser ajustez les oreilles au vase à la place qu'elles doivent occuper ; aux jointures vous ferez deux longues ouvertures, l'une en haut et l'autre en bas, qui ne paraissent point au dehors. Dans chacune vous adapterez deux grands clous que vous ferez sortir du vase par deux ouvertures, de chaque côté, en haut et en bas ; vous les ficherez à l'intérieur et vous les consoliderez de cette manière.
subjuncturis faciès duo foramina longa, unutn inferius et aliud superius, quœ foris non appareant, in quibus junges singillatim duos clavos latos, quos faciès transire vas per duo foramina ex utraque parte superius et inferius, et configes interius atque solidabis hoc modo.
CAPLT XXXI.
De solidatura argentin
Pondéra duas paries argenti puri, et tertiam cupri rubri, et confunde atque subtiliter lima in vase mundo, et mitte in pennam.
Deinde toile vini petram, quae crescit interius circa vasa, in quibus optimum vinum diu jacet, et particulas ejus liga in panno, et mitte in ignem ut comburatur tamdiu donec nullus inde fumus procédât. Quo ab igné levato et refrigerato, exsuflla cineres panni et illud ustum tere in cupreo vase cum rotundo malleo, admista aqua et sale ut sit spissum sicut fex ; quoa curii ligno tenui linies circa clavos interius et exterius, et excuties cum brevi ferro limatum argentum desuper, sicuue siccabis. Iterum linies mixturam illam desuper spissius quam anle, et mittes in ignem, adhibitisque carbonibus, diligenter cooperies, leniterque sufflabis longo llatu, donec solidatura liquéfiât sullicienter ; eductumque vas ab igné et modiee refrigeratum lavabis, et si firrai sunt clavi bene ; sin autem, rursum fac eis, sicut prius. Cumque tirmi fuerint, elima eos interius et rade a?qualiter, ut nullus considerare queat in quo loco steterinl, appositasque
CHAP. XXXI
De la soudure de l'argent.
Pesez deux parties d'argent pur et un tiers de cuivre rouge, limez fin et mélangez dans un vase propre, mettez ensuite dans une plume. Prenez ensuite du tartre de vin-» qui s'amasse à l'intérieur des vases où. l'on a tenu longtemps de bon vin ; attachez-en des parcelles dans un linge, faites brûler daus le feu, jusqu'à ce qu'il ne s'en échappe plus de fumée. Otez-le du feu, laissez refroidir, souillez les cendres du linge brûlé, et broyez ce qui a été soumis à l'action du feu dans un vase de cuivre avec un marteau rond, en y mêlant de l'eau et du sel, pour qu'il devienne épais comme de la lie. Avec un petit morceau de bois, vous couvrirez de ce mélange les clous à l'intérieur et. à l'extérieur: avec un fer court vous ferez tomber dessus de la limaille d'argent, et vous ferez sécher. Vouspasserez un nouvel enduit de ce mélange plus épais que le premier ; vous exposerez au feu, ayant approché des charbons, vous couvrirez avec soin, vous souillerez doucement à longue haleine, jusqu'à ce que la soudure soit suffisamment fondue. Vous retirerez le vase du feu et vous le laverez , après
TRADUCTION
TIIEOPUILI LIB. III.
qu'il se serti un peu refroidi, si les clous sont bien solides ; s'ils ne le sont pas, recommencez l'opération comme ci-dessus. Lorsque les clous seront solides, relouchez-lesà la lime intérieurement et raclez également, de manière qu'on ne puisse pas distinguer l'endroit où ils se trouvent. Joignez de nouveau
exteriusauriculasrursum diligenteradjunge.
Deinde fac per médium auricularum contra clavos subtilia foramina, et in eodem loco ultra clavos similiter, in quibus eos configes omni opère consummato, sic ut nemo percipiat qualiter adhœreant. Post haec sculpe et fode ipsas auriculas studiose cum limis et ferramentis, et si quid volueris in eis denigrare, hoc modo faciès.
les oreilles appliquées àl'extérieur. Faites ensuite par le milieu des oreilles, contre les clous, des petites ouvertures, et dans le mémo endroit, au delà des clous semblablement, dans lesquels vous les licherez quand tout l'ouvrage sera achevé, mais de manière que personne ne puisse apercevoir comment ils adhèrent. Après cela ciselez et fouillez les oreilles avec soin avec des limes et des instruments en fer, et si vous voulez y faire des nielles, vous agirez de la manière suivante.
CHAP. XXXII
Manière de poser la nielle.
Lorsque vous aurez mélangé et fondu la nielle, vous en prendrez une partie et vous Ja battrez carrée, longue et fine. Prenez ensuite l'oreille avec des tenailles, et faites chauffer au feu jusqu'au rouge; avec une autre tenaille longue et grêle tenez la nielle et frottez sur tous les endroits que vous voudrez nieller, jusqu'à ce que tous les traits soient remplis. Otez du feu, et, avecune lime plate, unissez avec soin, jusqu'à ce que l'argent paraisse, de manière à ce que vous aperceviez à peine les traits. Alors, avec le fer à couper raclez, faites disparaître les rugosités : vous dorerez le reste. Vous préparerez la dorure comme il suit.
CHAP. XXXIIT.
De la cuisson de l'or.
Prenez de l'or quel qu'il soit, battez-le jusqu'à ce qu'il soit réduit en lames minces, de la largeur de trois doigts et de la plus grande longueurque vous pourrez. Coupez ensuite en parties égales en longueur et en largeur, joignez-les ensemble, et percez partout avec un petit fer à racler. Après cela prenez deux vases de terre éprouvés au feu, assez grands pour contenir l'or ; broyez en petits morceaux une tuile ou de l'argile à potier brûlée et rouge; lorsqu'elle sera broyée, partagez-la en deux parties égales ; ajoutez-y un tiers de sel d'un poids égal, qui soit arrosé un peu d'urine et mêlé de manière à ce que les parties n'en soient pas unies, mais seulement humectées à peine, mettez-en un peu sur un des vases, selon l'espace occupé par l'or en largeur, ensuite une partie d'or, puis le mélange, et ensuite de l'or qui doit toujours être recouvert par le mélange, de peur que l'or ne touche à l'or ; remplissez ainsi le vase jusqu'au haut, et couvrez par-dessus avec un autre vase ; vous luterez soigneusement avec de l'argile mêlée et pétrie, et vous approcherez du feu, pour faire sécher. Cependant construisez un fourneau en pierres et en argile, haut de deux pieds, large d'un pied et demi, large en bas, étroit en haut, avec une ouverture au milieu, où il y aura, en saillie, trois pierres plus longues et dures, qui puissent supporterpluslongtemps la flamme, sur lesquelles vous poserez les vases
CAPUT XXXII
Item de imponendo nigello.
Cum miscueris et (1) fuderis nigellum, partem unam inde toiles et percuties quadrangulam, longam et gracilem. Deinde accipe auriculam cum forcipe, et calefac in igné donec rubescat, et cum altero forcipe longo et gracili tene nigellum et frica super omnia loca quœ denigrare volueris, donec tractus omnes pleni sint ; ablatumque ab igné cum lima œquali diligenter plana , donec argentum sic appareat, ut vix tractus considéra re possis, et sic cum rasorio ferro lima, rugas diligenter erade, et quod reliquum est deaurabis. Quod deauralum hoc modo compones.
CAPUT XXXIII
De coquendo auro.
Toile aurum qualecunque sif, et percute donec tenues laminœ fiant, latitudine trium digitorum et longitudine quantum possis.
Deinde incide parles ut œque longœ et lalœ sint, et conjunge eas pariter atque perfora per omnia cum rasorio ferro tenui. Postea accipe duas testas ollœ igné probatas tantœ magnitudinis ut aurum in eis possit jacere, et frange tegulam minutatim, sive argillam fornacis arsam et rubicundam, comminutam pondéra in duas partes œquales, et adde ei tertiam partem salis eodem pondère, quae inodice aspersa cum urina commisceatur, ita ut non adhœreant sibi, sed vix madida sint, et mitte inde parum super unam testam juxta latitudinem auri , deinde ipsius auri unampartem, rursumqueconfectionem, et iterum aurum quod semper confectione ita cooperiatur, ne aurum auro tangatur, sicque impie testamusque ad summum, et desuper cooperi cumalteratesta,quas diligenter circumlinies argilla mixta et macerata, ponesque ad ignem, ut siccetur. Intérim compone i'urnum ex lapidibus et argilla, altiludine duorum pedum, et latitudine pedis etdimidii, inferius lalum, superius vero strictum, ubi foramen sit in medio, in quo eminebunt très lapides longiores et duri, qui possint flammam diu sustinere, super quos pones testas cum auro, et cooperies aliis testis abundanter. Deinde suppone ignem et ligna, et cave ne deficiat ignis copiosus per spar
(i) l iliose fodeiis in hoc manuicr.