‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 237 sur 276 · HI · texte numérisé non relu

HI

tes diversas générât, contra quas uli délies zituar (1) et haras lauri, pipere et allio atque vino. Posthaec appende ipsam deauraluram in statera, et (livide in duo, et medietatem ejus rursum in duo, donec invenias singulos denarios, et mitte eos sigillatim in pennas anseris, ut scias quantum unicuique loco deauraudo superponas. Deinde percute partcni cupri rubri in similitudinem fossorii terri et infige manubrio, summitatemquc ejus lima et rade rotundam et aliquantum tenuem, quam fricabis vivo argento donec alba liât, ut inde possis deaurare. Postea faciès confection em ad invivandum opus deaurandumque hoc modo.

soit blanc, afin de vous en servir pour dorer, à raviver l'ouvrage qui doit être doré : vous a

CAPUT XXXVIII

De invivandis et deaurandis auriculis.

Sume vini lapidem, de quo supra diximus, et tere diligenter super lapidem siccum, addesque ei tertiam partem salis, et mitte in testam ollœ capacem, infundensque ei aquam illam, in quam projecisti aurum noviter molilum, atque imponens modicum vivi argenti, mitte super carbones donec calidum fiât, et cum ligno commove. Habeas etiam setas porci grossitudine trium digitorum aut quatuor, ferro colligatas in medio, duas partes mundas, cum quibus lavabis aurum et argentum, et duas cum quibus deaurabis, unam siccam, alteram humidam. His omnibus hoc ordine compositis, accipe auriculas argenteas ad manus, et panniculum lineum complicatum tinge in confectionem calidam, cum quo fricabis omnia loca quœ deaurare volueris in eis. Cumque invivare volueris, calefac eas super carbones et cum setis ipsa confectione humidis frica illas fortiter, donec omnes fossurae vivo argento fiant albae, interdum calefaciendo et interdum fricando, et ubi cum setis non potueris pertingere, cum cupro deauratorio et ligno gracili fricabis, faciens hoc super scultellam deauratoriam ligneam, quse sit ad modicum opus tornatilis; capax, et ad magnum quadra, cava et œqualis. Deinde super ipsam scultellam incide deauraturam minutatim cum cultello, et cum cupro deauratorio pone diligenter per omnia, et humidis setis aequa, atque cum forcipe longo et gracili in anteriori parte duobus panniculis involuto levabis, et pones super carbones donec calelint, et setis rursum œquabis, sicque tamdiu faciès usque dum aurum per omnia adhœreat. Secundo incide aurum et cum cupro superpone, atque cum igné et setis fac sicut supenus. Tertio vero similiter faciès. Cumque tertia vice aurum cœperit siccari, cum siccis setis fricabis, donec incipiat pallescerc. Si vero ex negligentia contigerit, ut aliqua macula appareat in argento, ubi aurum tenue sit et ina?qualiter positum, cum cupro supcrpone, et cum siccis setis eequa, donec per omnia squale sit. Quod cum vi-

vif-argent sont très-dangereuses pour un estomac à jeun, et qu'il engendre diverses maladies contre lesquelles vous devez employer le zédoaire, des baies de laurier, Jp poivre, l'ail et le vin. Apres cela placez In dorure dans une balance, partagez-la en deux parties; divisez chaque moitié en deux parties, jusqu'à ce que vous ayez retrouvé le poids de chaque denier; mettez-le à part dans un tuyau de plume d'oie, afin de savoir ce que vous mettez sur chaque endroit que vous avez à dorer. Battez ensuite un morceau de cuivre rouge en forme de fer à creuser et fichez-le dans un manche ; limez et raclez le bout pour le rendre rond et mince; vous le frotterez avec du vif-argent jusqu'à ce qu'il Vous ferez ensuite une préparation propre girez comme il suit.

CHAP. XXXVIII

Manière de raviver et de dorer les oreilles.

Prenez du tartre de vin, dont nous avons parlé déjà, et broyez-le soigneusement à sec sur une pierre, en y ajoutant un tiers de sel. Mettez dans un grand vase de terre, versez par-dessus l'eau dans laquelle l'or vient d'être moulu, et après y avoir mis un peu de vif-argent, placez sur les charbons, jusqu'à ce que le mélange soit chaud, et remuez avec un bois. Ayez aussi des soies de porc de la grosseur de trois ou quatre doigts, attachées à un fer par le milieu; deux brosses propres pourlaver l'or et l'argent et deux pour dorer, l'une sèche et l'autre humide. Toutes ces choses étant ainsi préparées, prenez à la main les oreilles d'argent, trempez dans le mélange chauffé un petit morceau de linge replié, vous en frotterez tous les endroits que vous voulez dorer. Pour raviver, faites- les chauffer sur les charbons et frottez-les fortement avec une brosse humectée du même mélange, jusqu'à ce que tous les creux soient blanchis par le vif-argent; chauffez etfrottez alternativement, et aux endroits où vous ne pourrez atteindre avec les soies, vous frotterez avec le cuivre à dorer et avec un bois effilé; vous ferez cette opération sur une écuelle en bois destinée à la dorure, et qui pour un ouvrage peu considérable sera large et faite au tour, et, pour un travail important, carrée, creuse et unie. Ensuite, sur cette même écuelle coupez la dorure en petits morceaux avec un couteau et posez avec soin partout avec le cuivre à dorer, égalisez avec les soies mouillées. Vous lèverez l'ouvrage avec de petites tenailles allongées, enveloppées à leur partie antérieure de linges fins; vous poserez sur les charbons jusqu'à ce que cela soit chaud, et vous égaliserez de nouveau avec les soies; vous ferez cela jusqu'à ce que l'or soit partout adhérent. Coupez de l'or une seconde fois et mettez -le avec le cuivre à dorer, mettez au feu et faites comme ci-dessus. Agissez encore une troisième fois de la même manière. Lorsque, pour la troisième fois, l'or commencera à se sécher, vous lo

(i) Ziduar. Kod. Guelph.

TRADUCTION

TIIEOI'HILI LIB. III.

frotterez avec les soies sèches, jusqu'à ce qu'il commence à pAlir. Si par suite de négligence il arrive qu'on découvre quelque lacïifl sur l'argent, où que l'or soit trop peu

deris, mitte in aquam et mundis setis lava, rursumque poneus super carbones tandiu calefac, donec omnino croceum liât.

épais et posé d'une manière inégale , ajoutez-en avec le cuivre, égalisez avec la brosse sèche, jusqu'à ce qu'il soit égal partout. Cela étant reconnu, mettez dans l'eau et lavez avec les soies propres; replacez sur les charbons et faites chauffer jusqu'à ee qu'il devienne tout à fait jaune.

COAP. XXXIX

Manière de polir la dorure.

Prenez des fils d'auricalque très-fins, et ployez-les de manière que les plis soient de la longueur du doigt ; lorsqu'ils seront quadruples , attachez-les avec un fil de lin, pour qu'ils ne fassent qu'un, pour ainsi dire. Faites-en ainsi quatre, cinq, ou six, de manière que l'un ait trois plis, l'autre quatre, l'autre cinq, et ainsi de suite jusqu'à huit. Tous étant ainsi liés à part, faites une petite ouverture dans un bois, dans laquelle vous placerez un de ces petits paquets ; versez-y du plomb, de sorte qu'après être refroidi et ôté , les plis soient adhérents entre eux, comme s'ils étaient fichés dans une petite boule de plomb. De la même manière, faites à chaque paquet une boule de plomb semblable ; coupez tous les plis à l'autre extrémité, limez et raclez-en le sommet afin qu'il soit rond : vous vous en servirez, comme si vous buriniez, pour polir dans l'eau pure et dans un vase propre, les oreilles, après qu'elles ont été dorées. Lorsque vous les aurez ainsi polies, placezles sur les charbons jusqu'à ce qu'elles deviennent de couleur fauve par l'effet de la chaleur, et qu'elles perdent l'éclat qu'elles

CAPUT XXXIX

De polienda auratura.

Toile fila ex aurichalco gracilia eomplicans ea, ita ut plicatime sint ad kmgitudineni digiti ; et cum quadruplices fuerint, colliga eos filo lineo, ut sit quasi una pars. Ex his partibus fac quatuor aut quinque, vel sex, ita ut una pars habeat très plicaturas, alia quatuor, tertia quinque, et sic ascendendo usque ad octo. Quibus omnibus singillatim coiligafis, fac modicum foramen in ligno, in quod pones ex his parficulis unam, et infunde plumbum, ita ut cum frigidum fuerit et extraxeris, adhœreant sibi ipsœ plicatura) quasi plumbeo nodo infixœ. Hoc modo fac singulis partibus singulos nodos plumbeos, et incidens plicaturas omnes jam in altéra parte, lima et rade summitates earum, ut rotundœ fiant et requales ; cum quibus

3uasi sculpendo, polieris, polies auriculas eauratas in aqua pura et vase mundo. Quas cum extremi parte sculpendo polieris, pono super carbones donec calefactœ in fui vu m colorem convertantur, et perdant claritatem quam poliendo acceperant, exstinctasque in aqua rursum diligenter sculpendo polies, donec eximium fulgorem accipiant, sicque colorabis eas tali confectione.

avaient acquis par le poli. Vous les éteindrez dans l'eau et vous les polirez derechef comme en burinant, jusqu'à ce qu'elles aient obtenu un très-vif éclat; après quoi vous les colorerez à l'aide de la préparation suivante.

CHAP. XL

De la coloration de fo;\

Prenez du noir ; mettez-le dans un vase de terre propre et éprouvé au feu, approchez du feu jusqu'à ce qu'il se fonde et se durcisse. Otez ensuite du vase, et mettez sous les charbons eux-mêmes, couvrez avec soin, et soufflez avec un soufflet, jusqu'à ce qu'il soit brûlé et qu'il ait pris une couleur rouge. Otez-le aussitôt du feu, et quand il sera refroidi, broyez-le dans une écuelle de bois avec un marteau de fer, en y ajoutant un tiers de sel; détrempez avec du vin ou de l'urine et broyez encore fortement, jusqu'à ce que cela devienne épais comme de la lie. Avec une plume, couvrez de cette préparation tout ce qui a été doré, de manière qu'on n'aperçoive pas l'or ; posez sur les charbons, jusqu'à ce qu'elle soit desséchée, et que de tous les côtés il sorte un peu de fumée ; enlevez aussitôt du feu, mettez dans l'eau et nettoyez avec la brosse propre ; faites sécher enfin sur les charbons et enveloppez d'un linge propre, jusqu'au refroidissement.

CAPUT XL

De colorando auro.

Sume atramentum, mitte in testam ollre mundam et igné probatam, ponens super carbones, donec omnino liquéfiât et indurescat. Deinde aufer a testa et mitte sub ipsos carbones, atque cooperi diligenter, et cum folle suffla, donec comburatur et in rubeum colorem convertatur. Statim ablatum ab igné cum refrigeratum fuerit, tere in scutella lignea cum ferreo malleo, addens ei tertiam partem salis, temperansque cum vino sive urina, rursum fortiter tere, donec spissum fiât sicut fex. Ex hac confectione cum penna cooperi quod deauratum est, sic ut nihil auri appareat, et pone super carbones, donec exsiccetur, et fumus ex omni parte modicum procédât, et mox auferens ab igné mitte in aquam, lavans diligenter cum setis mundis, rursumque exsiccans super carbones, involve panno mundo donec refrigeretur.

TMEOPHILl Lllî. III.

TUA DICTION

CAP UT XLI

De poliendo niyello,

Tenons voro illud in codent nanno, rade diligenter omnia loça quœ nigello denïgrata stint, cuni ferro rasorio.

Post hœc habeas (1) lapident nigrum et mollem, qui leviter possit incidi et peno cum ungue radi, et cuin illo fricabis nigellum cuin saliva madefactum diligenter ac ,e ptaliter per omnia, donec tractus omîtes aperte videantur et omnino œquum sit. Habeas etiam lignum de arbore ttlia, grossitudine et longitndino niinimi digiti, siccum et œqualrter incisum ; super quod pones pulverem illum liumiduni, qui procedit de lapide ot saliva in fricando, et cuin ipso ligno ac eodem pulvere diutissinte fricabis nigellum, et leviter seniperque adde salivam ut liumidum sit, donec luciduin liât per omnia. Deiude toile sepum de foramino auricube tua?, et cum exterseris nigellum lineo panno subtili, per omnia linies, et cum corio hyrcino sive cervino leniier fricabis donec omnino clarum fiât.

CHAI». XII

Manière de polir la nielle Tenez cet objet dans le même morceau do linge et raclez soigneusement avec le fer a racler tous les endroits qui ont été niellés.

Après cela ayez une pierre noire et tendre, qui puisse se couper légèrement et ùtro rayée presque avec l'ongle. Vous en frotterez la nielle que vous bumecterez de salive également partout, jusqu'à ce que tous les traits se voient clairement et que tout soit égalisé. Ayez aussi un morceau de bois de tilleul, de la grosseur et de la longueur du petit doigt, bien sec et taillé à plat. Vous placerez dessus de la poussière humide qui provient de la pierre et de la salive dans le frottement, et avec ce hois et celte poussière vous frotterez très-longtemps la nielle, en y ajoutant un peu de salive pour conserver l'humidité, jusqu'à ce qu'on ait obtenu un brillant parfait. Prenez ensuite du cérumen dans le trou de votre oreille, et vous en enduirez partout la nielle, après l'avoir essuyée avec du linge fin ; vous frotterez enfin légèrement avec un cuir de bouc ou de cerf, afin de donner tout l'éclat possible.

CHAP. XLII

De l'ornement de la coupe du calice.

Lorsque vous aurez entièrement achevé les oreilles, prenez la coupe du calice, dont vous avez niellé la moitié des côtes; limez et raclez celles qui se trouvent entre cellesci et que vous n'avez pas niellées ; faites-y au trait les ornements que vous voudrez, mais qui devront néanmoins diiférer de ceux de la nielle, et gravez-les délicatement au burin. Après cela vous les dorerez, ainsi que toute la coupe à l'intérieur et à l'extérieur, excepté la nielle ; vous polirez ensuite et vous colorerez comme pour les oreilles. Après cela vous couvrirez de parchemin, que vous attacherez tout autour, une enclume ronde, sur laquelle vous poserez la coupe, que tiendra des deux mains un enfant assis devant vous, lequel appuiera chaque côté sur l'enclume, selon que vous lui ordonnerez. Cependant prenez un fer effilé, perforé à la pointe ; frappez dessus et faites un cercle très-fin ; vous remplirez ainsi tous les champs sur les côtes dorées, en frappant doucement dessus avec un marteau, et par cette espèce de pointillage, vous joindrez un à un tous les cercles ensemble avec sy? métrie. Gela étant terminé, mettez la coupe sur les charbons jusqu'à ce que toutes ces lignes enfoncées prennent une couleur fauve ; quant à la nielle, vous la limerez et la polirez comme ci-dessus. Assemblez ensuite les oreilles chacune à sa place, et à travers les ouvertures qui s'y trouvent, assujettissez-les avec des clous d'or en frappant dessus avec un petit marteau de fer, en ayant soin de placer dessous un morceau de fer pour les soutenir jusqu'à ce qu'ils soient solides. Raclez avec soin et polissez avec un fer obtus les endroits frappés, afin que personne ne puisse découvrir la jonction.

(I) LapjJoiu, non apparct in codice Harteo , hoc turrogatur ex Cod. Guclpfierbytàno.

CAPLT XLII.

De ornât a vasis calic s.

Tali modo auriculis pleniter perfectis, accipe vas ca*licis, cujus costas superius denigrasti dimidias, et illas, quas inter has absque higello rcliquisti, lima aequaliter et rade, ac pertrahe in eis opus quodeunque volueris, sic tamen ut aliquantulum discrepet ab omni opère nigelli, atque cum fossorio ferro gracili subtiliter fode. Post hœc deaurabis eas, totumque vas interius et exterius excepto nigello, et polies atque colorabis sicut auriculas. Deinde cooperies et circumligabis rotundam incudem cum pergamenoœquali, super quam pones vas, quod teneat puer ante te sedens utrisque manibus, coaptans unamquamque costam incudi œqualiler, secundum quod ei jusseris. Intérim toile ferrum gracile, quod foramen habet in cuspide, cujus percussura subtilissimum circulum fac, et cum illo implebis omîtes campos in deauratis costis, desuper cum malleo leniter percutiendo, et opère punctorio unumquemque circulum alteri ordinatim conjungendo. Quo expleto, mitte vas super carbones, donec illœ percussurœ interius fulvum colorem recipiant, nigellum autem limaois et polies sicut superius. Deinde conjunge auriculas unamquamque in suo loco, et trans foramina, quaj in eis sunt, confige eas aureis clavis cum gracili malleo ferreo desuper feriendo, et altero ferro subposito donec iiriniter stent, et rade diligenter atque poli cum obtuso ferro ipsas percussuras, ut nemo percipere possit, qualiter adluereant.

TKADlCTlON.

THLoi'iiiLi Lin. m.

CHAP. \I1U

Du pied du calice.

Après cela prenez la quatrième partie de Purgent, en y ajoutant tout ce que vous avez limé et raclé de la coupe ; fondez de la môme manière que ci-dessus. Vous en ferez le pied avec le nœud, comme vous avez fait pour le pied du petit calice, excepté que pour le grand vous ferez des côtes qui monteront depuis le bas de la partie inférieure du pied jusqu'au nœud ; vous en niellerez la moitié, et les autres vous les graverez, les dorerez, et les ornerez comme pour la coupe. Cela étant achevé, vous ferez aussi un anneau que vous dorerez et que vous placerez entre le nœud et le pied ; vous le

CHAP. XLIV

De la patène.

Fondez ensuite tout ce qui reste d'argent : vous en ferez la patène. Lorsque vous l'aurez amincie, vous tracerez au milieu un cercle de la largeur du calice, et au-dessous de ce cercle mesurez huit espaces égaux. Au milieu de chaque espace, faites un demicercle, de manière qu'il y ait comme huit ores, que vous battrez avec un marteau rond jusqu'à ce qu'ils soient creux; plus bas, au repoussé, vous battrez les angles entre les arcs, et tout autour un bord de la largeur d'un petit ongle, qui s'élève audessus du plat de toute la patène ; vous le graverez délicatement, vous le niellerez ; vous dorerez le reste de la patène, et vous polirez l'un et l'autre comme plus haut.

CHAP. XLV

Du chalumeau.

Vous ferez aussi pour le calice un chalumeau de cette manière. Fabriquez un fer de la longueur d une palme et quatre doigts, qui soit très-effilé par un bout, et qui aille en grossissant jusqu'à l'autre bout : ce dernier sera de la grosseur d'une paille. Le fer sera rond et limé d'une manière bien unie. Lorsque vous aurez battu de l'argent pur, repliezle autour de ce fer en joignant les bords d'une manière égale à l'aide d'une lime ; ôtez le fer, mettez au feu et souJez. Replacez le fer et battez partout jusqu'à ce que la jointure ne paraisse plus. Faites ensuite à part un nœud rond et percé, ou carré et plein; vous le percerez dans ce dernier cas, et vous introduirez dansectte ouverture le chalumeau par la partie inférieure, presque jusqu'au haut ; après avoir ôté le fer, vous souderez de nouveau partout. Lorsque ce sera solide, replacez le fer, et frappez partout depuis le nœud jusqu'en bas, pour unir et dresser, et depuis le nœud jusqu'en haut. Dans celte partie qui est plus grosse et plus large, introduisez un fer effilé, suivant la largeur du chalumeau, et frappez sur l'enclume avec le marteau, de manière que l'ouverture supérieure, qui doit s'élever au-dessus du calice et se tenir à la bouche, soit carrée et fine, et l'ouverture inférieure, ronde et délicate. Après cela, si vous le dé-

CAPL'T XLIII.

De pede calicis.

Post hœc sunie quartam parlem argenti, addens ei quidquid a vase limasti et rasisti ; et funde ordine quo supra ; unde faciès pedem cura nodo sicut pedem minons calicis, excepto quod in hoc majori formabis costas a latitudine pedis inferius ascendentes usque ad nodum, duas dimidiasdenigrabis, et alias fodies et deaurabisatquemodis omnibus decorabis sicut in vase. Quo perfecto, annulum, quoque, quiponendus est inter vas et nodum, deaurabis atque conjunges, et contiges sicut minorem calicem.

fixerez comme au petit calice.

CAPUT XLIV

De patena.

Deinde quidquid residui fuerit argentin funde : unde faciès patenam. Quam cum attenuaveris, fac in medio ejus circulum secundum latitudinem calicis, et infra hune circulum metire octo spatia aequaliter divisa, et in unoquoque spatio fac cireulum dimidium, ut sint quasi octo arcus, quos cum rotundo malleo percuties donec cavi fiant, et inferius ductili opère percuties angulos inter ipsos arcus, et limbum circa eos latitudine minoris ungulae, qui superemineat œqualitatem totius patenae ; quem fodies subtiliter et denigrabis, reliquamque patenam deaurabis, et polies utrumque sicut superius.

CAPLT XLV

De fistula Fistulam quoque faciès in calice hoc modo. Fac tibi ferrum longitudine palmœ unius et quatuor digitorum, quod in una summitate valde sit gracile, et inde procédât grossius usque ad alteram summitatem, quae sit sicut festuca; sitque ferrum rotundum et aequaliter limatum. Cumque attenuaveris argentum purum, complica illud circa hoc f.'rrum, conjungens summitates aequaliter cum lima, ejectoque ferro mitte in ignem et solida. Rursum imposito ferro percute cum malleo aequaliter per omnia tandiu, donec junctura non appareat. Deinde fac nodum singuhriter rotundum et cavum, sive quadrangulum et solidum, et fac in eo foramen per quod immittatur tistula ab inferiori parte, usque peno ad summum, sicque ejecto ferro rursum solidabis per omnia. Cumque firmum fuerit, denuo imposito ferro percuties undique a nodo deorsum donec aequalis tiat et rigida, et a nodo sursum scilicet ea parte, quae latior et grossior est, impone ferrum tenue, et latum secundum amplitudinem fistulœ, atque cum malleo percute super incudem, ita ut foramen superius sit quadrum et tenue, quod a nodo sursum. super calicem eminere débet, et ore teneri, inferius vero rotundum et gracile. Quo facto, si volueris, nodum cum nigello variare pote-

TilKOl'HILl LIB. III.

TUA DICTION

8fxS

ris. et reliquam listulam online quo supra iieaurabis. Hoc oranino cave, ut onine argent uni spissuni quod deaurare volueris, sive in scypho, vel scutella aut ampulla, fortiter radas, quia in percutiendo ab igné et malleo cuteni ex se trahi!, quœ si abrasa non fuerit, cum deauralur et super ignem fréquenter et diu coloratur, elevantur per loca subtiles vesicœ, quœ cum franguntur apparet argentum, et opusdeturpatur, necpotest einendari nisi deauratura omnino eradatur. et denuo deauretur.

sirez, vous pourrez orner le nœud de nielle, et vous dorerez le chalumeau en entier par le procédé ci-dessus indiqué. Ayez bien soin de racler fortement l'argent un peu épais que vous voudrez dorer dans une coupe, un vase ou un flacon, parce que sous la percussion, par l'effet de la chaleur, il se forme sous le marteau une pellicule. Si cette pellicule n'est pas enlevée, au moment où l'on applique la dorure, ou que l'on colore cette dorure aufeu, lachaleur produitdes espèeesde petites vésicules en divers endroits, lesquelles laissent l'argent à découvert en se brisant

ouvrage est ainsi détérioré, et on ne peut le réparer qu'en enlevant la dorure et en dorant une seconde l'ois.

CAPL'T XLVI.

De auro terrœ Evilalh (1).

Auri multa sunt gênera, ex quibus prœcipuum nascitur in terra Evilath, quam Phison (2) lluvius circuit, secundum (ienesim. Cujus venas, cura sub terra iuvenerint viri hujus artis periti, effodiunt, et igné puriticatum atque camino probatum in usus suos rcdigunt.

CAPUT XLVII

De auro arabico.

Est et aurum Arabicum pretiosissimum et eximii ruboris, cujus usus in antiquissirais vasis fréquenter reperitur, cujus speciem moderni operarii mixtiuntur (3), dum pallido auro quintam partem rubei cupri addunt. et multos incautos decipiunt. Quod hoc modo caveri potest , ut mittatur in ignem, et si purum est aurum, non amittit fulgorem ; si vero mixtum, omnino mutât colorem.

CAPUT XLVIII

De auro hisponico.

Est etiarn aurum, quoddiciturHispanicum, quod conficitur ex rubeo cupro et pulvere basilisci et sanguine humano atque aceto. Gentiles enim, quorum peritia in hac arte probabilis est, créant sibi basiliscos hoc modo. Habent sub terra domum superius et inferius ex omni parte lapideam cum duabus fenestellulis, tam brevibus, ut vix aliquid luminis per eas appareat; in quam ponunt duos gallos vetercs duodecim aut quindecim annorum, et dant eis cibum sufficientem. Qui cum incrassati fuerint, ex calore pinguedinîs conveniunt inter se et ponunt ova. Quibus positis ejiciuntur galli , et immiltuntur bufoncs qui ova foveant, quibus datur panis in cibum. Fotis autem ovis egrediuntur pulli (k) sicut pulli gallinarum, quibus post diesseplem crescunt caudœserpentium, statimquc, si non esset pavimentum domus lapideum, iotrarent terram. Quod caventes eorum magistri habent vasa œnca rotunda, magnœ amplitudinis, ex omni parte perfurata, quorum ora sunt slricta, quibus imponunt ipsos pullos et obstruunt ora cupreis operculis atque sub terra fodiunt, et ingrediente subtili terra per foramina nu-

(1) Evitât, in Cod. Guelph.

(2) Gyon, in Cod. Guelph. fmale apparet.

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