‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 248 sur 276 · FIN I)F.S AUDITIONS · texte numérisé non relu

FIN I)F.S AUDITIONS

Si vis facere vermiculum bonum.

Accipe ampullamvitream et lini eam de foris de luto, vel argillosa terra, et pone in eam dua pondéra sulfuris albi, vél crocei coloris, et unum pondus argenti vivi et pone super duas petras et tune appone ignem lentissimum. Tamen cooperias operculos ampulhe de parva tegula vel petra et quandiu videris fumum rubeum quasi vermiculum, sic toile ab igné, et habebis vermiculum bonum.

Si vis facere azurium optimum.

Accipe ollam novam et mitte in ea laminas purissimi argenti quantas volueris, et pone illam ollam in vindemiam quœ est projecta de torculari sive de tina, et eooperi ollam cum laminis de ipsa vindemia et serva diligenter usque ad xv dies, et sic aperies ollam illam, et siccataquod est in laminis rade in mundissimo vase. Quod si amplius volueris fac iterum similiter.

Si -vis alium azurium facere.

Accipe ampullam de purissimo cupro et impie fortissimo aceto, et eooperi diligenter os ejus, ne aliquid humoris vel vaporis possit exire, addens et si necesse est ad hoc tcnacem terram vel pastam; et ipsam ampullam ita clausam pone in aliquo calido loco aut in terram, aut in fenum projectum de stabulo, et sic dimitte per unum mensem, et tune aperi illam ampullam, et quod inveueris in ea dimitte ad solem siccare.

FINiS \ï)l>KM>Ont'li.

looy

NOTES DU LIVRE TROISIEME

NOTES DU LIVRE TROISIÈME

ciur. xvhi et xix.

Le lecteur aura probablement remarqué le procédé employé pour obtenir du carbone durant l'opération de la trempe du for ou de l'acier, en brûlant des os de bœuf, ou du cuir avec de la graisse. L'art de tremper le fer et l'acier paraît avoir été connu dès la plus liante antiquité, comme on peut le conjecturer d'après ce passage du livre des Proverbes : Le fer aigtàse le fer (xxvn, 17).

CHAP. XXIII

Les expressions l'or ou l'argent tivs-pur, l'or le plus pur, qu'on lit dans l'Ecrituie, nous font penser que dès les temps les plus reculés on connaissait des procédés pour le fondre et le purifier. (Proverb. xxv, 4; xxvn, 21.)

Les anciens savaient que l'or et l'argent se trouvent rarement dans un étal de pureté. Le xp^ab; anvpo; des Grecs était l'or d'Arabie du 47e chapitre de Théophile. (Oiodore de Sicile, H. iOl.) L'or purifié par le procédé de la coupellalion était appelé «Çcvaov , aurum obryzum, ou ad obrussam, selon Pline. Les anciens avaient encore la coutume de purifier l'or et l'argent par l'emploi du plomb. « On ajoute, dit Pline, une quantité de plomb en rapport avec celle de l'argent. >(m,pag. 183.)

CHAP. XXIV

Marco, Nummus, Le marc contenait huit onces : Octo unciœ faciunt marcam. (Skenœus, de Ponderibus et mensuris.)

Le nummus a varié. Il y avait des écus de cuivre, d'argent et d'or. En poids, l'écu ou nummus était là quatrième partie du denier d'argent; quelquefois c'était la drachme ou la huitième partie de l'once romaine.

cn\p. xxvi.

Dexter , signons.

Le Guide de la Peinture du iMont-Athos, traduit du grec par M. P. Durand et publié par M. Didron , décrit la manière de représenter cet emblème, que l'on retrouve si fréquemment dans les décorations des églises grecques cl latines. La manière de donner la bénédiciion était différente dans les deux Eglises. (Voyez ce qui a été dit à ce sujet dans le Dictionnaire d'Archéologie sacrée.)

Voici comment s'exprime à ce sujet le Guide de la Peinture sous le litre suivant : < Comment on représente la main qui bénit.

« Lorsque vous représentez la main qui bénit, ne joignez pas trois doigls ensemble , mais croisez le pouce avec le quatrième doigt, de manière que le second, nommé index, restant droit, et le troisième étant un peu fléchi, ils forment à eux deux le nom de Jésus (IHCOïC), IC En effel, le second doigt, restant ouvert, indique un l (iota), et le troisième forme, par sa courbure, un C [sigma). Le pouce se place en travers du quatrième doigt ; le cinquième est aussi un peu courbé , ce qui forme l'indication du mot (XPICTOC) XC; car la réunion du pouce et du quatrième doigt forme un z (dû), et le pelit doigt forme, par sa courbure, un C (sigma). Ces deux lettres sent l'abrégé de Chrislos. Ainsi, par la divine providence du Créateur, les doigts de la main de l'homme qu'ils soient plus ou moins longs , sont disposés de* nanière a pouvoir figurer le nom du Christ. >

Dans l'Eglise latine, la bénédiction se donne en étendant les trois premiers doigts de la main. D'après Guillaume Durand (Rationut. divin, offic, lib. v cap. 11), cette manière de bénir est un emblème de la Trinité.

CHAP. xxvni.

De nigclto.

La beauté du calice décrit par Théophile n'échap-

pera pas à l'attention des artistes. On remarquera la recommandation de creuser avec des burins pour placer le niello ou la nielle.

La cassette d'argent enrichie de nielle, trouvée à Rome dans une ruine près de la porte Esquiline, et qui est du iv ou du ve siècle, prouve l'antiquité' de cette espèce d'ornement. Cette cassette renfermait les objets nécessaires à la toileite d'une dame romaine. Une inscription apprend qu'elle avait été donnée par Turcius Secundus à Projecla , sa femme. Voy. M. Visconli, Lettera su di una anlica argenlaria, etc.- Roma, 1793.

CHAP. XXIX

i Prenez la gomme que l'on appelle parahas ou barabas. i

Dans les manuscrits du xnr5 et du xive siècles, les sels cristallisés sont souvent appelés des gommes. Les urates cristallisés sont appelés bornabas ou barnaos par Paracelse, qui les décrit en ces termes : Sal petrœ urinarius ; uiina salis petrœ.

Le barach, borak ou borax, le borate natif de soude, commença à être distingué dans les arts dès le ixe siècle par les chimistes ou alchimistes arabes.

Le manuscrit de Montpellier, cité plusieurs fois dans les notes du livre ier, donne la composition d'une nielle où le boraxa entre comme fondant. La composition de celte nielle est d'argent, de cuivre, de soufre et de plomb. Ce sont les mêmes matières que Théophile a indiquées, mais dans des proportions différentes. Voici un extrait de ce manuscrit:

Lib. iv. De nigello.

i Accipe plumbum, erame, argenlum similiter; couda œquales parles; ipsis in igné conflalis, cum carbone vivo misée, poslea addile sulfur, quantum ut per tolum sint isia metalla et misce cum carbone vivo, coque sulfur, et cum combustum fuerit, projice in aliquo loco ubi sit aqua clara , et cum boraxa distempera, et scribe in curvaturis quidquid vis.

CHAP. XXXI

Toile vini petram.

La lie de vin (fœx vini) était brûlée par les anciens, et les cendres recueillies étaient consacrées au même usage que la potasse ou la soude. Cinis fœcis vint nitri nuturam habet , easdemque vires, hoc amplius, quo pinguior sottitur. (Pline, lib. xiv, cap. 20 ) La lessive de cette cendre, dégagée de toute impureté et évaporée, produit la pierre du vin de notre auteur, le bilarlrate de potasse, ou carême de tartre, du commerce. On l'indique ici- comme devant servir de fondant, comme le borate de soude, au chap. 29. (Voy. les notes du livre u sur la peinture sur verre.)

CHAP. xxxii.

Le lecteur remarquera l'opération destinée à orner de nielle le calice d'argent : elle ressemble exactement au travail de la gravure en taille-douce. On dit que l'impression accidentelle, ou l'épreuve d'un instrument de paix niellé par Finiguerra , fut l'origine de la gravure sur cuivre. En examinant, au chap. 71, les procédés décrits par Théophile pour nieller le* cuivre, qui menèrent à la découverte de la gravure sur cuivre, on voit que c'est presque la description de ce dernier art lui-même. Deux impressions de celte paix se trouvent à Paris, l'une à la Bibliothèque Nationale , l'autre à la bibliothèque de l'Arsenal.

CHAP. xxxv, xxxvi, xxxvn.

Le mélange de vif-argent avec la poudre d'or facilitait la dorure des émaux, après que ceux-ci avaient été travaillés el polis, procédés, dit M. l'abbé Texier, que l'on peut encore observer dans les dorures et émaux. En les soumettant à un feu modéré, le mercure se va-

NOTES DU LIVRE TROISIEME

porise et rémail reste intact. Ce procédé est digne d'attention, ainsi que la préparation pour recevoir la dorure, que Théophile 'désigne par l'expression d'invivarc , et consistant en bilan rate de potasse, muriale de soude cl vif-argent.

Page 1